LIVRE XLV
Assemblée da parlement — Débats à roccasion de l'adresse. -^ Âjotnh^^sment. — On signe \ek préliminaires des traita de p«l«7^— Prëds Ai tfâité avec l'Amérique, -^ La Ftancr, •^Ai;if|E:i{Nigne. *^ Suspenlion d«» h^^edités entre l*Âo- ^etjm^M Jn JOolXfiode^ -1-4. JURhires d'Idaade. ^ IM Kartfa fiQ ligue avec .M. Fpi|. --rp Débats i l'o^aàîoD des traités de |>aix* — La chambrç de3^ communes censure ces traites. — Lord ShelburAe donné sa démission. — On attaque vivement dans le parlement le rapprochement île lord Norlh et de M. Fox; -^ Opinion géfiérale. — ÏDte^ régne miÀîsitàiél. — Motion^ ^préseùièci à ce sujet. -
- Ndttt^àU n&ttttûèh». -^; Ou éuAKl de HéûtslUs rdatiom
- comnencuitef ' adirée Vàamkiqbe^: >n- Débatt à .l'occasion de . l^fltprlii^ TT. Kéforuues. if^ï^^ff^ue^ r- Piu finmok . une^réforova parlementaire, y On présente pour la première fois ai| parlement une pétition demandant l'abolition de la traite des nègres. — r On forme une maison particulière pour le prince de Galles: — Clôture delà sesàon. i-i Paix générale.
5 ^d^c' ^ i Wvêt>tut]e de la seadoti.) k rèi adraasaiau parieneM Assem- uu disoottrs d'utië éxtmoni&iaîre ^ccn^iie; ît loi aawmcA qu'il»? dit mis eia «isiigetoiis les pouvoirs dont la
blée du parle-
ment, légj^tui^ riQivestîssok péttr «soudure une paix géné^ Je la COQ. ^^1^9 ^t <i(fert de rdcot»M)Ui« rindépenda&ce des ooioronne. nies asDérioai ties par itii article qlii seroit inséré ddus k traité.' * En retttmçaBt slinsi à toute prétentfccm àe son- « veraixieté sur ies ooidiites, j'ai faît^ dk-îl^ le sacrifice « de mes sentimeuts partieuli^s pour œ-coiisulter que « les désirs et ropiaion de mon peuple. Dans les vœux « que j'adresse à la Providence v je lui denonnde iastam- « ment d'épargner à la Grande-Bretagne les maux qu^
G£0IiGE8 III. i'Jl
« pourroit entraîner avec lui un si grand démèv^r^- « meut de ¥ empire, et à TAmériqtie ceux qui, dans \e « sein de la ipère-patrie , on|; si haut^na^nt prouvé à qu^l f< point la jouissance de la Jibei;te constituHowelle est o inséparable de la xnouarcbi^.. Puiss/e cette conformité :<( de religion,, de langage, d'iv^érétç et de n^iceurs, ena tret^nir une union incorrupti))Jl(e çipytre les deux peu- « pies! Ppur moi, je promiats de qe négliger aucun des « moyens dont je dispose afin d'atteindre un but si « désiré. «
Le discours de la couronne m^otionpoit ensuite, entre autres clv>ses, les cour9g§9^€|s. opérations de la flotte et de rarmée, la tournure favo^rable des négqciations pour la paix, la nécqssi^ de plusieurs réformes économiques , <;t l'attention avec laquelle on devoit s W cuper du gouvernement de l'Irlande et de l'Inde. . L adresse dans la chambre des communes fut propo- Débats à see par M. Philippe Yorke, et appuyée par M. Bankes. Ou * occasion p'éleva pas d'opposition directe contre elle ; mais M. Fo^c Padresse. p'approuva pas que lo^ reçf^nnût de cetjte manière l'indépendance des Améiicain,s, içtd,éclara qu'il n'avoir quitté le conseil que parcequ'il ipiç pensoit pas à ce sujett comme le ministère actuel. Il avoit ^té davis, dit*il, i» que ïofx reconufit au premier abgrd ipette indépea- « dance, et non pas que l'on en fi( uoe condition de la u paix; » et loi-d Shelburne, qui avoît <ïonsenti dans le principe à partager cette qpwon , n'^vpit occasioné la division du conseil qu'^u Tabandounant.
