LES RELIGIEUSES
donner rmil il el appui ; mai
■ni aucun nom '
de cures e1 de bénéfices, n'étant plus empêches par l'évéque ni par l<- pr< oufier le
oin des Ames ans hommes les plus scandaleux, l'intervention arbitraire d'Olivier Oomwell. Il établit de
autorité privée une commission « l< »nt lesmeml furent nommés examinateurs. La plupart de ces peraonnes étaient des théologiens indépendants; cependant quelques ministres presbytériens el quelques lalqui
gèrent. Le certificat des examinateurs tenait lieu à l « fois d'installation el d'investiture, 1 t. sans ce « • rtil
|" l^Hllli' Mi' |M»ii\;ii! |m»sm''i|«'|- un hriirtin »
Bans doute un des plus despotiques qu'ait jamais commis
un souverain anglais. Cependant comme on sentait
• ment que , sans nne préi aution de nré,
le pays tout entier serait couvert d'ignorants, d'ivro*
- •■! de réprouvés portant le nom et recevant le sa! de ministres, quelques personnes extrêmement resj tables, qui n'étaient pourtant pas en général amies de i romwell, déclarèrent qu'en œtfc oo uûon il avait mêle titre de bienfaiteur public. Les< indidats que I- s examinateurs avaient approuvés prenaient possession de h un ii n torats, cultivaient les terres dépendantes de leur cure, levaient lea dlm< - . pi îaient bans livre surplis, et administraient la communion aux fid assis .1 de longues tables.
kinsi l 'organisation ecclésiastique du royaume trouvait plongée dans une inextricable confusion, i '••piscop i était la forme de gouvernement religieux ni. par les vieilles lois non encore abrogées; Ihytérianisme était la forme prescrite pai les ordonnances «lu parlement. Mais ni les vieill . m ordonnance im-nLui fait i n vigutMii l l listante pourrai! • In il< nie, un corps irrégulier ihmijhn' «!«• «pu Iqm» |».u.'isn,s
presbytériennes et de quelques congrégations indépendantes, dominées et liées ensemble par l'autorité du gouvernement.
Parmi ceux qui s'étaient employés au retour du roi, beaucoup étaient partisans zélés des synodes et du directoire presbytérien, beaucoup d'autres étaient désireux de terminer, par un compromis, les dissensions religieuses qui avaient longtemps agité l'Angleterre. Entre les bigots sectateurs de Laud et les bigots sectateurs de Calvin, il ne pouvait y avoir ni paix ni trêve; mais il ne semblait pas impossible d'effectuer un compromis entre les Épiscopaux modérés de l'école de Usher et les Presbytériens modérés de l'école de Baxter. Les Épiscopaux modérés admettaient qu'un évêque pouvait légalement être assisté d'un concile. Les Presbytériens modérés ne niaient pas que chaque assemblée provinciale ne pût avoir un président permanent, et que ce président ne pût légalement être appelé évêque. On pouvait établir une liturgie corrigée qui ne rejetterait pas les prières spontanément improvisées, un service baptismal dans lequel le signe de croix pourrait être employé ou omis à volonté, un mode de communion , selon lequel les fidèles auraient la faculté de s'asseoir si leur conscience leur défendait de s'agenouiller. Mais la grande majorité des Cavaliers ne pouvait entendre parler d'un tel plan avec patience. Les membres pieux de ce parti étaient consciencieusement attachés au système intégral de leur Église. Cette Eglise avait été chère à leur roi assassiné. Elle les avait consolés dans la défaite et dans la pauvreté. Ses offices, si souvent murmurés à voix basse durant le temps des épreuves, dans quelque chambre secrète et reculée , avaient un tel charme pour eux qu'ils n'auraient pas voulu en retrancher un seul verset. D'autres royalistes , qui avaient peu de prétentions à la piété, aimaient cependant l'Église épiscopale, parce qu'elle était l'ennemie de leurs ennemis. Ils estimaient une prière ou une cérémonie ,
nii'upi i M'.ifi DU l'i MTAIHS. 177
non <'ii raison des i onsolauoni qu'ils en retiraient, ri en i aison des \'\.iti<>ii^ qu'elle « tusait au i et ils ôtaienl si loin d'être dis] l'union pat
des concessions, qu'ils s'opposaient > toute concession, précisémenl parco qu'elle pouvait produire l'union.
