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se rendre a discrétion. Quelques années après,»les Gallois, indignés des insultes qu'ils recevaient de leurs vainqueurs, coururent de nouveau aux armes. Edouard se remit en campagne avec une armée formidable. Llewellyn fut surpris et tué avec deux mille des siens. Son frère David, après avoir erré de montagne en montagne, fut »pris et envoyé chargé de chaînes à Shrewsbury, où les pairs du royaume le condamnèrent à être pendu. Les bardes, dont les chants entretenaient le génie belliqueux des Gallois, furent impitoyablement massacrés. La principauté fut dès-lors tout-à-fait annexée à la couronne, et depuis celte époque les fils aînés des rois d'Angleterre prirent le titre de princes de Galles (1284).
Après avoir soumis les Gallois, Édouard voulut s'emparer de l'Écosse. La postérité de Guillaume, roi de ce pays, celui-là même que Henri II avait fait prisonnier, étant éteinte, Bruce et Baliol, parens du dernier souverain à des degrés différens, se disputaient la -possession du trône. Chacun des concurrens avait un grand nombre de partisans. Pour éviter les fureurs d'une guerre civile, ils convinrent de s'en rapporter à l'arbitrage du roi d'Angleterre. La tentation était trop grande pour que la vertu d'Edouard pût y résister. Accompagné d'une nombreuse armée, il s'avança vers les frontières, et invita le parlement d'Ecosse et les compétiteurs à venir le trouver au château de Norham , sur la Tweed. Là, il leur déclara qu'il se proposait de rendre la justice la plus exacte aux deux parties, et qu'il était autorisé à les juger, non en vertu du choix qu'elles avaient fait de lui pour arbitre, mais en qualité de seigneur suzerain et lige du royaume. Les barons écossais, quoiqu'indignés de l'injustice de cette prétention inattendue, se trouvaient dans l'impossibilité de défendre l'indépendance de leur patrie, lis ne répondirent rien. Édouard, interprétant leur silence comme un consente-
ment, exigea alors des concurrens qu'avant qu'il rendît son jugement, ils reconnussent sa suzeraineté. Après une année de débats, il se prononça en faveur de Baliol, qui se reconnut vassal de l'Angleterre (1294). Celui-ci, malgré la flexibilité de son caractère, ne put supporter long-temps le joug de son suzerain; il résolut, à tout hasard, de recouvrer son indépendance, et la guerre qui s'alluma bientôt entre la France et l'Angleterre lui en fournit l'occasion.
Une querelle entre un matelot normand et un matelot anglais fut la cause de cette guerre qui embrasa une partie de l'Europe. De particulière, la querelle devint générale entre les deux nations, et bientôt la mer fut le théâtre des plus sanglantes représailles. On réunit, de part et d'autre, un si grand nombre de vaisseaux, que les Anglais tuèrent , dit-on, dans une seule action, plus de quinze mille hommes aux Normands et aux Français réunis. Le roi de France , Philippe-le-Bel , demanda une réparation à la cour d'Angleterre, et, ne l'ayant pas obtenue, il somma Édouard de comparaître, comme son vassal, à la cour de ses pairs, & Paris. Edouard refusa, et le duché de Guyenne fut confisqué et annexé à la couronne de France(1294). Une armée anglaise essaya vainement de reconquérir la Guyenne; elle fut battue et forcée de se rembarquer. Bientôt l'Angleterre se vit menacée d'être envahie par la France et l'Écosse t dont les rois s'étaient alliés secrètement.
