‹ Histoire D'Angleterre Depuis 1760 (volume 2)Chapitre 22 sur 31 · HISTOIRE D*ANGLET£BRE · texte numérisé non relu

HISTOIRE D*ANGLET£BRE

sur la rive occidentale, cette puissance, par suite du traité actuel, se trouve la maîtresse des deux rives à rembouchurë du fleuve. N'est-ce pas là une navigation bien libre > et bien fevorable au commerce? et TAngleterre acquiert-elle autse chose que l'avantage d'être nommée dans le traité?

On adressa ensuite des reprochés amers au ministère, au sujet de la condition misérable olî se trouvoient les royalistes et les habitants de la Floride orientale . C'est se déshonorer 'entièroinent, disoit-on, et agir avec la dernière barbarie, que de livrer ces malheureux à une puissance irritée, sans avoir obtenu qu'on leur garantit la jouissance de leurs droits civils et religieux; et jamais l'on ne s'est joué si grossièrement de Thonneur, deThùmanité et des principes d'un peuple: enfin la bassesse avec laquelle les ministre» adressent d'humbles supplications au congrès en faveur des malheureux royalistes , ne peut être comparée qu'à l'infamie dont ils se sont qoih^rts en abandonnant sans condition les fidèles habitants de la Floride.

Oh alléguera peut-être , continuoient les adversaires -du traité, queJe parlement, en déclarant l'Amérique indépendante, a fait lui-même la paix, et qu'il est par tx>nséquent responsable de toutes les concessions et de toutes les restitutions qui ne sont pas approuvées; mais comme le parlement n'a pas donné d'instructions pour la cession de Charles-Tovi^n, de New-York, de Penobscot , de Rhode-Island , du fort Détroit , et des pêcheries ; qu'il n'a pas ordonné qu'on abandonnât ainsi lâchement les royalistes, et qu'enfin il m'a autorisé en aucune manière de pareils actes;' ce n'est pas lui, c^est le ministère qui doit en être responsable aux yeux du peuple.

GEORCES m. 48*

0|i observa, en réponse à ces attaques multipliées, que les clameurs de Fopposition, étoient d'autant plus violentes qu'elles étoient plus injustes : les hommes . ayant coutume ^i général de se plaindre sans mesure , alors qu'ils se plaignent sans raison. Si Ton considéroit de bonne foi, disoit-on, les conjectures où se trouvoit . le royaume, on conyiendroit que la paix étoit aussi avantageuse qu'on pût !'espcrer,'et qu'elle promettoit d'être durable. Les officiers lès plus judicieux avoient déclaré que les fortifications de Saint-Pierre et de Miquelon ne dévoient donner aucune inquiétude ; et les nouvelle» pêcheries des François à Terre-Neuve étoient moins avantageuses que celles qu'ils possédoient auparavant y. pendant que leur éloignement des pêcheries anglôises devoit rendre les querelles beaucoup plus rares. Si l'on avoit restitué Sainte-Lucie, et cédé quelques établissements dans les Indes occidentales et ej;^ Afrique, c''est que Ton s'y étoit vu contraint d'un côté par la nécessité, et de l'autre par les droits incontestables de Ten* nemi. Quant aux concessions faites dans les Indes orientales, elles avoient reçu l'autorisation de la compagnie. Sir Henri Fletcher, un des membres du comité secret des directeurs , constata la vérité de cette dernière assertion , et prononça un discours fort habile pour défendre les conditions du traité de paix , après avoir déclaré que le comité dont il faisoit partie dans la chambre indienne ayoit unanimement approuvé ces conditions*

Quant à ce qui concernoit l'Amérique, on rappela ensuite à la chambre qu'une de ses résolutions de l'année précédente ayoit eu pour objet la cessation des hostilités , le bill qui autorisoit sa majesté à reconnoître l'indépendance des colonies ayant levé toutes les difficultés

486 HISTOIRS D^ANOL£TERRE.

qu'offiroit la conduaioo de la paix ; ?t attendii que VAn- ^bterre avoit im intérêt particulier à établir, comiii« une clause du traité, Tunion commerdalela plus intime avec les provinces unies, on représenta qu il auroit été aussi illibéral qu'impolitique de Içur refuser rien de cç qu*elles auroi^nt pu raisonnablement eiipérer. {join de convenir que lés AmériqainSt encessaAt d'être sujets de Tenipire, eussent perdu leur droit aux pêcheries, les ministres desiroient au contraire qu'on les traitât comme par le passé, qu'on eût pour eux les égards dus h des frères 9 et qu on ne leur donnât aucun sujet de re* gretter leur ancien état. Ils observoient d'ailleurs qu il auroit fallu entretenir une escadre à Terre*J!ïeu ve , uniquement pour en éloigner les Américains, leur pèche se terminant h Tépoque où celle d^s Anglois commen* çoit*

Connue plusieurs provinces , et en particulier la Virginie, possédoient déjà, en vertu de leurs chartes , une grande étendue de territoire vers le nord , et que la li^ mite assignée antérieurement au Canada avoit été ub sujet de troubles qu'il n'étoit.pas dans Tintérét des Anglois de voir renaître, on avoit suivi , disoit-on , dans la démarcation des frontières, une ligne qu'indiquoi^nt à Is fois la topographie du pays et les principes d*une saine politique. On alléguoit que le commerce des pelt^eries n'intérestoit que des particuliers, et que les considérations particulières dévoient se taire devant Tintérét général; d'ailleurs on cpnservoit encore une portion assez considérable du Canada pour continuer ce commerce avec avantage. On représcAtoit aussi que les forts cédés à rAmériqueavoient été construits sans prévoyance dans des liçux où les moindres bicoques siuroient suffi , et

^ GGOBGÉa 111. 4^7

qu'outre qu'Us n etoîeac plvà d'auouae utilité pour l'An* gleterre, les AméricaÎM les avoient presque tous conquis* Pe>ur le fort Détroit, on le rem|dacerott à peu de frais par uo autve fort élevé sur la rive opposée du fleuve.

Les luiiûstreQ, €ontiuuoit*ou , s'intéressoieni autant que pevioiwe au sort d^ royalistes américatuS'; aussi roa fivoit obteuu pour eux tout ce qu'on ^vœt pu de^ mander, saps renoncer emièraïqent à l'espoir de faire la paix; et le gouvernement se oroiroit obligé , sur son hopneur , à leur accorder des indepanités, si les recom' mfuidations du congrès aux divers états étaient infruct^euses. D'un autre côté, l'article 4u traité qui permettoit de s'occuper sans délai du recouvrement des dettes de l'Amérique» étoit on ne peut plus avantageux aux Anglois ( I ) . M. Dundas prit la parole pour appuyer cette dernière assertion, et déclapa que lea marchands de jGlasgoWy créanciers du tiers au moins de ees dettes, avoient adressé des ren^erciements aux ministi^s au sujet de cette stipulation.

Après une discussion si longtemps prolongée, les deux amendements, proposés pasaèrefit à la maj^ité de i6viix(a). ''-

I)ans la chambre dps lords^ le comte dé Gariîsle ,pro«- Débats posa un amendement semblable à celui de Joird :^orth* ^^^^^^^ Les. débats qui s'élevèrent à cette. ,<pccâaîoiiiJ9eprQlQn!- des lords. gèrent long*temps avec une^ûgreur jemarc|iiabli&; m^s l'on ne fit que ri^ter , dans Tattaqûe et la défense wleë divers traitas, les arguments déjà produits à la chambre

(i) L'événement a complètement démontré la fausseté de cet affament, (a) 234 voix contre 208.

48& HISTOIRE D^ANGLETERnC.

des communes. En réponse à nue assertion du parti ministériel, que la recommandation du cong>ès en faveur des royalistes américains seroit couronnée dô succès, lord Saekvilie lut une résolution de la législature de Virginie , passée en conséquence du traité provisoire, où il étoôt déclaré que toutes les demandes et requêtes du'rcabinét britannique, pour la restitution des biens confisqués, étant également contraires aux lois, à la po- Uticfue et à la justice , ne pôuvoient être admises en aucune sorte* Néanmoins Tamendement fut rejeté (i).