De lelfl sentiments, bien que blâmabh ni na-
lurelfl et n'étaient p.i^ entièrement înexcusabli i Puritains , au jour de leur puissance, B'étaient montrés incontestablemenl de cruels provocateurs, il- auraient pu cependant apprendre par l'histoire de leura propres mécontentements, de leurs propres luttas de leur propre notoire et de la chute de cette orgueilleuse hiérarchie qui les avait si lourdement opprimés, qu'en Angleterre, et au dix-septième siècle, il n'était pas au pouvoir du magistrat civil de forcer les esprits des hommes a se conformer au système de théologie |
1 1 choisi j>;u- lui. IU se montrèrent aussi intolérants que Laud, et aussi enclins à s'immiscer dans spirituelles d'autrui. H^ défendirent, sons peine de lourdes amendes, l'usage du IHm despr tommuneSi non-seuleuh nt dans I mais même
dans les maisons particule ( était un crime, chea un enfant, <!«• Kre au chevet d'un père ou d'une mère malade quelques-unes de ces belles oraisons qui ont ap hagrina de quarante g< nérations de chrétiens. ' |iriu« -■ -\< i ■■■- lurent |MM'tr«'s i niiin- « ni\ (pu oseraient blâmer le culte calviniste, i» se©< lésiastiques, d'un i iractère respectable, m lurent |>.^ seulement expulsé?
i mtaines de leurs bénéfr es, mais furent encore expo-
Iréquemment aux outrages d'une canaille fanatique. <•! les m pul< res, belles œuvres d'aï I . • i restes curieux d'antiquité, subirent de brutales mutilalions, i e parlement ordonna que tontes les peintures «le la Collection royale, représentant Jésus >>w la Vj< Marie, fusse ni hrtllêes. I » senlpture ne lut pas un. n\
Lraitée que la peintura, i Nwnplus ,t N- lm.vs,
oeuvres du ciseau ionien, furent livrées à des maçons et à des tailleurs de pierre puritains, chargés de les rendre décentes. La faction dominante déclara la guerre aux vices les plus légers avec un zèle que modéraient peu l'humanité et le sens commun. Des lois très-dures furent portées contre les paris. Il fut décrété que l'adultère serait puni de mort. Les relations illicites entre les sexes, même alors qu'il n'était arrivé ni violence ni séduction, même alors qu'aucun scandale public n'avait été donné, et qu'aucun droit conjugal n'avait été violé, furent déclarées délit. Les amusements publics , depuis les mascarades qui se tenaient dans les maisons des grands jusqu'aux luttes des athlètes et aux grimaces des saltimbanques dans les champs de foire des villages, furent vigoureusement attaqués. Une ordonnance décréta que tous les arbres de mai qui se trouvaient en Angleterre devraient être abattus. Une autre ordonnance défendit toutes les représentations théâtrales. Les salles de spectacle devaient être démolies, les spectateurs punis d'amende, les acteurs fouettés. Les danseurs de corde, les marionnettes, les jeux de boules, les courses de chevaux n'étaient pas regardés d'un œil favorable; mais les combats d'ours, amusement favori, à cette époque, des grands et des petits, étaient l'abomination qui excitait le plus fortement la fureur de ces austères sectaires. Il faut remarquer que leur antipathie contre cet amusement n'avait rien de commun avec le sentiment qui a porté, de nos jours, la législature à intervenir dans le but de protéger les animaux contre les caprices cruels de l'homme. Le Puritain haissait les combats d'ours, non parce que ces jeux causaient à l'ours des Muittrances5 mais parce qu'ils causaient du plaisir aux spectateurs. Il faisait de son mieux pour se donner le double plaisir de tourmenter à la fois les spectateurs et l'ours '.
