‹ Histoire d'Angleterre, depuis l'avènement de Jacques IIChapitre 16 sur 63 · partie <lu douaire de la reine Catherine, était réparée · texte numérisé non relu

partie <lu douaire de la reine Catherine, était réparée

i entretenue a grands (Vais. < < u i n'était

■ aucun souvenir Qatteui pour l'orgueil national; elle ne pouvait aervir en rien aux intérêts nationaux; 'Ile non . .lit dans de* guerres interminables, sana

gloire et sans profits avec dea tribus de Musulmans à demisain i était située dans un climat singulièrement défavorable à la santé et à la vigueur de la race anglai

M n- lea murmures excités par ces fautes étaient peu d«« clinsc (omptaréa ;m\ « lameura <j u i i clau rent bientôt. i gouvernement s'engagea dans une guerre avei lea Provinoea-Unies. I a chambre dea communes vota sur-lechamp des sommes -ans précédent dans notre histoire, • 1rs sommes supérieures à celles <|m avaient suffi à l'entretien des n-'iirs et dea armées de Cromwell, alors «jm** son pouvoù faisait la terreur du monde; mais telles étaient l'extravagance, la malhonnêteté et l'incapa des humilies ({m avaient >u< i édé à son autorité, que cette libéralité eut des résultats plus nuisibles qu'utiles, l copiantes de la cour, très-mal préparés poui uirer

avec les grands hommes qui dirigaient alors les armes de la Hollande, avec un homme d'Étal comme de Wiii et un amiral comme de Ruyter, firent rapidement leui fortune pendant «ju-- ims in.it> lots se révoltaient [xuiss, s parla Daim, que nos arsenaux n'étaient pasganlrs, ijuc uns v.iiss, ,,u\ taisaient eau et manquaient de gréement. On ae détermina enfin à al>an<lnnnei (nui pn d'une guerre offensive, et il fut bientôt évident qu'une simple défensive était une t à. he enoon trop rude

pour une telle administration. I a tl<»tie holland

moi 1 1 i l.i | ,illl Ise, i-| M ni |i| ùl.i les vaisse,|ll\ de uilei | ei|i||

BO trouvaient à Chatham. On raconta que le juin menu

•21-2 KÈGNE DE CHÀftLES II.

cette grande humiliation, le roi faisait fête avec les dames de son sérail et s'était amusé ;i poursuivre un papillon autour de la salle du souper. A la fin, une tardive justice fut rendue à la mémoire d'Olivier. Partout on exaltait son génie, sa valeur et son patriotisme; partout on rappelait comment, sous son gouvernement, tous les pouvoirs étrangers avaient tremblé au nom de l'Angleterre ; comment les États-Généraux, maintenant si hautains, s'étaient prosternés à ses pieds; comment, à la nouvelle de sa mort, Amsterdam avait illuminé en signe de délivrance, et les enfants couraient le long des canaux, criant avec joie que le diable était mort. Des royalistes même s'écriaient que l'État ne pouvait être sauvé qu'en appelant sous les armes les vieux soldats de la république. Bientôt la capitale commença à sentir les misères d'un blocus. On pouvait à peine se procurer du combustible. Le fort Tilbury, d'où Elisabeth avait, avec un courage tout viril, déversé son mépris le plus amer sur Parme et sur l'Espagne, fut insulté par les envahisseurs. Le grondement des canons étrangers fut, pour la première et pour la dernière fois, entendu par les citoyens de Londres. On proposa sérieusement, dans le conseil,' d'abandonner la Tour si l'ennemi s'approchait. Des groupes énormes se formèrent dans les rues, criant que l'Angleterre était vendue et achetée. Les maisons et les voitures des ministres furent assaillies par la populace, et on put croire un instant que le gouvernement aurait à se défendre à la fois contre une invasion et contre une insurrection. Cet extrême péril, à la vérité, s'évanouit bientôt. Un traité fut conclu, très-diflérent de ceux qu'Olivier avait l'habitude de signer , et la nation se retrouva une fois encore en paix, mais dans des dispositions presqu aussi violentes et aussi intraitables qu'à l'époque du ship money.

Le mécontentement engendré par cette mauvaise administration fut accru par des calamités que le meilleur

cm ii db 1 1 \%\ RDC*. 213

gouvernement n'aurait pu détourner. An | lui fort de IV gix>mmieusegueiTeaveclaHollai)de,Lofidreseutà louffrir de deux grands déi tels qu'aucune cité n'eut jamais

h subir, dans un Bi court espace •!<• temps. Une i uVpassant fit hoiivm tmiio l- > • ilamitéâ qui, depuis ik»i> siècles, avaient visiW notre Ile, enleva dans Pes| de <li\ mois plu- de cent mille Ames; 1 1 a peine le char mortuaire avait-il < essé <!<• rouler, qu'un incendie, |<'I iiii'nii n'en avait pas vu en Europe depuis l'incendie de Rome, bous Néron, lii une ruine de la cité entière, ■ depuis l.i Tour jusqu'au Temple, et depuis la Tamise jusqu'au] alentours de Smithfield.

