‹ Histoire d'Angleterre abrégée de Hume et SmolletChapitre 18 sur 51 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

Règnes de Henri III, d'Édouard I« et d'Édouard II. — Admission des communes au Parlement. —Conquête du pays de Galles et de l'Écosse.

Le comte de Pembroke, qui était toujours resté attaché

à la tête des armées, fut nommé régent pendant la minorité du jeune Henri. Afin de gagner les esprits au gouvernement de son pupille, Pembroke renouvela et confirma la grande Charte en y introduisant des modifications importantes. La plupart des barons commencèrent dès -lors â rentrer dans le devoir, et la défiance que Louis de France laissa entrevoir sur leur compte acheva de les séparer toutâ-fait de sa cause. Son armée fut mise dans une déroute complète près de Lincoln, et sa flotte battue avec une perte considérable sur la côte de Kent. Après ce double désastre, Louis se hâta de conclure la paix avec le régent à des conditions honorables. II promit d'évacuer le royaume et stipula seulement qu'on accorderait une amnistie à ceux qui avaient suivi son parti, et qu'on leur rendrait leurs biens et leurs dignités.

Pembroke ne survécut pas long-temps à la pacification que Ton devait principalement à sa sagesse et à sa valeur. Après lui, la régence fut confiée à Pierre Des Roches, êvèque de Winchester, et à Hubert de Bourg, grand-justicier. Les conseils de ce dernier furent principalement

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