R| \< IM\ PORT
pouvait espérer d< coin | • i uni iii - d< la l i ni' e. il i\.iit donc amplement L- i< nop moyens m
. lirei p in i onduire un siège 53 stém ilique contre l'op-
iiiuii, <(»iis des formes constitutionnelles. Les 1 étaient révocable* à sa volonté; les jui ni non
par les shérifs , el l 'était le i"i lui-même qui , 1 presque loui les comtés de l'Angleterre, nommait l<--
shérifs. Des témoins, do méi rdre que ceux qui
avajenl récemment prêté serment contre les Papi étaient tout prêts 1 prêter serment contre les Wln.
1 1 première victime lut Collège, violent h bruyant dém il»- basse extraction et «le lu^»- •-•!:!« -.iinm.
Il était menuisier de son état, et s'était rendu célèbre pat l'invention du casse-tête protest int ; il était allé à Oxford lorsque le |>arlemcnt y s . <\ était accusé
d'avoir comploté une attaquée! un soulèvement contre les gardes du roi. Les preuves i 1 barge contre loi furent fournies par Dugdale el ruberville, ces mêmes infâmes qui, quolques mois auparavant, avaient prêté faui lémoignage contre Siafford. Tout ex< lusionniste était 0 1 - 1,1111 d'être reconnu coupable par un jorj composé de propriétain s campagnards. Collège fut déclaré coupable. Le verdict fut accueilli par la foule <|in remplissait 1 1 cour ■ !<• justice d'Oxford avec on hurlement de triomphe aussi barbare que « < -lu 1 que < oll< nous
avaient l'habitude de pou ser lorsque les Papistes innoeent8 étaient condamnés à la pot* ition fut
uninencemenl d'un nouveau! n judi< iaire non
moins atroce que celui auquel, lui-môme, avait pari.
Le gouvei nement, enhardi p ir 1 ctte preniû1 cs->i\.i de frapper 1 1 ii ennemi d'uo <>i,li. bien différent. On décida que Shaftesbur) serait mis en jugement.
I r„mjuirt<i fiUI-t im /. iltut-
triiêinto ri «xc«ll*nt\inn>, tl | ntffMMl
avait rccueillides témoignages suffisants, pensait-on, pour motiver une accusation de haute trahison ; mais on allégua que les faits qu'il était nécessaire de prouver s'étaient passés dans Londres. Les shérifs de Londres, choisis par les citoyens, étaient des whigs zélés ; ils nommèrent un grand jury whig qui rejeta l'accusation. Cette défaite, loin de décourager les conseillers du roi, leur suggéra un projet nouveau et audacieux. Puisque la charte de la capitaleleur était un obstacle, cette charte devait/tre annulée. On prétendit donc que la cité de Londres, par suite de certaines irrégularités , était déchue de ses privilèges municipaux, et on procéda à des poursuites contre la corporation devant la cour du banc du roi. En même temps les lois qui, aussitôt après la restauration , avaient été rendues contre les non-conformistes et qui avaient sommeillé pendant l'ascendant des Whigs, furent mises à exécution de nouveau, dans tout le royaume, avec une
rigueur extrême.
Cependant le courage des Whigs n'était pas abattu ; bien que dans une mauvaise situation , ils étaient encore un parti nombreux et puissant, et comme ils se trouvaient, dans de grandes villes et spécialement dans la capitale, ils faisaient un bruit et un étalage qui n'étaient pas en rapport avec leur force réelle. Animés par le souvenir des triomphes passés et par le sentiment de l'oppression présente , ils s'exagéraient à la fois leur puissance et l'étendue de leurs maux. Il n'était pas en leur pouvoir d'établir clairement que la situation était assez grave pour justifier ce remède violent , la résistance au gouvernement établi. Malgré tous leurs soupçons, il leur était impossible de prouver que leur souverain avait conclu, avec la France, un traité contre la religion et les libertés de l'Angleterre. Les faits connus n'étaient pas suffisants pour justifier un appel aux armes. Si le bili d'exclusion avait été rejeté, il l'avait été par la chambre des lords,
en vertu «l'un
le roi .iv. ni i. il l'i\
•«.H. . h vi iin d'une pi
mise en question. Si la i our, depui
permis quelqw
pai faite confoi mité avec la letti
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avait poui suii i - - ndv<
les formes li '■ rali s el devant de tribunaux compétents.
