‹ Histoire d'Angleterre, depuis l'avènement de Jacques IIChapitre 15 sur 63 · I- s se passèrent alllsj |mMII les >n|l-( ".< Ull'i >l · texte numérisé non relu

I- s se passèrent alllsj |mMII les >n|l-( ".< Ull'i >l

inist* aiiLil.iis. Ils axaient rie opprimés, et l'oppression les axait conservés puis. iu devinrent easmtc loot-puis- •,mis «laiis l'État; personne ne pouvait s'élever a une fonction éminente »'t à un noaamandemenl que par leur faveur; et leur faveur ne pouvait être conquise qu'en mt avec eus leurs signes et leurs nmis .le j»a>v.. de fraternité spirituelle, t ne des preiniè olutions

;nl«»| i ii> parlement liarebooe, la plus |.»n, i

nient puritaine de toutes uns assemblées |K>litiqu lut t|iie personne ii. -i.ut admis à un emploi public

tvant que li chambre ne tùi bien convaincue de la

! ealllé de v | -tint' l( ||»»ses e\té| l-ll sidérées

rninine les marques d'une sainl Ile, l'habit de

enllleill s<»mlne , le le-ard aijre. les elie\etiX plats,

mt et nasillant, la < on\ersation entrelardée de . dations affe» lé. s d. - t< \l« ■- shii;\ rimrreui

des . nlll.dl de II . Iiass,-, elaiel

inenl ennln lailrs par des hommes à . 1 1 1 1 toutes les religions étaient indillVnnl. >. les Puritains hii. trouvèrenl liientùl perdus dans une multitude .Ni.wnii

mondains et mondains de la pire espèce ; car les libertins les plus notoires parmi ceux qui avaient combattu sous l'étendard royal pouvaient être justement réputés vertueux, comparés à quelques-uns de ces hommes qui, tout en parlant sans cesse des douces expériences et des consolantes Écritures , vivaient dans la pratique constante de la fraude, de la rapine, et dans des débauches secrètes. Le peuple, avec une précipitation de jugement que nous pouvons justement regretter, mais qui ne peut pas nous étonner, attribua au parti tout entier le caractère de ces hypocrites. La théologie, les mœurs, le langage des puritains s'associèrent ainsi dans l'esprit public avec l'idée des vices les plus noirs et les plus bas. Aussitôt que la restauration eut permis de se déclarer en toute sécurité hostile à cette secte, qui avait été si longtemps dominante , il s'éleva de tous les coins du royaume une clameur générale contre le puritanisme, clameur bien souvent grossie par les voix mêmes de ces fourbes dont les turpitudes avaient jeté le déshonneur sur le nom puritain.

Ainsi, les deux. grands partis qui, après une longue lutte, s'étaient accordés un moment pour rétablir la monarchie, se trouvaient encore opposés l'un à l'autre en politique et en religion. La grande masse de la nation inclinait vers les royalistes. Les crimes de Strafford et de Laud, les excès de la chambre de l'Étoile et de la haute commission, les grands services que le long parlement avait rendus à l'État pendant la première année de son existence, s'étaient effacés de la mémoire des hommes. L'exécution de Charles Ier, la maussade tyrannie du parlement croupion, la violence de l'armée, vivaient seules, objets d'horreur dans tous les souvenirs, et la multitude penchait à regarder tous ceux qui s'étaient opposés au • ici nier roi comme responsables de sa mort et des désastres qui l'avaient suivie.

La chambre des communes élue au moment où les

I IRAI ri RI M I • II. 1 M

h dominaient ne repréa niait, en aucune i içon, l'opinion générale du peuple montrai! fort

• li^l»*'"'- i faire opposition ft l'intolérant dévouement

I i h membre qui osa déclarer que tous i eus qui avalent lire l'épée contre Charles I étaient tottl iulani des Irai très que ( eux qui l'avaii ni <!• < apité lût i ip| .1 l'ordre, traduit i la barre et réprimandé par le pri dent. Le \ « u général de la chambre él lil ■!■• lerminei les disputes religieuses par un compromis acceptable pour 1 Puritains modérés; mail la cour et la nation étaient opp un tel compromis.

i roi Bouvellemenl rétabli était, à cette • | »< »« j u»- , plus aimé <!«• son peuple que ne l'avait été aucun de see prédécesseurs. Les calamités de sa maison, la mort héroïque de -«mi | lonj ues Bouffrani i aventures ro-

manesques, en i lisaient un objet «le tendre intérêt. v retour avait délivré le pays d'un intolérable escla- R ippelé par la voix des deui partis en lutte, il se trouvait placé dans une situation qui lui permettait de leui servir «l'ai bitre, et il était, à quelqn : U ,

bien fait pour cette tâche, il avait reçu de la nature mi heureux caractère et des qualités excellentes. s"ii éducation avait été bien propre & développer son intellii A le foi mu i i la pratique de toutes les v< i lus publiques et privées. Il avait traversé toutes les vari de la i"i t » i m. , et ivail vu les deux cotés «l«' la nature humaine. Lorsqu'il était tout jeune, il avait passé d'un palais à une rie d'exil, de pénurie et de dangers. \ I' où l'esprit et le corps sont irrivés à leur plus haut point de perfection, où la première eflerves ence des passions juvéniles a «lu s'apai^. i ; il .i\.nl i'-|è rappel.' .1

vie errante pour venir porter une « ouronne. il avait i| I »i i - , au pn\ d'une amère expérience, COmbien de bassesse, i|i> perfidie ri il'lll^l 1 1 1 1 1 1 • 1 1 * M « •< lient BOUS ICS Ob-

séquieux dehors des courtisans. Il avait rencontré, au contraire, dans les huttes des hommes les plus nauvri

vraie noblessed'âmc. Lorsque la richesse était offerte àqui conque voudrait le trahir, lorsque sentence de mort était prononcée contre tous ceux qui lui donneraient asile, des paysans et des hommes de peine avaient gardé fidèlement son secret et avaient baisé sa main sous ses misérables déguisements, avec autant de respect que s'il eût été assis sur le trôné de ses ancêtres. On pouvait espérer que formé à une telle école, un jeune homme qui ne manquait ni de talents ni de qualités aimables deviendrait un grand et bon roi. Charles sortit de cette école avec des habitudes de sociabilité, des manières polies et engageantes, un certain talent pour la conversation spirituelle, un penchant démesuré pour les plaisirs sensuels, passionné pour la dissipation et les amusements frivoles , incapable d'abnégation et d'énergie , sans foi dans la vertu humaine et les attachements humains, insouciant de renommée, insensible aux reproches. Selon lui, toute personne était à acheter; seulement, quelques-uns faisaient mieux valoir leur prix que d'autres, et se vendaient à moins bon marché ; et lorsque ce maquignonnage était mené adroitement, il s'appelait de quelque beau nom. La ruse principale dont les hommes habiles se servaient pour maintenir leurs talents à leur juste prix s'appelait intégrité. La ruse principale qu'employaient les belles femmes pour maintenir leur beauté à son juste prix s'appelait modestie. L'amour de Dieu, l'amour de la patrie, l'amour de la famille, l'amitié^ étaient des phrases du même genre, des synonymes délicats et commodes du mot amour de soi-même. Pensant ainsi du genre humain, Charles s'inquiétait fort peu de ce que le genre humain pensait de lui. Honneur et honte, ces choses lui étaient presque aussi étrangères que la lumière et les ténèbres à un aveugle. Son mépris de la flatterie a été très-vanté; mais si on le rattache à L'ensemble de son caractère, peut-être ne mérit.i a-t-il pas autant de louanges. On peut être au-dessous

. \i.\. il U M « IABI t - il. IW

omme au-dessus de ta flatterie. Gelai qui m efori I

oone ne croira nemenl p h aui sycophanl

celui qui n'apprécie pas la ul"ii.- réelle n'en vp\ i l.i i ontrefaçon.