Lord North se prononça viv^ement contre cette façon de penser de M. Fox , et nia qu'il convînt de reconnoître l'indépendance des Âmériçfiius ^ans se réserver un équivalent. Il soutint que la nation étoit loin d'être ré-
duite à un état si déplorable qu'elle dût accepter toutes les condîtioDS que rennemi voudroit bien lui imposer; et ajouta epsuke que la chambre se décideroit sans doute unanimement, ou pour une paix honorable, ou pour une guerre vigoureuse ; et que pour lui, quoiqu'il ne voulût point élever d'opposition contre l'adresse, il se réservoit néanmoins le droit d'attaquer le traité pro-> visoire lorsqu'on le soumettroit au parlementa
M. Burke reprocha au discours de la couronne d'être rempli d'insinuationis dangereuses, de déclarations mensongères , et de louanges données au souverain et que le souverain ne méritoit pas ; cependant il déclara , en tenqinant , qu'il étoit prêt à adresser des félicitations à sa majesté, pour avoir conclu un accommodement provisoire entre la Grande-Bretagne et PAmérique.
Dans la chambre des lords on adopta à l'unanimité un léger amendement proposé par le comte de Badnor, à TefFet de témoigner à sa majesté la reconnoissance du parlement, pour le sacrifice qu'elle avoit fait aux désirs et aux vœux de ses sujets ; et l'adresse passa sans divi* sion. Une conversation s'engagea ensuite entre les membres de la chambre , et lord Stormont trouva mauvais que l'on eût irrévocablement souscrit à l'indépendance des Américains , lorsque toutes les démarches de leurs commissaires étoient soumises au contrôle de la France. Lord Shelburne nia que la conduite des c(»nmissaires eût été influencée, comme. on le disoit, et déclara que l'offre de l'indépendance étoit conditionnelle et révo* cable, et qu'elle seroit retirée si la France ne consentoit à la paix.
L'adresse ayant été renvoyée à la chambre-basse,
GBORGES m. 473
cette explication y donna lieu à de nébémentes censures : plusieurs membres parurent se repentir du vote qu'ils avoient émis le jotir précédent , et se contentèrent de donner leur approbation à la reconnoissance de Tindépendance américaine. M. Burke représenta le discours émané du trtoe comme un tissu de sottise et d'hypocrisie, et M. Fox déclara qu'il ne ressentoit que du mépris pour un semblable discours. Cependant comme on ne présenta pas de motion , aucune divisicm n'eut lieu dans la chambre.
D'autres questions sur l'indépendance américaine sus- * '^^*^ ' ^ citèrent de nouveaux débats dans les deux chambres, et l'on accusa les ministres d'agir avec duplicité , et de se montrer divisés dans leurs opinions. M. Fox demanda la copie des articles du traité provisoire , relatifs à la reconnoissance de l'indépendance des colonies, appuyant sa motion sur la diversité du langage des ministres dans les communications qu'ils présentoient.
M. Thomas Ktt ayant proposé Tordre du jour , sa motion, soutenue par lord North, passa à la majorité dedeux cent diit-neuf voix contre quarante-six , et cette division montra toute la foiblesse du second parti de l'opposition. Peu de jours après, la chambre s'ajourna, selon * *^^' lusage , à l'occasiom des fêtes de Noël.
Ce fut dans cet intervalle que l'on arrêta les prélimi-' naires du traité de paix avec la France et l'Espagne.
Par le traité avec l'Amérique , l'Angleterre s'engagêoit ao janT. à reconnoitre la liberté, la souveraineté et l'indépendance gip^j^^ure des treize provinces unies ; elle lui cédoit une portion des préli> considérable de territoire , afin de déterminer ses fron- jeT dTiïdiières avec précision , et laissoit à tous ses habitants la rcnts
4t4 HISTOIt^ B'AMGLErERRE. |
traités de jouissaoce 4odroU df pÊche 8ur le banc deTerre-Keuve. PrécU du ^ pavîgatioto ^ JMwiwipi » depuis sa source jusqu'à traité l'Oc^^P? devoit être libre aux dsux peuples.