1 L'extrait suivant d'un opuscule intitule : Journal vèridique de quelques
IMPOTI i \i;i m l'i S l'i l'.i rAI 1 ' '
Il h'n .1 peul-ètre pas de fait qui expliqua mieux le caractère de ces rigorist - que leui conduite louchant le jotn de N Noél w I été de temps imroérao-
i i,,i une époque di 1 1 d'afte* lions domestiqu
«que "H les i imilli émulaient, où l< - enfants
- h. ni \n oie pour le foyi qne-
rellef étaienl mises d intiqia i reten-
i toutes ta* i : -. où chaque m ùson i
h chaqu • table était i liai •'••■ de
bonne chère. A cette époque, tons les cœurs qui n\ laient
eniièn menl dépourvus de tendra dilataient et
B'adow issai nt. \ » Lte épo [ue, le pauvre 1 1 lit admis
;i |»;iil;i« r In jfinnil le sii|htI1u du riche, dont l.i
libéralité était particulièrement agréable à cette saison de rannôe on las jours sont les plus i osuis ■ t la tempé-
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iU lundi ti juillet jutqu'tmhmdi \juWettk ,
■bien la compassion pour l'oura entra ?aurii 11 amena . ^oic d'our» sau-
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ISO RÉGNE DE CHAULES II.
rature le plus rude. A celte époque, l'intervalle entre le seigneur et le colon, le maître et le domestique, était moins marqué que durant le reste de l'année. Là où il y a tant de joie, il y a naturellement quelques excès ; néanmoins, tout compte fait, l'esprit dans lequel nos ancêtres observaient ce saint jour n'était pas indigne d'une fête chrétienne. Le long parlement ordonna, en 1644, qu'un jeûne strict serait observé le 25 décembre, et que tous passeraient ce jour à gémir humblement, en demandant pardon à Dieu pour le grand péché national qu'eux et leurs pères avaient commis à cette même époque, en allant danser si souvent et jouer sous les chênes, en mangeant de la hure de sanglier, en buvant de Y aie accompagnée de pommes grillées. Aucun acte public de cette époque ne semble avoir davantage irrité les classes populaires : au premier anniversaire des fêtes de Noël, des émeutes formidables éclatèrent en divers endroits. On résista aux constables, on insulta les magistrats, on attaqua les maisons des fanatiques connus, et on lut publiquement dans les églises l'office du jour, bien qu'il eût été prohibé.
Tel était l'esprit des Puritains extrêmes, qu'ils fussent Presbytériens ou Indépendants. Olivier, il est vrai, était peu porté, soit à persécuter autrui pour ses opinions religieuses, soit à vouloir intervenir dans les affaires d e sa conscience. Mais Olivier, chef d'un parti, et par conséquent beaucoup son esclave, ne pouvait pas tout à fait gouverner selon ses propres idées. Même durant son administration, bon nombre de magistrats se rendirent aussi odieux que sir Hudibras, en se permettant d'intervenir dans tous les plaisirs des voisinages, de disperser des réunions joyeuses, de mettre des ménétriers en prison. Le zèle des soldats était encore plus formidable. Dans chaque village où ils paraissaient, leur arrivée mettait fin aux danses, au carillon des cloches, aux jeux. A Londres, ils interrompirent plusieurs fois les représentations tliéâ-
UJP0P1 I MUTÉ M - M RITAIKS. 1 v!