On -l^'ii lui savoil gré de n'èl on misan-

thrope, en peosanl aussi mal des hommes. Il n«- vo guère dans les hommes que ce quittai! haïssable en eux; ndanl il ne les haïssait pas bit n plu-, il et ut t»-|lemenl humain, que c'était pour lui un extrême lounneol que de voir leurs souffrant atendre leurs plainl

Cette humanité toutefois, bien qu'aimable ei louable chez un particulier • 1< >nt la puissancede >uulai:ei .>u d.- 1 »|* -' — . r mai i it<- dam un i ercle étroit, i été souvent i bel les princes un vice phitoi qu'une vertu. Prus d'un souverain bien intentionné i abandonn»' i la rapine et à l'oppression des provinces entier.-», pai runifjue désir de ne roû autour de sa table et dans son palaii <|u.' i ontents. < i lui qui i désobl gei le

petil nombre d'hommes qui on1 ai ces auprès <!

sonne, pour le bonheur du L'iarnl nombre qu'il nr

i jamais, n'es! pas t .ut pour gourer net les grandes . Charles avait une débonnaireté telle qu'il ne s'en es! \< ut-étre jamaii rem ont dans un

homme d'autant de bon sens. Il était

dupe. I»1 - misérable*». Ii<>nun< - el femmes, itnnl il ,

.ni a fond la nature, qu'il savait dépourvus de toute affection pour lui, indignes <l< s.( confiance, pouvaient nisémi m l'amener I leur livrer titres, places, domaines,

cts d'rltat, pardons. Il donnait beaucoup, et cet • laiii il n'i prouva jamaia les plaisirs de la bienfaisant e et n'acquit jamais le renom d'homme bienfaisant. Il ne donnait jam lis spontanément; seulement il lui « I l nible «le refu I i onséqueni ette disposition

il'àme était ipie -• I n . s>4^ m-' tomba ii ut -. u-i alement jamais lur ceux qui les méritaient le mieux, m même bot ceux qu'il limait le plus, mais bien sur le premù i <• »llu i-

leur importun et sans honte qui parvenait à obtenir une

audience.

Les mol ifs qui dirigeaient la conduite politique de Charles II différaient profondément de ceux qui animèrent son prédécesseur et son successeur. Il n'était pas homme à s'en laisser imposer parles théories de gouvernement patriarcal et de droit divin. Il était complètement dépourvu d'ambition ; il détestait les affaires et eût plutôt abdiqué sa couronne que de se donner le soin de diriger réellement l'administration. Telles étaient son aversion pour le travail et son ignorance des affaires, que les simples secrétaires qui l'assistaient lorsqu'il présidait le conseil pouvaient à peine retenir leurs rires devant ses remarques frivoles et son impatience enfantine. Ni la reconnaissance ni la rancune ne participaient à la direction de sa conduite, car il n'y eut jamais d'esprit sur lequel les services et les injures laissassent d'aussi faibles et d'aussi passagères impressions. Il désirait simplement être roi à la façon dont Louis XV le fut plus tard en France, roi pouvant puiser sans limites dans le trésor pour satisfaire ses goûts particuliers, pouvant payer par des richesses et des honneurs les personnes capables de l'aider à tuer le temps ; pour vant encore, même dans le cas où l'État serait arrivé, par suite d'une mauvaise administration , au dernier degré d'humiliation et à l'extrême limite de la ruine , exclure du seuil de son sérail la vérité déplaisante et se refuser à voir ou à entendre tout ce qui pourrait troubler son voluptueux repos. C'est dans ce seul but qu'il désirait obtenir le pouvoir arbitraire, si cela lui était possible sans périls et sans troubles. Sa conscience n'était pas du tout intéressée dans les disputes religieuses qui divisaient ses sujets protestants; car ses opinions flottaient dans une sorte de terme moyen sceptique où il se complaisait, entre l'incrédulité et le papisme. Mais, bien que sa conscience* estât neutre dans la querelle entre les Épiscopaux

i B M C n'vni'.k. I M

et les Presbytérien iôU n'avaient pas eette indifffé-

rein - laient précisent ni < eux i

|oe1a les 1*111 ii.iui- avaû ut le moins d' indulgent e. Il ne pouvait pas sepasseï un soûl jour de ces plaisirs, que les Puritains regardaient comme des | Homme

éminemment bien él< vé et doué d'un sentin* ni très-vil du ridicule, les excentricités puritaines le remplissaient d'ui té méprisante. Il avait bien, il est vrai, quel-

ques 1 ÙSOUS (l<- détester vr\\r Serte I I LT ï 1 1 « " . \ l.i'nl|

les passions sont !<■ plu- impétueuses, el où la légèreté est le plus pardonnable, il a\ ;iit passé quelques moi

roi de nom, mais de fait prisonnier d'État entre les mains des auslén I' >l>\tériens. N"ii contents d'exiger de lui qu'il se conformai k leur culte et qu'il souscrivit .1 li h ouf, ils avaient épié tous ses mou-

vements et lui i? aient bit des cours de morale sur toutes

-••s folies de jeunesse. Il avilit •'•!•'■ l'oie. • d'assJStt

contre-cœur à des prières «-t à des sermons interminables, et iv. lit dû s'estimer fort heureux lorsqu'on ne lui rappelait pas du haut de la chaire ses propres faiblesses, la tyrannie de ^<>n père et l'idolâtrie <!«• sa mère. Il avait en vérifc malheureux pendant a lie

périmle de sa vie, qu'il avait bien pu regarder comme une délivrance plutôt que comme une calamité la défaite

qui lit «le lui un exilé. L'inllueuce • !<■ srinlilahles M'iiti-

ments rendait Charles désireux d'abaisser le parti qui

.iv.ui résisté à son père.

b frère du roi, Jacques, duc d'York, suivait la même |m'iiniv. Clinique lilieitin, Jacques était diligent, méthodique, passionné pour l'autorité el les uTain S n intelligence était singulièrement étroite et lente, km ractère obstiné, âpre, implacable. Qu'un tel prince ait vu (l'un mauvais mil les institutions libres del'Angli len

iiti qui était partit nlièrement ail u hé ;'i ces institutions, cela n'a rien qui puisse mu prendre. !.<• dm s,- ,|,.|i-

nail encore, à cette époque, comme immembre de l' Kg lise

anglicane, niais il avait déjà montré des tendances qui alarmaient sérieusement les bons protestants.

