I I - DB1 \ GRANDS PARI IS MCI I
lipai! 1 1 ! M* inl Ir m 1 1< M i'..- rniii|MiMM' « I « * liolilr • I <l<
hommes opulent 'i de I nne lignée, auxquels il ne
manqtiail <!<• la noblesse q le litre. Ces hommes, .imv
I ■ ns nombreux pla< sous leur dépendant donl ils pouvaient exigéi le soutien, excri ûenl dan*
II i m un grand pouvoir. I >n même côté se i ingeail le grand corps «lu clergé, les <l«'ii\ universités >\ lotis les laïques fortement attachés au gouvernement épiscopal et ;ui rituel anglican. (les respeetubles i l.i-^s ie trouvaient en compagnie d'alliés beaucoup moins honorables. L'austérité puritaine poussa dans le i
du mi Ions ceux (|in faisaient des plaisirs Nuis affaires, »|ui aimaient la galanterie, les vêtements splendides, et avaient du goùl nom les arts l<'i-. \ leur suite marchaient tous ceux qui vivent en amusant les loisirs d'autrui, depuis le peintre et le poète comique jusqu'au danseur de corde el .m bouflbn; car loua les artistes savaient parfaitement qu'ils pouvaienl prospérei -mi- rgueilleux el luxueux despotisme, mais qu'ils devraient mourir de faim bous le gouvernement de riistes inflexibles itholiques romains apparte-
naient jusqu'au dernier a la même ».ui>c. La reine, une fille de France, professait leur religion. On savait que snii mari lui était vivemenl attaché] «t qu'il était même dominé par elle. Bien qu'indubitablement prolestanl par conviction, il ne voyait pas d'un mauvais tril les se< la leurs il<- la vieil! un, et il leur aurait
volontiei ardé plus <i<' tolérance qu'il n'était ili^- .1 en ai i ordej aux pn sbyU i ii us. si l'opp silion remportait la victoire, il était probable que les lois sanguinaires [v contre les |>apislcs sous !<• n
d'hlisabelli seraient appliquées en loute rigueur. I ( atholiques khh.hu- étaient donc [tousses pu les moi ifs l< plus i"i i- .i ; la i auas de la « oui . I n
tient ive< mit- |>i ud< n. a qui i< ui attira V proches <!<• lâcheté et il<' tiédeur; mais il esl probable
qu'en obsemnt cette grande réserve, ils consultèrent les intérêts du roi aussi bien que les leurs. En se faisant remarquer parmi ses amis, ils ne lui auraient guère rendu service.
Le gros de l'opposition se composait des petits propriétaires campagnards et des marchands et boutiquiers des villes. Mais à leur tête se plaçait une formidable minorité de l'aristocratie, minorité qui comptait dans ses rangs les riches et puissants comtes de Norllmmberland, de Bedford, de Warwick, de Stamford, d'Essex, et plusieurs autres lords d'une grande richesse et d'une grande opulence. Dans le même parti se trouvaient la masse entière des protestants non conformistes, et la plupart de ces membres de l'Église établie qui adhéraient aux opinions calvinistes si généralement admises par les prélats et le clergé, quarante ans auparavant. Les corporations municipales, à quelques exceptions près, se rangèrent aussi du même côté. Dans la chambre des communes, l'opposition avait la prépondérance, mais non pas pourtant d'une manière décisive.