s'il \ eût eu une élection générale au moment "ù la nation souffrait de tant de honte «'t de tant de malheurs, il est probable que les i I rondes auraient reconquis l'ascendant dans l'État; mais Je parlement était encore le pariement cavalier iioiiimé dans le transport de dévouement qui ivait suivi la restauration. Néanmoins, il devint bientôt évident qu'aucune assemblée anglaise , quelque dévouée qu'elle lut, ne consentirait a être « ••■ que le pa ment avait été bous lea Tudors. Depuis la mort d'Elisabeth jusqu'à la veille de la guerre « ivile, l«-> Puritains qui prédominaient dans le corps représentatif avaient, par un asage habile du pouvoir de la bourse, empiété but les terres du gouvernement exécutif. Les hommes qui, après la restauration, vinrent remplir les rangs de la chambre basse ne furent pas fà< nés, lout en abhorrant le nom de Puritain, d'hériter des fruits de la politique puritaine, il- étaient Irès-disposi l«' |inii\nir qu'ils p< i^nlairni dans l'Hu i rendre I»mu roi puissant H li»»in»iv; mais quant i ce pouvoil lui-même, il- étaient bien résolus à ne pas s'en départir. La grande révolution anglaise «lu dix-septième l-a-dire le ti ansfeti «lu . ontrole suprême de l'administration executive, de la couronne « la i nombre «its communes, .i\m\< i saut bruit, mais rapidement «i

sûrement, pendant la longue existence de ce parlement. Charles, toujours à court, grâce à ses folies et à ses vices, manquait d'argent. Les communes seules pouvaient légalement lui en accorder. Rien ne pouvait les empêcher de faire leurs conditions. Le prix qu'elles mirent à leurs concessions fut qu'il leur serait permis d'entraver chacune des prérogatives du roi, de lui arracher son assentiment h des lois qui lui déplaisaient, de renverser les cabinets, de dicter la politique étrangère à suivre, et même de diriger l'administration de la guerre. Elles professaient hautement et sincèrement le plus vif attachement pour les fonctions et la personne du roi; mais elles ne devaient aucune fidélité à Clarendon et elles se jetèrent sur lui avec autant de fureur que les parlementaires précédents sur Strafford.

Les vertus et les vices de Clarendon contribuèrent également à sa ruine. 11 était le chef ostensible du gouvernement, et par conséquent on déversait sur lui la responsabilité même des actes qu'il avait fortement , mais vainement, combattus au conseil. Il était regardé par les Puritains, et par tous ceux qui s'apitoyaient sur leur sort, comme un implacable bigot, comme un second Laud, doué seulement d'une intelligence beaucoup plus fortfc que celle de Laud. D'un autre côté, il avait, en toute occasion, déclaré que l'acte d'amnistie devait être strictement observé, et cette partie de sa conduite, bien que très-honorable pour lui, le faisait haïr de tous les royalistes qui désiraient réparer leur fortune ruinée par des poursuites contre les Têtes rondes, pour dommagesintérêts et recouvrement de revenus moyens. Les Presbytériens d'Ecosse lui attribuaient la chute de leur Église. Les Papistes d'Irlande lui attribuaient la perte de leurs terres. En sa qualité de père de la duchesse d'York, il avait un intérêt évident à désirer une reine stérile; on l'accusa donc d'en avoir, à dessein, recommandé une. La vente de Dunkerque lui était justement imputée. On le rendit

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insable, i\«-< moins mV |iMn • ■, (!<• I.i i\<

Hollande. Son caractère violent, s<»s manièn s ami l'indélicate rap laquelle il poursuivait les ri-

. hesses, roalentation <|u*il m< liait à l<

rie <lr peintures, remplie des « hefs-d'œuvre de \ Dyck, autrefois la propriété de I ivaliere maintenant rainés, son palais qui déployai! *a Ion I imposante

,-\ i- h résident e plus humble de m lui attiraient des reproches, les uns mérités, les aul injustes. Lorsque la 1 1 * » 1 1 • - hollandaise parut dans la Tan i princinalemenl contre le chancelier qui

ss pot t ' e de la multitude. Ses fenêtres furent bri-

i arbres de son jardin coupés, une potence dres devant sa porte. Mais nulle part il Détail plus détesli que dam la chambre des communes. Il était incapable d'apercevoir le moment très-proche où cette chaml si elle continuait à exister, deviendrait le principal pouvoii de lï.t.ii. où la direction de cette chambre deviendrait l'affaire la plus importante d'un homme politique, où il serait impossible de gouverner sans l'assistance d'homm onliance. Il persistait obstinément à considérer le parlement comme on « 01 ps très-peu différent du parlemenl qui siégeait quarante ans auparavant, alors qu'il commençait à étudiei le droit au Temple. Il ne voulait pas priver la législature pouvoirs qui lui et dent Inhérents en vertu ds la vieille constitution 'lu royaume, mais !• »pp ment nouveau de ces | voii -, développement naturel, înéi

ble, si qu'on ne pouvait arrêter qu'en détruisant pouvoirs jusque dans leurs fondements, le dégoûta I*. ilai niait. Rien n'aurait pu le décida i pos r le grand

m de il lai sur un i rdonnance pour lever l< thip stetosy, ou a votet au conseil l'incarcérât ion » la Tout d'un membre du parlement, en punition d'un discours ou d'une opinion, mais son indignation s'en Qammait lorsque I munîmes voulait ni sa\«>ir il»-