La personne sur laquelle retombait en grande partie, à cette époque, le fardeau du gouvernement était Edouard Hyde, chancelier du royaume , bientôt créé comte de Clarendon. Le légitime respect que nous ressentons pourClarendon, comme écrivain, ne doit pas nous fermer les yeux sur les fautes qu'il commit comme homme d'État. Quelques-unes de ces fautes, toutefois, peuvent être expliquées et excusées par la malheureuse position dans laquelle il se trouvait. Pendant la première année du long parlement, il s'était fait honorablement distinguer parmi les représentants qui travaillèrent à redresser les griefs de la nation. Un de ces abus les plus odieux, le conseil d'York, avait été aboli, principalement par suite de ses efforts. Lorsque le grand schisme se déclara, lorsque le parti réformateur et le parti conservateur apparurent, pour la première fois, en présence, Hyde, avec beaucoup d'hommes sages et honorables, se rangea du côté des conservateurs. Il suivit, à partir de cette époque, la fortune de la cour, eut, dans la confiance de Charles 1er, une part aussi large que pouvait l'accorder a un ministre un prince d'une nature aussi dissimulée et d'une politique aussi tortueuse , partagea ensuite l'exil et dirigea la conduite politique de Charles II. A la restauration, Hyde devint premier ministre. Quelques mois après on annonça qu'il était étroitement uni à la famille royale par les liens du sang. Sa fille était devenue duchesse d'York par un mariage secret. Ses petits-enfants porteraient peut-être la couronne. Cette illustre alliance relevait au-dessus 'de la vieille noblesse du royaume, et le lit, pendant un certain temps, supposer tout puissant. Il était, à quelques égards, à la hauteur de cette grande situation. Personne ne rédigeait avec plus de talent des papiers d'État. Personne ne parlait avec plus de poids et de dignité dans le conseil ou au parlement. Personne

f ImiI \|;| HMif. • mMI ! I»l. « I M.

n'était plus familial isé avec les maxin politique. Personne ne discernait à*on "il plus |tiani l«-s différent es des i arai 1ère». Il faut ajoute] qu'il avait un lentiment profond des obligations moral* I- li un respei t rim ère poui les l"i^ de son pays, un soin scrupuleux de l'honneur et des intérêts de la couronne, liais son i un 1ère était int, impa- Lienl de toute opposition. Par-dessus tout, il avai! >\> çtemps exilé tte cin onstance seule aurait suffi pour le rendre impropre a la dira lion suprême des affaires, il est presque impossible qu'un homme politique qui a été t • par les troubles civils de B'exili :

de passer quelques-unes des meilleure rie

,i l ♦ 1 1 . 1 1 1 . i . puisse, dès le jour même de son retour dans ia patrie, être placée la tète 'lu gouvernement. I rendon ne fit pas exception a cette règle gén : île. Il avait quitté l'Angleterre, l'( Jprit échauffé par le terrible combat qui se termina par la ruine <!«' -<»n parti et de sa propre fortune. Depuis 1646 jusqu'à 1660, il avait vécu au delà du détroit, ne voyant qu'à dist in< e tout ce qui se passait chei nous, et le voyant à u avers des verres faux, il tirait information des affaires publiques, des rapports d< conspirateurs, dont un grand nomb ni des hommes

ruinés et désespérés. l > événements tout naturellement lui semblaient heureux, non en raison de l accroissement il»- prospérité 1 1 de gloire qu'ils pro< liraient à la nation, mais en raison de la viu ssc ave< laquelle ils avançaient rheuredeson propre retour. Son voeu, vœu qu'il n'avaitpas

ut que se** i-iiiilriii|NiraiiiN ne pussent JOUÛ ni du repos m de la liberté jusqu'à i •• qu'ils eus» ni rét ibli l'ani Ienne dynastie. Enfin il revint, 1 1 fut placé à la <lu gouvi rnement Bans i\«»u- eu une seule semaine poui

« niiii.ni irder autour de lui, se mêler à 1 1 ciété, notei les changements quequatorse années i harprs d'f'xi'iwMiii'iits ax.iifiit o|m'mvs dans I* i cl

sentiments nat aux. Dans de telles cin on

un niiiiislre doué du plus grand tact et de la plus grande souplesse de caractère aurait encore commis probablement de sérieuses erreurs. Mais le tact et la souplesse n'entraient pour rien dans le caractère de Clarendon. L'Angleterre était toujours pour lui l'Angleterre de sa jeunesse, et il fronçait le sourcil devant toute théorie et toute pratique nées pendant son exil. Bien que très-éloigné de la pensée d'attaquer le pouvoir incontestable de la chambre des communes, il voyait avec une extrême inquiétude la croissance de ce pouvoir. La prérogative royale, pour laquelle il avait si longtemps souflert, par laquelle il venait enfin d'être élevé à la ri- < liesse et aux dignités, était à ses yeux chose sacrée. Il avait pour les Têtes rondes une aversion à la foi%politique et personnelle. Il avait toujours été fortement attaché à l'Église anglicane, et s'était, à diverses reprises, séparé à regret de ses plus chers amis lorsque les intérêts de cette Église étaient en jeu. Son zèle pour l'épiscopat et pour le livre des prières communes était maintenant plus ardent que jamais, et se mêlait à une haine vindicative contre les Puritains, qui faisait peu d'honneur à l'homme d'État et au chrétien.

Tant que la chambre des communes qui avait rappelé la famille royale existait encore, il était impossible d'opérer le rétablissement du vieux système ecclésiastique. Non-seulement les intentions de la cour furent cachées avec soin, mais le roi donna, de la manière la plus solennelle, des assurances qui tranquillisèrent les Presbytériens modérés. Il avait promis, avant la restauration, d'accorder à ses sujets la liberté de conscience: il en renouvela la promesse et en ajouta une autre par laquelle il s'engageait à faire tous ses efforts afin d'effectuer un compromis entre les sectes en disputes. Il souhaitait, disait-il, voir la juridiction spirituelle partagée entre les évoques et les synodes. La liturgie devait être révisée par une réunion de savants théologiens, dont une moitié

fcLECI IONS l'i 1661,

I .;, Presbytériens. Les^questions relatives au surplis, l'attitude qu'on prendrait pour recevoir Peu< baristû remploi du signe de croii dana les hapténx . sei lient décidées de mani anquilliser lea comx iencei d<

licates. Lorsque le roi eut ainsi endormi la vigilan< d nommes qu'il redoutait !<• plus, il prononça la dissolution du parlement. Il avait déjà donné action à un acte qui accordait, a quelques exceptions pri ramnistie ï loua opablea politiquea des dcrnien troubl< i. il .t\;nt aussi obtenu dea communes l'en In i, pour sa vie durant, d< « 1« i it le produit annu< I était limé à doute cent mille livres sterling. Le revenu itif, il est vrai, p bdant plusieurs ann< ' I pas au-dessus d*un million ; mais cette somme, réun .m \ revenus héréditaires de la couronne, était alors suflisante pourdéfrayei les dépenses du gouvernement i m ii iiijt> <lr paix. Aucune somme ne lui allouée pour l< maintien d'une armée permanente : la nation était fatim e même <lu nom d'armée, et la moindre mention d'um force militaire aurait suffi pour alarm< h au (Te i

i 1rs |,,|| ||s.

