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, Sir J^c^uesrÇanderj^QP, ,Kiaire de I^^r^, proposa i'a-
dresse, et profita de, cette occasion pour dénoncer les *'^ nombreuses sociétés du i'oy^i:^pe, affiliées les unes, aux autres et se transmettant , .par.une.çonrespqndatQçe active , le poison des p||is pernicieuses théories. Il ne dpvitoit point que le renverçemept de 1^ çqjpstitution ne fût Tobjet d^ leurs efforts.
M. Fox répondit que, d'apri^s ,^^, conviction intioie , Débauau toutes les insiniiationsçontenues dans le discours de sa ^l^i majesté. nétoient pas au$si yrsi^es qqe les |nan(euv\'es artificieuses du ministère. Il in^prouva la gperre dont ce discours mepaçoit la Grander^retagne, et proposa,
. compie amendement au. projet d'adresjçe^ que la chambre s.e livrât ^à rinvestigation d«s»faits allégués parle roi, puisquils,£^vpientété,ies.inotifs d'une convocation. précipitée.
M. >yindhain. répliqua. que toutes les.u)aç)iinations se trabissoiept par les faits; ^pe le gouvernement ne ^ s'alarmoitpas sAr.des briiifs, mais sur des. preuves, et qu'une inquiète prévo.yanceé]pjg.noit les périls qu une imprudente sécurité laispcjt 9,{]^rocher.
* L adresse p^ssia d^ns les de^x chambres, ^u milieu des. débats, qui précédèrent spn adoption à la chambre, des communes , M- Fpx avoit demandé qne sa-majesté fCit suppliée deo^P/lojer les Voies de la négociation pour prévenir, une guerre^ avec la .France. Cette motion fut rejetée. Le lendemain il en fit une autre
. ;pour. proposer Tenyoi d'un .ministère auprès du pouvoir qui gouvernoit la France ^ afin qpe cet, agent i*égl^tJles
.points de contestation, qui po,u voient diviser ]es alliés de* 3a majesté britannique et la nation françoise.* Malgré lappui que M. Grey. prétoit, à cette proposition , elle
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fut rejetée comme l'autre avec unanimité. Ce cloublô
'^^^' échec prouva que le parti de l'opposition étoit affoibli , par la défection d'un grand nombre d'anciens uyi^hs , frappés du péril que l'importation des doctrines de la France faisoit courir à la constitution d'Angleterre.
Bill de» Le g décembre, un bill fut présenté, concernant les
étraogers. ^ ^ - ,' \ , ,. ^ . ,.i
étrangers dont le royaume etoit rempli. Quoiquils fussent, pour la plupart , des royalistes françois émigrés, ils n'en alarmoient pas moins le gouvernement; et l'objet du bill étoit de les distribuer dans certains districts, et d'exiger d'eux des passe-ports quand ils en sortiroient. Cette motion ouvrit un champ vaste aux dis- ^ eussions les plus animées. Les membres qui s'étoient séparés de leur parti motivèrent leur changement d'opinion. « Les circonstances, dirent-ils, les justifioient à « leurs propres yeux , et l'amour du pays ne leur per- « mettoit pas de composer avec des principes ennemis « des institutions les plus sacrées. » Ce fut dans cette séance que M. Burke, en signalant des projets plus que factieux , jeta sur le parquet de la chambre un poignard de la manufacture de Shefifield.
Le bill fut accepté par les deux chambres , ainsi qu'un , autre bill qui tendoit à prévenir la circulation des assignats émis sous l'autorité du gouvernement françois. Dernières La guerre avcc Uppoo se termina cette année. Le lord lîonsde Cornwallis l'ayant réduit aux dernières extrémités, il la guerre fut obligé de se soumettrc à toutes les conditions împo- Tk)poo- *^^s , de céder aux alliés la moitié de ses états, et de li- Saïb. yYQj. ses fils en garantie de l'exécution du traité. 1793. Les membres de la convention nationale pressoient la décision du procès de Louis XVf avec une barbare impatience, et la solennité qu'ils alloient donner à ctr
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jugement n^é toit qu'une dérision impie des formes de la ~
justice , puisque ce malheureux prince étoit déjà condamné. Les Anglois avoient cessé d'être cités par eux comme une nation exemplaire; bien plus, un de leurs orateurs dit un jour à la tribune : « Ce peuple qui se « vante d être libre apprendra comment on le devient. » L'audace de la plupart de ces révolutionnaires n'avoit rien d'égal que leur ignorance.
La guerre entre les deux nations paroissoit inévi- L'Angletable. En Angleterre , l'aversion pour les' novateurs fran- France cois étoit si vive, que tous les citoyens distingués par annonleurs lumières, leur rang, ou leur fortune, aspiroient disposi-
au moment qui romproit toute communication avec la . **^.^^
'■ *^ , . hostiles.