quelle façon l'argent voté pour la guerre avait été dépensé, ou mettre au jour la mauvaise administration de la marine. De telles investigations, selon lui, étaient en dehors de leurs attributions. Il admettait que la chambre était une assemblée fidèle, qu'elle avait rendu de grands services à la couronne, et que ses intentions étaient excellentes. Mais à chaque occasion, tant en public que dans son particulier, il déplorait que des hommes aussi sincèrement attachés à la monarchie voulussent inconsidérément empiéter sur les prérogatives du monarque. Tout en différant infiniment par l'esprit des membres du long parlement, ils les imitaient, disait-il, en voulant intervenir dans des affaires placées hors de la sphère des états du royaume, et soumises à la seule autorité de la couronne. Le pays ne serait jamais bien gouverné, maintenait-il, tant que les représentants des comtés et des bourgs ne se contenteraient pas d'être ce que leurs prédécesseurs avaient été au temps d'Elisabeth. 11 rejetait, comme des projets indigestes, incompatibles avec la vieille constitution anglaise, tous les plans que des hommes, meilleurs observateurs que lui des signes du temps, proposaient dans le but de faire vivre ensemble en bons termes la cour et les communes. Sa conduite envers les jeunes orateurs qui grandissaient en talent et en autorité dans la chambre des communes était peu bienveillante, et il réussit à se faire d'eux, presque sans exception, des ennemis mortels. Une de ses fautes les plus sérieuses fut, en réalité, son mépris absurde pour la jeunesse, et ce mépris était d'autant moins justifiable, que sa propre expérience des affaires politiques anglaises était loin d'être en rapport avec son âge, car une si grande partie de sa vie s'était passée à l'étranger, qu'il connaissait beaucoup moins le monde où il se trouva transporté à sou retour, que bien des gens qui auraient pu être ses fils.

11 était, pour toutes ces raisons, détesté par la chambre

< m i E M Cl mi vm.v Î17

des communes. Il était également détesté pai la

potn d< - raisoni (otites différentes Ses nœuns, comme s;i politique, étaiem celles d'une lion antérieure.

Mémo alors qu'il était un jeune étudiant en droit, • i qu'il M\,nt avec des hommet d'espril el de plaisir, vite

naturelle el ses principes n ligieux l'avsâeolf in grande partie, préseï vé de ! 1 1 ontagion de la débaut lu- i la mode, «•i il n'était guère possible que, dans un avec une santé délabrée, il te lit libertin. Il voyait lai vices des jais jeunes gens avec une aversion presque aussi amère el aussi méprisante que celle qu'il ressentait pour les erreurs théologiques dessectaires* Une manquait asion de manifester son mépris pour les bouffons, les joyeux vivants el les courtisanes qui encensbraienl le palais, et les admonestations qu'il adressai! .m roi lui-même étaient extrêmement ami res et ce que ( harles détestait par-dessus tout extrêmement longues. Pas une fois ne s'éleva en faveur d'un ministre doublement odieux, et par des défauts qui soulevaient les fureurs du peuple, et par des vertus qui ennuyaient et importunaient le souverain. Southampton n'étail plus. Ormond accomplit fidèlement et courageusement les devoirs de l'amitié, mais eu vain. I <• chancelii r tomba avec grand éclat. Le grand sa au de l'État lui rot enlevé; les communes le mirent en accusation;» tète tut en péril: il lortit «lu pays; un acte fui passé qui le condamnait s un exil perpétuel, et ceux qui avaient attaqué el n son pouvoir commencèrent a s'en disputer les débris. I e sacrifice de Clarendon apaisa jusqu'à un certain point l'appétit de vengeances du public. Cependant, la colère excitée par la prodigalité et la négligi du gouvernement, «t pai la mauvaise direction de la dernière guerre, n'était pai di tout apaisée. Les conseillers de Charles, témoins de la catastrophe du chancelier, étaient fort soucieux de leur sécurité; ils conseillèrent, en conséqueaoe, à lew aatltre, «l'apaiser

l'irritation dominante, dans le parlement et dans îe pays, et prirent à cet effet une mesure qui nva pas sa pareille dans l'histoire de la maison des Stuarts, et qui était digne de la prudence et de la magnanimité d'Olivier.

Nous sommes maintenant arrivés à une époque où l'histoire de la grande révolution d'Angleterre commence à se mêler à l'histoire de la politique étrangère. Le pouvoir de l'Espagne avait été en déclinant depuis plusieurs années déjà. Elle conservait encore en Europe, il est vrai, le Milanais et les Deux-Siciles, la Belgique et la Franche-Comté. En Amérique, ses possessions s'étendaient encore des deux côtés de l'équateur, bien au delà des limites de la zone torride. Mais ce grand corps avait été frappé de paralysie, et était, non-seulement incapable de donner aucun embarras aux autres nations, mais encore de repousser l'agression s'il n'était pas soutenu. La France était, à cette heure, sans conteste, la plus grande puissance de l'Europe. Ses ressources se sont réellement accrues depuis cette époque, mais. non pas dans la proportion de celles de l'Angleterre. Il faut aussi se rappeler, qu'il y a cent quatre-vingts ans, la Russie^ aujourd'hui monarchie de premier ordre, était autant en dehors du système de la politique européenne que l'Abyssinie ou le royaume de Siam ; que la maison de Brandebourg était à peine plus puissante que la maison de Saxe, et enfin que la république des États-Unis n'existait pas. Le poids de la France en Europe, quoique très-considérable encore, a donc relativement diminué. Son territoire n'était pas, au temps de Louis XIV, aussi étendu qu'aujourd'hui; mais il était vaste, compacte, fertile, bien placé à la fois pour l'attaque et la défense, situésousunclimatheureuxethabitéparunpeuplebrave, actif et ingénieux. L'État obéissait implicitement à la direction imprimée par un seul esprit. Les grands fiefs, qui, trois cents ans aimaravant, étaient des princi-