avec 1*^4-
mcrique, U étoit aus^ $lip«lé daQd le traité' que le x»Dgrèfi«DSl^lap^pit son Uiterv^iitîaa auprès des dififiéreuts états, pour qo'ib déatétABMat h reatiiuimii des biens et des propriétés quek«mq»es oM&quées pendaot la Quetrt, tant suf* les sujets britatioîques que $ar les Américains qui ayoi0nt e^a^i^le parti des Augloîs. Le coag^s promettoit en outre de ne faire à lavenir ni recbeitke oi po^suitecpptre'i^ individus, pour ^attcuuecbose qu'ils auroient dite oujf^ite en jbyfwr de laGraode-Bre' tagu/9 , «t de mettra m lib^té lei»iptas<^ttûeiis poUtiq^^ ^t militaires^ avec la La Frauçe ppnserv^it.par son tteaité de paix le droit rance, ^^ p^^he sur 1^ bauc de Terre-Neuv0 , et dans k Golfe de Saint-Laurent , tel qu'il avoit été reconnu par le> traités d'Utrecht et d^ Pari^ ; et TAogleteirfCt lui restituât en toutepropriété.3f^^^>E^^l^^i^» et lealles de Saint-Pierre et de Miquelon, et lui pédoit Taba^. Be.^tm cèiéék restituait à TAj^leterre la Grei^de-^aveic ses dqpes* danees , Saint-Y ioçent , la Dominique » SainM^hâsto^<N Nevis et MonttSierirat.
La Grande-Bretagne cédoit à la Fraiïce Tét^^i^seio^t de la rivière du.^^négal ^vec s^ dépendamces et ses forts , et lui restituoit l'îl^ de Corée. La Frratce laif^ rantissoit à son tour la possession du fort Jaines et de la rivière de Gambie.
Daj»s les Inded orientales la OraiMie^Bretagne restitw^ à la Fraace tou$ ses établissements sur la côte dX}rissaet dans leBengide^avec l^libertéde,faireent<W" rerChandernagor d'un fossé; promettant de prendre lou-
t}£oii«£s m. 475
tes les mesures en soq pouvmr ponrJmâssurèruKi commerce libre et tndépeudàst dans cette pahie de Tltide , «oit qu0 ron fit. ce commerce îndmdiieHèment y soit qu'on le itt en oorpa de cqmpagniSi filteini restituoit ^u0si Pondichérf et Csviêal, en éé réseriomt quelcpes droila SttreertâioesrdépeildancesdeeeftétbbliasementSy . jet; la ramettoîten possoestondeMiliéeldà domptôir de ihirate.
ha 6rande*6rttCagQe coneenfeoit ?»idiiiro à tenir pom* ^entièrement annulés tous lesartidesdù traité d'Utrecht «relatifs à la détnolitton des mins de Donkerque.
. Le traité avec rScpagne ne tompretioit qu'un très f.^^^.^^ {>etU nombre dedaùses : là cour de Londres cedoit à celle gne. d^ Madrid Tlle de Miaorque et la Floride orientale , et ^UeenobtenoH en toémetëmfislarastttutiondela Provi^ iijenoe et des îles dé JOahama ^ et la^rantie du droit de couper des bois deCâmpéche dans la baie de Honduras. Sa inajeslé catholique demeuroit ;»i possession de la Floride occidentale (i)b .
Piour la HellnadC) elle consentoit à ime taspension f^^^^J^^ d'iiostilhés ; mais les pnéjiminaires du traité n'étoient hosdliiés
A * entre
fias encore arrêtes. ,.^„g,^
: Quoique la nation ne^s'occupAt ^[uère en ce moment terre et la cpie des conditions aim|nellss elle pbtenoit la paix, le Affaires parlement dirigeoitcepèndant son attention versim ob*- dlrUnde. Jet diifiàrent. Depuis larévocation de l'acte dédaratoire de Georgies I^ on avoit excîiéles irlândoîs à demander de nouvelles concessions > et à se plaindre des restrictions 4]n^ron snpposoit être coilitenu^ daiis le dernier acte
(i) Voyez les prëliminaires du traité, et les articles provisoires, dans TAnnual tlegistcr, 1782. Les^îles de Bahamâ avoient été repribes atant la siguatare ^éfinitite du traité.