Les partis réunis, connus vulgairement aujourd'hui sous.le noim de coalition, brûlant de poursuivre les avantages quHls venoient d obtenir, présentèrent, par Torgane de lord Jean Gavendish, une suite de résolutions , où ils avocuHent que Tintention de la chambre étoit de ne porter ancun^ atteinte à la paix, mais où ils déclaroient en même temps que les concessions accordées, aux ennemis de l'Angleterre étoieût exorbitantes, eu éga^i à ieurs' moyens respectif» de poursuivre les hostilités.

Unè.jdisîsussion ioôgiie et très animée s'éleva à cette o€caesîoi(. dans Je^partemi^m; et ce né fut pas sans un extrême étonnement qu'on entendit les mêmes honmes qui^, durant la guerre, avoiient représenté avec le plus d'éloquence la situation déplorable de l'Angleterre et > le&lressounces inépuisables de l'ennemi, tenir, dans <3ette: circonstance , un langage diamétralement oppose. Lord Jean Gavendish décria les sombres rêveries de ceux qui «xagérbient sans cesse leç dettes , les pertes , les< disgrâces, et les calamités nationales, sans jeter les yeux sur l'état auquel ctoient réduits les ennemis. Leur$

(i) 7a voix contre 5o.

GEORGES III. i^Sg

finances n^étoient pas moins embarrassées que celles de la Grande-Bretagne ; bien plus, on pou voit mettre en question s'ils seroient capables de trouver des ressources pour la campagne suivante: FEspagne a voit épuisé ses trésors devant ^inexpugnable Gibraltar; TAmérique ne pouvoit être formidable que loi*sque des armées angloises étoient employées sur le continent; la Hollande étoit dans des circonstances à ne pouvoir s'imposer encore dés sacrifices; et la France n'étoit pas moins gênée que l'Angleterre, si toutefois elle ne Tétoit pas davantage. M. Fox raisonna d après des principes semblables, et soutint qu'aucune guerre n'avoit jamais été si onéreuse à la France; que F£&pagnealIoit déclarer sa banqueroute, et que FAmérique dans sa pauvreté n'ofFroit aucune ressource pécuniaire. Lord North, plus conséquent avec sa manière habituelle de s'exprimer, fit valoir les mêmes arguments, sur-tout relativement à l'Amérique, et assura que le congrès n'ayant pu lever, dans les différents états, des subsides pour le maintien de la guerre, la Grande-Bretagne n'auroit pas dû redouter ses efforts à l'extérieur, et auroit pu, sans craindre de prolonger la guerrre, se prononcer avec plus de vigueur pour la cause des royalistes persécutés. En effet, dit-il, dans presque toutes les provinces, les habitants ont refusé de payer la taxe imposée par le congrès. Dans le Rhode-' Island , le peuple s'est soulevé et a cbasséles collecteurs ; et dans le Massachuset , le produit de la taxe a été dépensé par la province , et il n'en est entré aucune portion au trésor puUic. La résolution proposée dans la vue de censurer les ministres fut accueillie à la majorité de 17 voix (i),

(1) ao7 Yoix contre 190. '

490 HISTOlHfi D^ANGLETERRE.

Lord L'issue de cette contestation décida du sort de Tadmi* ne donne oistration, et lord Shelburne donna sa démission: ce* M démis- peùdant il ne fut pas remplacé sur-le-champ, et aucun autre membre du conseil ne donna sa démission avec lui. Le caractère et la conduite de ce ministre furent^ dans le cours des dernières discussions» Tobjet des plus virulentes attaques, et il ne trouva pour défenseur contre tant d agresseurs acharnés, que M. Pitt, qui fit de lui un éloge pathétique et animé, dans un discours fortélo^^ quent qu'il prononça* Ce notile comte, dîspit-il, ccMume tout personnage éminent revêtu des fonctions les plus élevées d'un grand état, est à-la-fois un objet de malr veiilance pour les uns, et pour les autres un objet d*adr miration. On a ourdi avec autant de perfidie que d'at dresse le tissu des calomnies par lesquelles on a voulu le flétrir; mais son mérite est autant au-dessus de tonte louange , que les artifices employés pour le noircir sont indignes d^être dévoiles. Lorsqu'on l'aura vu descendre du faite de la puissance et des dignités , et rentrer mo* destement dans la vie privée, cette supériorité qui maintenant fait le désespoir de ses ennemis, et ce crédit dont on est si jaloux, ne seront plus un obstacle à ce qu'on apprécie justement ses qualités. Il se retirera jouissant d'un calme inaltérable, et content d'avoir contribué au bien-être de ses concitoyens; et quoique la populace ne fasse éclater pour lui aucun transport , il possédera cette 'satisfaction intérieure qui naît d'une conscience sans reproche , et d'un esprit bien intentionné. C'est à une consolation pareille qu'il a des titres que rien ne peut invalider, des titres qu'il a chèrement achetés, et qu'avec la noblesse de son caractère et la droiture de son cœur, il est sûr de conserver à jamais.

GEOROE!^ III. 491

M. Pitt parla ensuite avec une égale dignité de la retraite dont il étQÎt lui-même menacé : Jamais, disoît-il, on ne lavoit vu empressé à solliciter des emplois , et il abandonneroit la conduite des affaires sans éprouver un bien sensible regret. L'intérêt public avoit toujours été lobjet de ses vœux ; mais il ne craignoic pas de IV vouer» il avoil aussi sa part d'ambition : des fonctions élevées, un crédit éminent lui paroissoient, comme à tous les hommes» mériter qu'on les désirât; et loin qu'il se crût blâmable de penser ainsi , on le verroit jaloux de posséder des emplois , tant qu'on pourroit les acquêt rir avec honneur et les conserver sans reproche. C'est à des conditions pareilles qu'il ambitiannoit d'être grand et puissant 9 ambition bien naturelle à un homme qui avoit devant les yeux de si beaux exemples ; cependant il n'hésiteroit pas a renoncer à tout, du moment où son devoir, son pays, sa réputation, ou ses amis, lui rendrpient ce sacrifice indispensable ; et on le verroit se retirer, non déçu, ou contrarié, mais triomphant. On pouvoit le dépouiller aisément des privilèges et des émoluments de sa place; mais jamais on ne pourroit lui faire oublier cet intérêt qu'il portoit à son pays, intérêt qui faisoit le bonheur et la gloire de sa vie, et qu'il conserveroit jusqu'au tombeau. « Avec une consolation pareille, » ajouta-t-il, j'espère avoir bientôt oublié la perte de la M fortune et du pouvoir, quoique je n'affecte pas de les « mépriser.

u Laudo manentem ; si celens quatit

a Pennasj resigno quœ dédit. » • •

u . • . . • probamque

« Pauperiem sine dote (fucero. »

Cependant la coalition ne triompha point sans avoir

49^ HISTOIBE d'aNGLBTEIIRE.

On atta- à Combattre des adversaires acharnés, et elle eut besoin ^igreuHe ^^ ^oute soD habileté pour justifier sa conduite. L'époque rappro- actuelle , observa M. Powys, est extrêmement remarde lord quable par les confédérations extraordinaires qui ont eu North et \\q^^ Dq grands despotes, sur le continent, se sont dé- M. Fox. clarés les protecteurs d'une république naissante, et, dans la chambre, les défenseurs les plus déterminés de la. prérogative royale, les champions les plus prononcés de l'influence de la couronne se sont unis avec les plus humbles adorateurs de la majesté du peuple et les défenseurs les plus sélés de la constitution britannique. M. Dundas parla dans le même sens , tourna la coalition en ridicule , et lui adressa les reproches les plus piquants. M. Burke, M. Sheridan et M. Lee prirent successivement sa défense, insistèrent avec aigreur sur rhétérogénéité du ministère, et raillèrent le lord-avocat en particulier de ce qu'on le voyoit assis entre ses adversaires les plus acharnés, M. Pitt et M. Thomas Townshend, et de ce qu'il avoit sitôt abandonné son ancien collègue, lord North.