C\K\< n M! I»K loi |S XIV. 119

pautés indépendantes, avaient été ann( 00-

ronno. Quelques \ ii illard seuls pouvaient pelei 11

dei nière réunion d< nx. I i résisl ini i que

Hiiguonots, la noblesse ri |i ments ivaient op-

e au pouvoir n inéantie pai les deux

nds cardinaux qui avaii ni gouv< rné la l ranee] endant quarante ans. I a forme du gom n* ment était alors le despotisme, mais un despotisme doux lu l tout

le inoins dai ipports avec li 5 élevées), tem-

par des manières courtois set des sentiments 1 hevaleresques. Li - resaouroei que le sourerain avait à sa disposition étaient, pouroette époque, vraiment formidables

nus, qui reposaient, il esl vrai, bui on système d'impotduret inégal, qui pesait lourderoenl sur les cultivateurs du Bol, excédaienl de beaucoup ceux de tout autre monarque* s«>n armée, admirablement disciplinée et commandés par les plus grands g ux de l'époque, s'élevait déjà à plu- «!<■ cent vingt mille hommes. Un tel déploiement de troupes régulières ne détail pas \u en Europe depuis la chute de l'empire romain. 1 1 France premièi nations m intimes; mais,

bien qu'elle eut des rival* - sur mer, elle n'avait pas ende supérieure. Telle l'ut sa rorce pendant lesqua- Le dernier* années du dix-septième aie le, qu'aucun ■ ini. réduit 1 m - p . ne put lui ré-

1 que deux grau * litions, dans !• squelles

entra la moitié de la 1 hrétienté, ne pai vinrent p n iomphei .

1 es qualité mnelles du roi de là an< «• ajoutaient

nu i inspiré p 11 la pui et l'impoi t. m. e de

son royaume. tucun wirverain n'a jamais représenté l.i majesté d'un grand État avec plus de dignité • t '!•• e. Il se servait à lui-même de premier ministt et remplissait les devoii di iluation diflli ile

une habileté et une as qu'on n'aurait pu raison-

nablement attendre d'un homme arrivé au Ironc des l'en-

fance, et entouré de flatteurs, avant même qu'il pût parler. Il avait montré à un degré éminent deux qualités inappréciables chez un prince : l'art de bien choisir ses serviteurs, et l'art de faire rejaillir sur lui, en grande partie, le mérite et l'honneur de leurs actes. Dans ses relations avec les puissances étrangères, il avait quelque générosité, mais aucune justice. Il étendait sa protection avec un désintéressement romanesque, qui eût été mieux placé chez un chevalier errant que chez un homme d'État, sur de malheureux alliés qui se jetaient à ses pieds et n'avaient de ressources que dans sa compassion; mais il rompait, sans scrupule et sans honte, les liens les plus sacrés de la foi publique, toutes les fois qu'ils contrariaient ses intérêts, ou ce qu'il appelait sa gloire. Sa perfidie et sa violence toutefois lui faisaient moins d'ennemis que l'insolence avec laquelle il rappelait, à chaque instant, ta ses voisins, sa grandeur et leur faiblesse. A l'époque où nous sommes arrivés, il ne professait pas encore cette austère dévotion qui donna plus tard à sa cour l'aspect d'un monastère. 11 était, au contraire, aussi licencieux que son frère d'Angleterre , sans être en rien frivole et indolent comme lui; mais il était catholique romain sincère, et sa conscience et sa vanité le poussaient à la fois à user de son pouvoir pour la défense et la propagation de la vraie religion, comme ses illustres prédécesseurs Clovis, Charlemagne et saint Louis.

Nos ancêtres virent naturellement avec de sérieuses alarmes la puissance croissante de la France. Ce sentiment, parfaitement raisonnable en lui-même, était mêlé à d'autres sentiments moins honorables. La France était notre vieille ennemie. C'était sur la France qu'avaient été remportées les victoires les plus glorieuses de nos annales. La conquête de la France avait été faite deux fois par les Plantagenets. La perte de la France était longtemps restée dans le souvenir du peuple comme un grand

\« i» r.i hi i ni is \iv. -2-21

in- n ilional. I e litre de roi de l'i an< •• él til porté pai nos souverains. Les fleurs Je Iw de 1 1 France

apparaissaienl encore mêlées à n«'> lions but I ••• uss le

l,i maison des Stuarts. Au seizième sic* le, la crainte inspirée pai 1*1 spagne avail bhst> ndu l'animosilé <l«>nt la France avait été autrefois l'objet ; mais cette ! spagne si redoutée ne méritai! plus maintenant • § » i * » 1 1 1 • • compassion méprisante] et la France redevinl poui nous la ade ennemie. La vente de Dunkerque à la France avait été l'acte le plus généralement impopulaire du roi restauré. Son attachement i la France avail parmi loua les crimes imputés i Clarendon par la chan> bre des communes, celui qu'on lui reprocha le plus i sentiment public perçait jusque dans l< - bag itell< b. Une rixes'étanl dans les rues de Westminster entre

le* gens de l'ambassade île France « t i eux de l'ami sade d'I spagne, la |>opulace, que l'on empêcha ém quemenl de B*en mêler, donna néanmoins la preuve non équivoque que la vieille antipathie n'étail paa éteinte.