Ni l'un ni l'autre de ces deux partis ne manquait de puissants arguments en faveur des mesures qu'il était disposé à prendre. Les raisonnements des royalistes les plus éclairés pourraient se résumer ainsi. — « Il est vrai que de grands abus ont existé, mais ils ont été redressés. 11 est vrai qu'on a empiété sur des droits précieux, mais ces droits ont été rétablis et entourés de sécurités nouvelles. Les sessions des états du royaume ont été, au mépris de tout précédent et de l'esprit de la constitution, suspendues pendant onze ans, mais des précautions ont été prises pour qu'à l'avenir il ne s'écoule jamais plus de trois années sans parlement. La chambre fétoile, la haute commission, le conseil d'York ""lis ont opprimé et pillé, mais ces cours odieuses ont maintenant cessé d'exister. Le lord lieutenant aspirait ' "tablir lo despotisme militaire, mais il a payé sa
i i | DU I GRANDI PARTIS AMGI US. 1 15
trahison <!<• sa léi . I primai d'AngleteiTo infei i lit notre culte de i îles papii i< el puni-, ni nos - i upules
une cruauté |» ipi le : mai i il est mamtenaul Tour, attendant l<- j 1 1 j i • 1 1 1» • 1 1 1 ^ i I«»kI
lui sanctionna un plan qui mettait à la 1 1 i ouronne Is |>; de l<>ut \n^rlais ; niais
il i été disgracié, ruiné el obligé de chercher un n sur une terre étrangère. Les ministres de la tyrannie nui expié leurs crimes; l<> victimes «I»- la tyrannie ont
dédomn de leurs souffrances, Dans de telles
i \m on îtanees, il ne serait pti avéra d m>
voieset moyens qui étaient justifiables el nécess lires lorsque noua nous sosnmea réunis pour la première i<»i> après un long intervalle, et que noua avons trouvé un mini8tration entièrement composée d'aboi» Il eat temps de réfléchir qu'en |»« Mi-^.mt trop loin notre ^< t"ii« sur le despotisme, nous poovoos arrivera une pleine anarchie. Il n'était pas su notre pouvoir de rarvener 1»^ math \.ii>f> institutions <]ui ont ré< emmenfl désolé notre | sans des lorcmeat qui ont ébranlé les fondements du gouvernement Maintenant que ces institutions son!
Inlhliri'S, ll< M l - di'VOIIS Iln||S llâliT d'rla\rr l'édiflCC qu'il
lui de notre devoir de battre en brèche. C'est pourquoi nous serons en nous défiant de toute théorû no-
vatrice, et en ii« ni— gardant d'empiéter sur les prén
lives ilmii li loi a, pour le bien public, armé le aotm -
i.iiti. »
■ ni 1rs \iu-s « 1 • - r. - hommes, <1< Mit l'eXl Il.lil I '.ilkl;iliil (M'iil rllr rrjjardc ruiiiliir lr el i • *t . I>
hommes non moins habiles 1 1 non moins vertuem n -
pliquaienl .i\<v t.. ut autant il«- innr, «lu rôiro|»|»n>t', ,|iw
l'iinté ilonl jouissaient l< hlxTlesdu peuple anglais
< lui plus ;i|>|».u. ni ■ (juc m ||t-, ri (jue la cour n viendrai! n liih.iiii-s .iiissiiôt «|ur- 1 i \
»l»s i-nlUlUUIH - S«" ivl.'u lll'iail . Il était M il. I- I OU il II'
raiaonnemi ni de Pym, de Mollis et »1 Hampdan, que
plusieurs bonnes lois avaient été décrétées, mais si de bonnes lois avaient été suffisantes pour modérer le roi, ses sujets auraient eu peu de raisons de se plaindre de son administration. Les statuts de date récente n'avaient assurément pas plus d'autorité que la grande charte ou la pétition des droits. Cependant ni la grande charte consacrée par la vénération de quatre siècles, ni la pétition des droits sanctionnée après mûres réflexions et pour de sérieux motifs par Charles lui-même, n'avaient pu suffire à la protection du peuple. Si le frein de la crainte était une fois retiré, si l'esprit d'opposition venait un instant à s'endormir, toutes les sécurités de la liberté anglaise se résumeraient en une seule, le serment du roi ; et une longue et sévère expérience avait prouvé qu'on ne pouvait pas se fier au serment du roi.