476 HISTOIRE d'aM^LSTERRE.
porté en leur faveur; Lorsque cet acte fut présenté au parlement irlacidbis^M. Flood soutint que le gouverneinent anglois niayaikt pas renoncé au principe sur lequel un pareil acte atoit fondé, une renonoiation formelle étoit nécessaire; et là-dessus il s'engagea dans une altercation assez longue avec M. Grattàn^ qui avoit assuré an ministère britannique qu'une simple révocation suffiroit. Cette contestation ne fità son origine aucune impression bien sensible sur les esprits; mais Topinion publiquCy qui d'abord à voit été pour M; Grattan ,'ne tarda pas à se prononcer en faveur <le la doctrine de M. Flood. La question res toit cependanttoojours indécise, lorsque lord Temple , successeur du duc de Portland sous Tadministration duquel la discussion avoit pris naissance, pensa qu'il seroit plus convenable de s'arrêter enfin à un parti décisif sur cet objet , et demanda un bili de renonciation. Le roi , dans le discours du trône , n'oublia pas les afffâres de l'Irlande , et avmt l'ajournement le. colonel Fkzpatrick appela l'attention des ministres. sUr l'insuffisance de lacté de révocation. Il appuyoit sa demande sur la
19 dec. décision du banc-^du-roi en Angleterre, et sur un wrk dH erreur demandé avant la révocation . du statut de Georges I, wxh que la cour, d après là ncmnière légale de procéder ,' n'avoit pu se dispoiser de :réndre , mais qm sèrvoit comme de texte aux plaintes du peuple.
22 janv. ^ la première séance qui se tint après l'ajournement, * ' M. Townshend , secrétaire-d'état, demanda TautortsatioR de présenter un bîll, à l'effet de 'lever toute espèce de doute sur les droits législatifs du parlement et des coars d'Irlande , et d'empêcher l'adjudication d'aucun \vni d'erreur y ou l'appel d'aucune cour de ce royaume aux cours de la Grande-Bretagne. Ou ae s'opposa point à
cett€rilmti0n ; et i^ diMiission qui s'éteva naquit de l'empressement avec lequel plùitenrs membres énoncèrent leaf opinion sur lUrlandeet sur la conduite chi gouvèr^. nementj qu'ils aocttsèrantd'fvvnir ai(rri le méoootenCë^ ment des habitântS'de ce Toyaume à tel pèâàt-quHU ne poaiKoient ptus étrç satisfait» par des oohcesdions ma-' dérées, J^e bitl ayant été présenté peu après ^-oh se Uvra â»des débats fort^aniinés, àtt ion discuta k questîon-de savoir^si les trahisons commises en Irlande 4eviro$ent étm jugées dans la Grande^firetag^ne*, oenibrmémem à inisuitttt de Henri VIIL Cependant on se décida pour l'^fiBiwative, attendu' que 'ce statut avnit été confirmé^ ^r un QCte> du p^rtem^ntiirlandois ^ et lé bill passa .
iLçrsqoe ce bill fut < soumis à la chatnbre- -haute/ M-lîownshend, créé pail*>depuis qMlqUé^Hllôps dvecle' 4 mars, tiirp d^kird Sydney^ ^^fitiya>parti«uUèiièifteât «[nê^mé*- SHre^«tlavoit'réclan9ée'lui«méme. Lej bitlVà4a*secoiii(e foctmev donna lieuià^ l^igues diécuésion^o^i Ion mil '4 «Tril. départ et d-autf^^befo^ftp^mgraur^^cepr^tid^t il pa^së àilaifia-^ans^^visioxi.'-''-'- •— > -i-'- -; ^■'^' "^ ,:.-..