l.i France et l'Espagne étaient alors engagées «hms une lutte plus sérieuse qu'une rixe des rues, I n des objets principaux de la politique de I ouia pendant tout vie lui d'étendre sa domination du côté du Rhin. A cette fin» il avait entamé une guerre ave< l'Espagne, et il marchai! de conquête* en conquêtes. Les Provinces-1 nies voyaient avec inquiétude le pi l ette

confédération célèbre avail atteint l'apogée delà puis- Bance, de la prospérité el de la gloire. I •• territoire bar lave, i onquis sur \< b vagues • i défendu contre «II- b par r.nt de l'homme, était a peine supérieur en étendue à l.t pmii ipautéde Galles; mais cet étroit < tait une

lin ne populeuse el ai tive, où i haque jour de nouvelles

ri, li laient i et OÙ ( tu- ut niiiii,i:,hiiiis .!••

vastes entassements d'am i«nin ^ nt lu w>. l'i^p. < I de la Hollande, sa riche cuit ii ce, ses innombrables cm aux, ses moulins toujours en mouvement, ses multitudes de

222 RÈGNE DE CHARLES il.

barques et do canots, ses grandes villes espacées à do courtes distances, ses ports hérissés de mâts, ses vastes et somptueux palais, ses villas charmantes, ses maisons aux appartements richement meublés, ses galeries de peinture, ses pavillons d'été, ses jardins aux couches de tulipes, produisaient sur le voyageur anglais à cette époque le même effet que produirait aujourd'hui, sur un Norwégien ou un Canadien, le premier aspect de l'Angleterre. Les États-Généraux avaient été obligés de s'humilier devant Cromwell ; mais après la restauration, ils avaient pris leur revanche, avaient fait la guerre avec succès contre Charles, et avaient conclu avec lui une paix honorable. Mais, malgré ses richesses et sa considération en Europe, la république n'était pas de force à se mesurer avec Louis. Elle craignait, non sans raison, de voir le royaume de ce prince s'étendre jusqu'à ses frontières , et elle pouvait bien redouter le voisinage immédiat d'un monarque si grand, si ambitieux, si peu scrupuleux. Il n'était pourtant pas aisé de trouver un moyen de détourner le danger. Les Hollandais seuls ne pouvaient faire pencher la balance en leur faveur. On ne pouvait espérer aucun secours du côté du Rhin. Quelques-uns des princes allemands avaient été gagnés par Louis, et l'empereur lui-même était inquiété par les mécontents de Hongrie. L'Angleterre était séparée des Provinces-Unies par le souvenir de cruelles injures récemment infligées et subies, et sa politique depuis la restauration avait été tellement dépourvue de sagesse et de courage, qu'il était à peu près impossible de compter sur un secours efficace de sa part.

Mais la chute de Clarendon et la mauvaise humeur croissante du parlement déterminèrent les conseillers de Charles à adopter tout à coup une politique qui étonna et réjouit la nation.

Le ministre anglais résidant à Bruxelles, sir William Temple, un des diplomates les plus experts et un des

f \ ravi i 11 1 iaw éci r ains les pli ibles de i otu ••[■■ • jn. , r. iii i

repi uvei ncmenl «ju'il lerail à la fois dé-

ble et possible d*< ntrw en si rsngemenl les

I lats-Gi néraux, d ma le but de mettre an lerme un

le lai e. Pend inl longfc rnps lions

avaienl été dùd moment on juges ntile

de les prendre en ronsidéralion. Il reçu! la mission de

avec les i i its-Généraux. il se rendit il l ri

'entendil bientôt avec iesu de Witt, .ilni^ premier ministre de Hollande. La Suède, mslj jouj .' 1 1-- élevée, quarante ans auparavant, par

énie de Gustave-Adolphe, à un rang supérieur parmi les puis n européennes, si «-11* n'était pas en redescendue à sa | ►« ^i 1 1« »n naturelle. On lui inspira d joindre en cette oo asion i l;i Hollande et \ l*Àngleterre. Ainsi lut formée la coalition connue sous le nom de triple alliance. Louis laissa percer des marques de dépit el de ressenti menl , mais ne jugea jms politique d'ajouter l'hostilité d'une telle confédération l belle de II !spagne, il consenti! don< Si abandonner une grande p uliriiii territoire que ses années avaient occupé. La pab fui rétablie en Europe, h le gouvernement anglais, naguère l'objet d'un mépris général, fut, pendant quelques .mu.' j, regardé par les puissances étrai un

respect presque au kJ que celui qu'avait inspiré le

Protecfc m .

I n \ii. leU rre, h triple alliai* e fut p ipulaire an plus haut degré; plie satisfaisait • ilmient la haine nationale et l'orgueil national ; elle opposait une ban ière .mx empiétements d'un voisin puissant et ambitieux; elle unissait étroitement les principaux I « lien • ■i I< i- rondes jouirent ••!! commun, m ti la joie «I- s i 'i 9 rond< fut en< on plu - grande <|u.- celle <l-s 1 \ liait étroitement ave< nn pays républi< tin on politique, presbytérien en i-!iui«>H, contre un pays gouverné paj le pouvoir arbitraire «l'un

prince et attaché à l'Église catholique romaine. La chambre des communes approuva hautement le traité, et Ion entendit même quelques grondeurs peu soucieux de politesse déclarer que c'était la seule bonne chose qui eût été faite depuis le retour du roi.