Les deux partis se considéraient encore mutuellement avec une prudente hostilité et n'avaient pas encore mesuré leurs forces, lorsqu' arrivèrent des nouvelles qui enflammèrent les passions et renforcèrent les convictions de l'un et de l'autre. Les grands chefs de l'Ulster qui, à l'époque de l'avènement de Jacques, s'étaient, après une longue lutte, soumis à l'autorité royale, n'avaient pas longtemps supporté l'humiliation de la dépendance. Ils avaient conspiré contre le gouvernement anglais et avaient été condamnés pour crime de haute trahison. Leurs immenses domaines avaient été confisqués au profit de la couronne et avaient été peuplés par des milliers d'émigranls anglais et écossais. Les nouveaux colons riaient en civilisation et en intelligence bien supérieurs à la population indigène, et abusaient quelquefois de leur supériorité. L'animosité produite par la différence de race s'accroissait de l'animosité produite par la différence de religion. Sous la verge de fer de Wentworth, on entendit à peine un murmure, mais lorsque cette puisse compressteii ne s'exerça plus, lorsque l'Ecosse eut
RÉYOI II Dl i ir.l \M 1 1"
donné l'exemple d'une révolu triomphante, lorsque l'An ■ 1 • - ! • ■ i re lui déchirée par tel querelles intestj bIoi -Ii ilencieu cmcnl contenue des li landai -
i.i en m tes d'effroyable violence. Toul p la
population il"»i igène se i ua -m lei i olon I guerre, à laquelle les haines religieuses <i national* donnaienl m» caractère de férocité particnlier, désola ri Ister <-i en p indil dans les provint - - voisi • i i hatcau de Dublin fini .i pein< dé comme à l'ai m :
chaque courriel apportait à Londres d< - récits • \ de violences qui n'avaient cependant nul besoin d'être - pour exciter l'h m «t la pitié. Ces mauvaises nouvelles portaient a leur comble les passions des deui grands partis qui manoeuvraient l'un contre l'autre s Westminster. Les royalistes mainte-
iit que le premier devoir de tout bon Angl lis 1 1 de toul bon protestant, dans un tel momenl de i ri de fortifier le pouvoir «lu souverain. Il semblait contraire à l'opposition qu'il v avait maintenant de meilleures i lisons que jamais de limiter et de contrecarrer -"ii autorité. Les périls de la chose publique étaient -an- doute une bonne raison pour donner de grands pouvoirs à un magi Irai digne de confiance, mais i ■ i ut aussi une bonne raison i our refuser • es pouvi à un magistrat qui était .m fond 'lu • œur un ennemi public. Levei une grande ai mée avait toujours été la pen-
principale «lu roi . i ne grande ai mée devait être maintenant levée de toute nécessité, el on pouvait craindre que bj de nouvelles garanties n'étaient les 3 pour li rédui tion de l'Irlande m fus
employées contre les libertés de l'Anglcl Ce n'était
pas tout l n horrible soupçon, très-injuste rite,
mais fort explicable, avait germé dans beaucoup d'esprits, la reine était catholique romaine; le roi n\ point considéré pai l< • | m itains, qu'il avait niés
pitié, i omme un protestant sti I i dupli-
118 !"\.\r,LETEllRE AVANT LA RESTAURATION.
cite était si notoire, qu'il n'y avait pas de trahison dont ses sujets, avec quelque apparence de raison, ne pussent le croire capable. On chuchota bientôt que la révolte des catholiques romains de l'Ulster était un des iils d'une vaste trame ténébreuse tissée à Whitehall.
Après quelques semaines de prélude, le premier grand conflit parlementaire entre les deux grands partis, qui depuis se sont toujours disputé et se disputent encore le gouvernement de la nation, eut lieu , le 22 novembre 1641. L'opposition proposa que la chambre des communes présentât au roi une remontrance, énumérant les fautes de son administration depuis l'époque de son avènement, et exprimant la méfiance que sa politique inspirait encore au peuple. Cette " assemblée qui, quelques mois auparavant, avait été unanime à demander la réforme des abus, était maintenant divisée en deux factions hardies et passionnées d'une force presque égale. Après un chaud débat, qui dura plusieurs heures, la remontrance passa à la majorité de onze voix seulement.
Le résultat de cette lutte fut extrêmement favorable au parti conservateur. 11 était hors de doute qu'il n'obtint bientôt la prédominance dans la chambre basse, à moins de quelque grave imprudence arrivant à l'cnû -litre. La chambre haute lui appartenait déjà. Rien ne lui manquait pour assurer son succès, si le roi montrait dans toute sa conduite un respect invariable pour les lois et une scrupuleuse bonne foi envers ses sujets.