Un«- élection générale eut lieu an commencement de 1661 Le peuple était comme fou d'enthousiasme et ded vouement. La capitale était surexcitée pai les préparatifs du plus aplendide couronnement qui <'ùt été jamais vu, et le résultat de tout cela fut qu'un corps do représ* ni.niN comme on n'en .i\ ut jamais vu non plus fut envoyé -m parlement, l d grand nombre dea candidats heureux étaient dea hommes qui avaient combattu poui li couronne « i jiour l'Église, «i dont lea esprits avaient ■ i I*.ii 1rs nombreuses insulli - < i lea viol< m

que les Tétea rondes leui avaient tait souOrir. Lorsqui l'assemblée a réunit, les pa sions qui animaient rhaqu< membre individuellement 'accrurent pai la sympatl mutuelle qu'elles ne pouvaient manquer de 'inspirer. La chambre des communes fut, pendant quelques an-

nées, plus zélée pour la royauté que le roi, plus zélée

pour repiscop.it que les évêques. Charles et Clarendon

furent presque terrifiés de leur trop complet succès. Ils se

trouvèrent dans une situation assez semblable à celle de

Louis XVIII et. du duc de Richelieu, lors de la chambre

de 1815. Quand bien même le roi aurait été désireux de

tenir les promesses qu'il avait faites aux Presbytériens, il

n'en aurait pas eu le pouvoir. Ce ne fut même qu'en

usant de toute son influence, qu'il put empêcher les Ca-v

valiers victorieux de révoquer l'acte d'amnistie et de

se venger sans merci de tous les maux qu'ils avaient

soufferts.

Les communes débutèrent par décider que chacun de leurs membres devrait, sous peine d'expulsion, recevoir la communion selon les formes prescrites par la vieille liturgie, et que le covenant serait brûlé par le bourreau dans la cour du palais. Elles passèrent un acte par lequel elles reconnaissaient non seulement que le pouvoir militaire appartenait au roi seul, mais encore qu'il n'y avait pas de circonstance si extrême quelle fût, qui pût justifier les deux chambres de lui résister par la force. On passa un autre acte par lequel tout magistrat d'une corporation étai t requis de jurer qu'il tenait la résistance à l'autorité du roi pour illégale dans tous les cas sans exception. Quelques têtes chaudes voulaient même faire passer unbill qui annulerait d'un seul coup tous les statuts émanés du long parlement, et rétablirait la chambre de l'Étoile et la haute commission ; mais la réaction, toute violente qu'elle fût, n'alla pas jusque-là. La loi qui ordonnait que le parlement s'assemblerait tous les trois ans fut maintenue; mais les clauses restrictives qui chargeaient les officiers électoraux de procéder à l'élection au temps voulu, même sans lettres de convocation royales , furent rapportées. Les évêques lurent rétablis dans leurs sièges de la chambre haute. La vieille constitution ecclésiastique et la vieille liturgie furent rétablies sans aucunes modifications qui pussent

moi i \, i pu | w u hm 106

concilia les Presbytériens les i»lu> raisonnables I ilination épiscopnlc devint nlors, poui la promit une condition indispensable poui remplir les fonctions istiqm s. I*m de deux mille ministres i qui leui

« nnscienee ne [>ei nu Itait p is «I onfoi m< d< -

rrets furent « I n un seul joui de leui

Le parti dominant rappela, en triomphant, aux vktii que le long | irlement, au comble <!•• khi pouvoir, i\ ;iit destitué un bien plus grand nombre de ministn royaliste . \j reproche n'était que trop bien (onde; mais le long parlement ivail au moins accordé aux mini qu'il destituait <!<•< indemnités suffisantes |*»m les • • i ■ i — pécher de moui il de faim, tandis <\w les Cavaliers, eoivrésde haine, n'eorent j>;^ la ju l'humanité <l«-

suivre - 1 1 exemple.

Puai finrenl les statuts portant des pénal tre

les non*coniorraistes , -i it u t - pom lesquels on pouvait aisément trouva des précédents dans la législation puritaine, mais auxquels le k>i m pouvait donner Miction -,uis violer les proim ùtes publique-

ment, à l'époque de la crise la plus importante dosa vie, m dont dépendit alors sa d Les Presbyfc -

i ions, remplis de terreur et de dés t inn ut

.m \ pieds du trône, rappelèrent lours sen ents et

|rS |ini|lirssr< i|||'||> i \ .11. Ill lï'Hlt'S S» >|t *I1 1 H ' 1 1* 1 1 It 11 1 i

«li\n-N«'s reprises du roi lui-même. Le roi hésita. Il ne pouvait i nii lure, ni soa m mu. il n'.t \ h 1 1 que trop

I niiiiniit i|u'il devait beaucoup aux pétitionnai]

II avait peu l'habitude «!•* i n> im-

iM . Son caractère n'était pas relui d'un jierseYiileur. Il détestait, il est vrai, les Puritains; mail chea lui i ette aversion était un sentim m liede, bien difléi de la haine énergique qui in ni brûlé daM le <'»'ui Laud. il .in. ni en outre ane certaine partialité poui l.i religion catholique romaine, et il ^.iv.m qu'il sérail impossible d'à der la liberté «lu ourle mu inièlea

106 RÈGNE DE CHARLES If.

do cette religion, sans étendre la même indulgence aux dissidents protestants. Il fit donc une faible tentative pour modérer le zèle intolérant de la chambre des communes; mais cette chambre était sous l'influence de convictions infiniment plus profondes et de passions infiniment plus fortes que ses convictions et ses passions. Après une faible résistance, il céda, et adhéra avec l'apparence de l'empressement à une série de mesures odieuses contre les séparatistes. Ce fut un crime de se rendre à une église dissidente. Un simple juge de paix pouvait déclarer la culpabilité sans l'assistance d'un jury, et, à la troisième récidive, pouvait prononcer sentence de déportation au delà des mers pour sept années. On prit, avec une cruauté raffinée, des mesures pour que le coupable ne fût pas transporté dans la Nouvelle-Angleterre, où il aurait trouvé des amis et des sympathies. S'il revenait dans son pays avant l'expiration de son exil, il était passible de la peine de mort. Un nouveau et très-déraisonnable serment fut imposé à tous les ministres qui avaient été privés de leurs bénéfices comme non-conformistes, et à tous ceux qui refusèrent de le prêter il fut défendu de résider dans toute ville gouvernée par une corporation, envoyant des représentants au parlement, ou dans laquelle ils auraient exercé leurs fonctions, et dans un rayon de cinq milles autour de ces différentes localités. Les magistrats chargés d'appliquer ces rigoureux statuts étaient en général des hommes enflammés par l'esprit de parti et par le souvenir des maux qu'ils avaient soufferts au temps de la république. Les prisons furent en conséquence bientôt remplies de dissidents, et parmi les victimes se trouvaient quelques hommes dont le génie et la vertu étaient faits pour être l'orgueil de toute société chrétienne.