Édouard, après avoir obtenu des subsides du parlement, fit ses préparatifs contre les hostilités de ses voisins du nord (1296). Il entra en campagne avec trente mille hommes d'infanterie et quatre mille chevaux, pour châtier son vassal rebelle. Il traversa la Tweed sans obstacle, prit Berwick d'assaut, et détacha le comte de Warrenne avec dix mille hommes pour assiéger Dunbar. Le principal corps de l'armée écossaise s'avança pour arrêter la marche de
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Warrenne; mais il fut battu, etDunbar se rendit immédiatement. Les châteaux d'Édimbourg et de Stirling ouvrirent leurs portes au vainqueur, après une courte résistance. Toute la partie méridionale de FÉcosse se trouva ainsi au pouvoir des Anglais, et le découragement s'empara de la nation. Le faible Baliol se hâta alors de faire sa soumission, et résigna solennellement sa couronne entre les mains d'Édouard. Ce monarque pénétra jusqu'à Aberdeen et Elgin ; et, après avoir établi une tranquillité apparente dans tout le royaume, il y laissa le comte de War* renne comme régent et retourna en Angleterre. Baliol fut emmené à Londres et renfermé pendant deux ans dans la Tour. Il se soumit ensuite à un exil volontaire en France , où il mourut dans la vie privée.
La tentative que fit Edouard, à peu près vers le même temps, pour recouvrer la Guyenne, ne fut pas aussi heureuse. Les deux rois, fatigués d'une guerre qui ne servait qu'à distraire leurs forces d'entreprises plus importantes f résolurent de soumettre leurs différends à l'arbitrage du pape (1298). Boniface, qui occupait alors la chaire de saint Pierre, les amena à cimenter leur réconciliation par ua double mariage, celui d 1 Édouard même, qui était veuf alors, avec Marguerite, sœur de Philippe, et celui du princç, de Galles avec Isabelle, fille de ce monarque. Philippe convint aussi de rendre la Guyenne aux Anglais. Edouard, dç son côté, promit d'abandonner son allié le comte de Flan* dre, à condition que le roi de France traiterait de même son allié le roi d'Écosse.
Warrenne, obligé de se retirer en Angleterre pour r£ tablir sa santé délabrée, laissa l'administration de FÉcosse entre les mains du justicier Ormesby. Les rapines et l'injustice du nouveau régent ulcérèrent bientôt les cœurs les plus fiers et les plus généreux de la nation. William
WaHace, homme de courage, descendant d'une ancienne
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maison , conçut alors ie .projet «le délivrer sa patrie delà domination des étrangers. Exposé lui-même aux rigueurs d'Ormesby, il se réfuta dans les bois, et s'offrit pour chef à tous les mécontensv En commençant par de légères tentatives, il se hasarda par degrés aux entreprises tes plus importantes, et résolut de frapper un coup décisif, en attaquant Ormesby à Scone. Le grand-justicier, informé de ce plan, s^enfoit précipitamment en Angleterre. Warrenne mitstir pied une armée de quarante mille hommes, s'avança à Stirling, et trouva Wallace canapé sur ries bords delaForth. Le général anglais fit .passer cette rivière *à ses troupes sur un pont; mais, sans ieur laisser le^ipps de se former, Wallace les attaqua, en culbuta la, plue grande partie dans la rivière, et.défit le çeste.à la pointe de Fépée. Warrenne fut obhgé de s'empetoufner en Angleterre, et Wallace, révéré universellement comme libérateur de sa patrie, reçut, du« consentement wKmime.de ses compagnons d'armes, «te titye -derrégeat.
A la nouvelle de ces événemensyÉdouard^éuBiitOirtes lesforces militaires d'Angleterre, deGalle*et <rJrhmde,«t marcha à la tète d'environ cent mille hommes» verslesfemtières septentrionales. UÉcosseétoit déjà déchirée par. les haines et les* fartions. L'élévation de Wallace avait excité la jalousie de la nôWesse^e^éfOs, pour désarmer l'ente, se dépouilla volontairement de la régence, et ne garda mie le commandement du owps de troupes acooutuwS à vaincre sous £e&opdres. Autorité passa alors, entre 4es mains du grand-maître dteosse ebdeCumfcin tfe Badeneth^hoïfltnwrfJttne naissance illustre, >qui >éuAlkent leur eamp^ iEWktok -, où ♦ renne mi les attaqua bientôt. L'armée écossaise *ut «ntièKemeBtf §ona pue. et «hassée du champ<de batâîHe weo «n«arnage rffeoyaWe. Auœilwu deceHedétoute génét*a4e,Wdla«e parvint» seul à conM»iir «es,tro^p^ #p*ie»*etliw WboQicn^jClâd8)- u\g<M f vxÂk'/f <