LES DEL'S PARTIS IXGI \! I
hisloii juin' date l*< \i ;l distincte d< di par-
I qui (l<-|niis ont alternativement gouverné le pays. Cette distinction, qui devin! aloi iblc, avail a la
lé existé loujoui - el loujoui - ; i ai i !
son origine dans des différences de caractère, d'intclli-
e cl d'intérêts qui ouvenl dans louu
« iétés, cl qui s*] retrouvi ronl aussi longtemps que l\ - I rit humait] sera tiré dans des directions conti trie
charme de l'habitude el pai le charme de la nouveauté. Nous retrouvons cette distinction, non-seulement dans la politique, mais dans la littérature, dans les I" tux-arts, dans li science, dans la médecine et les arts m< niques, dans la navigation et l'agriculture, et jusque dans l< mathématiques. Partout il existe une cla d'hommes qui tiennent avec passion poui tout ce qui
in< ii a, et qui, même lorsqu'ils sont convaincus pai il - i toutes puissantes qu'uuc innovati m serait
salutaire , n'j consentent « 1 1 1" ii n « •< bien des crain cl bien des appréhensions. Partout aussi nous ii« uvons une autre classe d'individus ardents ilm> leui rances, pleins de hardiesse dans leurs llîéories, poussatol toujours « ii avant, prompts h distinguer les imperfections de tout i ■■• qui existe, disp • - à tenir pi u de compte di s périls et des inconvénients qui accompagncnl les améliorations, el prêts à prosentci lout changement comme un pn grès, li \ i quelque chose à approuvci dai nti-
its de l'une et de l'autre de ces deux classes d'homli - meilleurs spécimens »!<• louti di ux
loivenl pas être cherchés trop l<»m de la frontière <|tn
les sépare. I i portion extréi le l'une
i d loteui s bi "i . 1 1 | "i tion exti ftmo de l'autre
■ d'cmpii iqu< - superfii icls cl imp Is.
Il n'e i pas douU ux qu i c dans uos premi
parlements, «-n eût pu dislinguci un groupe désii de conserver, un autn désireux de réformer; mais i. 10
tant que les sessions de la législature furent de courte durée, ces éléments premiers des partis ne prirent pas de formes définies et permanentes , n'eurent pas le temps de se choisir des chefs et de se ranger sous leur bannière, de se donner des noms, des devises, des cris de guerre. Pendant les premiers mois dû long parlement, l'indignation excitée par tant d'années d'une oppression illégale était si forte et si générale, que la chambre des communes agit comme un seul homme. Les abus disparurent sans soulever l'ombre d'une lutte. Si une petite minorité du corps. représentatif souhaitait de conserver la chambre de l'Étoile et la haute commission, cette minorité, dominée par l'enthousiasme et la supériorité numérique du parti réformateur, dut se contenter de regretter secrètement des institutions qu'elle ne pouvait défendre ouvertement avec espérance de succès. Plus tard, les royalistes trouvèrent utile d'antidater la séparation de l'assemblée en deux partis, et d'attribuer l'acte qui défendait au roi de dissoudre ou de proroger le parlement, l'acte triennal, la mise en accusation des ministres et la condamnation de Strafford, à la faction qui plus tard fit la guerre au roi. Mais il ne peut exister de faux-fuyant moins sincère. Les plus vigoureuses de toutes ces mesures furent activement encouragées par les hommes qui dans la suite se placèrent à la tête des cavaliers. Aucun républicain ne parla plus sévèrement des longues illégalités de Charles que Colepepper. Le plus remarquable discours en faveur de l'acte triennal fut prononcé par Digby. L'accusation contre le lord garde des sceaux fut proposée par Falkland. La demande que le lord lieutenant fût mis au secret fut faite par Hyde, à la barre de lachambre des lords. Aucun signe de désunion sérieuse ne se manifesta avant que l'application de laïôid'a/tainder ne fût proposée contre Strafford ; et même contre cette loi, que l'extrême nécessité pouvait seule justifier, il n'y eut que soixante opposants dans la chambre des
! BS Dl i \ GRANDS PARTIS MGI 1 1 1
communes. H est cerlain que Hydc ne Rt point partie de
linorité, el que Falkland non-seulement vota m 1 1 najorité, mais parla énergiquemenl en laveur du Mil. Même la petite minorité, qui se sentait dea & rupul iniligei la moi I pai un acte rétroaclif, jugea néi d'expi inH'i \. i jion pour le c u m 1ère • t
l'administration de Strafford.