L'Lglise d'Angleterre ne paya pas d'ingratitude la protection qu'elle recevait du gouvernement. Dès le premier jour de son existence , elle avait été attachée à

l.<>\ M ISM1 M I *l m i-l VXGI U 1X1 ■ I -r

l.i monarchie; mais | endant le quart de »& le <|hi uiivit la restauration, son lèlc |»<»ui l'autorité royale 1 1 le 'li"it h. réditaire dépassa toutes les bornes. Elle avait souffert i la m. u-. -u des Mu u u • i avail iblie av( i la

maison des sin.nu. Elle était liée •'• elle pai des infc communs, des amitiés et des inimitiés < ommunes.ll semblait impossible qu'il pût jamais venir mi jour on les liens qui l'unissaient aux enfants de son auguste martyi le brident, où la fidélité dontelle se glorifiait ni d'être mi devoir doux ri profitable. Elle exalta donc en phi pompeuses i ette prérogativi qui i\ rit i lé i onstamment employée à son agrandissement et i ta défense, et réprouva très à -"H aise la dépravation de ces hommes que l'oppressioD dont elle était exempte av.iit pou i h révolte. Son thème favori et tit la doctrine de non- Elle prêcha - ette doeti ine ums foire aucune réserve *'t la poussa jusqu'à ses dernière* i onséquen S disciples ne se fatiguaient jamais de répéter que dans iui un cas possible , quand bien même P Angleterre serait < ondamnée à Bubir un roi semblable à Busiris «"i A Phalaris, qui, au mépris «!<• la loi et sans l'ombre de ju-h< e, i ondamnerait chaque jour, par centaines, ;i la mort ou à la torture , d'innocentes victimes, t<>u- les états «In roj Lume réunis ne seraient pas excusables tl«- résister pai l.i ron i >\i innie. Heureu» nu ni les intérêts fondamentaiu de la nature humaine nous donnent la certitude et la garantie que de semblables théoi ies ne seront jamais que des théories. Le jour de l'épreuve arriva, et les mêmes hommes qui avaient professé h hautement et m sincèrement cette extravagante doctrine tir soumission apparurent dans presque tous les comtés il.' r \ii l- 1. 1 1 e u in«- contre le urone.

Sur toute l.i surface «lu royaume, I.» propriété changeait SIM <!«• m. un- l.i-s \.ntc- u itmiulrs , n'.i\.uit

pas été roiiliriiirt's par le parlemuut , étaient regardées

comme nulles par les tribunaux. Le souvet un,

ques, les doyens, les chapitres, la noblesse et la gentry royalistes rentraient dans leurs propriétés confisquées et en chassaient même les acquéreurs qui les avaient payées leur prix. Les pertes que les Cavaliers avaient supportées pendant la domination de leurs ennemis se trouvaient ainsi réparées en partie , mais en partie seulement. Toutes poursuites pour recouvrement des revenus moyens de ces propriétés étaient empêchées par l'amnistie générale, et les royalistes, qui, pour acquitter les amendes imposées par le parlement, ou pour acheter la faveur des Têtes rondes puissants , avaient vendu des terres à un prix inférieur à leur valeur, ne furent pas dispensés de subir les conséquences de leurs propres actes.

Pendant que ces changements avaient lieu, un changement beaucoup plus important encore s'opérait dans les mœurs et les manières de la société. Ces passions et ces goûts, qui, sous le gouvernement des Puritains, avaient été si sévèrement réprimés , et qui, s'ils avaient reçu par hasard leur satisfaction, ne l'avaient reçue qu'à la dérobée et par contrebande, se déchaînèrent avec une ingouvernable violence aussitôt que le frein leur fut enlevé. Les hommes se plongèrent dans les amusements frivoles et les plaisirs criminels avec l'âpreté fougueuse qu'une abstinence longue et forcée produit naturellement. L'opinion publique imposait peu de contrainte; car la nation, dégoûtée de l'hypocrisie, très-méfiante de toutes les prétentions à la sainteté, se ressentant encore de la tyrannie récente de gouvernants austères dans leur vie et sans cesse en prières, se tourna pour un moment avec < omplaisance vers des vices plus doux et plus gais. Le gouvernement imposait une contrainte moindre encore. Il n'y a pas d'excès qui ne fût en réalité encouragé par la dissipation qu'étalaient le roi et ses courtisans favoris! Quelques-uns des conseillers de Charles Ier, qui maintenant n'étaient plus jeunes, conservaient la gra-

CHANG1 MBN1 DAMS I M I I M

Mti- décanta qui, trente an> auparavant, avait été de mode .1 ns hitehall. i- 1 i t Jarendon lui-n m

i tu i \\ i iothesle) . iwrate de Soulhamplon, lord de la trésorerie, el Jamet Butler, duc d'Onnond, qui, après avoir lutté vaillamment 1 1 à travers bien \i< issitudes ea li lande, poui la i ause «lu n naii maintenant < urne comme lord lieutenant.

Mais m le souvenir <!••> servi* • àt i - bommes, ni ! grand pouvoir dans l'État, ne pouvaient V ger

Mircasmes que le vice ;i l.i mode ;uuie .i lanor

contre la vertu Mii.iiin.r. in.' réputation « 1 • - (K>lit«-^* e( d'esprii De pouvait pans s'obtenir que par «jn« - ■• | x »• - violation des convenances, i» Il talents d'ordres <li-

vers oontribuaienl i répandre la contagion. La philosophie morale avait tout récemment revêtu une forme bien faite pour plaire à une génération également dévouée i la monarchie et au vin*. Thomas Hnlilies, d le langage le plus lumineua et le plu^ préi is qu'ail jamais employé un nétaphysù ien, maintenait que I;» volonté «lit prince était le critérium «lu bien et «lu mal, 1 1 que tout sujet devait être prêt à professer, sm l'ordre du roi, le papisme, le mahométisme ou le paganisme. Des milliers d individus, incompétents pour appn qu'il \ .iv. lit de réellement bon et de vrai dans les spé-

rlll.ltlolls de ||(»|i1ms, s.iIu tilt ll(UI>l;iSII)t' mie

théorie qui, tout en exaltant les prérogatn îles,

relâchait les liens de la morale, ••! abaissait la religion .m i.m d'une simple . 1 1 1 . 1 1 1 • |xMiti<pie. I .m.- profession de hobbisme devint une des < <»ii'titi«*ii^ ••<si>ntii>ll**s poui

th man accompli. I mes de litt.

lure légère étaient enta< \\< - de la licen< •• alors ei I poésie se lit l'entremetteuse de tous les désirs ha*. pi it de satin . .m lieu de dé la honte sur le

•rime et le mensonge, ili > llèches formidables

contre rinnocence et la vérité. I I . h- restaurée lutta, il est est vrai, contre l'immoralité dominante, mais lutta

faiblement et avec un demi-courage. Par respect pour sou caractère, elle se devait à elle-même d'avertir ses enfants engagés dans les voies de perdition; mais elle donnait ses avertissements d'une manière quelque peu nonchalante. Son attention se portait ailleurs. Elle s'employait de toute âme à écraser les Puritains et à enseigner à ses disciples qu'il fallait rendre à César ce qui appartenait à César. Elle avait été dépouillée et opprimée parle parti qui prêchait une austère moralité; elle avait été rétablie, au contraire, dans son opulence . et ses honneurs, par les libertins. Quelque peu disposés que fussent ces hommes de la mode et du plaisir à régler leur vie d'après les préceptes de l'Église, ils étaient prêts cependant à combattre, et à traverser une mer de sang pour la défense de ses cathédrales et de ses palais, de chacune des lignes de son bréviaire, de chacun des fils de ses vêtements. Si le Cavalier débauché hantait les maisons de filles et les maisons de jeu, il fuyait au moins les conventicules puritains. S'il ne pouvait dire un mot sans blasphèmes et sans obscénités, il faisait une sorte d'amende honorable, en s'employant avec ardeur a envoyer en prison , pour leurs prêches et leurs prières, Howe et Baxter. Ainsi le clergé fit, pendant un certain temps, la guerre au schisme, avec tant de vigueur qu'il eut peu de loisirs pour faire la guerre au vice. Les écrits licencieux d'Elherege et de Wycherley étaient, avec l'approbation spéciale du chef de l'Église, récités publiquement par des lèvres de femmes et écoutés par des oreilles de temmes, tandis que l'auteur du Pilgrim's progressa languissant dans un cachot, y expiait le crime d'avoir prêché l'Évangile aux pauvres. C'est un fait incontestable et très-instructif que les années pendant lesquelles le pouvoir politique de l'Église anglicane atteignit à son point culminant furent précisément les années pendant lesquelles la vertu nationale descendit le plus bas. Presque aucun rang, presque aucune profession n'é-

