‹ Histoire D'Angleterre Depuis 1760 (volume 2)Chapitre 14 sur 31 · uisTouE b'angleterre · texte numérisé non relu

uisTouE b'angleterre

demandli « c^ué. ceux qui Gooseilleroksnt à sa majesté de « persister dans la résolution de réduire les colonies à « Tobéissaoce par le moyen de la force, et d'entretenir « la guecre sur le ccMOtinent américain, fussent déclarés « ennemis du souverain et de Fétat. »

Lord North. confondit les espérances de lopposition, en déclarant que, ponr remplir les vues de Tadresse et de la r^iwssa du roi, il mettroit tous ses soins à suivre les intentions de la chambre, dans la confiance que^ s'il se méprenoit sur ces intentions, il recevroit d'elle de xiouveUes instructions. Du reste il considéroit la motion qui venoît d'être pa^ésentée , comme inutile ^ en ce qu elle ne faisoit que renforcer des déclarations déjà assez ef& caces par elles-mêmes.

M. Fox se leva plein d'indignation, et soutint qu'il étoit detoute impossibilité qu'un ministère se conformât aux intentions du parlement, lorsqu'elles étoient si contraires à sa propre façon de penser. Il loua Dieu de ce que les dernières résolutions de la chamlM*e avoient ruiné dans ses- fondements le système d'une adminis*» tration corrompue qm ne pduv<nt tarder à se dissoudre. Les minisires n osent pas actuellement , dit*il , quoiqu'ils en aient reçu la nouvelle , annoncer que Minorque vient d être prise, et que, depuis la perte de Saint-Christophe, )a Jammque est le seul établissement que les Anglois possèdent enoore.aux Antilles. Où veulent^ils donc s^ar^ réter? qu^nd déclareront- ils qu'ils ont exécuté leurs complots? Certainement, envoyant leur obstination, on ne peut s'empêcher de croire que^ lors même qu'ils au-» roient perdu les neuf dixièmes de l'empire, ils ne se^ roient pas encore satisfaits s'ils ne parvenoielit à sacri-

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fier le misérable dixième échappé à leur esprit infernal* de 'destruction.

Les ministres n'ayant pas osé denuKider qu'en allât aux /voix, là motion fut adoptée sans division.

Les deux partis avoient maintenant pour objet dé- 5 mars, daré de leurs efforts , l'un de se mettre à la tète de reu^^Tn'^ radminlstration , et l'autre de ^j maintenir. Le pro- rai procureur-général, comme il Tavoit annoncé, présenta, Caire l* dans un comité de toute la chambre, la proposition P^ûkde. conclure une paix ou une trêve avec l'Amérique, et développa les moyens dont on pouvoit faire usage pour applanir les difficultés qui s'y opposoîent. M. Fox déclara qu'une pareille motion ne méritoit que du mépris ; que les ministres étoient au fond du cœur les ennemis de la paix , et qu'il n'y avoit que les humiliations et les disgrâces qui pussent les contraindre à paroUre s'en occuper. S'ils avoient eu , disoit-il, un désir sincère de mettre un terme aux hostilités , auroient-ils rejeté la médiation de l'Espagne, et celle qu'on leur avoit proposéç dans le cours de l'année précédente? Ce qu'il pott'^oit certifier , c'est qu'il y avoit en Europe des- personnages revêtus des pouvoirs nécessaires pour conclure là paix entre la Grande-Bretagne et l'Amérique ; mais il savoit aussi que ces plénipotentiaires refusetx)ient de négocier avec le ministère actuel ; en effet les choses en étoient venues à ce point que l'Angleten*é étéit totalement perdue si les ministres ne résignoient leur emploi. Pour lui , ami zélé de son pays , il: cbnsentiroit , après avoir reçu les autorisations convenables, à se charger de la négociation de la paix, avec le titre modeste dé messager, o«i de commis ; mais

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à celte coûditioi» cèpeQdavit, qu il n auroit rien à démêler avec aucun des ministres. Car du moment où on le verroit traiter avec l'un d'eux , $iM$ un prétexte quelconque^ il conseatoijL à être appelé le plus infâme des hommes. Lord North rappela la conduite des deux puissances ' qui avoient proposé leur. médiation, et repoussa avec un juste mépris les imputations calomnieuses de M. Fox, ajoutant qu'on ne le verroit pa$ abandonner la ministère, seulement parcequon se mtoireroit acharné contre lui. Il y étok r^^té jusque-là pour prévenir des troubles funestes, et empêcher qu*on a introduisit des principes inconstitutionnels dans ladministration de Vétaty et il étoit résolu d'attendre^ p»Qur se retirer, qae Sa Majesté lui en eût donné Tordre, ou que la chambre lui eût signifié clairen^ut qu'il étoit à prppoà qu'il s'éloignât.

M. Fox fit refnarquer avec politesse que, dans les reproche^qu il avqit adue^és à lord Sprtb, il.n avoit pas eu Tintention datt^quet* son caractère d'homme privé, au même aucune partie de sacOtoditiÂle poUtique relative à remploi de^defiiçrs publies; il tpî^rna en ridicule la résolution du ministre de retenir ses fbnetions, et témoigna sa. surprise de lui voir gi^^c^s^f d^ tels sentiments , lorsque^ peu de jours aufiarav^pl ^ il avoit décdaré qu'il s'empY:çssjer(nt.de doq^er;^^ déo^ssioa du moment où le parlement ne mettent plu^eii lui sa confiance. La motjuon du pi*oeureurf»géjaéff«l .* fiii s^d^tée sans divisipQ. .i ' ...,:.

Motion Lord Jean Cavendish fit un nouvel e£lotpC pour terjtan^cf- "^ip^'' 9®^^^ ^^^^ 4*** devoit décider à quel parti restevendish roit Te ministère , ;^t proposa une&en0 de>résoluti€Uis, niînUtlre. OÙ il exposoit la durée , les pertes et les dépenses de la

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