M. Fox défendit la coalition sur une base plus large et plus libérale. Si des hommes d'honneur se trouvoient d'accord sur les grands intérêts nationaux, il ne voyoit pas , disoit-il , pour quelle raison leur coalition seroit appelée monstrueuse. Il n'y avoit ni magnanimité ni sagesse à nourrir d'étemelles inimitiés ; et il n'étoit ni généreux ni honnête de conserver de l'animosité dans son cœur, alors qu'on n'en avoit plus aucun sujet : ainsi la guerre d'Amérique ayant été le motif des longues querelles qui avoient éclaté entre lord North et lui, il étoit juste que cette guerre terminée, la malveillance, la rancune ou l'aigreur qu'elle avoit fait naître, fussent teta-

létnent oubliées. « Depuisque jesuisramidelordNorth, . « continuoit-il^ je Fai trouvé constamment sincère et « loyal; et pendant qu'il a été mon ennemi, il n'a jamais « démenti la noblesse et la fermeté de son cœur, et ja- K mais il n'a eu recours à ces subterfuges honteux, à <c ces manœuvres pitoyables qui détruisent toute con- « fiance entre les hommes , et déshonorent également « Thomme d'état et le citoyen. Pour moi , il n'est pas « dans mon naturel de me plaire dans la malveillance a et la haine , et si mon attachement est éternel , mon « inimitié n'est que passagère : amicitiœ sempitemœy inia micitiœ placabiles. »

; La coalition étant de nouveau attaquée par M. Powys, ai fév M. Pitt et sirCecil Wray , il s'éleva une nouvelle discussion , et ses défenseurs entrèrent pour la justifier dans de plus amples détails. Lord Jean Cavendish, pour montrer qu'une sefnblable transaction ri'étoit point sans exemple, rappela la célèbre union des partis en 1767 , union qui sauva l'Angleterre des malheurs où alloit la précipiter l'hésitation des conseils, et la porta à une hauteur de prospérité à laquelle elle ne s'étoit jamais encore élevée. En même temps il avoua avec orgueil qu'il étoit l'un des auteurs de la fusion qui venoit de s'opérer, et déclara qu'il la considéroit comme seule capable d'assurer le salut de l'état. M. Fox reproduisit les arguments qu'il avoit déjà présentés; et ajouta seulement que la coalition ne s'étoit forniée que parcequ'il étoit devenu indispensablement nécessaire de s'unir, pour donner une nouvelle vigueur à la constitution britannique, i.

Avant de parler en fayeur de la coalition, lord North réfuta les assertions mensongères de quelques membres,

qui avoient insinué qu'il ne devoit sa sûreté personnelle qu'à une excessive indulgence de ses derniers oppo-^ sants; il rappela que jamais il n'avoit trahi ni son ca^ ractère, ni ses partisans, ni ses principes politiques; que jamais il jie s'étoit opposé à ce tjn^ôJI fechtercbât scrupuleusement les plus minutieuses actions dé Sa vie, et qu'il étbit prêt encore à subir telle enquête qu'on jugeroit à propos ; et il déclara que', fort dé àon innoeenoe, il n'appréhendoit ni censure ni châtiment. Quant à la coalition, il ne voyoit pas qu'on en dût être étonné: lord Jean Gavendish avoit constamnnent laissé voir un caractère honnête et conciliant , des principes désinté* ressés et patriotiques, et une volt>nté ferme et décidée. Les difFérences d'opinion qui s'étoient manifestées entre cet honorable membre «t lui-^méme n'élOient relatives qu'à des mesures accidentelles, que leur sagesse n'àvoit pas empêchées d'échouer ; mais il ètoit des conjonctures où .tous les hommes d'honneur deVoient oublier lenr animosité de parti , et combiner leurs efforts généreint dans l'intérêt national. «M. Fox, il est vrai^ ajoutoit « ensuite lord North, défenseur ardent âû la cause qu'il fc avoit embrassée ) a souvent dirigé contre moi le^ traita « amers de son énergique éloquence; mais jtimâis il n'a « mis en question mon intégrité* Jus(|a^ici, dans la c^ût- « rière politique , il a déployé le caractère d'un homme « ferme, sincère et loyal ; il a montré tm naturel bouil* «lant, mais génér^x; et pendant que j'admirois H n vaste étendue de ses connoissances, je ôomptois sur V la magnanimité de son cœur. Gomme ennemi , il m^â « toujours paru formidable : mais plus j'avois raison de « le redouter lorsque nos principes étoient opposes , « plus je compte sur l'heureux succès de nos vues ,

GEOBGES lit. 49^

n maintenant que nous sommes unis d'esprit et de cœur « pour la cause de notre^pays ; et je regarde comme un « augure favorable cette circonstance qui réunit au mo- « ment de la paix ceux qui , pendant la guerre , n^a voient « cessé de se montrer opposés. »

Il étoit possible que de pareils arguments produi- ^^ǰ" ^® si$sent l'effet qu'on en attendoit : on avoit déjà vu plu- public. àieurs fois se former des coalitions entre des membres aussi acharnés Tun contre l'autre que l'avoient été lord North et M. Fox ; ef pour juger de celle-ci , on pouvoit attendre l'événement, comme on l'attend dans toutes les circonstances semblables. Quand deux hommes d'état, ennemis par leur position, s'unissent dans des vues d'aniUtion, sans aucune apparence même d'esprit pu'blic, on ne doit pas les condamner pour cela; il faut seulement les Surveiller avec une vigilance infatigable, et rechercher minutieusement leurs actions ; mais c'est lêiir conduite et non leur union qui doit être l'objet des censures. C'est de cette manière qu'il fiaut considérer un pareil événement ; c'est ainsi du moins qu'on en avoit agi jusqu'alors dans des cas semblables; et il est probable qu'on en auroit agi de même cette fois, si les partis anciennement opposés à lord Horth n'eussent changé la façon de voir du public à cet égard. Divisés eux-mêmes d'opinion , et composés d'éléments hétérogènes , ces partis, que leur jalousie et leur manque de confiance réciproque tenoient dans de continuelles alarmes, loin de compter sur la fermeté l'un de l'autre, craignoient que, moyennant des offres raisonnables, ceux dont ils s'étoient plutôt rapprochés qu'ils ne s'étoient unis avec «iix, n'abandonnassent leur cause, et ne se rangeassent du côté du ministère. C'est pour cela que l'opposition

496 His¥blHE D^ANGLFtERRÇ.

témpigtioit on violent ressentiment toutes les fois qu'on parloit de la nécessité d'opérer un rapprochement parmi le^s hommes d'état ; et ceux , qui avoient ou étoient soupçonnés d'avoir Tîntention d^accepter des emplois du gouvernement, étoiept en butte aux invectives les plus acharnées , et avoient à essuyer le reproche d'abandonner les principes qu'ils avouent professés, et de trahir la cause de leur pays. M. Fox en particulier avoit manifesté ces sentiments avec to\;ite la chaleur de son caractère; et quoique les hotnmes sensés fussent indulgents pour cette espèce de violence, il n'en étoit pas d^. même du public, à qui l'on rap[>elQit sans cesse les expressions exagérées et virulentes qui jiui échappoient, lorsque dans le feu de la discussion il cherchoit à inspiver de la confiance en cette coalition politique. C'est le public que l'on est convenu de prendre pour ai^bitre dans toutes les contestations de ce genre : il est juge de la réjputation des hommes d'état, des alliances qu'ils forment, et des motifs qui les font agir; mais trop souvent il porte son attention sur les individus, lorsqu'il ne devroit avoir égard qu'aux mesures ou aux systèmes qu'ils proposent.