Le roi toutefois s'inquiétait peu de l'approbation de son parlement et de son peuple. Il regardait tout simplement la triple alliance comme un expédient temporaire pour apaiser des mécontentements qui menaçaient de devenir sérieux. L'indépendance, la sécurité, la dignité de la nation qu'il gouvernait n'étaient rien pour lui. Il avait commencé à ressentir la gêne des restrictions constitutionnelles; déjà s'était formé dans le parlement un groupe très-nombreux connu sous le nom de parti du pays. Ce parti renfermait tous les hommes publics qui inclinaient vers le puritanisme et le républicanisme, et ceux qui, bien qu'attachés à l'Égliseet à la monarchie héréditaire, avaient été poussés dans l'opposition par crainte du papisme et par dégoût pour l'extravagance, la dissolution et la mauvaise foi de la cour. La puissance de ce groupe politique grandissait constamment. Chaque année quelqu'un des membres envoyés au parlement pendant l'enthousiasme de dévouement de 1661 disparaissait, et les sièges vacants étaient remplis généralement par des hommes moins traitables. Charles ne se croyait pas roi tant qu'une assemblée de ses sujets aurait la prétention de demander à voir ses comptes avant de payer ses dettes, et insisterait pour savoir à laquelle de ses maîtresses, ou auquel de ses joyeux compagnons était allé l'argent destiné à équiper et cà armer la flotte. Bien que peu soucieux du qu'en dira-t-on, il avait été blessé par les sarcasmes qui quelquefois étaient lancés au milieu des discussions de la chambre des communes, et dans une certaine occasion il essaya de restreindre la liberté de la parole par des moyens honteux. Un gentilhomme campagnard, sir John Coventry, s'était moqué,

kTKWS IHTRI CHARMK n I i LOI 18 xin.

dans un <lt'-l»a! de la i hambre, des déréglementa de la cour. Sous undesrègn< >préc< lents, ilaurait étéprobableni' -ut mandé devant le consi il privé 1 1 envoyé i I I On piii un autre moyen, i ne bande de matamores fut i h i: . c d'alli i « ouper les oreilles an railleui . < eiU ble vengeance, au Lieu d'apaiseï l'esprit d'opp< lion, souleva une telle tempête, que le i"i fui oblige

loumettre à la « ruelle humiliation de sont tionnei m .!• te <|ui atteignait les instruments de -.1 v< eet

qui lui enlevait le droil <!<• leur pardomx 1 .

Mais impatient comme il l'était desontravi - conttitulionnelles, quel moyen employer pour >"« n affranchi] .' Il ne pouvait arriver au despotisme que par le secourt d'un? grande armée pei manente, et cette armée n'existait pas. nus le mettaient bien a même, a la véi ité, d\ ntrelenir quelques troupes régulii ns, mais ces tinujM nombreuses pour excit< 1 la jalousie et l'appn hension de la chambre des communes et du pays, l'étaient à peine / pour protégei Whitehall et la Tour contre un soulèvement de la populace de Londres. De tels soûl ments étaient à craindre, car on avait calculé que dans li « apitale et d faubourgs, il n'habitait pas moins

de \ i n l: 1 mille des vieux soldats d'( >i is 1 1 .

Le roi étant d< oiani ipei «lu 1 ontrole «li» |

lementel ne pouvant compter, poui une telle enta |»i 1- -, sur aucun secours à l'inférieur, devait naturellement en i hen her à l'étranger. I 1 puissance et la richesse du roi de Frari< e pouvai mt suttlre à*la 1 1. lie irdue d'établir en Angleterre la monarchii ne. Un tel allié exiit, ^.ui - doute, des preuves substantielles de reconnaissance. < ha ries devrait desa ndre au nu rand vassal, devrait faire la paix ou lagu 1 1 •■ selon la volonté du gouvernent ni pro 3 latious ivei 1 ouis cmbleraienl nient a celles «jui existent aujourd'hui entre le i"i d'Oude <>u lo rajah de Na£|>oiirc et le gouvernement anglais, Ces prii s d aid<

compagnie des Indes dans toutes ses guerres offensives et défensives, et ne doivent, avoir d'autres relations diplomatiques que celles que la compagnie voudra permettre. La compagnie, en retour, les garantit contre l'insurrection de leurs sujets. Tant qu'ils remplissent fidèlement leurs obligations envers le pouvoir protecteur, ils peuvent disposer d'immenses revenus, remplir leurs palais de belles femmes, s'abrutir en compagnie de leurs parasites favoris, opprimer impunément tout sujet qui pourra encourir leur déplaisir. Une telle situation serait insupportable à un homme d'un esprit élevé et d'une puissante intelligence; mais pour Charles, homme sensuel, indolent, incapable de grands efforts intellectuels, dépourvu également de tout patriotisme et de tout sentiment de dignité personnelle, cette perspective n'avait rien de désagréable.

