L^ÀLSAGE SOUS LB DIRECTOIRE
Strasbourg, avaient plaidé en faveur de nouvelles mesures de clémence, mais rien n'avait été encore décidé à cet égard, quand advint le 18 fructidor. Dans le Bas-Rnin, l'administration centrale défendait les processions organisées coùtre les épizooties qui décimaient le bétail ; elle était obligée de rappeler aux citoyens que les registres paroissiaux ne suppléaient pas à ceux de l'état civil, que leurs enfants, non inscrits sur ces derniers, seraient au regard de la loi des bâtards, et leurs mariages, s'ils n'étaient célébrés par l'officier municipal, un simple concubinage, réponse aux prêtres qui appelaient de ce nom le mariage civil.
Mais ces avertissements étaient vains, car les adversaires de la Révolution croyaient être bientôt les maîtres, et ils étaient presque en droit de le croire en voyant, dans les derniers jours de juin, Brendel donner solennellement sa démission d'évéque et déclarer c sa ferme résolution de vivre et de mourir dans la foi catholique, apostolique et romaine th. En même temps^son collègue Berdolet se plaignait, dans une lettre intime, de rester aux yeux des aristocrates et fanatiques un intrus et un apostaty alors que le c cardinal Collier » , de l'autre côté du Rhin, ne cessait d'être reconnu pour leur seul légitime pasteur. De plus, le 27 messidor, le Conseil des Cinq-Cents abrogeait, après de lonffs débats, toutes les lois restrictives de la liberté des cultes. Une majorité de six voix seulement maintenait, comme barrière absolument illusoire, une déclaration préalable de soumission très générale aux lois de la république. On crut avoir si bien partie gagnée que Rouan lui-même osa écrire au Directoire pour réclamer sa radiation de la liste des émigrés à titre de prince étranger. Les Anciens acceptaient à leur tour cette loi, le 7 fructidor.
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C'est alors qu6 La majorité du Directoire, Barras^ Reiibell, La Aévellière-Lepeaux firesbt appei à la poigne d'Aagereau pour le coup d'État du 16 fructidor .(4 âOBfteaibro). Il dut certaiaeiiieDt atterrer les réacticomaires daaa les départemeois du Ahia, mais aucun mouvement ao s'y produisit. Les admiaristrateurs invitèrent les populations ùae tenir tranquilles et à montrer toute eonfiance aux autorités constituées, n péoétrées de leurs devoirs et rempiaes d'amour pour la patrie ». Les deux départements du Rhin iigureat d'ailleurs parmi les quaranle-neirf dont les élections furent cassées, et dansiesquels le
})ouvoir exécutif put3ionmer provisoirement à toutes es fonctions devenues vacantes. La loi sur les cultes à peine votée est naUirellement abrogée, le Directoire conserve le droit de déponrter par asrrété tout prêtre troublant la tranquillité fiublique ; en un mot, toute la législation peraécutrice antérieure est remise en vigueur. — On replace dams les Admiaistrations centrales des républicains aecenfcnés; des radicaux comme Barbier, Gotteàîen^ Cnnier forment la majorité de celle du Bas-RMn ; Metsger et d'autres républicains sont nommés dans le Haut-Rhin ; le corps municipal de Strasbourg est cassé, celuide€olmaren bonne partie renouvelé^ les patriotes relèvent la téte^et une des feuilles locales s'écrie : c Maintenant les républicains respirent et les projets des conspirateurs sont anéanâs ! > Mais en mémo temps qu'ils reprenaient baleine^ les vainqueurs re,prenaient ausaa la lutte sans merci contre leurs adversaires. Les listes d'émigrés sont révisées, la cbasse aux prêtres réfractaires recommence partout^et une fois de plus, ils se terrent on prennent la fuite; les lidèles scmt réduits à se réunir dans les églises pour prier et chanter sous la directioq^ du maître a école ou du bedeau. Mais à Strasbourg les
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administrateurs du Bas*Rhin «nlèvent^alement aux préposés laïques la cathédrale qu'où leur avait laissée Jusque-là; ce € repaire dAÎauatisme <oontrerévelutionuaire i ast iermé au <îuljbe et réservé dorénavant aux Jfôtes civiques. La pmniièFe de ces fêtes y eut lieu à roccasiou du traité de Campo- Formio, le 30 déjcenibre 1797. Quelques jours auparavant, le ^néral Bonaparte, envoyé comme commissaire de la République  Aastatt, avait passé par la vine.^6t l'iiôtal oe la Maison Rouge avait été entouré de imTIierjs^ de xsxtoyeus désireux de contempler le conquérant de 1 Italie auquel on devait les bienlaits de la paix.
Une mesure d'importance plus durable pour le commerce et Pindustrie de l'Alsace» œ lut l'mcorporation de la petite république de Mulbouse au territoire français. Enclavée, étrojtûment bloquée par des lignes de douanes depuis 1793, elle se résolut enfinÂraclieter sa liberté commerciale par l'abandon de son autonomie politique et, à la suita de négociations dirigées par M<etzger, camone commissaire du Directoire, la réunion Cut votée le 28 ^nvier 1798. La ville ne comptait alors que six mille habitants avecL toute sa banlieue. Aucune cité d'Alsace n'a profité autant ^e Mulhouse de son entrée dans une sphère d'activité plus vaste, eatrée .qui lui a permis de devealrla grande cité indus^triello qu'elle était au moment où ^s événements de 1870 la séparèrent de la France, et qu'elle est restée jusqu'à ce jour, grâce au lal)eur intelligent et àl'énergie tenaoe de ses cîtojena.