Ce ne fut donc pas une chose bien difficile d'exciter des clameurs continuelles et emportées contre la nouvelle coalition qui s'étoit formée. On lui donna le surjiom de monstrueuse; on mit tont en œuvre pour raaîmer le mépris et la haine que les. deux pax tis s'étoiept naguère encore témoignés, et l'on se plut à rappeler tous les bruits défavorables qui avoient couru sur le compte de lord North, et toutes les déclarations que M. Fox avoit prononcées contre lui. Dans aucune autre circonstance de sa vie, M. Fox ne déploya à-la-fois plus de

' CfeORGES Ut. I97

grandear ^tàme et moins dé discernement qu'en ëette occasion : le petit nombre de ses partisans lui donnoit

> peu d'espérance de se ressaisir promptement dé l'autorité; m&is 6Â pc^ularité extraordinaire, la gloire dont

•il s'étoil couvert par une résignation magnanime, et Taversion dont lord Shelkurne étoit l'objet, l'avoient

-rendu le plus formidable dèft adversaires. Il sereit in-

/'ooncevaiile qu'A n'eût pas së$ti combien ses ennemis profiteroiMi;,|»o!Xr nuire !àr la coalition, de ses dédara-

• tiens empoMée» dans^ le pai^n^nt pendant Fadministratio» 4e lord'jNbith; msris' ^eA^^tre mit-il 't)^o^ de

< confiance- en sén ascendant;; ;^f en 'la puédilection^ëte peuple lui témoignoit , poUt* croîre^ue dé pareils efforts pussent>élre suivis d'aucun durable succèâ. Kentét «Cependant il eut lieu de s'apercevoir combieUfii'^^faHoit

'peu comptersur la dispoiition du pubfic. Dans^unef assemblée des électeur^ de Westminster^ on fit* ^ur s^

^conduite les recherches les plus minutieuses et tes pl«rs

•sévères; et malgi^é les démarches de ses amis, ei Téld-

-qi^eoce avec laquelle il se défendît lui-même, il eut. de la peine à obtenir que sa conduite politique! fuit aj^ouvée par tm vote, tpendànt quepar.un autre ^ote^on^^pprouvoit eèlle de sir Gecil Wray, Tadversi^t^ je^phis prononcé de rp<:oaKtion(i)^ » > >

Lord Nonh fit des sacrifices plus grands encom qtie M. Fox : sa réputation pèrsdnndle triomphoit :chaque

jour, davantage des calomnies dont on' avoit voulu le noircir pendantqa'iL siégeait au conseil, et chaque jour

le. nombre dé ses partisans grpssissoiEt. Il pouvoit faire pencher, la Ixalance politique k son gré ; des deux côtés

•(1) Renièmbnin er, toi. iS, p» 2o5.

ao. 33

.-4^ HISTQfftE DAJïGMTEBRE.

on lut'flâiNeasoil; dee 5alUcUàtîon8 .pour l-attirer.; quanta lui, il ^ ifaî$ait de idémaccbefi «Après djaiA^uu; et Ton vpyp^t.évi4^m<9^RtquQtij{Mr4imt ab^qufilqup sort^la ueutraliiié, Âl l^î^ffîÇiiit laçik dlao^p^ip A^wiod^eu^^ prépc»d4r^?.:M^isil;pWS!^ le gQ^yfil»eKlçAt, iH

;tion9^'il l^tpil; ^cx^vmé 4dP9t!$^ Opérattail^ ati caaAm . 4§<^o^^ur^'^(Çfit^U6s^.ef mtruvë d9]P8l3i» mçixJbe

.;IJ ^3çnfoidQn<5..tJp*6c^fjvu$k.iÀ'iB^ et ac-

,{Hfii^it4^;prape|siîÉftl|s» qui Jtfi .proi»^^

-tjOnjd^Çi^.fel qUi.devQÎâ:it P«3ipo&ei! méviitablement à une îttrtd|stti«ejpi\»,aotlYe.. , :: !i -

gn^emfnfs-- 'i G^tte .Nicileacé:qpivjQ5a?»Uérisbit: lea.appdsîqjie!*^^ tériej. .|pif q^ ^u pub\ÎQ>iis»lettt»l>ii&ut5t toutes^lés sociéléspasb- :>C«Ujiè«^s:^.0xaita iiine fariqo&tatkàci eKir90cdiiiaire;daiis -tout liPçiiJiire.i^e fùr€»sufer lord xkia^tj^^soiieiie a:yoit réf^i^oé dè^^iïi^tîôui ^ietlé^ibUftFeâ uièiDhrésrdei'adDÛnis- .teatjpp; diiOkii^ldéolfiréiq^Ms D^at'IeifKldîeiiti^pbQn suivce .£|QAjex9iupWv quaiW»L€pMsf;J:jQik^^^^^ ^dr{leIc%Klfieil. Mais il/s'^teviit des .difOucutté» si [grandes au sujet de ces arraDgeme^^^fqiié^leB jburs et les se- 'iaa^ii»Q$^)3'ée&ttlogieat]!spud )^udl iiktipûiàsibfe de mettre uii)d:ëriiiè à )ai(vtvse àii^eté oki pubUc*(^iDsi<; dans une •donjonctttire.'iinponiiaiate et orieiquev le J^f^^uine' «'étoit 'goiivenié ^ar ^uc^Hiie' adiziiiiifitrfâibu' jr^pdnsablé , et fe iConfuMOQ><ef Ih.^seaEdetj^ignaloieiiif ies iiiconvéDieii^ de ce juodeîiicpnsj^tuticxbnelde.gquverEieiKiftdkt:, auquel on donna à cette époque le surnom d'interrègne mfeiistériel. Quatre jours après cqu^ la chambre des com-

muaes eut cem^ure différents gicles du traita de paix, M. Dundas proposa un aJQUKUçmcait de trois jours, afin de laisser au monçurque le t^goif^ de f*eooaiposer le con- :seiL Gettje proposition fut «çpneîUiç; mais quand le ,parleme^jt irep^t s^ séaod^s^ il ne fut plus quesikm jdu motif de Tajournieu^LCAt^

Enfin apiîès ufxeJloQ^e attente. M- Coke, représen- Motions tajQt de I^orfalk., ^^clai:^ que9.fi ie xninistèrenCétoit re- tées à ce .composé dans trois jours, il proposeroit une adresse à î"j^!*'j sa majesté. On ^ p^rs^u^d^ d'abandonner ee projet; ^mais pieu si^rè^y}^ d^W^bre éi^imt rçmpliepluiB que dje ^outuuie , H proposa Cadr^si^ nue requête au souverain pour le supp}ie|r de consÂdérer la situation déplojrable de Tempire^ {etd^:$e loonli^r Aonxlescehdant auK voeux des communes, eufoin^aot une^dannistràtion qui eût des titres à )a confiance publkpoe et fâi; capable d'opposer des reJEU^des $alu£9}^^ aux maux dé l)etàt. Là- «^essus s'élevèrent .d^s di^cusssîoos emportées; Les divers jpartis furejpit tour-li^tour pas$é^.e;a xevue; lonattaqua ^t Ton défendit ayep chaleur la .coalition ; et queliques ^^m^mbres ayi^i)): i^m^ré la mQtion.deM.iCoke, comme jÇa)piet|Lut $ur.l^p):ér.Qgativejoyalievd Autres accusèrent ;]L]influence i5eç;r^te;,'(^t adresaèr€;nt xUnectement leurs re- .p^oche^ à M. Jeflkiu^pn.Gelui-^Qi mit autant d'babilefé .q^e. de l^p^ije foi danè sa réponse ; il soutioat que la prérogative r^pyalç a etpit pas si Ixirnée qkie le souverain n^ .|)^t niaip^^k.s^s ,CQnseillers;pri»ésà Siôn^é; quel^in^ .^epçe secret^ doiU on parloit n'ayoit jamais existé ; t At.q^> lpç$q;u'il plàisoit à sa: majesté de, lui demander son avis , il étoit obligé de le donneir. Il avoit e\k pki- ^sieurg fois, ckypui)9>€inq semaines, des entretiens particuliers avec le roi ; mais il avoit toujours attendu qu'on

5oo HisTom d'ancleterre.