IMM0RA1 m M - HOHMI - D É1 \r. '2M

chappo i rinfection de l'immoralité régnante ; mais l< hommes qui faisaient des choses politiques reui oceu-

>ii furent peut-être la partie la plus corrom] de

i ette lot i< lé corrompue, car ils n'étaient pas seulen

aux influences pernicieuses <jm aiïectaienl la nation en masse, mais encore à une contagion plus t tonnelle et plus maligne. Leur caraci tîf formé au

milieu de révolutions et de contre-révolutions fréquentes et violentes. Dans le cours de quelques années, il- avaient mi changer plusieurs fois l'organisation eccl&iastiqu civile de leur pays. Ils avaient vu l'Église épiscopale persécuter tes Puritains, l'Église puritaine persécute! les Épiscopaux, ! l'I g lise épiscopale persécuter <l«- nouv< les l 'm ii.u h-, llsavaientvu abolir et rétablir la monarchie fclitairc. IN avaient vu le long parlement trois i"i^ .m faite du pouvoir et trois fois dissous au mili<"i des malédictions et des rires de la multitude, Ils avaient vu une nouvelle dynastie rapidement élevée au sommet «In I uvoii et de la gloire, et soudainement précipitée sans du plu- liant siège île Il t it. IU avaient vu inventer, essayer et abandonnei un nouveau système représentatif. Ils avaient mi créei et disperser un.- nouvel le chambre des lords. Ils avaient vu de nombreuses proies passeï violemment des Cavaliers aux rétes rondes, i i revenir des Têtes rondes aux Cavaliers. Au milieu il«- Lois événements, <|in< .>u.|u.' voulait être un homme i olitique, prospère et toujours actif, devail 1-1 i . nanger avec « haque tour de roue 'l<- la fortune. ni Beu!< ment dans la solitude qu'il était |x>ssil>K <!<• conseï f< i le re d'un fei me royaliste « >u

d'un ferme républicain. Celui qui, dam une pareille |ue, veut B'élevei aux grandeurs politiques, doit renoncer I lOUl*' ronstaïuv ilaii«> m -s opinions. \u li. h

d'aflectei l'invariabilité au milieu de variations sans fin,

il doit toujours veillri pour roii 1rs »igiu»s ilrs

lions ippro4 hantes il «l<»ii savoii saisir la minute

exacte où il faut déserter une cause chancelante. Lorsqu'il a suivi jusque dans ses actes les plus extrêmes une faction triomphante, il doit s'en éloigner subitement dès que ses difficultés commencent, l'attaquer, la persécuter 1 1 commencer avec de nouveaux alliés une nouvelle carrière de puissance et de prospérité. Sa situation développe en lui tout naturellement, et au plus haut degré, un certain ordre de talents et un certain ordre de vices. 11 devient observateur pénétrant et homme à ressources. Il attrape sans efforts le ton de la secte ou du parti où le hasard l'a jeté. Il discerne les signes du temps avec une sagacité qui paraît merveilleuse à la multitude, et qui ressemble à celle qui guide un vieil officier de police dans la poursuite des plus faibles indices d'un crime, ou à celle d'un guerrier mohican suivant une piste à travers les bois. Mais rarement nous trouverons chez un homme d'État, élevé dans de telles circonstances, la constance, l'intégrité ou quelque autre des vertus appartenant à la noble famille de la vérité. Il n'a de foi pour aucune doctrine, de zèle pour aucune cause. Il a vu tant de vieilles institutions renversées, qu'il n'a plus de respect pour la tradition. Il a vu. tant de nouvelles institutions dont on attendait des merveilles ne produire que désappointements, qu'il n'a plus d'espoir dans le progrès. Il se raille également, et de ceux qui ont souci de conserver, et de ceux qui ont désir de réformer. Il n'est rien dans l'État qu'il ne puisse aider à défendre ou à détruire sans scrupule ou sans honte. La fidélité aux opinions ou aux amis ne lui semble que stupidité et travers d'esprit. Il regarde la politique non comme une science dont l'objet est le bonheur du genre humain, mais comme un jeu mêlé d'habileté et de hasard, extrêmement entraînant, et où le joueur heureux et adroit peut gagner une fortune, un titre nobiliaire, peut-être même une couronne, et où un seul coup téméraire peut mener à la perte de la fortune et de la vie.

Il M M l I < 0S5I M M i 'll'.i MW •

L'ambition qui, au

pnte, est une demi-vertu, séparée alors detoul Bentimenl élevé el philanthropique, c transforme en une cupidité ine moins ignoble que Pavai i I mi loua ces hommes politiques qui, depuis la restauration jusqu'à l'avènement de la maison de Hanovre, fan ni > la des grands partis dans l'État, on en pourrai! nom; fort i m • 1 1 dont la réputation n'ait pas été souillée pai des

i que, de notre temps, nous appellerions énorme perfidie et énorme corruption. Il est à pein< exa$ de dire que l<- hommes publics les plus dépourvus de principes qui ont pris part aux suaires de notn

ils étaient les idées moi

en vogue durant la dernière partie «lu dix-septième

le, mériteraient d'être considérés • omme scrupuleux ••t désini

ridant que ces changements politiques, religieux • i moi ni\ Lui . h Angletei re, l'autorité roj

Lui rétablii sans difficulté dans les deux autres parties des Iles Britanniques. En i sse, la restauration des Stuarts ivaitété saluée ave< joie, car là, elle était regardée comme la restauration de l'indépendance nation île l h eflet, le joug qu< Cromwell avait impos 1*1 cosse l'ut en apparence retiré; les et a- du royau i s'assemblèrent de nouveau dans leur vieille salle de i Edimbourg, les sénateurs du collège de justice appliquèrent de nouveau lt loi écossaise daru anciennes form ( endanl l'indépendance de < e petit royaume était plus nominale que réelle; car aussi longtemps que l«' i"i aurait pour lui I' Vngl< lerre, il n'a- \,ui p,i^ i redouter la désafTection de ses autres provinces. Il était maintenant en situation de renouvi 1er la tentative qui avail italc i ion père, stni

ci aindn sa destinée. « haï les l avait d'imjxj

en vertu de ion p wivoir royal, ^.» reli I u-.

au moment même où s;» religion «t —« » 1 1 pouvoir royal

•20 i RÈGNE DE CHARLES If.