Quelques semaines plus tard avaieaaA lieu les élections lédblatives pour le choix du nouveau tiers et le remplacement des députés expulsés après imctidor. Elles août franchement r^ublicaines en Alsace, où plusieurs anciens ^onvantionnels et de
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bons patriotes sont élus. Mais la satisfaction du Directoire fut troublée par le fait que les radicaux, devenus plus nombreux, se montrèrent moins dociles ; aussi eut-il recours à un nouveau coup d'État, le 22 floréal (11 mai), pour faire exclure un certain nombre de jacobins ou de royalistes, sous prétexte
3ue leur élection n'avait pas été légale. Il eut bientôt es soucis plus graves encore. Le Congrès de Rastatt n'aboutissait pas; enhardie p,ar 1 absence du général Bonaparte, prisonnier en Egypte depuis la destruction de la flotte française à Aooukir, TAutriche se disposait à revenir sur les stipulations de Campo-Formio, tandis que le gouvernement français exagérait imprudemment ses prétentions contraires. Dès le 19 avril des actes avant-coureurs de la guerre se produisaient sur la frontière du Bas-Rhin; le 27, Varchiduc Charles déclarait le Congrès dissous, exigeait le départ immédiat des plénipotentiaires français et, dans la nuit du 28, Bonnier et Roberjot étaient assassinés et Jean Debry blessé, aux portes mêmes de Rastatt. La lutte recommençait et le gouvernement faisait célébrer partout des cérémonies funèbres pour soulever le ressentiment des populations contre « la perfide Autriche » .
Cette violation du droit des gens fut fatale surtout à la cause des catholiques d'Alsace. On affecta de considérer leurs chefs comme des complices de Tattentat. ce Habitants du Bas-Rhin, disait une proclamation du 14 floréal, pour riez-vous ne pas ouvrir à la fin les yeux sur les dangers imminents dont vous menacent ces prêtres rebelles, ces émigrés, qui surprennent depuis si longtemps votre bon cœur? Ah, ils sont vos ennemis les plus cruels, ils ont le cœur autrichien. Dâbarrassez-vous de ces hôtes dangereux. > L'un de ces prêtres, Tabbé Bochelé, arrêté et traduit devant une commission militaire, fut
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fusillé à Colmar le 24 iuillet 1798. Beaucoup d'autres, aussi peu coupables que lui de l'attentat de Rastatt, furent raflés parles colonnes mobiles, et dirigés en août sur l'île de Ré pour être transportés de là en Guyane ; plusieurs y moururent, d'autres succombèrent sur les pontons d'Aix,et les plus heureux ne furent libérés des prisons de Ré qu'après le dix-huit Brumaire.
Heureusement c^ue les Autrichiens ne renouvelèrent pas la tentative d'invasion des années précédentes. Mais si les gardes nationales ne turent mobilisées qu'une seule fois, lorsque l'ennemi sembla vouloir attaquer Rehl (mars 1799), les habitants des villes et des campagnes eurent de rudes labeurs à accomplir. Ils fournirent près de quatrevingt mille journées de travail gratuit aux fortifications de Landau, de Fort-Vauban, de Schlestadt et de Rehl, et quatre-vingt-dix mille journées de chevaux pour les charrois de l'armée, sans compter les réquisitions multiples de denrées et c l'hospitalité journalière donnée aux défenseurs de la {latrie ». Cette fois, du moins, les sacrifices ainsi ait s furent appréciés hautement par les autorités) et Bottin, le secrétaire général de l'administration centrale du Bas-Rhin, constatait dans son Annuaire pour l'an VIII que, « malgré les efforts de l'hydre de la contre-révolution », Tes citoyens du département, « seraient toujours, comme leur fleuve, le rempart inexpugnable de la république » .