Tâppe^at , et il ne s'étoit jamais occupé que des af&ires dont il étoit chargé par son emploi. Cette prétendue influence secrète ét(Mt un leurre au moyen duquel on abosoit la multitude; et ceu'x qui avoient le plus déclamé contre elle /n avoient agi de la sorte que pour donner quelque crédit à. leurs vues. M. JenkinsoQ demanda alors à lord Nortb, avec lequel il avoit eu Thonneurde passer dix ans dans lé ministère, si cette influence se crate que l'on alléguoit ayec une si insidieuse mauvaise foi , avoit jamais existé ; il insista pour une réponse expresse à ce sujet, et déclara que, plein de confiance •dans les principes d'hontieur du noble lord, il étoit prêt à s'en rapporter à sa décision. Il s'attacha aussi à justifier lord Thurlow, dont on avoit dit également qa'il étoit Tun des conseillers secrets » ■

Lord Nôrth répondit à cet appel avec sa franchise ordinaire; dédaignant d'employer des déclarations mensongères DU équivoques pour animer l'esprit du penpid «contre un adyersail*e, il avoua que, durant son adminis^ tration, itnes'étoit jamais aperçu qu'aucune influence cadkée eût entravé ses desseins, et qu'il n'étoit jamé venu à sa connoi^ance que M. Jenkinsoijp, dont il avoit souvent reçu des. avis, eût rien conseillé .à sa majesté " «qu'il ne put justifier en public. Il rendit ensuite le méioe -témoignage à lord Thurlow , et déclara qu'il l'avoit trofr vé, dans toutes les circonstances, plein de capacité, d'honneur et de loyauté, et qu'il le croyoit digne de remplir la placé qull occupoit* La miotion de M. Coke fut adoptée presque à l'unanimité, p'ayant eu contre elle que quatre .voix. ' 97 mars. Le roi répondit d'une manière graciepse à l'adresse;

CE0R6ES rir. So»

mais les difficultés qui s opposoient à nu arrangement n'étant pas encore levées , le comte de Sarrey proposa 3» mars, de prendre une résolution déclarant que Tintervention de la chambre étoit nécessaire dans la conjoncture alar-^ mante où Ton se trouvoit. M. Pitt combattit cette motion, comme peu respectueuse aftrès lés promesses du souverain ;iord Jean Gavendîsh <et lord North la désapprouvèrent également; et«&>rd Surrey la retira, proposant, à la place, de déclarer par une adresse à sa majesté que tout retard, dans un objet aussi important que la composition d'un ministère, nepouvodf qu affoiblir Tautorité du gouvernement, éloigner les arrangements pacifiques, et perpétuer la détresse et la confusion. Il s'éleva à cette occasion des discqssions fort animées dans la chambre , et M. Dundas insinua que le chancelier de 1 échiquier ayant donné sa démission ce jour- là même, on ne rencontreroit aucune difficulté désormais. M. Pitt a voit toujours déclaré qu ilne resteroit eu fcmctions que jusqu'au moment où l'on auroit pu lui trouver un sucées* seur ; et aucun parti n'eût été (àché de le voir co&server le même poste, si son maintien avoit pu se conciher avec d^autres arrangements.

Il ne fut rien décidé à l'égard de cette motion , et peu a aTrîl. après l'on annonça à la chambre la nouvelle composi- ^^"J,2rè* tien du ministère. Le duc de Portland fut nommé premier lord de la trésorerie; lord North et M. Fox, secrétaires-d'état ; lord Jean Cavendish, chancelier.de l'échiquier; lord Keppel, premier lord de l'amirauté; lord Stormont , président du conseil § et le comte de Carlisle, lord du sceau-privé.

Le grand-sceau fut mis en commission entre les mains

5o2 HISTOIJKE Il'ANÔtÊtERBE.

de lord Loagh^Kïrbùgb) de M. Jiiâtice Ashhitfsl, et dé M. U barQaHotham'(ï). Lard Man^fieldfbt iioïKiià^ orale«tr de la chainbre*haate; le Icrrd vicomte Townsbend, maltre-génér^l ; M. Conrcéday, itilendant-général ; et M. Adam^ trésorier de raptillerie ; lé ôokmel Filizpatrick, secrétaire au département de )a gâéff â ; M. Bùrke , payeur des armées; et M. Charles Towiîishend , trésorier de là marine. Lorà Sandwich accepta la charge de maître de la venaison de Saint-James et Hyde-Park; le comte Cholmondetey fut nommé capitaine des gardesr à pied ; le comte de Jersey ^ capitaine de la troupe de^ pensÎDmiairest et lotd Hibcfainbrooke , lÉftè^dant des ineutes. M. Wallace et M. Lée rettti^êrent dans les fonctions^ Tun de procttreur, et l'atiti'é de solHcîteur-géné- ^ rai 5 M. Sheridan et M. Richai^d Bôrke furent faits secrétaires à la trésorerie; et M. Saint-John et îe colonel North, soUs-secrétaires-d'étaf. La vice-royanté d'Irlande fiit donnée an comte de Nôrthington; M. Guillaume Windham accepta les fonctions de secrétaire, et M. Eden, celles de vice-trésof ier de ce royauiùe. Ou éta- L'un des objets lés plus intéressante, et dont fa deciblit de gÎQn étoit restée en partie suspendue durant le dernier iulutions interrègne ministériel , étoit rétablissement de relations commerciales entl-e la Grande-Bretagne et TAmérique; TA- et la législature ne tarda pas à s'en occuper avec soin, menque. Lg jçnd^jijjain du jour OÙ Ics articles de S traités provi- ^**°^' soires avoient été soutnis à la chambre , M. Hartley reconimanda de révoquer sans délai Pacte de réserve. Il insista vivement sur l'importance d'une pareille mesure;

(i) Le duc de Richmond déclara dans une motion que c*étoit violer un statut de Guillaume III que de confier le grand-sceau à des juges. Après de longs débats cette motion finit par être rejetée sans division*

coramer ciales iivec

nlai&l69 ibéniBrèsnËélM^ leê 'jflvti dtéfib^ùiés' dû parlément viù partiront' p^&'ée^ë 'é¥t&!éi ëiicbrë à ûid système rafeoftnaide et'bieiyfoildë. fk se ASbnti^rent plutôt dans la di8pôsil&<>ti àé- cbÉapriomkirë' lë'cotidiiberce britannique^ afin ^'ràte&Sr dérii^ i^ éfals-Uniè Ane préférence â telflidte il^ attacfaoiéiit vn prix ridicule , tant il étoii éi0a^ré'. Le miîustèré Ait- àlâmé'pour n'avoir pas et]kJor!é.ôdiSaii«^â:faic6ambt*éûh' projet dans la vue d'assurer à l'Angleterre le commerœdte^ états américains; oi^ témofgiilii combien Fonappréhendoit les efforts des autres pt»»s?ânoes travalllài^t de concert à' ruiner la Grande^BnebtgUQ, et leâ frcitides d[ue ne matiqueroient pas' dé' commettre les marchands dé là Nouvelle-Ecosse etdu Canadd; elfToii dit qu^l fàlloit révoquer non seuleknent Pacte de réserve, mais établir dès lois de navigation pout* favoriser les relations commerciales' des deux pays.

En conséquem^e on présenta deùxbills à la cfhambre , Futi pouri^évoquer l'adtéderéschre, et l'autre pour établir des coinmunicatidns provisoires avec' l'Amérique. Le premier passa sans beaucoup de difficultés*; mais dûtt^ la discussion du second, quelques membres éclairés et judicieux rectifièr^di l-opiiiion de la chambre sur l'importance du comméi^ceavec l'Amérique , et lui firent apprécier avec justesse les loi* de la navigation britannique, le commerce des Indes ocddentales, et les relations commerciales entretenues avec la Russie et d^autres peuples. Lord'Sheftield et M. Eden déployèrent une très grande habileté dans ces débats ; et le premier rendit bientôt' après un service fort important à son pays, en publiant un ouvrage plein de détails précis et de ixiaximes saines et libérales, ouvrage dont le but ctoit

5o4 HISTOIRE Jd'aNGLBTERRB.

de montrer les intérêts véritables de TAng^erre, et d'assurer ses relations commerciales avec ses anciennes colonies, en les rendant également avantageuses et honorables aux deux états (i). Enfin Ton adopta dans la chambre un bill provisoire , que Ton renouvda par la suite chaque année , où Ton révoquoit cettunes foranalités gênantes pour les bâtiments américains, et où Ton investissoit sa majesté du pouvoir dé régler les rapports commerciaux des deux pays.