étaient à la fois impopulaires en Angleterre, et non-seulement il avait échoué, mais il avait excité des troubles qui lui coûtèrent en dernier résultat la couronne et la vie. Les temps étaient changés; l'Angleterre était maintenant remplie de zèle pour la monarchie et l'épiscopat ; par conséquent, la tentative qui, sous la précédente génération, avait été de la dernière imprudence, pouvait être essayée de nouveau sans périls pour le trône. Le gouvernement résolut d'établir une Église épiscopalc en Ecosse. Ce projet fut désapprouvé par tout Écossais dont le jugement méritait considération. Quelques hommes d'État écossais , zélés pour les prérogatives royales, avaient été élevés dans la religion presbytérienne. Bien que peu tourmentés de scrupules, ils conservaient, cependant une certaine préférence pour la religion de leur enfance, et ils savaient quel puissant empire avait cette religion sur les cœurs de leurs compatriotes. Ils firent de vives remontrances, mais lorsqu'ils virent que leurs remontrances étaient vaines, le courage leur manqua pour persister dans une opposition qui aurait offensé leur maître , et quelques-uns d'entre eux descendirent dans l'immoralité et la bassesse jusqu'à consentir à la persécution d'une Église, qu'au fond de leur conscience ils considéraient comme la plus pure forme du christianisme. Le parlement écossais était constitué de telle sorte qu'il n'avait jamais pu opposer un obstacle sérieux même à des rois bien plus faibles que ne l'était Charles. L'épiscopat fut donc établi par la loi en Ecosse. Quant à la forme du culte, une grande latitude fut laissée au clergé. Dans quelques églises, on employa la liturgie anglicane. Dans d'autres églises, les ministres choisissaient dans cette liturgie les prières et les actions de grâces qui pouvaient être le moins désagréables au peuple ; mais en général l'hymne de louanges était chanté à la fin de l'office , et le symbole des apôtres récité lorsque le baptême était admi-

Il \i DE i i 1 USSI i l DE I IRLANDI

m«ii. . La nouvelle Bglisc i Lait pai la grande

majoritédc i mus comme une sapefslitiou et une importation de L'élrangi r, comme un reste des corruptions de Rome» et comme une marque de la domination angl il n\ eut toutefois pas d* insurrection: le paya n'était plus

qu'il avait été vingt-deui ans auparavant. Une guerre désastreuse el la dominatiou étrang< tient dompté

resprit de son peuple. L'aristocratie, lrès-r< «l<^

classes moyennes et «lu populaire, s'était mise i la létc du mouvement contre Charles !•*, mais se montrait obéissante envers Charles II. On ne pouvait plus maintenant attendre <!«■ secours des Puritains anglais. IU n'étaieut plus qu'un faible parti, proscrit doublement et par Ta l"i et par l'opinion publique. La i la nation écosa lise

toumil donc de mauvaise humeur et ai bien

des remords de conscience aux offices «lu clergé épiscopal ou (lr-> ministres presbytériens qui avalent consent epter du gouvernement nue demi-tolérance, connue sous le nom d'indulgena . Mais il 3 avait, 1 : pai ticulièrement dans les basses terres de l'Ouest, bien des hommes ardents et i<--<>lu^ qui soutenaient <|u«' fobli-

un d'observet I uni passait avant robligation

d'obéir au magistrat. Ces hommes persistaient, en dépit de la loi, i se réunir pour adon 1 Dieu selon leur culte. Ils regardaient Y indulgence non comme une réparation

partielle des injustices mil, I Im- |>.u le m...

liât civil, mais comme une nouvelle injustice en |ilu^ odi< m ■•• qu'elle était déguisée sous les appa-

rences <l'nii bienfait. La persécution, disaient-ils, ne I >< m 1 \ .1 1 1 tu.-r que le corps, mais cette diabolique indulgence tuait l'Ame. Chas* s <les villes, ils s'assemblaient sur le> l)ni)ères et le^ mon! Ml iquéa |>.u le DOU-

voii civil, ils repoussaient sans scrupule la force pat la fofi e. Ils se rend, lient n mes a i liacun de I uis con-

venticules. Plusieurs t"i-, ils -. mu. -ni en état de révolte ouverte, il- étaient aisément vaincus ••! impitoyablem

punis: mais ni la défaite, ni le châtiment ne pouvaient dompter leur courage. Pourchassés comme des bêtes fauves, et torturés jusqu'à ce que leurs os fussent complètement broyés, emprisonnés par centaines, pendus par vingtaines, exposés aujourd'hui à la cruauté des soldats anglais, abandonnés demain à la merci des bandes de maraudeurs des hautes terres, réduits aux abois enfin, leur colère était encore si terrible que le plus hardi et le plus puissant oppresseur pouvait avec raison redouter l'audace de leur désespoir.

Tel fut, durant le règne de Charles-Iï, l'état de l'Ecosse. l'Irlande n'était pas moins agitée. Dans cette contrée existaient des dissensions en comparaison desquelles les plus chaudes animosités des politiques anglais étaient tièdes. L'inimitié entre les Cavaliers irlandais et les Têtes rondes irlandais était pour ainsi dire perdue au milieu de l'inimitié bien plus violente qui divisait les races anglaise et celtique. L'intervalle qui séparait les Presbytériens et les Épiscopaux semblait disparaître en présence de l'intervalle qui séparait les uns et les autres des Papistes. Pendant les derniers troubles civils , la plus grande partie du sol irlandais avait été transportée de la nation vaincue à ses vainqueurs. Très-peu des anciens ou des nouveaux occupants avaient des prétentions aux faveurs de la couronne. Les spoliateurs et les spoliés avaient été également des rebelles. Le gouvernement fut bientôt embarrassé et fatigué des réclamations contradictoires et des accusations mutuelles des deux factions irritées. Ces colons , entre lesquels Cromwell avait partagé le territoire conquis, et dont les descendants sont encore appelés Cromwelliens , représentaient que les habitants aborigènes étaient des ennemis invétérés de la nation anglaise , quelle que fût la dynastie appelée à régner, et de la religion protestante sous toutes ses formes. Ils retraçaient, en les exagérant, les atrocités qui avaient déshonoré l'insurrection de l'Ulster; ils pressaient, le roi de suivre avec résolu-

IF. i.ni\rii\iMiM iif\ir\T IMPOPULAIRE.

lion la politique du Protêt teui , et il- n'avaient honte d'insinuer que la paii n< rail jamais en

Irlande tant que la vieille i i< e friand use ne sérail | « \in pée «lu sol. I es catholiques romains faisaient de leui mie m pour atténuer leui j torts < i s'étendaient en termes lamentables >m la sévérité de l< ur châtiment, qui dans

tit avait été rude. Us suppliaient Charles »l<- ne pas confondre l'innocent avec le coupable, et lui rappelaient que beaucoup <!•• coupables avaient d'ailleurs leurs fautes en revenant a l'obéissance qu'ils devaient m rn et en défendant ses droits contre les meurt

■ •M père. La c , fatiguée des importunâtes des deux

partis qu'elle n'avait aucune raison d'aimer, se débarrassa enfin de cet ennui «ii dictant un compromis. I système cruel! im;h> très-complet et très-énergique, |>n lequel o|i\ i ni proposé de rendre l'Ile foncière-

ment anglaise, fut abandonné. On amena lesCrotnwelliens à abandonner un lien de leurs acquisitions.] a < liiisi restituée fut capricieusement pari "h< les

i.i l. un. mis que le gouvernement cherchait à favoriser. Mais beaucoup de ceux qui protestaient <!»• leui inno- ■ once, ••! quelques-uns de i • nx qui se vantaient d'avoii toujours montré une fidélité notoire, n'obtinrent m institution ni compensation, et allèrent rempli] la France

• •i I i i uneurs « ontre l'injusui e et l'ingratitude <!•' la maison <l<s Stuart .