Les élections du 9 avril 1799 furent un dernier succès des patriotes à tendances jacobines, hostiles aux « pourris » du Directoire. Ainsi le modéré' Hermann ne fut réélu dans le Bas-Rhin qu'au troisième tour de scrutin, et au dix-huit Brumaire, toute la députation du département, sauf lui, sié-
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Çeallt à ia gaoehe des deaK Conseils. Ce coup d^Ëtat
me caasa pas «m Afoace ^n éo3xA Bien marqué. Les aotaritéa ^eonstkaëes pronalgaèreiit, «ans €ifieti1té aneone, les fmacAsanateons ^onsmlanrefi cft les circHkÔMB minicrtérielleB qui ievir «v^enaientde Pans (IB noiFieinJn«)>ertiie«aoiMip d'eiltre'lesrepréaenftaiifts de Tancienne province se rallièrent au rêgitiie nouveau *: HfiRDMUitleviiAmaipede Strasbourg, Dentzél, puerai tde brigade, Ounier, suus-préfet 4e ScMestaét, Aoideé, conseillera la OsRir d^appel de GcAmar. L^«xoma^ïilàommel Mattaruié, envoyë en déoeoKbre Aans les 4ép«rteBieiits du fUiin comme c ^délégué éts consids », m'eiA fras Tinre tâebe Inen diffieile'; il menait c fgBmmtàr la flépubiKque, le repos et la paix aux boue oito^ns, k âkibei^ë et 4a prospérité matéruefte à tous » et, seule, « les fbuveurs^de sang » ëtaSenrt Hienacés 'de punitions sévères. Quelques admmistvaleurs trop raéieaux furent révoqués, ^quelques modérés et oc arïstoerates » replacés, nais -sans trop de fracas. La nouTellc ContAitution 4e Fan VDI était solenneSlenent proclamée au c i^emple tlécadaire « y le ai déoeiabre, et, lors 4es élections nu iHMiveaa ceorps 4iégi6l<a!(if, ee ftrrezrt des ^conservateurs qui faroirt oaoisiis à Strasbourg comme 'à Gclmar, ou des révolutionnâares iii^KFment assagis. Rocfh allait repréaeirter dignement 'F Alsace au Tiîbuttat,
Mais ee 'qui préoccupait œVte ^ennère Infîuimeirt plus que 1 orgsBïisaifem ^po^^it^f^w, cf'éteît, îtce moment, la question religieuse. Le nouveau ministre de la polioe, Foudhé, n innovait rien, totft dT abord; sa circularpe du 27 novembre maiirtenaît toutes les restrictions légales. M^ais ce -n'était là qu'une ataïitude de façade; «rn réalité ,iWdre était doimé de fermer les yeux et les oreilles «ut îes a^ieeements du clergé, pourvu tju'il ne troubliàt pomt î'ordre
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publie. Dès décembre i799, PaîAé Coîmar -prôcaiàit de nouveau dans là cathédrale ds Strasbourg 't\^ un aiïtreprêtre, jadis vicaire :épiscx)p,a! d!ç'S»en3eI^^ reconnàissaîl pin)Iiguement potrr chef le csnlinal de . Rolian, bien qu'il figurât toujours Bur ^la liste des émigrés Jaoût 11800). Seulement on Téîllaât avec ffotn sur l'attitude politique des anciens FéfracttàîreB y e% le neuveau préiet du Bas-Rbin, Laumond, tjrflonnaît de les déporter immédiatement sur la nve droite du Rbin, ou de les Taire enfermer à Sainte-Pélagie» s^fls se livraient à des attaques contre le gouvernement (6 décembre 11500). La situation devint plu» nette encore après la signature du Concordat^ le 15 aoAt 1801. Roban reçut de Rome l'ordre de renoncer à «son siège «épiscopal et mourut bientôt après, à Ettenleim (février iSOS), Le corps 'législatif avant ratifié le Concordat avec les articles organiques, le premier Consul, pour lien montrer au* il entendait •effacer le souvenir des anciennes aiscordes et mater le clergé d^'Alsatre réputé au fond liMlile aux idées eft aux lois iiauvelfes, clioisit un ancien sdiismaûque, l'évéque des Landes, Saume, comme premier évëque ooucordataire de Strasbourg, tandÎB que Berdoleft^ autre schïsmatique, était transféré du Haut-Rhin k Aîx-la-Chapelle. Saurine lut intronisé 1b 6 Juin 1*802. Quelques semaines auparavant, on avait diâbarrassé la fiët^be de sa tjatbéarale de fîmmenBe bonnet phrygien qui la smrmonftaii; depuis 1794; d'èlàit la siropiiession du 'Symbole, vîsible au loin, de la Rèvcîfutîon. Mais cette Rëvolulion, dont nous u'avons caché ni les fautes, ni les sanglantes erreurs, ne s'en allait pas sans avoir accompli totrt au moins tme pai'flfe de satâtAe. Au mîTieu des luttes aicharnées que se livreut alors les partis au dedans, des guerres plus terribles que la république soutieirt au de-
hors, une société nouvelle s'est formée, la France moderne, qui n'a cessé de se développer depuis. Il n'est (JW juste d'insister en termiijiant ce cnapitre sur ce que la Révolution fut pour elle et pour T Alsace en particulier. A son début, notre province était encore étrangère au reste du royaume en beaucoup de points ; c'est la Révolution qui a fait la soudure, en son immense fournaise, en employant
{>arfois des moyens un peu violents, mais surtout en aisant appel aux instincts les plus généreux de l'Alsace, au dévouement patriotique de ses enfants, qui lui donnèrent alors les Rellermann et les Rléber, à son amour traditionnel de la liberté, en tra« vaillant ensuite au développement de sa prospérité matérielle, dès que la tempête fut un peu calmée. Elle échoua là, comme partout ailleurs, sur un seul terrain; elle méconnut le sentiment religieux des masses, surexcité sans doute par certains dans un but politique, mais qui ne devrait jamais être combattu par la contrainte. Pourtant, considérée dans son ensemble, la Révolution exerça sur les généra-^ tions d'alors et sur celles à venir une action profonde et durable ; l'empreinte que l'Alsace a reçue de cette mémorable époque différencie encore aujourd'hui, après quarante années d'annexion, les habitants de ses grandes et petites villes, l'ouvrier, le paysan alsaciens des paysans et des bourgeois d'outre- Rhin. C'est qu'ils ont été libérés par la Révolution du jouff de la superstition monarcnique ; qu'ils ont gardé le souvenir plus ou moins précis, l'impression plus ou moins nette, mais ineffaçable, de cet ensemble de doctrines élevées, d'aspirations fraternelles et de visions d'avenir qui se résument dans « les principes de 89 ». On peut les déclarer ailleurs erronés ou ridicules ; mais ceux qui ont vécu de leur souffle, ne s'en déprendront jamais.