r N Viiodant que lés aki^les' prélithinairêè et provisoirëéf *» ^ ' w^ traité de^ paix ^^leot^^isuiâiA ^ui^^rkujent, et qu^^ au ly fé^. dtiiqae-iour:onreisauràfak deç ^tM»donl etides réma^ ^V Pf^'^* ^uiégiiq«t>monttoîemJc(iiiilfî^ efhrédoiijtmt la disctfs^ de la paix 8iâ«;,>rl;se(faisok)entreliBis^^différewts partie 'de nouveau» *°"* P^^' *rr2ai||Qmeiits!poiftiq^^ aa parle-
defaii?e'éclabeFcontfeèes Hiihi8tres>iefS|partisans delond Wae en- Itortk etde MiiFois ,:'entravoit les opérattohs du Piouvn*-} ^re lord
.1 ,. . 11. North et
Mifiient ; on |Hrevoyo(it>que les conditions de la paix pr4»^ m. Fox. dttiroten^ 'une diversité dlopinioh.p}u& grande encore; et le ministère paroissoit ne devoir pas espérer de se inaintenir, s'il ne valHoii à. sa cafise un. de$ partis de
roppositiôn. Lord Képpels'éliott retiré 'ntéoontent pcn*dwt U eoilrs'dcl la oégoeiâtîdQ ^ at Bàaà été ràia^aoé pui* lord Hawlùe; tDaFgré sa iBtmitevOnae lai^knt pas^ d'€ipejvee¥dirjeoc<>rétepeu<i'uii9fti^té)do conseil. Le par' U h {](tii3 naMrel t[ui i^eitekàpneiidré étoit dehui deiDÔDon^ cUier 10 lAimslère a¥0O:tes métàbr es <^ s'écoîeatïsépaaéff de js^ caufie, 0tk ^mier lieu; etliW&t à cet ég^rdr dei oiiv^rturq^ à Mt Fox. Maïs ce(b hontmer-d-etlit reji^ avec déd^jt<)bt€is:le$^auiveriiiFes.qi»iii»fimht^^^ plasa^tué'OMiUveiwd Shelbuma^edotitrëlfa^jNprdiy i| fit luirmêoif ^» prQposîflom^d'aaûQkiiiBodwafi^trà ç^luiHçK P^)api^il n^fus^ nnm ude. place «Aiocsafilél; que lord SbbUpfujfiie lui fit offiHri,«Dr appaosiaal fqpifr.)qid[ Noi^k n'y :*jî^t p^t appctéftltt/miKUtère a^priçitra . . f e)»coi|^?(}MllG$>à^<)i|i(ed}rldjoh0<|4^^4^
skîoa 49ii&<l4i^^$mia$)9A àaxtïmié , peridant ^oJe p«i hM , qiii;:tpi|'iétQH! p^ .îfMruil di^ ,l¥IBëârâÀS xte tm rpm^f
Débats à Au jourfixé pour la discussion. d8iRfKii6cie$:f^nâiaiii i*oc^94on 1,^4^^ , . V)9i{pi^ àf^ ik*f^^Mnbf «^; dav^ |nis ayicfoMu ; h^ paips*. cependant plmn^iitiiesâ. oenttdriqnaatet^ftoénâifaejsié) • ; . ' tokniréubis^ l^âdrf^afs pi^éaèahnafMryM . Thoipaafiîtt^ > .; fut ajipulyjSèfmf M.rWiibei^bfam'i)^^ / : ' ' '. ' et iord NidnâiL rproppaètent. ûàsaàle'iahacw iali'ftiliqadè^ oieat ; le psienofridéffiast^çit l{iielq>diiÉu^ .: I^ droit .de.déBi{pp^Q»irBir:lisa csfadiatODa tin à*aiiiévJii t) '* "• serandrdf>pelbitJe»iégajilBi|neii](k6r^tai^(les.rafdi j.^ f ' . / anéricaififil ilais tous deux ils>B poêordoieni à.n^ainiMMr iDTÎolalDlefaiont ]l@s éqt iolès poilr iâsqnels^ la foi .pnUiqué éloitengaigée. •."'; / . - 'i ii :• iw.;:; ■ ' . > ' . On aUégua^iùirappui idbiaâiiésst originale^rcjoHlM
GE0BGÊ9 IIÎ. 479
s'agissoit de décfdôi^ qu'an f^n\ pôitit ; savoir, srla paix que. le ministère avoit faite étoit pi^férâbïe à la guerre dans laquelle TAngleterï^e étoi« engagée : Tîntérêl de la dette publique s'eét- élevé, disoit^ou, dé quatre milUons et demi à neuf «Aillions et demi , et Vôti » établi sur les terres une cbàl^ge permanente de^ik schéHings par livre. Si les hommes 'lés plus sa^es et les jpltis capables de &ire autorité bât ^sétiti, à la fiii de la gui^rfe précédëhtf>, la nécessité de la paix, leurs arguments peuvent,- à plus forte raison, s'appliquer ail tettîps actuel : et, pour obtenir une pmx'si néce^aire, ttotis cédoteS seulienî^ènt à la.Fraocft et à l-Ëspagne une petite tié dans les Antilles ^ lés.deux>Flôride$, M{tiorqUe,^ur doit' être démantelée, et qui sera par consë^ent inutile,' et 'Quelques avantegcB peu im|lo^rtatlf sdariiè fes pêcheries et dans les Indes orientales^ Onhe peut snupp«ôseT'que cespuissanees vou-j lussent se oontébter à moins, loitsqtite Ton songé aux eonditions faiîmifiante^ qi^re nous lettr' iinposâme^ ed i)762. Ce n'est pas «ne concession qûë 'îious faisons âf rAffiérique en recdnnoissant son indépendance; ttou^ r»voiis reconnue par le fait xiepùiS' que noué ^àvohsf avoué l'impuissance de nos efforts pour la soumettre'/ et que le parlement s'est iliterdit, par les mesuresqtfîl a iprises, toute tentative nouvelle hiatus cette vue! WAis a^otts reculé ses fromtiêres, il esétvW^i , niais sans bûfctîtt préjudice pour^oufe; au contraire; ètrj^renanttîes'îacy et des rivières pduriipiïtes, nous avoué feiit tout ce qii^lf étoit nécessaire 4e faire poui* prévenir tdute contfe^tion à l'avenir. Qu'on se souvienne que nous étions sans' alliés ) et que nous avions demandé la paix, pour ainsi aire, à chaque porte; et Ton sentira que, pour censurer avec raison les conditions actuelles, il faudroit prouver
48o HISTOIRE D^ÂNGLETEfiRE.