Ses premières mesures furent de bon augure. Il semblait avoir enfin découvert qu'un changement complet de système était nécessaire, et avoir sagement pris son parti de ce qui ne pouvait plus longtemps être évité. Il annonça qu'il était déterminé à gouverner de concert avec les < nmmunes, et à cette fin, à appeler dans sesconeiladefl hommes dans les talents et le caractère desquels l.-s commune;, pussent avoir confiance. Le choix ne fut
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certes poii ti H
Lingues j ii la pli t qu'ils ivaient pi ise •• I» n I à la punition de mauvais minisires, furent invités à devenii onfidentiels de I
nonne, et reçurent de Charles l'as Jrance olennelle qu'il ne prendrait aucune m jure concci nanl I » i hambri communes sans leur participation.
s'il a\,ni tenu cette p i pas doutcui q
la ré m tion, déjà très-pronon< ée, ne lut d< venue bientôt foi i [ue pouvaient la désirei les plus n v i ibles royalisl . Déjà les membres violents <1< 1 "il' ►îlîoii .r aienl commencé de la fortuni d< leui
parti, i trembl< i pour leur propre son lé , et | <!<• rendre leurs biens et d'émigrei en Amérique. Si l« belle i • i ve qui i I \ s'ouvi il d< vaut le
roi fut -i toudaineroent voilée, si sa vie lui attristé pui l'advi i ;it et enlin abrég< pai la violent manque de bonne foi et à Bon mépris des lois qu'il faul r.iiii ibuer.
La vérité, c'est qu'il parattavoir dét< i également les deux partis qui divisaient la chambre des commune . Cela n'est pas étonnant, car dans chacun de ces deux partis l'amour de la liberté et l'amour de l'ordre se mêlaient, qu< ique dans des proportions différentes, l llei s
dont li né( essité l'avait forcé de s'entourer n'étaient en aucune façon des hommes selon sou I ient
pris leur part de toutes les mesures qui avaient condam tyrannie, limité Bon pouvoir, puni iru-
ments. Ils étaient bien, à la véi ité, tout prêts maintenant 'i défendre par des moyens »ti i< lem< n
ment !<• il- - . mais ils auraient ret ulé
d'horreui à la pensée d i itei les proj( :
de Wentworth. Ils n'étaient dans la p< nseN du i »i que
Iraitres, dont la séditieuse malveillance ne différait
que d'un d< l'opposition de Pym et de II impden.
In conséquence, quelques jours après la |»hmu«n ,
faite aux chefs des royalistes constitutionnels, de ne prendre aucune mesure importante à leur insu, le roi forma la résolution la plus considérable de sa vie, cacha avec soin cette résolution à ses ministres, et l'exécuta dans des circonstances qui les accablèrent de honte et de terreur. 11 envoya son Altorneij général décréter d'accusation, comme coupables de haute trahison, Pym, Ilollis, llampden et d'autres membres de la chambre des communes, à la barre de la chambre des lords. Non content de cette violation flagrante de la grande charte et de la pratique ininterrompue des siècles, il alla en personne, accompagné d'hommes d'armes, pour saisir les chefs de l'opposition dans l'enceinte même du parlement.