sous LE CONSULAT ET L'EMPIRE
A partir du dix-hait Brumaire il n*y a plus, à vrai dire, d'histoire d'Alsace ; elle est absorbée, comme celle de toutes les autres provinces françaises, dans l'histoire générale du pays. L'homme qui, à des titres divers, consul provisoire, premier consul, consul à vie, empereur héréditaire, va diri-
Fer, pendant quinze ans, les destinées de ce pays, élever au pinacle parmi les nations, pour le faire retomber ensuite d'autant plus bas, n'éprouvait que méfiance et dédain pour les idées libérales. Dans un gouvernement centralisé comme le sien, même alors qu'il portait encore l'étiquette trompeuse de République, il n'y avait plus place pour l'individualité des anciennes régions de la France, et leur cachet spécial allait s'effacer définitivement sous le niveau compresseur de la bureaucratie moderne. C'est à ce point de vue seul que le général Bonaparte, devenu Napoléon I*', continue 1 œuvre révolutionnaire, en faisant participer de plus en plus étroitement les populations alsaciennes aux vicissitudes de la vie nationale, dans la guerre et dans la paix. Administrateur génial, il employait volontiers les fonctionnaires nés dans ce pays, dont il estimaii l'intelligence pratique, l'honnêteté, l'ardeur au travail, et
310 BISTOIRB D ALSACE.
qu'il envoyait dans les territoires successivement annexés pour un temps à son immense empire. Guerrier avant tout, il aimait la race alsacienne, naturellement belliqueuse^ habituée par dix ans de luttes au fracas des armes, et qui lui fournira d'innombrables officiers avec nombre de généraux de mérite. Mais la vie politique, si intense jusque-là, s'arrête brusquement ; toute activité autonome est interdite aux citoyens-, aux administrations départementales succèdent les préfets et lessoiisrpréfets. Les conseils municipaux eux-môïnes sont choisis, sur des listes de notables, par le gouvernement et se» irei^résenAants; Les Conseils: généraux dbs départenuenota y dont la compétence* est Féd;iiite e^ tes ses^ sbns écourtées, s^mt égoclemeot ooinmés par lePre^ nutfn Cxmsul', ainsi qiMr hs corps pvdSciaireSi. C'est une tÀehe inartmctivie ifse d;e sevuter les origine» de ces fonctionoaivest mwvssaux; on a mélangé l^s jacobins df hier et les modérés, les clériieaus- et les Dév0luUioii»ad[reffneiBtis,sansaie^ep«iondeleurpasBé, pourvu q»'ilB: soient prêts à servir Tordre e« à^ tra^ YsilleF^ i IsD psospérrté publiqro. II ferait ommev (nie cet amaI)gAmev qnir sous un pouiv^r- cenfrat piixs faÂblei, ouvait meiié tout diroit à l'anarchie, fttt profitabki en dé&aàivm ao: pays^ parée que géfnérailemenb l'intdiigence dbs instrum^eFn<9 eSoisiis et dirigés par uaje" mafn puîssanorte égalait leur dévouemeolz an: régnne nou'veani.
Au:cDuc9 des années 1800( à ll80â, tous^ les roua* ges ds ce gouYernemenfl, d^jâ nio>naFcfaîq«e> au fond', sont montés et rrég^és*; la j|ixs<âce, les flnaa<ïe», le9 ouit^ soid réoEffanisé», et^ gr&ce à la forse d^ raoteur, la machine^fiGoietionne presque^ sans- beurts et sam< arrêts.
Mais dJéjà 1& gueirre dont la France, éprisB à& paixy armait crw vm montent voir la fin*, reprenoit
sous LB CQSSULiuar wi lIempire. 311
aivee une isiteirsité nouvéOb^. Dès jianvier 1800^ Mo^ reaui était se^eim à Sibra&baxarâ;^ conun^ général en cheldte: Tannéeula Rlim^ échdoimé& dlepm» la^fnHiH tiëre suisse' jx&sqn'an OEosth de^ I^Alsa^e^. Apvès da longs préparatifa fii francbissMOd le fliewei^ pvèsM db KeM, de \(ieHa^BrisadL et de Bâle: (^ a7rit)i et repoussâsb 1^ AutDÎcfai^s jusim'ei^Bai^îére^tamdiB <pe kpitemien comiul,. frmehissaiit tes Al'pe», çagnaiila batailk;die Ma>ceii^a (14 JTiui);^ L'arm&rtnxre conclu nfa^iant point, abooti' k uni traité de paist, ^ lulite nepf^nait eiiinovembr&;:maiB dès. le 3» déxsembve, MoreaAi reszta'iiti vainquetor à HohenlèHdén', et; Tempe* ceur François M se. irésâgnatt àiségacbeT.. ILe 9^ fésnrW 1801» le traité de Lunéviltei meHkait; fin à k liiMe dé^cenoaiftle entre \sk Franjoe et la maîsoo^ d'Aolrielie au sujet des tiersûboôin^ aiaacremst L'Alsace, désennais protégée acLunEdi par If anoeiSQon duPalâtinaty déba^r^ sassée^de toutes r€ET«odicadionsu ultérieures des* priBces) aultpefbisipossessionnésiSQi: soa teirritoire^ rendue à saLlibce) expansion iisdastriel^ par k réoa<veFtu7e de son: trafiio: à tran^rs. toute 1 AUismagnev alaèt s' épanouie ssuia ce nowreau^ régime qui sembh^ poomettre^ une paÉ3t duarab.k'. Auseû Moreau et S'en armée tesnt-ils. accueillis y enirentrant à< Strasbourg, par des-' ov-astioiais cnthoiusiastesv et le trai^ d^'Amiens sigsoé: as:vec' rAngTeterrev le* 26» mars 18©^, fti* salué avec uaie^ satisf section non moms^ laxrasiime*.