Mai. £q discutant les afiFaires relatives à rAmérique, la chambre porta son attention sur le sort que les royalistes alloient éprouver. On témoigna une. grande compassion pour leur infortune dans les débats qui s'élevèrent à l'occasion des articles provisoires du traité de paix ; on rappela souvent la conduite du roi d'Espagne , Philippe III , et on la compara à celle des ministres anglois. Dans la trêve qu'il avoit conclue avec les Provinces- Unies, en 1609, ce prince avoit obtenu, disoit-on, pour ses partisans qu'ils jouiroient en toute Uberté de leurs biens; et le traité de Munster, en 1648, avoit confirmé ces dispositions favorables; et cependant les royalistes^ qui avoient tout sacrifié à l'Angleterre , n'avoient de ressource que dans une recommandation du congrès auprès des législatures provinciales. Le parlement apprit, dua4 juin. ^^^^ ^^ cours de la session, que, malgré la recommandation du congrès, les royalistes seroient obhgés d'abandonner à jamais le continent pour se soustraire à la fureur implacable des républicains. Il crut alors devoir accorder une demi-solde à tous les officiers américains qui avoient servi dans des corps de volontaires, comme

(i) Observations on the navigation and commerce of Great Britaw, and of the American states.

GEORGES Ilf. 5o5

un gage de ce qu'il avott l'intention défaire à râm^enir. 37 ^mn. Tous les membres «ne jugèrent pas également conve* nsj>^e Tadoptipn 4'iuie semblable mesure ^ quoique lord $hç£Beld eût mis un talent particulier à la défendre » voulant que la loi accordât immédiatement quelque se- ' cours aux militaires. Cependant. lés deux, côtés de la chambre montrèrent la même générosité à Tégard des royalistes persécutés , et Ton passa on acte établissant des commissaires chargés de iaire une enquête sur leurs services et leurs pertes /dans la vue deieur accorder un^ indemnité.

Le caractère général de cette session fut Tempresse- Débats à ment avec lequel les partis opposés travaillèrent à se ^^^^^^ rendre populaires. La nouvelle administration fut for- l'«"^ cée, par Fexigence des conjonctures, de négocier en toute hâte un emprunt de douze millix>ns pour le service de Tannée courante , et de pourvoir aux moyens d'en acquitter les intérêts. Les conditions de cet em« prunt devinrent lobjet de la plus âpre censure; et lord Shelburne proposa de les condamner, et soutint avec habileté sa proposition. On s'acharna aussi , d'une ma*^ 5 mai. nière extraordinaii», contre un acte établissant un léger droit de timbre sur le papier qui seroit employé à faire des reçus et des quittances; et comme il étoit facile d'alarmer les intérêts du commerce à ce sujet, on l'excita à présenter de nombreuses réclamations. Mais le ministère fut heureusement assez ferme pour ne pas re^ noncer à une taxe qui depuis a été considérablement augmentée, et qui s'est trouvée également avantageuse et productive. Alors cependant elle ne cessa pas de four-< nir un texte inépuisable d'invectives.

Sur la proposition de M. Burke , on porta un acte

^o6 HISTOine iD'ifl^Otlf'PERRE

Réfor^aes pouram6tfderife'ëtatatde'faniiéûr{)i^ééa3déàtfe, qni ré-

éconoiT" qaes,

economi- ^j^^ loffiee'idëipayittar-fgénéi»! :' dt à fe definànde de

9f) Pkt, la chambrer deé commune^' a^6^lià ûtt'bill qui £) voit pour objet d'introduire des #éfoi*iâb£r économiques dan» les pfacosrde la tréeof é^éy âiëië ik^ elîsiAttBre des lok*ds le rejetât IbiffételûKes iâ<i^D^ ptéé^niéés an sujet des prâsîbàsi acscordéés à loitlThùriow, àùcolohef Barré , et à> quelques^ autt^^ pendbnifiËtgëS' é^inteiïts , fuveat pour les partis^ tttfèocôasnm de dépte'yèr un grand' acbamement réciproque^ mais àu^ô^e d^elIés ne fut 3o juin, accueillie. Un bill proposé par lord Makon , à l'effet ' d'empéchei^ ia yénaKté des éfectioUs , f\it pat*eillement 1 5.1^1. rejeté'; et la motion annuelle de l'at^lerMàn Sàwbridge, ' qm avoit pow» objet la réforme <itf' parlement, éprouva son destin accoutumé.

Pitt de- Peut-être que le publiai n'avoit piâs dompté beaucoup ™une ^ ^"^"^ '^ résultat der pareils efforts ;' cej^eâd^nt , depuis le réforme pejct de la motion que M. Pîtt avéît pk^srentée Tannée mentaire. précédente', OH avoit fait toutes' lés démarches imaginables pour eogager les corporations de tbhtè espèce, tant celles qui>avoient une existence légale que celles qui s'étoient organiséesd'elles-métoes, à se déclarer pour une réforme du pafiement. Là obambre des communes reçut de nombreuses pétitions à ce sujet, et M*. Pitt, étant regardé comme le patron de cette mesure, on ne négligea rien pour l'engager à la proposer avant le changement du ministère. M'. Pîtt temporisa d'abord fort adroitement ; mais enfin le pariement ayant expé- 7 mai. ^'^ "^s affaires courantes, il obtint que Ion feroit l'appel de la chambre, et proposa trois résolutions: par la première il déclaroix la nécessité d'adopter des mesures capables d'empêcher la vénalité des élections ; la

GKORGES III. 5o7

seconde décidoit que, lorsque dans uxi boiirg on pourroit convainck-e la majorité de s'être laissée corrompre, le bourg perdrôit son privilège, et la minorité sefoit antorisée à voter pour le comté; et ïa tw)îsième portait que Ton augmenteroit le nombre des membres députés par les comtés et rfes représentants de la capitale.

En recommandant à la chambre les résolutions qu'il venoît de pf opdser , M. Pitt fit un éloge animé de la constitution britannique. Il observa que tout le temps où TAngleterre avoit obéi à un gouvernement parfaitement libre, elle avoit étonné les peuples voisins par Féclat de ses magnifiques succès ; mais depuis quinze ans une suite non interrompue de revers avoit éclipse sa gfoire, et la fortune s'étoit déclarée contre elle du moment où elle s'étoit écartée des principes constitutionnels qui avoieht fait si long-temps le bonheur et la force du peuple anglois. Il rappela alors sommairement les efforts que Ton avoit faits dans les dernières années pour satisfaire la nation sur un objet d'une importance si grande : on s'étoit livré à des spéculations hasardées ; on aVoit présenté un gfand nombre de plans de réforme fondés sur des idées exagérées et tout-à-fait impraticables ; mais ce n'étoit pas- lui que Ton verroit toucher d'une main profane à Tensemble de la constitution ; il trduvoit assez déplorable qu'on eût besoin d'en renouveler quelques parties : cependant plus il avoit de respect pour elle , et de désir qu'elle se soutînt à travers les âges jusqu'aux siècles les plus reculés, plus il sentoît la nécessité de ne pas la laisser tomber en décadence. En conséquence il abandonnoit le principe qu'il avoit soutenu l'année précédente , l'objet qu'il se proposoit en ce moment n'étant pas de changer matcrielle-

5o8 HISTOIRE d'aNGLETERBE.