Il peut sembler extraordinaire que le duc d'York ait concouru au dessein de dégrader cette couronne que, selon toute probabilité, il porterait un jour ; car sa nature était hautaine et impérieuse, et jusqu'à la dernière heure il continua à se débattre et à s'emporter par boutades contre le joug français. Mais il était presque aussi avili par la superstition que son frère par l'indolence et le vice. Jacques était maintenant catholique romain. La bigoterie était devenue le sentiment prépondérant dans son esprit étroit et entêté, et s'était tellement mêlée à son amour du pouvoir, que ces deux passions pouvaient à peine être distinguées l'une de l'autre. 11 semblait fort improbable que, sans le secours de l'étranger, il pût obtenir pour sa religion la domination ou même la simple tolérance, et il était d'un caractère à ne voir rien d'humiliant dans un acte, de quelque nature qu'il fût propre à servir les intérêts de la véritable Église.

Une négociation s'ouvrit qui dura plusieurs mois. Le principal agent entre les cours de France et d'Angleterre fut la belle, gracieuse, intelligente Henriette, duchesse

pin m..i » M LOI M \iv.

d'Oi léans, sœur d< < h I alc-

iii-iii < hérie des deux monarqtH I i Lero

oiïril de se déclara catholique romain, de dissoudre In triple alliance, de s'unir a la I rai* e contre la ll"ii inde, }j li i i niiv voulail s'cngagei . lui prêler un militaire et pécuniaire suftisanl ; le rendre ind< pendant de son parlement. Louis afiecta d'abord de recevoir froidement ces propositions, et (init pai i pter <l»-

l'air d'un hoinjne qui confère une grande Faveur, n en réalité il ne |>« >ii% ;iît rien perdre et n'avait qu'à gner a la résolution qu'il avait ai Il lemble certain qu'il ne r* usa jam lis s< i leuseim ut lablir !<• despotisme el le papisme on i re par

l.i loue il.'- armes, il us pouvait pas ignorer qu'une telle entreprise serait difficile el hasardeuse au deruiei point, qu'elle < puiserait pendant plusieurs an uU -

les forces d'énergie de la 1 1 ance, ••! qu\ Ile était incompatible avec d'autres projets d'agrandissement |»lu^ avantageux , et chère à -<>n cesur. Il .iur.ni très-volontiers recherché l<' mérite et la gloire de rendre un

i l'Église ilnn/ il était membre, <l m» conditions raisonnables; mais il était pan dii imiter m's aneêtres, qui , au douzième el .ni treizième siècle, avaient conduit a la mort, dans l.-x champs d< l,i Syri et de ri fçypte, la Heur de la chevalerie franni qu'une < roisade contre le protest in-

li-ine dans I i <.i aii.l-- I! ninins

périlleuse que l- s expéditions dans lesquelles Louis \ Il et i « mm- i\ avaient péri. Il n'avait aucun motif qui pût lin Paire désirer de voir les Stuai la ouvei aii Il n'avait aucunement , à lï-uan! .1. la i «ui^iiiuinm anglaise, des sentiment \ sembl c< ux qui «I det mers temps ont |«»i i i Faire 1 1 libres institutions de leui voisins D o< (jours, il e.» rand parti plein de lèlc |»<»ni le gouverm un ni |n>-

pnlan. , qui a des ranuli. uh< n- dans inuti s |, i miinrs

( ivilisées. Tout avantage important acquis par ce parti dans une nation quelconque est le signal presque certain d'une commotion générale. Il n'est donc pas étonnant que des gouvernements menacés par un danger commun s'unissent dans un but d'assurance mutuelle; mais au dix-septième siècle un tel danger n'existait pas. Il y avait un gouffre immense entre l'esprit public de la France et l'esprit public de l'Angleterre. Nos institutions et nos partis étaient aussi peu compris à Paris qu'à Constantinople. Il est douteux qu'aucun des quarante de l'Académie française eût un volume anglais dans sa bibliothèque et connût même de nom Shakspeare, Jonson ou Spenser. Quelques Huguenots, qui avaient hérité de l'esprit rebelle de leurs ancêtres, avaient bien peutêtre quelques sentiments sympathiques pour leurs frères en religion, les Têtes rondes anglais ; mais les Huguenots avaient cessé d'être redoutables. Les Français , attachés en grande majorité à l'Église de Rome , fiers de la grandeur de leur roi et de leur propre fidélité, voyaient nos luttes contre la papauté et le pouvoir arbitraire non-seulement sans admiration et sans sympathie, mais avec une vive désapprobation et un vif dégoût. Ce serait donc une grave erreur que d'assigner la conduite de Louis à des craintes semblables à celles qui de nos jours ont poussé la Sainte-Alliance à intervenir dans les troubles intérieurs de Naples et de l'Espagne.

Néanmoins les propositions faites par la cour deWhitehall furent pour lui les bienvenues. Il méditait déjà ces desseins gigantesques , destinés à tenir l'Europe en fermentation constante pendant plus de quarante ans. Il désirait humilier les Provinces-Unies, et annexer à ses domaines la Belgique, la Lorraine et la Franche-Comté. Ce n'était pas tout. Le roi d'Espagne était un enfant maladif; il paraissait probable qu'il mourrait sans postérité. Sa sœur aînée était reine de France. Un jour viendrait certainement et pouvait venir bientôt, où la

maison <\r Bourbon aurait a faire valoir des droits • <■ \,i-t'' empire où le solei] oe m couchait jamais. Une < -f i.ihf iini continentale s'oppos rail l'union