M^albem^etiBeiiient ces espérances' devaient se monttrer' vaines^ L'Alsace venait à peinfê d^; se re^ mettre: deB suites de terribles înendaljioHs du^Rbm, qui caftisèrent d'énora»es ravage» (t8®Q5, q^ï^^'d ta ruptare* se* pro^is^aît avec k « perfidie AIMon 9 (mai i80B)\ Pms ee ftirent les^ agiVatfixDus produites
f tailles oompliortsi royaliisSesi, réel& on préitend^, de 'année suivante. C'est de Strasbourg' que^ p€H> tirent Caulaincourt et Ordener, dans la nuit du
312 HISTOIRE d'aLSàCB.
15 mars, pour enlever à Ettenheim, dans le pays de Bade, le duc d'Enghien^ qu'on soupçonnait à tort d'être à la tête de la conspiration de Gadoudal. Le malheureux prince passa deux jours à la citadelle avant d'être conduit à Paris, pour être fusillé dans les fossés de Vincennes, après un simulacre de cour martiale (21 mars 1804). D'autres royalistes de marcpe, l'abbé d'Eymar, la baronne de Reich, furent jetés en prison; mais }e TOuvernement profita aussi de l'occasion pour se défaire de quelaues honnêtes républicains : deux juges au tribunal de Wissembourg, Bœll et André Meyer, furent destitués et emprisonnés pour avoir refusé leur vote au consulat à vie.
Tout cela fat bientôt oublié, dans les réjouissances pour la proclamation de l'Empire (18 mai). Le maire de Strasoourg, Hermann, assistait comme représentant des « bonnes villes » au sacre du z décembre, et le conseil municipal offrait au nouveau souverain l'ancien palais des Rohan, qui devint le Château impérial. Napoléon v résida dans les derniers jours de septembre 1805, au moment où s'ouvrait la campagne austro-russe. Il y laissa l'im-
f^ératrice Joséphine se complaire à des fêtes brilantes et au patronage des artistes locaux, pendant <^u'il présidait à la capitulation d'Ulm, à l'occupation de Vienne, remportait la victoire d'Austerlitz et terminait sa marche triomphale par le traité de Presbourç (26 déc. 1805). Une réception splendide lui fut faite, quand il retraversa le Rhin, le 22 janvier 1806, pour entrer à Strasbourg sous un arc de triomphe érigé sur les bords mêmes du fleuve. C'est alors c|u'il ordonna la construction du canal du Rhône au Rhin, qui devait s'appeler Canal Napoléon, mais qui ne sera terminé que beaucoup plus tard.
BOVS LB CONSULAT BT L*BMPIRB« 313
L'Alsace n'entrevit guère des campagnes suivantes, dirigées contre la Prusse et la Russie, que les passages répétés de troupes allant renforcer la Grande Armée, dont les efforts finirent par arracher aux vaincus la paix de Tilsitt (1807). A peine se douta-t-elle des péripéties de la guerre d'Espagne, où se produisirent les premiers symptômes d affaissement de la grandeur impériale. Strasbourg revit Napoléon en avril 1809, partant pour cette nouvelle et rude campagne d'Autriche, qui se terminera par Wagram et le traité de Vienne. C'est dans cette ville aussi que séjourna pendant deux jours, au milieu de fêtes élégantes et rustiques, l'archiduchesse Marie-Louise, qui allait rejoindre son futur époux (mars 1810). L année d'après, la naissance du roi de Rome, garantie de la durée du régime, amena de nouvelles manifestations de la joie publique. Seule, la conscription de plus en plus lourde effrayait' les familles qui, trop souvent, ne voyaient plus revenir leurs fils; les « idéologues 9 murmuraient contre l'oppression croissante de la police >et une partie du clergé se désaffectionnait de l'auteur du Concordat depuis la rupture avec le pape et l'emprisonnement du Saint-Père. Mais les masses agricoles et ouvrières étaient satisfaites ; des préfets intelligents (Lezay-Marnésia dans le Bas-Rhin, Félix Desportes dans le Haut-Rhin) travaillaient avec zèle au développement de l'agriculture et des travaux publics ; les fabriques se multipliaient, et le commerce célébrait cet &ge d'or où tout, jusqu'à la contrebande des marchandises anglaises prohibées et des denrées coloniales , grossissait rapidement la fortune de plus d'une famille notable d Alsace. La campagne de Russie elle-même, si lointaine, n'avait pas fortement préoccupé l'opinion publique, quand la nouvelle de la terrible re-
ai4 BI&rOIR& B*ALSAGS.
traitft dd) Moacon^ le soulàvemeai d6 là Pcusae, la iosu^àwiL deg la caalilacoi nouvelle dan» lasipialle V Autriche alkit eMcer à son tour, ^oul>lèr6iilt ea&i la quiétude de nos popmlaAioM..