ment la constitiition , mais de faire revivre son esprit.. Entre tous les expédients que l'on avoit présentés pour rajeunir la constitution, et soustraire le parlement à l'influence royale, M. Pitt en avoit particulièrement remarqué trois : le premier consistoit à étendre à tou& les citoyens indistinctement le droit de concourir par leur suffrage à la nomination des représentants ; mais quoiqu'une pareille proposition reposât sur le principe que les hommes ne dévoient être gouvernés qu^par les lois auxquelles ils auroient consenti , il la rejetoit et la condamnoit tout-à-fait. En effet, elleétoit injurieuse à la prévoyance des fondateurs d'une constitution établie pour gouverner des hommes libres et non des esclaves;. et si la doctrine qui lui servoit de fondement étoit vraie,, tous les électeurs qui auroient voté pour des candidats rejetés, devroient être considérés comme esclaves, et il en seroit de même de tous les représentants qui auroient voté contre des lois adoptées malgré leur oppo^ sition. Au lieu de cela cependant les membres du parlement, immédiatement après leur élection, étoient les représentants de tout le peuple, tant des citoyens qui n'avoient pas voté, que de ceux même qui avoient voté contre eux ; tandis que l'innovation proposée établissoit en principe que le peuple n'avoit jamais été constitu-* tionnellement représenté par la chambre des commu^ nés, chaque citoyen n'ayant pas individuellement cour couru à la nomination de ses membres. Le second de& expédients proposés étoit d'enlever leurs privilèges aux bourgs vulgairement appelés bourgs pourris: ce projet étoit spécieux sans doute, mais tout en,>considérant ces bourgs comme une difformité dans la constitution, To^ rateur craignoit qu'on ne pût les priver de leurs droits»

sans tout ébranler; cependant il ne négligeiroit rien dans son plan pour les mettra bors d'état de porter à la constitution aucune atteinte sensible. Ceci le conduisoit naturellement à parler du troisième e)cpédient, qui étoit 'd'augmenter la chambre d'un certain nombre de représentants envoyés par les comtés et la capitale. Cette 'mesure lui paroissoit mériter qu'eii rappik)uvât, parceque les nouveaux membres seroieùt plus difficilement influencés par la couronne; ausisi:, quoiqu'il ne préten^dît pas régler leur nombre, il pênsoit ^uHls ne dévoient pas être moins de cent. La chambre seroit plus nombreuse alors qu'on ne le pouvoit désirer; mais il valoît beaucoup mreux quelle fût nombreuse , que de voir la liberté menacée et c6mpromise par la funeste influence de la cour. D'ailïeûrs le nombl^e des teprésentaiits se réduiroit insen^ablèment à dé^ justts' bornes, les bdttrgts perdant de lèttrs privilèges du dtd'àient'où on les àuroït convaincus de s'être laissés corpdnapré. '

M. Thomas Pitt apptiya cette mQtiôn;'m2ns trouvant exorbitant le nombre' de cent, Û proposa de h'aùgmetiter la chambre qqë d'un représentant^ jpoiir dhiàcun des comtés d'Angleterre 'et de Gaileè?. Repoussant èri^iife toutes les insinuations calomnieuses dont irpoùri'olt -être l'objet en sa qualité de fépt^sèistànt dw boilrg pourri d'Old-Sarum^il demanda^ i^ull lui' fiit pertnisd^ faire volonjDalirement le sacrifice dé sa place au parlement, et de roffriv-àla constitùtiçn conime un tribut; -se proposant', dans le cas où son offre seroit accjeptéé, de demander, en faveub des propriétaires de la banque, le droit de députer deux représeoitants.'

M. Fox pa^la également à l'appui de la motion; mais il jeta du ridicule sur l'offre de M. Thomas Pitt, qui,

5ro HISTOIRE d'anol^terre.

dit-il, ne Tavoit faite , que paroeq/nHl ^tpi( h cerUtude

qu'op nelaccepteFoit pas.

M..Dui^das (Bxppsa jl^s motîJFs (pii l'^pg^g^^nt à ypjter ppur la ré^olutioa pirQp.o$Q^; pi^^ ain^i q^^ M* Tbomas PiAt il fut^en (hutte aw ç^SG^^m^pd» M- ^bi#^âwV q^ii leur reprçcha à tous l^s 40U¥ ji'#tfed^.iwttv.ffls* prosâyites de M. jPitt^

Peûdant q^e les ,d#ip|ft$eurs de io^t^a m^fiN^^ 9fi m9ffr troie^U ainsi , désunis y Jes oppoj^9^^$vSt|iy<^At jtm pajp^P de conduite pius conséquent et plus ^aj^op^é.. M, Powiji^, .celui ji'éntre ^ûx qi|i QbjtiAt Je tpr^oDÙer Ji$. parolie, déivpila les artificjBS qi^ofi evaployioU ppu#:,e*alt;çr Jqs eçpérances du public , et Caire adresser 4^ pétitioii^s a^ parlemepi;. il analysa le§ résolu^ioius des ^sae^xblé^s d^ cointé, et l^,péti,tioi;i^:. présentées à M ^h^mbi^., et. prouyi^ que l^s J93ejSvre6:pjroposé<QS 4)'^(:<H^S^^ de nature ^ CQntex\^eir les ^tÂ^i^junaiiNô^, :ll con^t^ta que deu^^ associations, appelées.,; l'une 1^ .^qiété l^ustitujûpaaj^elje,,çt Tautr^e |a quintuple jalUa^nç^^^V^ient^^^ fax lei^rs pa^fcùcî^tjp^s quelles H/e SferoÂeot jamais .aatisf^t^yf^iç ^Xf^^ii^^^.y^W ^'4toife égplwieBt.peçdnuu .d«^(&, .tp^s Jes ^Qts ; .çt U Qbs€irv^)ensuilte qae le acuEOJbiie jtotjaj.dcis péjji^ijOpi^âr/e^ine s:'ék¥Qi)::iquà>iug.t mUe, et ,<ju il n'y^iljfVWi'Î.^UfiU^ des villes de Maaeh«sj;dr, deBir- .ming^^sun. âejSb^field, de Léeds, lOiâd'lIâliifàx, xfuoi- .qpe cep. viljl^fp^^ut. très coiami^rçanliês étxju'elles n W ypya^se^t p^ de députés au parletnênt;.]} ajouta qu'on ay,oitx.e^\r^(^AY^ une .éjbquenee admirable ce temps de bonheur jBt de yértu,. ces jours halcyonni^ns où l'Angleterre jouissoit. d'une représeaitajtianiégale et fidèle ;. mais ;,qufi pc«w'lui,«iil diesiirqit qu'on put luj rappd^r sous quel jé^ptftU ayoitv.UiUnej eprésewtation pareille, et à quelle

çi:otiCEs Hï. 5n

,^p^ue de rUUtQ\rp pue égalité si .parJEaito «voit .existé. .., JÇ^oi;çl*N9iKtli dCpipl:^!^ lu loOlion présentée^ et propQûça.iMi discpiAirs<^gfil^i|ientireKniinquablépar lôs traits .|4'e3prjit et p^ hs ;âyqlidçs «rgmneofts qù!ii i^nfenniopt. Les pétitios^s e^yj^jé^^^^ aUéguoit<'il^4L jatôient sousentes «que par ijiAe;l;i'^^:foibl0 nmqrité idws «haqud (muté; .cellç du Yoirli^ilûney^cltdnwa^M^ ni^téit jjcvétae;que^de ^eiif jjpiUe §)gp9((br«ft»jet âolleide ^ufibik h'étoife isigoée .qpe parJç..§l)érÂf!^^l^ iae.qjui.piropiiàitiiiciiqiipie ahé- ^\l^ ^Viïïo}ik v4MijMt h xéiotmej, paai&^ nuttement^ue J^i jp^yple ^4çW^ip^44t>J^'y nvoithil ;pa« de Tab^iudité .^ Jl7J^^aif jy{{er d^ J^Qpioîo» itous.:l0S: citoyei|^.<ki ^l^çjY^jupfi.parjqç^H.dle v^îîgt mAh pM^ioilriairés^JÇtpar jguel jn9çe^/efl/?pi)€i;ftSoiittÇBft jôbtTOU céa •{]|étalk)D9d ;Ge j^'^^t^pas j|§,pevi{)^^.c|u^ ^en^- a^tQÎt ftâi:QSfiéevn^îsiDnc ^pr^iftft dft pe^fi î^§jea(i^,,.^ueffatjlés .as«is«fi;9e j^flL9i^tjfieu^ ftïîfî jç^iie.^W^j, ^ Jb&^essioDs ^n^nc î^s^et ^. çe^te pfiçasip*i,klwypf^ét^it feéoe^sàiréiqeiit jp^ss^emJJé; m^i^ ^ .fllélqit^rpftilHolà) qo^ I!toi>aToit'ëfcé j9l|erd;icr des pgn^tpf^ : iç!q^ç^t d^ftsjâ^ SiàSjemUées:de ^ofut^, oùlçsia^is^iftïç de prf)jj9tçs?.çQndQi€»tiaYfioletins .jjj^c^urs prép^çp3fit^lffii,FÇ pétitifliîi^/JPSitOTfwAès^.otive- .fioieut iuviteT; d^s. jçi^p5^fl§ ipflueftcés.à fligiier ^epajpifiVJ^non Içur pr^çffitqijt^ Ain» ^JSifWîieilles sigaàtqres ^^^^t r.éeJLIemenitr^/'pf^^e^â .^t jc^tftna^ l^s citoyens pai- .s^bhf s.avp^ei^t jpL p^rudeJ^çe de A? f4^ xa^nr hors dé .^ez e^^y jjl ii^e rç§tRij:;p^ijiç àja jcl^iiab?^ qp-à diêcidêr si! elle yquiqit av|oir .égqf4 3W?.dsPW:Wd^S :d'»» petit uûinbpe d'ix^rigautSj ..; , • ■