La tentative échoua. Les membres accusés avaient quitté la chambre des communes peu de temps avant l'arrivée du roi. Un subit et violent retour du sentiment public , à la fois dans le parlement et dans le pays, s'ensuivit. Le jugement le plus favorable qui ait été porté sur la conduite du roi dans cette occasion, par ses défenseurs les plus partiaux, c'est qu'il s'était laissé pousser lâchement, dans cet acte de grave imprudence, par les mauvais conseils de sa femme et de ses courtisans. Mais la voix publique l'accusait hautement d'une plus grande culpabilité. Au moment où ses sujets, après un long éloignement , fruit de sa mauvaise administration , revenaient à lui avec des sentiments de confiance et d'affection, il avait porté une atteinte mortelle à leurs droits les plus chers, aux privilèges du parlement, au principe du jugement par jury. 11 avait montré qu'il considérait l'opposition cà desseins arbitraires comme un crime, qui ne pouvait s'expier (pie par l'effusion du sang. 11 avait violé sa parole, non-seulement avec son grand conseil et son peuple, mais avec ses propres partisans. 11 avait fait une ten»ativc qui aurait probablement eu pour résultat une
ru w;: i - ..mm
lullc n jlanlc nulour du fauteuil du présidi ni d< muncs, sans une circonstance imprévue. Tous les homu qui dominaient dans la chambi basae sentaient maintenant <|u<' non-sculcmenl leur pouvoir et leur popul irité, mais leui s biens cl leurs tôt< - i Uûent en jeu, et dépcndaienl de l'issue de la lutte où ils étaient « n L'ardi uràdemi eu inte du parti opposé à la cour repril un instant toute sa flamme. La ville de Londres s*arma lotit entière pendant la nuit qui suivit cet acte de violence. I (jiicl(jiir> heures les rouU - condui la < apit il<
couvrirenl d'une multitude de ourant en
hâte vers Westminster, et portant ;'i leur chapeau l' - devises «!•■ la cause parlementaire. A la ohaml des communes, l'opposition devint tout .'» coup irrésistible, et enleva, .'t la majorité de plu- des deux tiers des voix, des résolutions d'une violence sans précédents. !»<■ i"ii- détachements de milices bourg* montaient la garde autour .1.- Westminster Hall. I poi tes «lu palais du i"i <'i lient liaque jour pai
une multitude furieuse, « 1 < > 1 1 1 1 - insultes et les malédictions parvenaient jusque dans I.» -ail.- du trône, et que les gentilshommes de la maison 'lu i"i avaient grand peine .'» empêcher de se ruer dans les appartements royaux. Si Charles était resté plus longtemps dans capitale orageu e, il est probable que les communes auraient trouvé un prétexte pour !<• n tenu , avec tontes l< formes utéi ieures <!<■ respe* i, prisonnier d'État.
il quitta Londres i our n*) plus revenir jusqu'au jour mémorable cl terrible ou il dovait j rendu I ne ; kl in, qui et i upa plusieurs m<
itl<-i- \ ; liions ri récriminations furent écho entre \< - partis en lutte. Toute i on< iliation était d venue impossible. L'inévitable punition qui ne manque jamais d'atteindre l« - nommes qui font de la i (klic une habitude avait < nfin atteint !<• i l fut eu vain qu'il < i maintenant sa paroli i
el prit le ciel à témoin de la sincérité de ses déclarations. La défiance qu'il inspirait a ses adversaires ne pouvait plus être dissipée par des serments ou des traités. Ils étaient convaincus qu'ils n'auraient de sé- ( m ité que lorsque le roi serait complètement désarmé et forcément inoffensif. Ils demandèrent donc que le roi renonçât non-seulement à toutes ces prérogatives qu'il avait usurpées, en violation des anciennes lois et de ses récentes promesses, mais encore à d'autres prérogatives que les rois anglais avaient possédées depuis un temps immémorial et qu'ils possèdent encore aujourd'hui. Aucun ministre ne pourrait être nommé, aucun pair ne pourrait être créé sans le consentement des chambres. Par-dessus tout, le roi devrait résigner cette suprême autorité militaire qui depuis un temps immémorial avait fait partie des attributions de la royauté.
On ne pouvait guère attendre de Charles qu'il accédât à de telles demandes, tant qu'il lui resterait quelques moyens de résistance. Cependant il serait difficile de prouver que les chambres eussent pu prudemment exiger moins. Elles étaient véritablement dans une situation très-embarrassante. La grande majorité de la nation était fermement attachée à la monarchie héréditaire. Ceux qui professaient des opinions républicaines étaient encore peu nombreux, et ne s'aventuraient pas à les exprimer. 11 était donc impossible d.' abolir le gouvernement royal. Cependant il était évident qu'on ne pouvait accorder aucune confiance au roi. Il eûtété absurde à ceux qui savaient, par des preuves récentes , qu'il était invinciblement porté à les anéantir, de se contenter de lui présenter une nouvelle pétition des droits et d'accepter de nouvelles promesses semblables à celles qu'il avait tant de fois faites et violées. Le manque d'une armée l'avait seul empêché d'anéantir entièrement la vieille constitution du royaume. Il était nécessaire maintenant de lever une grande armée i « -ulièrc pour la conquête de l'Irlande ; il y aurait donc
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ni plus que de li ! lie '.'Hitll<l.'
cette autoi il-' milil "ii.
