‹ Histoire d'Alsace. Nouv. éd. rev., corr. et augmChapitre 48 sur 73 · LA CONSTITUTION CIVILE DU CLERGE EN ALSACE · texte numérisé non relu

LA CONSTITUTION CIVILE DU CLERGE EN ALSACE

Victor de Broglie, fit son possible pour réorganiser les troupes. Les autorités civiles agissaient de leur mieux pour faciliter la tâche des autorités militaires , mais de Paris venaient sans cesse des récriminations contre elles, provoquées par les bruits absurdes qu'y colportaient les ennemis de Dietrich. Le ca-

Îucin Gnabot lisait à la tribune des Jacobins, le 0 juin, une lettre annonçant Tinvestissement de Strasbourg par les Autrichiens,et le lendemain Laveaux venait déclarer au club que le maire de Strasbourg était un scélérat. Ces dénonciations eurent un résultat immédiat. Ce même jour, Roland, ministre de rintérieur, adressait à Dietrich une lettre, qui ne fait honneur ni à son intelligence ni à son cœur, dans laquelle il lui annonçait qu'on Tinculpait, ainsi que les administrateurs du Bas-Rhin, de conspirer pour livrer la ville aux ennemis de la France : a On va, disait-il, iusqu'à citer les sommes d'argent répandues pour effectuer la corruption, x»

Dietrich soumit sur-le-champ ce document aux autorités réunies et demanda la permission de partir pour Paris afin de se justifier à la barre de l'Assemblée. Le conseil général ne voulut pas qu'il quittât la cité, en ce moment de crise; il réaigea une

{protestation des plus énergiques contre ces c caomnies atroces » et chargea deux de ses membres de la porter à l'Assemblée nationale. Quand ils arrivèrent à Paris, le renvoi des ministres girondins avait amené la journée du 20 juin, l'envahissement des Tuileries et une fermentation des esprits plus vive que jamais. Gaspard Noisette et Champy parurent à la barre, le 23 juin: ils furent bien applaudis quand ils déposèrent une somme de dix mille livres, comme don patriotique de leurs concitojrens ; mais quand ils osèrent attaquer les Jacobins, des murmures se firent entendre et, malgré

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