Pendant <<• temps-la. le ^nuvernemeni a\aii d'être populaire, même en Angleterre, l »•> royalistes avaient commence .1 se quereller avec la imn .1 ;, S(. disputei entre eux; et le parti qui a\ ni été vaincu, feulé aux pieds, il.l.ni, annihilé, mais qui consenaii

encore des éléments vivaces, levait de nouveau la i i>

• •1 recommençai! l'interminable - u.i 1

[/administration n'eùt-elle |»as lait île fautes, 1111e l'enthousiasme avec lequel le retour du n-i et la lin de la tyrannie militaire avaient été salués n'aurait pu du-

ici; car c'est une loi de notre nature que de tels accès de fièvre soient toujours suivis de prostration. La manière dont la cour abusa de sa victoire rendit la réaction plus prompte et plus complète. Tout homme modéré fut choqué de l'insolence, de la perfidie et de la cruauté avec lesquelles les non-conformistes étaient traites. Les lois pénales avaient été très-efficaces pour purger le parti opprimé de tous les membres hypocrites dont les vices l'avaient déshonoré, et en avaient fait de nouveau un corps d'hommes honnêtes et pieux. Le Puritain conquérant, souverain, persécuteur, confiscateur, avait été détesté. Le Puritain trahi et maltraité, abandonné de tous les serviteurs complaisants qui, à l'époque de sa prospérité, se disaient ses frères, chassé de sa maison, empêché, sous les plus sévères pénalités, de prier ou de recevoir la communion selon sa conscience, ferme cependant dans sa résolution d'obéir à Dieu plutôt qu'à l'homme, fut, en dépit de quelques souvenirs malheureux, un objet de pitié et de respect pour tous les esprits bien faits. Ces sentiments devinrent plus forts lorsque le bruit se répandit que la cour n'était pas disposée à traiter les Papistes avec la rigueur qu'elle avait déployée contre les Presbytériens. Le vague soupçon que le roi et le duc d'York n'étaient pas des protestants sincères, surgit de divers côtés. Bien des personnes également qui avaient été dégoûtées de l'austérité et de l'hypocrisie des Pharisiens de la république commençaient à être encore plus dégoûtées des débauches publiques de la couret des Cavaliers, et étaient très-disposées à se demander si la maussade rigidité de Louons Dieu-Barebone n'était pas préférable à la licence et à l'impiété des Buckingham et des Scdley. Les hommes immoraux eux-mêmes, qui n'étaient pas entièrement dépourvus de bon sens et d'esprit public, se plaignaient que le gouvernement traitât les affaires les plus sérieuses comme des bagatelles, et fit des bagatelles ses plus sérieuses affaires. Dans leur opinion,

i i (.m VOTI RM M '.il m iMl'OF'i i uns.

nu roi «t. ut excusable d'aum le vin,

l'esprit el Il beauté; mail il était intolérable de le von descendre su rang d'un voluptueux indolent, de \<>\\ le lervicc public réduit à ne pouvoir marcher, el l« ■-> finances de riitat »'ii déliril pour -s»> d« -

para îtes et des courtisan

l ii limii'I nombre de royalistes faisaient èchi plaintes, el ) ajoutaient bien des réflexions amères tur l'ingratitude du roi. Son trésor entier, à la vérité, n'aurait pas suffi poui Isa récompenser dans la oaeaure de l'opinion qu'ils avaient dé leurs mérites. Tout gentilhomme appauvri qui avait combattu bous Rupert et BOuaDerb] considérait ses servicescomms les plus grands

uffrances comme 1rs plus dures de inus |. via - rendus et de tout i les Bouflrani es subies. Chacun lit Dallé que, quoi qu'il advint aui autres, il serait largenu ni récompensé de tout ce qu'il avait perdu durant les troubles civils, el que la restauration de m fortune dilapidée suivrait la restauration de la monarchie. Au< un de ces hommes » espérances ne put retenir son indignation lorsqu'il vit qu'il étail aussi pauvre sous le roi qu'il Par vai( été sous le parlement croupion ou bous le Protecteur, La négligence et l'extravagance de la coui excitaient l'amère indignation de ces vieux aarviteura, lia disaient fort justement que la m »itié des sommes que Sa Majesté dépensait poui des concubines ou des bouffons si iii ii ut .1 contenter des centaines de vieux Cavaliers qui, ;ipivs avoir coii|N! leurs bois et fondu leur argenterie pour soutenir ton père, i n étaient réduits h errer en habits i voir où ils trouveraient un du.

\ i < mou n -nt même arriva une baisse subite dans les fermages. I e revenu de lout propriétaire foncier lui diminué de cinq shillinga par livre Bteriinf I ri di la

tlcli. le s'éle\a de loilS leSOOBatés «lu rn\.miue.

et, comme d'habitude, on rendit le pouvernemeui ponsable de cette détresse. La yentry, forcée de i

treindre ses dépenses pour un certain temps, vit avec indignation les splendeurs et les profusions toujours croissantes de Whitehall, et garda la conviction indéracinable que l'argent qui aurait suffi à alimenter ses ménages était allé, par quelque procédé inexplicable, entre les mains des favoris du roi.

Les esprits étaient maintenant dans une telle humeur, que tout acte public excitait le mécontentement. Charles avait pris pour femme Catherine, princesse de Portugal. Ce mariage avait généralement déplu, et les murmures devinrent plus hauts quand il parut probable que le roi n'aurait pas de postérité légitime. Dunkerque, conquis par Olivier sur l'Espagne, fut vendu à Louis XIV, roi de France. Ce marché excita une indignation générale. Les Anglais commençaient déjà à observer avec inquiétude les progrès de la France et à montrer pour la maison de Bourbon les mêmes sentiments que leurs grands-pères avaient montrés pour la maison d'Autriche. Était-il sage, demandaient-ils, d'aider à augmenter la force d'une monarchie déjà trop formidable? Dunkerque était, d'ailleurs, cher au peuple, non-seulement comme place forte et clef des Pays-Bas, mais aussi comme trophée de la valeur anglaise. Cette ville était, pour les sujets de Charles, ce que Calais avait été pour une génération précédente, et ce que le rocher de Gibraltar, si héroïquement défendu pendant des années de désastres et de périls contre les flottes et les armées d'une puissante coalition, est aujourd'hui pour nous. Le prétexte d'économie aurait pu avoir quelque poids venant d'un gouvernement économe; mais il était connu que les dépenses de Dunkerque étaient bien au-dessous des sommes gaspillées par les vices et les folies de la cour. Il devenait insupportable qu'un souverain d'une prodigalité sans exemple, pour tout ce qui regardait ses propres plaisirs, fût d'une telle ladrerie pour tout ce qui regardait la sûreté et l'honneur de l'État. '

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