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vénéi ation . et que 1 1 pa sonne qui n mplit
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Bonne quj les remplit devra être • linsi <|ii''
net ancêtres avaient agi an 1890 1 t agir* ni en U s'il \ i al ci i h 1642 un homme ni une position
semblable « celle que Henri de Lan istre occupait Ion de la déposition de Richard II, el <|u«- l<- prince d'Orange occupai! lois de la déposition de Jacques II, il esl pn ' [ue les chambres luraienl ch
sans ! lire sabir I la « onstitution lucane modification profonde. Le nouveau roi appelé an trône par leur choix, n'existant <|n<' |»;ir leur soutien, am ut lan li •!• site de gouverner confoi mément « leurs * eus et à ! ors opinion . M lis il n'j ai lit pas de prince <lu val dans le parti parlementaire,
quoique ce parti contint bien dos hommes «l'un haut et d'une éminente hab n un ne B'él \.tit
/ au-dessus '1rs antres pour pouvoir être |.i..|,. .,'• comme candidat .'» la couronne. Gomme il reliait on roi, et qu'on n'avait pas l'étofl e pour en fait e
un nouveau, il « lait n < h 11 1< - le
litre i"\ il. Il m I donc plus qu'un seul moyen dn
le litre de i"i les j » 1 . - 1 . » 1 1 1 v . I i h ii 'HP ni que les i hambres pi ut de
! lire, bien «pùl pai i ta bitant, ne \.i puere plus
loin, lorsqu'il r^i nettement résumé en quelqui n. I' - de i ip lui ition, qui iment qui <\ n^ la
i ilion un mii. fut npli l'.u li n vohitioti 11
est vrai qu'à l'époque de la révolution, le souver in ne
fut pas privé par la loi du pouvoir de nommer ses ministres, mais il est également vrai que depuis la révo-f lution aucun ministère n'a été capable de rester six mois (ii place lorsqu'il était en opposition avec l'opinion dominante aux communes. Il est vrai que le souverain possède encore le pouvoir de créer des pairs, et le pouvoir plus important du commandement militaire; mais il est également vrai que depuis la révolution le souverain a toujours été guidé dans l'exercice de ces pouvoirs par des conseillers possédant la confiance des représentants de la nation. En réalité, les chefs du parti des Têtes rondes en 1642, et les hommes d'État qui un siècle et demi plus tard environ accomplirent la révolution, avaient exactement en vue le même objet, c'est-à-dire de terminer la lutte entre la couronne et le parlement, en donnant au parlement le contrôle suprême de l'administration executive. Les hommes d'État de la révolution arrivèrent à ce but indirectement, par le changement de la dynastie. LesTêtes rondes de 1642, ne pouvant changer la dynastie, furentobligésdemarcherdirectement à leur but. Nous ne pouvons toutefois nous étonner que les demandes de l'opposition, emportant, comme elles le faisaient, un transfert formel et complet au parlement, des pouvoirs qui avaient toujours appartenu à la couronne, aient blessé le grand parti dont les traits caractéristiques sont le respect de l'autorité établie et l'horreur des innovations violentes. Ce parti s'était récemment bercé de l'espérance d'obtenir par des moyens paisibles l'ascendant dans la chambre des communes; mais tout espoir de ce genre avait été détruit en germe. La duplicité de Charles avait rendu ses vieux ennemis irréconciliables, avait poussé dans les rangs des mécontents une foule d'hommes modérés qui étaient sur le point de se ranger à ses côtés, et avait si cruellement humilié ses meilleurs amis qu'ils s'étaient pendant un moment tenus à l'écart, le cœur plein d'une honte et d'un ressen-
f v ..i i r.r.i. Civil F..