La Ganqpague db tStS, apcès* qualipsesthrillaiits ftuecë») se» termifiait: par réeiraseme&t: de$ Leipzig, et rAriema^iie: enidèpev Irhévée du ysmg: njapoléomesb, se jetaili sue leB froBtières frauçadaaa*. Là^ tout meaL-
ÎnAii pour la défenae ; hommes et eaoudnfi: étaient isaéminés daaa le& fortecesses sur la; ¥iatula, roder et l'Elbe» au lieud'ôire sur le RlûUi..Q& formait à la hàtev(melk|i&e9 cohûrteft de; gasde9< nation nalôfty OB appelait, les deirmè£e8 réserves (mu, sons le eommandieaient. du; maorôehal YictRDr^ devaieut, faiible corps d^arméev couvrir toute FAJisaaev dte Landau jusqu'à Belfort.. Tâfibe^ impossible. Dans la nuifc dh 20 déeemJiKire iBi^r 1^ alliés» &aiBchissaient le ûeoNe pré» de BèLe eM emiadbtssalfiiiii la Hauta^-Alsat^e. Dàa k 23,; les casaquesb asAraieni. à Golmar ; ilsr étaient repousses, il est vraiv la kfncbsh maindanâ uneombafe achatnépcès^ dfi Sdinte-CËDiii:, par ka cuirasaiena^ de Milhaimv maia,. k) 3( jjfstnyis^ Buiyâfit^ Lssi Bffîvrarois s/inataliâiîent k Ginlmfir,, et YLcfior éifB.<3imtli l'Alsaeej daais) lea prenuersi joara de la^ DOUiveMie! aiouée, pQJurne pad» étrê eemié nair les alliés. Ceua-oi la suivirent, eu. Lorraine:, & tmvm^ les paasee^œ des Vosges, haiteelés çàiet là^paar qudlt quea bandes de. paartiaans coucageuis:^ quf na se réaff gBademt paa à aa^ter, saasi uxl deruiei! efTect^ à.oette nouvelle i]aivaaiou.d0 la.patrie..Lea>tisoufiead'aGeQfKa^ tion i!eaAéeadaQa'laprovînûesB:GQ3iicentiéreataat(ftaiir des forteresses , Belfortv Hunioagu^, Scblettataittr^ N^ufi-Brisacht, Lanfdbuv Acmt aoiounei m £ctt pa^e d'aîMettira de vl^^ifomei.. SènaBboinig, QA.c^mmaodjBdt la génécaL Bouarcier,. assisté dor aéuatenr mmt&i Rosh dener^ cammissfflirei impérial! esdaraordiaairev u'eut
sous LB CONSULAT BT L*BMPIRB. 3i&
pas à soutenir de sdè^e, mais un blocufl da iioiâ moifi, et SA: faible ganuson. fit plusieurs sorides., dont, la dernière eut lieu Le 4 avril, alors que les alliés ocGUf aient déjà Paris.
C'est le 11 avril aeidemeni qu'arriva, le courtier extraordinaire apportant la. nouvelle de la dépositiou de l'empereur par let sénat et du rappel des Bourbons. Les: autorités civiles et milLtairea se soumirent, elle. 13^ avril au soir on bissait le. drapeau, blanc sur la cathédrale.;, les soldats montrèrent plus, de répugnance à quitter la. cocarde tricoloce. Landau ne consentit à. reconnaître le^ nouveau gouverne^ ment qjii'une dizaine da jiqubs. plus tard* Cependant l'on ne peut paa dire que les populntiona alsaeien.n£s aient moatré-, de suite^ des^ sentiments hostiles aux Bourhonâ. ËUes. crurent Bcaïivexient que^ h GhaTte. octroyée par Louis XYIIl (4 jjuin £814) leur garantissait les principeiE^ concpiis en 1789 ;. elles accueillirent avec déféreiu3ele neveu du roi, le duc de Berry^ quand, il visita la province eu octobre^, visite qpi^ par suite d'un, accident de voiture^ amena lai mort deTexacellent préfet,, Lezay-Mamési'a. Mais bûentâl cens, cpri observaient les hommes et les choses purent, constater partout; la réveil de» passions cléricales qu'on croyait éteintes,, les attaquas contra les asnciena prôtre& CiimstitutiaQnels encore vivant», les revendicatÎQns, des revenants de l'smeien. régime, les dénonciations contra les patriotes, le dédain, pour le», vieux soldats da la. répunliqu^ et de remplie. La mécontentement ^'accentuait, surtout dans lesr villes,, quand arriva la^ nouvelle du débar-
Îuemjent de Napoléon à Fréjus^ début de l'entreprisa ésaspérée de» CentrJûur»>. Le» sphères ofEcLeile» ne cruireiit pas d'abord, à la possinilité du succès- L'empereur était déjà rentré aux. Tuileries, quand yr ajsriva l'adresse di7 Conseili municipal de Strasbourg:,,