liait un grand Bchiame se cachait sous cette apparente concorde, etlorsqu'en octobre 1641, le parlement sembla aprè de i ourti - va* an© - , deui partis hostiles, exactement les mêmes qui, depuis, sous des oomsdiflétents, se Bont disputé et >•• disputi nt encore la direction des affaires publiques, apparurent en fa< e l'un de l'autre. Pendant quelques années, il- furent ilésigm les
noms de Cavaliers et d< rêt< - rondes : ils furent, | u la suite, appel I w higs, et il ne \ aralt pas que
dénominations soient prêtes Composer un pamphlet ou un panégyrique rai chacun de ces deux partis fameux ne serait pas difficile, < ir il n'est pas un homme ayant quelque jugement et quelque i andeur qui voudra cont< Jtei les grandes et nombreuse* in hes qui souillent la renommée «lu parti auquel il appartient, non plus que les noms illustres, l< - actions oïques, les grai n ndus à l'Etat, dont 1 1 ut
loi ifiei le parti opp • . I m «t que malgré
li nombreux 1 1 n tu s i ommia - pai i na-
cun de ces partis, l'Angleterre n'aurait pu se passer d'aucun des deux. Si, dans ses institutions, la liberté et l'ordre, • sullanl de l'innovation étales avant
ili.mi de la tradition . >nt combinés sur une
plus lai I elle que dans toute autre nation , n ilevons attribuer cette heureuse particularité aux luttes ardentes et aux vi< loin • altei natives de i es deux i onfédéralions rivales d'hommes d'I lai, l'une zélée potu l'auiiun! i l'antiquité, l'autre zélée pour la liberté et l<
Il faut se rappeler que la différence entre 1er deux grandes catégories d'hommes politiques anglais a toujours été plutôt une différence de mesure que de principe. 11 y avait, à droite et à gauche, certaines limites rarement franchies. Quelques enthousiastes, d'un côté, étaient tout prêts à déposer nos lois et nos franchises aux pieds de nos rois; de l'autre, quelques enthousiastes étaient entraînés à poursuivre, à travers des troubles civils sans fin, le fantôme chéri de leur république; mais la grande majorité dés défenseurs de la couronne, était opposées au despotisme , et la grande majorité des champions des droits populaires était hostile à' l'anarchie. Deux lois, durant le cours du dix-septième siècle , les deux partis suspendirent leurs dissensions et réunirent leurs forces pour une cause commune. Leur première coalition rétablit la monarchie héréditaire; leur seconde coalition sauva la liberté constitutionnelle.
11 faut aussi remarquer que les deux partis n'ont jamais été toute la nation; bien plus, qu'ils n'ont jamais composé la majorité de la nation, même à eux deux. Entre eux a toujours existé une grande masse qui ne s'est jamais complètement attachée ni à l'un ni à l'autre, qui quelquefois a gardé la neutralité la plus inerte à leur égard, et quelquefois oscillé et hésité entre eux. Cette masse a plus d'une fois, en quelques années, passé et repassé d'un extrême à l'autre. Parfois elle a changé d'opinion par pur ennui de soutenir les mêmes hommes, d'autres fois par épouvante pour ses propres excès, d'autres fois encore parce qu'elle s'attendait à l'impossible et qu'elle se trouvait désappointée. Mais toutes les fois qu'elle a pesé de tout son poids dans l'une ou l'autre de ces deux directions, la résistance a été impossible.
Lorsque ces deux partis rivaux apparurent pour la première fois sous une forme tranchée, leurs forces ne semblaient pas trop inégales. Du côté du gouvernement se