^ j^osuite^, fajsapt allusioçi à iifli discours où. IW/afcoit ,)pçi^ué.;qup.de^ mVii^p^$; pftfvefjS-é^pi^Wt maintenus dans leurs fonctions par l'influence prépondérante du

5l!2 HISTOIRE d'aNGLCTERRE.

trône, et malgré ropinion des citoyens, lord North ajouta : « Je ne nie dissimule point que c^est moi qu'on « paroit avoir en' vue dans ces reproches ; mais j'espère «que la partie honnête et éclaira de cette chambre « saura voir FinjuBtiGe révoltante cl\ine pareille agreste sion. Lorsque ipotir la première 'fois^'j^ai été appelé à « rhonœur de siéger au conseil,' je ^ïi-étois pas un mr- «nistre de fortune, une créature dozifti le parlement « n'eût pas entendu parler; j'ai été choisi au contraire • « au mUiea de vous, et- vous meconBoi^iez tous depuis « long«teihps. Vous m'aviez accorèé Vous-mêmes Votre . « appui ;< et quand vèus me Vav^;^ rëtit*é , j!ài cessé i3\)C- «cttperle ministère. J)ans mon élévatîtin^j'ai été la créa- A'ture du parlement) cotnme dans ma chute j'en ai « été la victime. Je îsuis venu parait' vous, également [M étranger à' t^ùs le£^ partis; c'est daiis àeite enceinte mxpkq vous avez comixiencê à m^coimoître; c'est vôûS «f *qui m'averéièVé etqul m'avez ^nsuite^Battn. J'ariété «l'oeuvre de votre- opinidn et de vbti*e puissance, et « l'histoire de *na Vie politique est un' 'argument qui ré- « futera toujoursicette assertion, q'uë la couronne jouit tt d'une influence éxwbi tante qui détruit l'indépendance « du parlement; ^ue trouverez-S^'ùs dariè mon histoire « qui soit Uiié préjuve tle cette influence illégitiiné du <t souverain? ^^lïe -n'y troùverezt-vous -pas au contraire « qui neprôûvi^ombi^n est irrésistible la force de Fopî- «Inibn? Et d* inomTêhit que cette bï)îûîoil est asséa puisj«c saute pour éloigner tout ce qtci lui déplaît, qu'est-il « besoin de cette réforme parlementaire si prônée? Mais, « dira/"tion, cofatinuoît lord North, on jieut du moins « accorder au peuple la liberté d'envoVei* cinquanie

GËÔAGES lit. 5t3

« nouveaux députés au parlement. — Non; je coinbats

« cette opinion , répondrai-je : — Quand les innovations

« sont commencées, on ignore où elles s'arrêteront;

K -^ L'impulsion à laquelle on s'abandonne est comme

a la gravité d'un corps qui tombe, et dont la vitesse de^

« vient plus grande dans tous les instants de sa chute.

« En ajoutant cent nouveaux membres, où seulement

« cinquante au parlement, on feroit pencher la balance

« en faveur des intérêts territoriaux, tandis que ce qui

u fait Fexcellence de la constitution des communes^

« c'est que, de même que la législature entière, elle

i maintient impartialement l'équilibre entre les grands

«intérêts divers de Tempire, ceux des propriétaires^

«r ceux des commerçants, et ceux des capitalistes. Oppo<>

« sons-nous à ce désir extravagant de réforme, répri*

ft mons-le dans ses commencements^ et comportons-

« nous comme des hommes prudents et déterminés.

« Nous ne sommes pas seulement les députés du peuple «

« nOùs sommes ses représentants : nous n'avons pas

n iSesoin qu'il décide avant nous , afin de décider e^*

« suite : nous sommes ici comme s'il y étoit lui-même ;

« nous y sommes pour nous conduire d'après ifbs lu*

« mières , et ne suivi'e d'autre impulsion que celle de

A notre conscience. En un mot, comme on n'a rien

M prouvé contre la constitution, et que l'on n a fait

«entendre que des déclamations mensongères, je ne

m frouve rien dé si méprisable, je lé déclare, que cette

m idée d'une innovation dans la forme de ce palladium

' « vénérable que tant de siècles ont consacré, et je votis

« conjure de la repousser, si vous ne voulez être cou«

« duits à une inévitable ruine. »

5l4 HISTOIBE D'ANGLETERRE. |

La motioa fut rejetée à la majorité de cent quarantequatre voix(i}.

17 inia. Bieotôt apfàs fut discutée superficiellement, daosla présente chambre des communes, une autre matière de nature pour la ^ gj|^ç|. Tattention du peuple. Les quakers saisirent Toc-

première *

Ibis au casion que leur offrit la présentation d'un bill relatif à ^eot ^^^ règlements sur la traite des nègres, pomr dmnander une péci- au parlement l'abolition entière de ce trafic ; mais après mandant ^^ discussioû peu étendue, Tordre du jaur fut adopté raboli- sur leur pétition. Cet incident mérité d'être mentionné, traite des oou qu^il ait rieu de remarquable en lui-même, mais nègres, parcequ'il donna le premier évdl sur une matière qui devint par la suite le sujet de violents débats , et Ait envisagée SOU9 des points de vue bie» opposés, tant dans le parlement que parmi le peuple.

33 juin. Un message royal demandant pour le prinee de «ne m™^ Oalles, déjà parvenu à l'âge de maturité^ la formation son paru- d'uue maisou particulière , Ait le dernier objet impor*

calière 111 ) ri • / .

pour le tant dont le parlement s occupa. Sa majesté consentoit prince ^e ^ prélever sur la liste civile la^ somme annuelle de, chiquante mille livres sterling en faveur de son héritier présomptif; mais le parlement, considérant que le revenu de la couronne, ainsi réduit, ne pourroit porter aucune nouvelle charge, accorda au roi la somme de soixante mille livres sterling pour équiper le prince d'une manière conforme à sa dignité.

16 juillet. A une époque déjà fort avancée de raniiée^ lo «oi deTJ^^ ferma la session, en remerciant la cbaiabre de^ comsession, munes de la bonne volonté avec laquelle elle avoic pourvu aux besoins^ du prince de Galles.

(1) a()3 Toix contre i49-

GRORGES III. 5l5

Il lui témoigna aussi son regret de ne pouvoir lui an- Signature noncer la signature définitive des traités de paix. Mais j),"*^* après la signature des préliminaires, il ne restoit de dif- traités de ficultés à vaincre que celles q lie pou voient occasioper ^^^' lagitation du gouvernement britannique et les prises faites depuis, louverture des. négociations. On accepta par bienaéMice ia médiation de Tempeceur d'Allemagne «t de l'impératrice de Russie; mais tous les arrangements furent faits sans leur assistance; seulement ils 3 sept. forent sanctionnés par les attestations déclaratoires de leurs ministres. La France détermina la Hollande à accéder à des préliminaires qui avoient pour base la restitution réciproque de toutes les conquêtes, à Tei^ception de la ville de Nagapatam, qui fut cédée à la Grande- Bretagne ; et le 3 septembre on sigiia définitivement les traités avec la Fraûce, l'Espagne et ^Amérique*

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