316 HISTOIRE D^ALSÀGK.
déclarant à Louis XVIII qa'il était prêt à sacrifier la yie et la fortune de ses membres pour soutenir le trône des Bourbons ! A la nouvelle du retour de l'exilé de Ttle d'Elbe dans sa capitale la foule et les soldats de la garnison de Strasbourg réclamèrent à grands cris le drapeau tricolore ; il en fut de même à Colmar, à Mulhouse, à Belfort, à Landau. On sait oue Napoléon , pour attirer à lui les masses, au'd avait toujours méprisées, essaya de donner à Fempire restauré un caractère plus démocratique et qu'il fit appel aux anciens Jacobins. C'est ainsi qu'on organisa en Alsace une Confédération des départements du Rhin pour la défense des libertés publiques et du trône impérial. Une
grande fête patriotique fut célébrée à ce propos à trasbourg, le 6 juin, et de nombreux orateurs, le professeur Arnold, le poète Ehrenfried Stœber, l'expasteur et sous-préfet Cunier, Golbéry, etc., y prpnoncèrent des harangues enflammées. Mais ce n'étaient plus les paroles éloquentes , c'étaient les armes qui allaient décider du sort de la nation. Deux faibles corps d'armée couvraient l'Alsace, celui de Rapp, un enfant de Colmar, vers le nord, celui du vétéran Lecourbe dans le Sundgau. Rapp se trouvait sur la Queich, près de Landau, quand lui parvint la nouvelle du désastre de Waterloo. Après avoir jeté Quelques troupes dans cette forteresse, il se retira d'abord sur Wissembourg; assailli au nord de la forêt de Haguenau par des forces bien supérieures, il leur tint tête près de Surbourg jusqu'au 26 juin, puis se mit en retraite de nuit, sur Strasbourg. Bien qu'il eût appris en route l'abdication de l'empereur et la formation d'un gouvernement provisoire, il résolut de continuer la lutte, et le 27 et 28 de violents combats eurent lieu sur le petit cours d'eau de la Souffel, entre la ville et la Wantzenau. Igno-
sous LB CONSULAT ET l'bMPIRB. 317
rant la rentrée des alliés et de Louis XVIII 4 Paris^
Pendant ce temps, le Haut-Rhin avait été également envahi. Devant des forces dix fois supérieures, Lecourbe avait dû se retirer sur Belfort qu'il défendit avec ténacité contre toutes les attaques, jusqu'au moment où lui parvint l'ordre royal de cesser les hostilités. Huningue aussi résista de la fin de juin à la fin d'août à des bombardements répétés, bien qu'elle n'eût qu'une poignée de troupes de ligne et quelques centaines oe gardes nationaux pour défenseurs; le brave Barbanëgre ne capitula que le 28 août, avec tous les honneurs de la guerre.
Une bizarre émeute militaire signala les derniers moments de l'armée du Rhin. Officiers et soldats étaient en proie à un sourd mécontentement, car ils savaient qu'ils allaient être licenciés et n'avaient plus touché leur solde depuis longtemps. Le 2 septembre les sous-officiers firent savoir au .général qu'ils ne se sépareraient pas avant d'avoir leur dû. Rapp refusa d écouter cette sommation contraire à toute discipline. Alors la révolte éclate, un jeune sergent du 7' de ligne, Dalouzi, se met à la tète de ses camarades, sous le nom de c général Garnison >, déclare Rapp prisonnier et demande au conseil municipal de Strasbourg l'argent nécessaire pour satisfaire les troupes. Le maire Brackenhoffer et les notables s'empressent de réunir les fonds; dès le 4 septembre les huit cent mille francs réclamés sont versés, puis le c général Garnison > repasse le commandement aux autorités légitimes. Deux jours après, l'armée du Rhin était dissoute.
