‹ Histoire d'Alsace. Nouv. éd. rev., corr. et augmChapitre 52 sur 73 · HMTCiMB D'ALSiàCB · texte numérisé non relu

HMTCiMB D'ALSiàCB

xtne ïKromeniade à la guillotme, pour hâter leur eonvecsioot > . Cela. Bt'empèeka pfts- m: corps miiQiLeipal de rappeler courageuaém^fc aux repréaenlaBift qu'il existait un décret de la ConvesAien:^ puaissant de^ deux ana de fers IcmtQ dégyadatioa. dea m^nniBi?epts' Aationaiix. L'ordre fiit; néwDmom& léilérè de la façon laplui» iflDfpératifve; radmidubtratenr de police, uia brave raonoeeiir, nioaiaié G&t)!^ — scn. hohoql laériite d'être consetiré — dut obéîr^ inma addô de quelques onivriers habiless â fil dedceller ayee sein lea statHea dea troia portaila et les fit transporter à l'Œuvre Notre-Dafln«, où elks aurvéeurcnt à la Terreur. Malheuieoseme&t noà aaaea; grajid aombre de flAattteMea (plus de deux cents, d'^rès. le procèaverbel efficiel dressé plus tard^ ùù ran III). furent briaéea à eoups de hache et. de marteau par la racaitte aficoHirae peur faire preuve de patrioiiaaœ.

PedBkdant ce temps^ les armées en présenee se t4taieat^pouff «nud aire, avant de risquer une étreinte décisive ;^ Wurmser te&ait les lignes de Drusenheim à Haouanau, «jrant derrière lui les émigirési, tandis que les Prussiens eseayaieaat de s'emparer de la petite fortereaae de Bitcfae^ dans le départemeaft êe la Moselle. Le» Pran^ais se lairent en mouvemest dans les deimiera jours de novembre, occupant Brumatb, Saveme et BouxwiUer. Repousses d'abord dans leur» pointes en avant, les deux générauxfinissaieut par joindre leurs armées (15 déice^abre); le 22,. Hoehe aitaouait les Aatriehiens de Hotze à Wosrtb, Frcsscnwiller et ReichaboSen; ; le 24, Wurmser, pour ne pas être tourné, évacuait Drus^nheim» Biaehwiller et Hagaenau; le 26> l'armée française se poirtait en avant tout eatière, depuis Lauterbourg jusqu'au Geissberg, qu'elle prenait d'assaut, et le 27, Hoche entrait à Wis^embourg,

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taisidis que le généralissime impérial TeculaH jusqu'à GermeiKhheîm^ pms repasaait la Rhin (30 décembre). Dès k 28v Saintr-JiEst et Pichegru arri- Taient à Lauchai débloqué, eir le 3(0, raTanJt-gaiFde réipublicaniQ, fraoïehissant à son tour la frontière, occupait Germarshheim et Spire. L'Alsa^se,. am 1** janvier 17d4, était àe nofunreau lilxev s^vf FortrYaubau, l'ancien. Fort-Leuis, que lea AutrieUens tt^èracuè^ rent que te id jannrier, apvèa en am>ir détruit les fortiâcaticma.

Malbeureusement, grâce au sueeèft nsôrae des armées,, la crise terroriste gagnait en tntenaté cbaqad iQUf . On aurait ipvi oomp^endre qu'on frappât les iB^aiUTais citoYena oui aidaient Mctisé sveei ennemi, qu'on sé^t mtoie eoatee U> qui aTaient fait des vœux pour son succès^ -— encore qu'il ne soit pas penai» d'oublier que U pWrt des habitants desi âistrictsseptentrioaaux die l'Alsace étaient, jusqu'à la veille de la Itévolutioii^ si^eta du; landgrave de Dtrmstadt, du due de Deux-Pants, de Tévéque de Spire, etc. On n'y regarda pas de si près. Une panique épouvantable s'empara de la population de cea régions à l'apparition des Français. Une masse confuse de fuyaras, anciens fonetioneaires princierss, ésûgréa et prêtiez réfraciaires revenus dtôz eux, nkaia surtout de paysans et d'ouvriers des caiupagnee, abandonnant tout leur avoir, se sauvèrent au delà de la firontièreY affolés par les jugean^euibS! du tribunal révolutionnairey les oaenaees sanguinaires de La Propagande^ et les arrêtés èes représentants ea mission. Un très petit nombre était réellement eoupable ; beaucoup même avaient été requis de fbree pour le transport des bagages ennemis. Néanmoins, tous les fugitifs forent également déclarés traîtres et leur» mens confisqués Puis Schneider psomena la guillotine à travers

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le Bas-Rhin, et les sentences capitales étaient prononcées sous les prétextes les plus divers. A Barr , un charron est mis à mort c pour avoir découragé les bons citoyens en disant : L'ennemi viendra encore jusque chez nous]>; à Mittelbergheim^on guillotine deux femmes pour avoir écrit à leur fils et à leur frère émigrés ; deux paysans sont exécutés à Scherwiller pour avoir dit : c Les coquins ne régneront pas toujours. » En faisant tomber tant de tôtes, Euloge Schneider ne sauva pas la sienne. Le c prêtre autrichien » était devenu, sans qu'on puisse s'en expliquer clairement la raison, la béte noire de Monet et de la Propac^ande. Il eut beau se marier avec une jeune Barroise pour donner un gage de plus de ses sentiments laïques, les représentants du peuple avaient décidé sa perte. Dans la nuit même qui suivit son retour à Strasbourg (14 décembre), il était arrêté par ordre de Saint-Just, sous prétexte qu'il était entré en ville avec un « faste insolent », exposé le lendemain sur sa propre guillotine, c pour expier l'insulte faite aux mœurs de la république naissante », puis conduit à Paris, où il fut longtemps prisonnier à l'Abbaye. Accusé d'avoir entretenu des intelligences avec les ennemis intérieurs et extérieurs de la république, il fut condamné — suprême ironie — comme « com-

()lice de Dietricn > et subit le dernier supplice, e 1*' avril 1794. Il ne mérite certes pas de sympathies, mais c'est un mensonge de ses ennemis de prétendre que le « capucin de Cologne • — c'est ainsi que Robespierre l'appela dans un de ses discours — a été puni pour avoir versé tant de sang ; lui disparu, la Terreur régna plus intense que jamais en Alsace.

Le Grand Séminaire, le Collège national, l'Hôtel de Darmstadt, sont bourrés de suspects ; vers la mi-

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