qu'il y a , entre ces conditions et celles que nous aurions pu obtenir, une différence capable de Compenser la ^ perte de seize ou vingt millions nécessaires pour prolonger la guerre encore une année. Gé qui nous reste sufBt pour rendre |a nation grande ^ florissante ; mais si les traités actuels ne reçoivent pa^ la sanction du parlement, aucune administration future ne pourra faire une paix telle que la réclameroiept les besoins de la nation.
Les défeaiseurs des amendements objectoient à cela que la question n'étoit pas de décider si la paix étoit préférable à la guerre , mais bi^n si y dans les circonstances actuelles, il ^^auroit pas été posisible d'obtenir de meilleures conditions ; et à 4^tte dernière question ils réppndqient.quon; ne pouvoit en obtenir de plus désavantageuses» Ce traité , disoient*ils , étoit le plus déshonorant qu'çn eût jamais conclu ; il rendoit les cositrées les plus rec,uléea du globe témoins du démembreinent de lempire; et Ion pouvoit aisément. recx)nnoître en le lisant qu'il ne prpmettoit pas.iii^e paix de longue durée, le préambule et les article^ ayant été évidemment rédigés dans un esprit opposé. M. Fox somma en particulier les ministres de produire, ou de l'aiitoriser à produire lui^sinéme, le traité dQpt i] aj^oit^rmé le plan.^ et si la chambre regardoit d'un oçil défavorable oe traité, il consentoit à passer pour un homme capable de conclure une paipc pire enoore qpe Ja paix actuelle.
^ord North, après avoir babi)emept analysé chacun des traités négociés avec les puissances ennemies, observa que Ton avoit soigneusement évité, jusqu'à Tépoque actuelle, de laisser à la France la liberté de fortifier Saint-Pierre et Miquelon, parcequ'au moyen de ces ilesr
GEORCE» III. 48^
il devîendroit facile à cette puissance de se maintenir aux pêcheries de Terre-Neuve en temps de guerre, et d'y inquiéter les Ânglois. L'importance de Sàinte^Lueie lui paroissoit bien prouvée, puisque la France aVoit remis en équivalent cinq lies conquises. En Afrique j là Grande-Bretagne avoit tout restitué; et danîs Vlnde lés François avoient recouvré leurs anciens établissements avec plusieurs avantages extraordinaires. Quoiiqu'on ne pût faire observer plus long-temps , ajoutoit lord North , toutes les conditions de la paix d'Utrecht à Fégard du port de Dunkerque, encore auroit-il été honorable pour l'Angleterre d'imposer ane- certaine obligation à la France, et c'étoit impolitiquement que le ministère avoit annulé toute obligation. En ei^tretenant im commissaire à Dunkerque pour, empêcher qu'oQ n'y élfevât des fortifications d'aucune espèce, et qu'on n'y creusât aucun port capable de recevoir des vaisseaux portant au-dessus d'un nombre déterminé de tonneaux, la Grande-Bretagne perpétuoit le souvenir de s^s victoires , donnoit une grande idée de. sa puissance, et tenoit la France humiliée. Si cette couropne p'avoit pgs iortiRé Dunkerque pendant la guerre, c'est que juisqu'aloi*5eI)e s'étoit vue contrainte à chaque paix d'en raser les fortifications , et que l'expérience lui avoit appiys h s'épargner une dépense inutile. Mais à la première guerre la Grande-Bretagne éprouveroit, à son grand détriment, combien la démolition des murs de Dunkerque étoit nécessaire. • .