RESTAURATION ^T BRmARCHnC X« JUTLUET
Le second ixaité de Parie (2.0 novembre 1315) eutamait Taiicien terdloire de la monarchie française, laissé intacSt par le j>r.eixiier. 11 enlevait à rAlsace, ponr les donner À ia Bavière, les anciens l>ffilliaj^es conte£d;é84Bntr0 .ht Laujberetla QueicL, y compris la fcrteresse de Landau, qm pendant quatre siècles avait .fait partie de la Déoapole. Les fortifijcatioas de Honin^e étaient rasées,; le rAo/a^ihénan devenait la &onlLère entre la France et le ^rand-duclié de Bade. Mais les revendications des c patriotes j g^mains, fornuilées dams la iwochare de JVtoritz Acndt Le Rhùi^ fiem^e allemand^ et non pas frxxoMène de XAÙemoffie, n'avaient pas trxMivé d'écho jdans les cabinets eur^^gpéens^et l'apj)el en- Ilammé d'un antre poète pour délivrer c les ^saciens enchaînés > u avaient provoquaé que colère et dédain parmi ceux4à même qu'^sn proposait d'arracher k un jo^g A iD^rnal > . Gamme l'âvoue im bistorien allemand écrivaBJt après 187X1, il ne c se trouva jpJus aucune Jzrace de Tancifeune communauté de race a^v^ec les b^kroB allemands » . Au ^sontraire; comme les d^artements du Rhin furent occupés pendant plus de trois ans par les troupes alliées, jusqu'au payement de l'indemnité de guerre promise
RESTAURATION Sir MONlUIClinB DE JUILLET. SIt
par JLonifi HVIU , ies Jaialiritasits de ans campaniles fureiA à tsièaie dexiiiEiDiSfiiti^idie tvès^èfi oaes faMes ibreés (pri leur iladœèpeait des ssimreafiîrsjiliitôt déplaisants. Cette fH^sence çrolov^e des tronpeB étirsoigéFes sar 4e'terrik>ine franc»» n'était pns iaite pour rendre les fioturbans popidain^L La litèfi manvaifte néfittlte de ISlôiangnaofta eroore lema^akie^ et en 1817 M y rat wneMPsécittaUe i&nitne; Je ^ix (de Theotolàbre de fpomesit oacHaia en iÂkaie® jusqu'à M fran(»^ et les pcrmmeBS^ die tiecne ae imuldreirtâfi francs rkectoUlire. AjiiK oûsères imatérieiles «vânt s'aJDoter l'émoi des ec^ilbs >MT sniàe ide da ïésaxAmn Airieiase qni sq prDdnifiit foès ÏBxÉmaxxB tô4â et sie Ttradaifitt psff ies votes (nltr.arr0yal9Hl69 de la CAaoMbfre iMroiwaiie^ les oKiiafiBaarefi des protestants dans In Midi, Vw^éoBOLl&m idtt laarédkal J^ey, dsos géaérans La iBédoyène^ MeratoflrdOrirvBciKrt, Eanoher (et hkn d'juatrea. Quand les (partisans tes tphis iniel%£»tB da nDuvean régiiM emreBit lomïpris m. inécessitë d'>enray«r t^tde réactioii {aiiadii}nfi, iqsiand. Bar Jies eonseik de Ddûafliea^ fort en faK^eur ai^ès dn itod, Isa <!3iamhne laut été diasonte en rBaptesûbm lêiBy trop de mai jtvait «éfté loût déjà et J'inconqyaÉiiiilité d'iraoniettr absdliie «nlre i'an'oisen régime «t Ib nomle nmdBme iasu de la iRéirolution sanariadt aux yeuac. Tandis «pare k ntnmrean pArii ico&stiùtmtiflHBnel ragageaiit ia lutte paorkonealaiTe contre la caBSBamUa poissanèe dn comt-e d'Artois^ le bonapartisoDoe, de^nn suhyemenit Ubéral, s'ien^geait ide préféreiEMse âams 3eB jsociétés secnèfkee^ et ipréhidaîjt aux conapiratiiHis fM^tîques iqtd :se smsoèdsnt apnées la idmle ide DecaBea, € ^lissabnt^ comme on l'a dit abrs., (dans Je saa^ m 'du dne de fierry, (assassine par Lourel (iS^é^ner liSâO). A partir <le ce moment, le gonyememeDï ^e jk fieatanratiûn se porte de plus en plus Teors k droite,et les lièéraïuc se laaiiiLiiariBent avee l*idée 4'une révolnticm nouvelle.
320 HISTOIBB D'ÀLSÀCB.
L'Alsace a pris une part assez notable à cette double activité parlementaire et conspiratrice. Les représentants indigènes à la Chambre des députés, les Brackenhoffer, les André, les Turckheim, les Saglio, les Humann, les Rœchlin, et ceux crue la bourgeoisie alsacienne appelait du dehors à rhonneur de la représenter, Voyer d'Argenson, Lambrechts, de Serre, Benjamin Constant, comptaient parmi les coryphées du libéralisme constitutionnel. A côté d'eux, il y en eut d'autres sans doute qui, candidats du gouvernement dès l'origine ou séduits par les largesses ministérielles, se montrèrent dévoués successivement à tous les puissants du jour; mais en général, on peut dire que les Alsaciens d'alors méritaient l'éloge que leur adressait un des plus illustres défenseurs des idées libérales, le général Poy, quand, au cours d'une tournée triomphale à travers les deux départements, il s'écriait à Mulhouse, le 5 septembre 1821 : c Si jamais l'amour de tout ce
aui est grand et généreux s'affaiblissait dans les cœurs es habitants de la vieille France, il faudrait au'ils passassent les Vosges et qu'ils vinssent en Alsace pour y retremper leur patriotisme et leur énergie. ]> Le cauchemar d'un retour toujours possible de c Buonaparte > s'étant évanoui par la mort du captif de Sainte-Hélène (5 mai 1821), le gouvernement royal se laissait entraîner de plus en plus vers la réaction politiaue et religieuse. Au second ministère de Richelieu succédait celui de Villèle (décembre 1821)96t désormais la Congrégation régnait en maîtresse. La Gharbonnerie essaya de lui répondre et choisit l'Alsace pour point de départ des complots par lesquels elle s'imaginait pouvoir renverser les Bourbons. Coup sur coup, les sociétés secrètes y tentèrent des soulèvements militaires; à Belfort, l'imprudence de quelques conjurés fit découvrir le