es que l«- Protci l< m avait le bon sens et l'indu de loléi
l «• méprisse mêlait largement i li crainte e4 i l<i haine inspirées par une telle tyrannie. \.» > lu/ai-n-m--
• lu Puritain , son habillement , - 1 |jhvsionojni lin. i rupules «h, m. i' ni Loujouj de|mifl l'époque d'Élisah lh, les Ibènx is oV - railleurs; mais ces singularités parurent infiniment plus grotesques dans une (action dominatrice d'un grand empire que dans des i ong régalions obs< ures 1 1 pi cutées l urgon religieux qui excitait le rire lorsqu'il tombait des tribunes où péroraient Trii N
et 1 i lit encore infiniment plus
lisible lorsqu'il tombait des lèvn I de
conseillen d'État. Il faut aussi remarquer que pendant li i troubles i ivils, certain* r ivaienfl surgi, dont
les eicentrû ités dépassait ni tout ce qu'on avait vu jusqu'alors en Angleterre». I n tailleur lunatique, nommé Lodowick .Mu- ill.nt de caban t en cab tret, s'eni-
M.mt iYnh et menaçant d< - pi ines éternelles lous ceux qui se refusaient a « roire, sur son témoignage, que l'Être suprême n'avait que six pieds de haut, et que le soleil était juste .'« quatre milles de distance de la terre i i avait souk vé une leroj ôte de moqii i :
• n affirmant que désigm i une seule personne par un pronom pluriel était une violation de la sincérité chrétienne, et que seservii encore des mots de janvier et de men n tli était rendre on idolâtre hommage à Janus 1 1 i M'i.ni.'. Oii.|,|!i.n iiiiiiéi-s plus uni, >a doctrine lui eml par quelques hommes eminents, el ■>■ n grandement dans l'estime publique; mais à l'époque
iralion, l'opinion populaire regaii ki i
comme les plus méprisables des fanatiques.! • - Puritains raitaienl ment chei nous, et dans la Nouvelle-
, tclOU, pOMIM.
Angleterre les persécutaient jusqu'à la mort. Néanmoins le public, qui ne distingue jamais bien les nuances, cbn. fondait souvent les Puritains avec les Quakers. Les uns et les autres étaient schismatiques et haïssaient également l'Épiscopat et la Liturgie; les uns et les autres avaient d'extravagantes lubies au sujet de l'habillement, des divertissements, de l'attitude. Bien que très-séparés d'opinions, ils étaient regardés également comme des schismatiques hypocrites, et tout ce qu'il y avait de ridicule ou d'odieux dans chacune des deux sectes augmentait le mépris et l'aversion que la multitude ressentait pour toutes deux.
Avant les guerres civiles, les hommes qui détestaient le plus lef opinions et les manières des Puritains étaient eux-mêmes forcés d'avouer que, généralement et dans toutes les choses essentielles, leur moralité était sans tache ; mais cette louange ne leur était plus accordée, et malheureusement elle n'était plus méritée. La destinée générale des sectes est d'obtenir une grande réputation de sainteté tant qu'elles sont opprimées, et de la perdre aussitôt qu'elles deviennent puissantes, et la raison en est simple. Il est rare qu'un homme s'enrôle dans un parti mis hors la loi par d'autres motifs que des motifs de conscience. Un tel parti, par conséquent, est composé, presque sans une seule exception, de personnes sincères, La discipline la plus rigide qu'il soit possible d'imposer intérieurement à une société religieuse est un instrument de purification bien faible comparé à un peu de persécution venant de l'extérieur. Nous pouvons être certains que parmi les personnes qui demandèrent le baptême à l'époque où Dioclétien persécutait l'Église, ou qui se joignirent aux congrégations protestantes au risque d'être brûlées par Bonner, il y en avait bien peu qui ne lussent pas sérieusement pénétrées de fortes convictions religieuses. Mais lorsqu'une secte devient puissante, lorsque sa faveur devient la route qui con«
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luit ,n\ rii t aux il les hommei ambitieux
t\ mondains riennenl la grossit . |»arlenl son l,m.
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néfesen pratiques «xtérii ures el en zèle apparent. Il n'j
m de discernement, il n'y i pas de vigil inoe de la p u I
deschel Liquesqui puissent prévenir rintrusion
de ces faux frères ; l'ivraie «-t le bon grain doivent croître
mille. Bientôt le monde commence a rnmanpirr qu
meilleurs |]l|e les antres llnilillles,
a conclu! ;i\n quelque justio que s'ils ne aonl meilleurs ils doivent de beaucoup être pires, il tant .il"i>
|mii de temps |m»ui »|IU' i |in il'alNird étaient
imiH car» 1,1 îstiqaes d'un saint, soianl raies comme istiqnea «l'un coquin*