«I»' ers <i. n\ grandes monarchies bous un même sce| M. us li Prance pouvait h elle seule tenir léte à tout* coalition continentale. L'Angleterre pouvait faire penchei la balance; les destinées du monde dépendraient d de la résolution que prendrait l'Angl l'heure de

la crise; et il était bien connu que le parlement angl lis et la nation anglaise étaient fortement attachés à la i •« » I î— tique qui avait dicté la triple alli va . Rii n ne pouvait donc être plus agréable à Louis que d'apprendre que li princes de la maison de Stuart avaient besoin de son appui et l'achèteraient volontiers au prii d'une complaisance -.dis bornes. Il Be décida i profiter de I n, et se

traça un plan qu'il survit sans déviation jusqu'au moment où la révolution de 1688 vint déranger toute ^a politique. Il se «lisait Lrès-désireui de favori* i les desseins de la cour d'Angleterre ; il promettait de grands secours; <le

temps ;*i autre il donnait en effet, niais av€C pan unn-

nie; ftsseï pour entretenir les . spérances, trop peu poui en ressentir de la gène <»n s'attirer des emban is P l'emploi «le cette Uu lique 1 1 avec des dépenses bien inférieures aux dépenses tut. - pour bâtir et décorer n Bailles «ai Marly, il réussit à faire de l'Angleterre, | (luit près de vingt ans, un membre presque insignifiant ilu système politique de l'Europe que la république de Saint-Marin.

Son but n'était pas de détruire notre constitua mais de tenir le< éléments divi rs dont elle se composait «luis un étal de conflit perpétuel, et d'entretenir une inimitié irréconciliable entre le pouvoir de 1 1 I et le pouvoir de répée. Dans cette vue, il excitait -t corrompait tour à tour les deux partis, pensionnait à 1 1 foi i les ministres de 1 1 > ouronne et les « hefs «le l'o| sition, encouragi lit la coui s n lister aux empiètent nts i. 1 1

séditieux du parlement, et faisait rapporter en dessous au parlement les desseins arbitraires de la cour.

Un des moyens auxquels il eut recours pour obtenir une influence supérieure dans les conseils du gouvernement anglais mérite une mention spéciale. Charles, bien qu'incapable d'amour dans le sens le plus élevé du mot, était l'esclave de toute femme dont la personne excitait ses désirs, et dont les airs et le babil amusaient ses loisirs. Un mari qui supporterait d'une épouse d'un rang élevé et d'une vertu sans tache la moitié des insolences que le roi d'Angleterre supportait de concubines qui, devant tout à sa générosité, se donnaient à ses courtisan? pour ainsi dire en sa présence, serait justement ridicule. Il avait supporté patiemment les emportements furieux de Barbara Palmer, et l'impertinente vivacité d'Éléonore Gwynn. Louis pensa que le plus utile ambassadeur qu'il pût envoyer à Londres serait une belle, licencieuse et rusée Française. Cette femme fut Louise de Quérouaille, que nos grossiers ancêtres appelaient madame Carwell. Elle triompha bientôt de toutes ses rivales, fut créée duchesse de Portsmouth , comblée de richesse, et obtint un empire qui ne cessa qu'avec la vie de Charles.

Les conditions les plus importantes de l'alliance entre les deux couronnes furent arrêtées dans un traité secret signé à Douvres, en mai 1670, juste dix ans après le joui où Charles avait débarqué, dans ce même port, au milieu des acclamations et des larmes de joie d'un peuple trop confiant.

Par ce traité, Charles s'engageait à professer publiquement la religion catholique romaine, à unir ses armes à celles de Louis, afin de détruire le pouvoir des Provinces-Unies, à employer toutes les forces de l'Angleterre, sur terre et sur mer, pour soutenir les droits de la maison de Bourbon sur la vaste monarchie espagnole. Louis, de son côté, s'engageait à payer des sub-

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nà 1 1 onsidérabl i,et] non* II lion

t tii . ti \p .1. i. -m -, il enverrai! une armée

I m .111 soutenir son allié.

|, n t.- fui i on< lu

qu'il eut éU elle, 1 1 inte

prim nsse, don! l'influence sui s< n frèi

ii< î( use i son pays, n'étail plus. v donna naissance a d'horribles ns qui, pendant un

moment, sembl h interrompre l'alliance nou-

vellement formée entré les maisons de Stuart et Bourbon; mais bientôt de nouvelles assurances de bon vouloir furent éch u ntrr les ù*li<

i e duc d*Yoi k, trop boi né pour comprends .- 1 .

on ti"!> Fanatique |m«ui n'en inquiétei , était impatient «!•' \<»ii , ah nter immédiatement l'article relatif à la relij catholique romaine; mais l ouis eut l prendre que si cette résolution était prise, il j aurait en une telle explosion qu'elle ferait •'•< houei l s de son pi m qui lui tenaient le plus au cœur. Il lut donc décidé «pu* Charles continuerait h s'intituler protvoir la communion, les jouis de gran le selon l<- rituel <l<- 1*1 glise d'Ànglei plus s< rupnleux, i essa de paraître a la i hapelle royale.

A peu près vei s la même époque moui ut l d'York, fille <!«• l'exilé Clarendon. Elle était depuis quelques ani crctement catholique romaine. Elle I deus flll i \uu<\ ijui, |»his tard, furent ivemenl • Irandi -Bretagne. I Iles n lient dans le protestantisme sut l'ordre positil du roi, qui s,i\.ni qu'il serait vain le s. déclarer men de II ne . si les enfants qui probablement hériteraient de son trône étaient, pai s,i permission, < levi ri glise d< I

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