France. Ils se flattoient aussi qu'une confédération des
puissances triompheroit d'un gouvernement en insurrection contrQ l'Europe entière.
En France, indépendamment de l'inimitié nationale qui poussoit à la guerre , on espéroit qu'au premier signal d'une rupture ouverte, une grande masse de mécontents anglois, irlandois, écossois, auxquels les ré- • volutionnaires tendoient la main, alloit soulever et républicaniser leur pays. Une lettre du ministre de la marine, adressée dans tous les ports de mer aux amis de la liberté , finissoit par ces mots , que cita M. Pitt : « Le « roi d'Angleterre et le parlement ont dessein de faire la « guerre à la France; les républicains anglois le souffri- « ront-ils ? Ces hommes libres , au milieu de tant d'es- «claves, témoignent déjà, nous le savons, qu'ils ne « porteront point les armes contre leurs frères , contre « les François. Eh bien ! nous volerons à leur secours , u nous descendrons dans leur île , nous y jetterons « cinq\iante mille bonnets de la liberté, nous y plante-
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^ « roos Farbre sàcvé^-nous ambcasserQBsiesrtipubUcaiB^y
'^^ « et.la tyranoîe sei;a<detruitevettle6rtyi:ans.«ii]j;oot^4c^u.« Tel etoit le langage de M. Mofige, iprofessepr tcè^ ai^vant , dit'On , .politique imbécilleet forieu^c.
Les «entiments d'honpeur (pour 4a république ifrançoisejparvinrent au depaierdegpé, qi^and bn sut que la 4éte de Louis XVJ étoit tombée sur un échafaud. Lord Grenville donna Tordre à M. de-Chauvelinde sortir da jroyaume dans un délai de buit;jouKs. <Le aâ sa «najesté i)ritannique'fit remettre aux deux chambres un message par le^quel ell^ les informoit que {plusieurs ^papiers de lambassadeur François, et la copie de; Tordre signifié la 'Veille à «on excellence, alloient létre .mis sous leurs ^eux. On lut toutesrcesr pièces, dont voici laspbstance:
I ^ Une question 'faite, au nom du peuple frauçois , pour savoir si la Fraoee devoit regarder l'Angleterre 'Comme neutre, ou la con^pter parmi ses ennemis.
a^ Une justification du décret qui promettoit asfiîs* Jiance aux peuples insiij?gés.
3 ^ (L'assurance donnée que la France • n'attoqueroît .pas la.HoUande ,: pourvu quei cette république nes'écar* tât point d'une exacte- neutralité.
(Les réponses de lord iGrenville-étoient .annexées ik ces pièces. )
4^ Une note offieieUe da pouvoir «céeutîf, signée>/iebrun^ qui n etoit qu'une répétition de la. première.
5^ Unenote du ciùoyçn Cbauvelîn, ministre plénipotentiaire de la répubUque Françoise , contenant des représentations au sujet de Tactedes étrangers , talien/^biUy particulièrement dirigé contre les Franç<HS,:dîsoit Je citoyen Ghauvelin.
6® Uae réponse de lord Grenville , qui renvoie Ja.npte , comme inadmissible, attendu que M. de Ghauvelin y
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{)rënd un càràotère qui n est pa;s reooiina. Le miDi^tre T^ auglois revient énsoilfe,.par'fortoe de œnnôuoicatidR ^^ ' ^istra^'officièlle, sur l'insuffisaiide des explications que la France a données ; et dé plus il déclare que rAngleterre ^poursuivra ses préparatifs hostiles pour se préserver, et -pour .préserver ses alliés, d'une nation qui «porte tout 'â-4a-fois chez les autres le feu de 4a guerre et les déso'rdres de Tanarclne,
7 ^ Une lettre du citoyen Chnuvelin au lord Oren ville , pour lui démander une entrevue.
8® Réponse négative du lord Grenville.
9^ L'ordre du prompt départ de M. de Ghauvelio.
Les adresses au message du roi-ii^assèreiity dans les deux chambres, à la presque oinanimité.
Le premier février la convention nationale ^éclat*a La Ja guerre à l'Angleterre; et le 1 1 les deux - chambres «n ti^n^jx" 'furent instruites parun'messsrge de sa majesté. Le len*> claie la demain M. Pitt entretint les communes sur l'objet de f'^^np^^^ ce message, et finit ,par préposer une adresse au roi. terre, M. Fox prétendit' qu'ihne eonvenoit point>à la chambre d'énoncer que 'le ministère an^lois n'avoit appelé la guerre par aucune ^provocation. Le même M. Fox prérstnta, le 1 8 février, une suite de résolutions crui ten- ^,,