Lord North fit remarquer ensuite que l'Anglçteire avoit beaucoup perdu en cédant l'île de Minorque à l'Espagne, et qu'elle avoit montré la plus' grande imprévoyance en abandonnant la Floride orientale, deve-
Oigitized by VjOOQ IC
48a HisToiAfe d'avgletebre.
nue bien plus précieuse depuis la perte de la Floride OGcidenUile. Selon lui, la permission de couper des bois de oampéche étoit toul^à-fait illusoire , puisqu'on n'avoit assigné aucun district aux Anglois. La valeur des îles de Bahama né pouvoit être comparée à la valeur des FIorides> Cil Tennemi th^ùvérbit en outre de nombreux moyens d^hkpiiéter le commerce angloisde la Jamaïque. L'excellence de ses niouillàge^ , la beauté de sou climat, et la salubrité de ses eaux rendoient MiUbrqué plus importante que rine^ptignablé Gibraltar; et TAngleterre^ par la cession de èette Ile et des Florides, a voit assuré le commerce de FEspagne et compromis la sûreté du sien.
Plusieurs meiàbres appuyèrent les objections que îord North avoit élevées contre les articles dû traité provisoire avec TAlnérique. Le préambule de ce traité, disoit-0n, déclare que des convenances et des avahtages réciproques eU seront la base, et Ton b^ apeï*çoit que les concessions de rAngleterre , sans rien voir qui puisse ifaire soupçonner Texistence de cette réciprocité qu'on annonce ; cependant si la nécessité oblige le royaume à accéder à un traité si déshonorant, c'est lui faire une insulte de plus que de parler d'une réciprocité qu'on n'observe pas.
Le vaste territoire cédé si généreusement aux États- Unis, continuoit-ou, renferme vingt-quatre nations indiennes de la Nouvelle -Ecosse et du Canada, et plusieurs forts que l'Angleterre a fait construii'e à grancEs frais. En permettant ainsi aux Américains de s'approcher à la distance de vingt<fuatre milles de Montréal , on s'expose à de fréquentes contestations qui pourront devenir des sujets de guerre, au lieu qu'en conservant les
ceoRGEa m. 48Î
frontières déterminées par Facte de Québec, on auroit tenu dans un élpignemetit raisonnable les Américains ^ et on àuroit plus sûrement garanti la paix. En outre ^ comme si le ministère eût cru ne pas en atoir assez fait en reconnoissant Tindépendance des colonies, il leur A accordé le commerce des pelleteries, et non content dé leur restituer Charles^Town, New-York, Long-lsland et Penobscot, il leur a abandonné des forts très impor-» tants dans des établissements plus reculés.
C'est sans doute encore, disoit^on, en Tertu de Cette réciprocité prétendue, que nous arons cédé aux Améri^^ cains le droit dé pécher à Terre^Ueuve et dans le goUe de Saint-Laurent, même dahs les cantons que nous nous étions réservés ; et comme si nous eussicms mis un soki particulier à ne rieii stipuler en notre faveur, nous ne nous sotnmes réservé le droit de pécher snr aucutie de leurs cô^es, ou dans a tienne de leurs baiei». AuroitH>n jamais pu croire cepeûdant que la Grande- Bretagne, après avoir reconnu Tindépendance de'^ses colonies, leur auroit fait de pareillles concessions?
Jusque dsm^ les Inoindres objets cette réciprocité est purement illusoire : il a été convenu <|ae nous retirerions nos armées et nos flottes du territoire des Étatsllnis; que les prisonniers seroiéut remis en liberté de part et d'autre, et que nous laisserions dans les places rartiileriè américaine qui s'y trouvoit; mais aucun article ne dit que les Anglois recouvreront leor^ artillerie. Le droit préfendu de naviguer sur le MississSpi est pareillement illusoire : en effet nous ne pouvons pénétrer jusqu'à ce fleuVé, attendu que lés Américains en occupent la rive ori^aïale, et que la Framèè ayant cédé à
TEspagne les dr<Mts que le traité de Paria lui donnoit