‹ Histoire d'amourChapitre 8 sur 9 · DORE · texte numérisé non relu

DORE

jour de ma fête, je ne m'en serais plus fâchée.

» J'aime mieux pourtant que tu ne l’aies pas fait. C'était si bon de te sentir si changé [Tu m'as fait la cour huit jours mais tout le reste du temps tu m'as aimée. | |

» Et ton gros bouquet, crois-tu que je n’y aie rien compris pour n’en avoir rien dit ? Tu avais trop bien pris la peine de me faire la leçon, carino ! Ah! Que je vous ai aimé ce jour-là ! et les autres jours aussi ! et tous les jours et sans cesse |

» Est-ce que ça te fera plaisir d’apprendre que c'est un brin de ton jasmin que j'ai là à mon cou sous le verre de

ma médaille? Oui, n’est-ce pas ? Je t'en

envoie la moitié avec une boucle de mes cheveux, ma boucle du cou, te souviens-tu ?

» Hélas ! hélas ! Je ris au passé et le présent pleure.

» Croirais-tu qu’on m'a mesuré ma lettre ?

» Oui, Jacques, j'ai cette feuille de papier et rien de plus; une heure et pas davantage. Voilà où J'en suis, mon pauvre ami ! Enfin aime-moi et je ne regretterai rien.

» Au revoir, Jacques! au revoir, mon ami, mon amant, mon tout. Aime-moi et

attends-moi, je t'aime et Je t'appartiens.

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