iiiii» ni silencieux. Toutefois les royali ' i liluli
nels étaient forcée maintenant de faire letn choix entre deux dangers, cl ils pensèrent que lew devoii leui donnai! de se rallier autour d'un prince donl il- con« damnaient la conduite privée, et dont la parole leur inspirait peu deconÛance, plutôt que de laiss i *\> erader la royauté et i hangei de rond en i omble l'o nisation politique du royaume. C'est ] tris
sentiments, <pi«' bien des hommes <l<»ni I- vertus et \< i talents auraient honoré tontes les causes se rangèrent
illl CÔté du rOÎ.
L'épée fut enfin tirée en soûl 1642, et lussitot, d chaque comté du royaume, deux factions hostiles ipparurenl en armes l'une contre l'antre. Il n*< usé
de dire lequel des deux partis en lutte tut d'abord 1 1 plus formidable. Les chambres avaient pour elles Londres et les comtés environnants, la flotte, I > n n de la Tamise, un grand nombre de villes importantes et de ports d<" mer; elles avaient à leur disposition presque tous l( ^ arsenaux militaires du royaume, et pouvaient imposer des droits sur les râleurs importées de l'étran- . et Bur quelques produits importants de l'industrie nationale. Le roi était mal pourvu d'artillerie et de munitions. I es taxes qu'il imposait aux « 1 î *ti 1. is ruraux <m< upés par ses troupes produisaient, selon i * » • 1 1 - - pn bilité, une lomme infiniment inférieure à celle qn parlement tirait delà seule ville de Londres. Il comj principalement, à la vérité, pour les secours pécuniaires, sur la miinilicrncc .!<• sr^ i i< h<'> pu i « |; mcoup d'entre eux, pour l'assister, hypothéquèrent leurs* terres, mirent leurs bijoux . n fondirent leurs
iii> ri |i-ur> \.i>«n d'.i i.ni. Mais I «\p.i i, >n< .• .i plei-
nement prouvé que la libéralité volontaire dos individus, même dans les temps «le plus grand enthousiasme,
est une pauvre ressource lui. m iiiiipaiée à un
tême d'iuip. t méthodique, «i"1 i dément
snr tous, quels que soient leurs dispositions d'esprit et leurs attachements de parti.
Néanmoins, Charles avait un avantage qui, s'il l'eût bien employé , aurait plus que compensé le manque de munitions et d'argent, et qui, malgré le mauvais parti qu'il en tira, lui donna, pendant quelques mois, la supériorité dans la guerre. Ses troupes combattirent beaucoup mieux d'abord que celles du parlement. Les deux armées, il est vrai, étaient presque entièrement composées d'hommes qui n'avaient jamais vu un champ de bataille; toutefois la différence entre elles était grande. Les rangs des parlementaires étaient remplis de mercenaires que le besoin et la paresse avaient poussés à s'enrôler. Le régiment de Hampden était considéré comme un des meilleurs, et ce même régiment était qualifié par Cromwell, de pur ramassis de garçons de taverne et de domestiques sans place. L'armée royale, au contraire, était composée en grande partie de gentilshommes trèscourageux et très-ardents, habitués à considérer le déhonneur comme plus terrible que la mort, habitués à manier l'épée, à faire usage des armes à feu, à monter à cheval, habitués à cet amusement viril et périlleux , qui a été parfaitement nommés l'image de la guerre. Ces gentilshommes montés sur leurs chevaux favoris, commandant de petites troupes composées de leurs frères cadets , de leurs domestiques , de leurs cardes-chasse, de leurs piqueurs, étaient bien préparés pour prendre avec éclat leur part d'une escarmouche dès te jour même de leur entrée en campagne. Ces élégants volontaires n'atteignirent jamais à ce sangiroid, à cette immédiate obéissance, à cette précision mécanique de mouvements qui caractérisent le soldat de profession; mais ils se trouvèrent d'abord en présence d'ennemis aussi indisciplinés, mais infiniment moins actifs * moins vigoureux, moins audacieux qu'euxmêmes. Les Cavaliers remportèrent donc l'avantage pen-