Lest s que produirait la i ou
le moins aussi dignes de i rédil <|n«' l
vertu desquels l'opposition i iment répandu
le plus noble sang du roj lume. i ent qu'on
iccusé whig devait att< ndre m
. shéi ii-, jurés - 1 pire
que i'- trait* ment qui
i bon pour nn accusé | privili
de 1 1 < lit i pies, il- n I ni
la violent e militaire ni par t<»nt autre ex< on-
ible de i informé
la pratique régulière de Westminster-Hall. L'autorité
de n'avait imj osé aui nne i ne . ni cune l"i , l'a. te I" ii i«- du test mi pouvail doi le roi d
qui justifient seules l'ii quand bien m
ii ut, l'insm core été criminelle, car il étail presque certain qu échouei ut. i i situation des nn i i iii.lrmnii i\<- celle d i
auparavant. I es hommi - qui nlrc
1 i ni sons Tau toi ité l'un ;
. i. légalement as» mblé «•! <|iii n< i légalci
dissous san son pi « 'pi . 1. 1
Charles il étaient au ronti lire «!»• simples particulii
Presque toutes les ressources militaires et navales du royaume étaient entre les mains des hommes qui résistèrent à Charles 1er. Toutes les ressources militaires et navales du royaume étaient au contraire au pouvoir de Charles II. La chambre des communes avait été soutenue contre Charles Ier par une moitié au moins de la nation. Les hommes qui étaient disposés à lever l'étendard de la révolte contre Charles II étaient certainement en minorité. Il n'y avait raisonnablement pas à douter qu'ilsn'échouassents'ils tentaient un mouvement. On pouvait encore moins douter que leur insuccès n'aggravât encore les maux dont ils se plaignaient. La vraie politique à suivre pour les Whigs était de se soumettre avec patience à une adversité qui était la conséquence naturelle et la juste punition de leurs erreurs, d'attendre avec patience la réaction du sentiment public qui devait inévitablement arriver, d'observer la loi et de se couvrir de la protection imparfaite sans doute, mais nullement inefficace, qu'elle étendait sur l'innocence. Malheureusement ils prirent un parti bien différent. Quelques-uns de leurs chefs, têtes chaudes sans scrupules, formèrent et discutèrent des plans de résistance, et furent écoutés sinon avec approbation , du moins avec une apparence d'assentiment par des hommes infiniment meilleurs qu'eux-mêmes. On proposa des soulèvements simultanés à Londres, dans le Cheshire, à Bristol et à Newcastle. On ouvrit des négociations avec les Presbytériens mécontents de l'Ecosse, qui souffraient sous une oppression telle, que l'Angleterre, même dans ses plus mauvais jours, n'en avait jamais connu de pareille. Pendant que les chefs de l'opposition arrangeaient ainsi des plans de rébellion ouverte, mais n'osaient encore, soit par crainte, soit par scrupule, prendre un parti décisif, quelques-uns de leurs complices méditaient un projet d'un genre bien différent. 11 semblait à quelques esprits frénétiques, dépourvus du frein des principes, ou devenus fous à force de fana-
CONSPIRATIONS WHIGfts
tisme, que tendre un guet-apenl cl iss issinei \>- roi cl son ii' ■!•■ était le n el le |»ln> coui t moyeu de
vengei la religion protestante el les libertés de l'An- .1' i< m. i > 1 1 désigna un lieu el un Lail
de I n.it lui'i ni fréquemmcnl dis4 utés . Binon d< -
linili\ciiiri;| .in,'!, i implot M- I.ill | Mimn
peu de peraoooes, el fui ca< hé avec un boûi tout spcV \ il au loyal el humain Russell, ainsi qu'à Monmouth, qui, l ► ï * - 1 1 qu'il n»- lut pas homme d'un< léli-
cate, aurait rei ulé avec horreur devant un parricide. Il yavail «Inné deui complota entremêlés l'un dans l'autre. Le bul du grand complot whig était de soulever la nation contre le gouvernement; le complot inférieur, communément appelé le complot de Rye-House, dans lequel ne trompèrent qu'on petit nombre d'hommes . avait pour but L'assassinat du roi et de son héi itier présomptif.
Les deux complota furent bientôt découvei ta. Des tralii. s se hâtèrent là< hemenl de mettre leurs personnt l'abri, en divulguant tout ce qui s'était passé dans les délibérations du parti, et même davantage. Il est clairement démontré qu'une petite minorité seulement parmi ceux qui méditaient la résistance dondèrenl lans
leui ame à la pt u ûnal ; mais, commelesdeux
i onspirations se rattai baient l'une à l'autre* il ne fut pas iliiiii île au gouvernement de n'en faire qu'une des deux. La juste indignation pai le complot de R
Hou . ndil pendant un certain temps à tout le parti wln i était libre maintenant de tirer pleine
ace 'i«' longu - ann< es d'humiliation et de t on- Lrainte. ShaAesbury, il est vrai, avait échappé & la destinée que ses perfidies multiplii es lui méritaient si bien, il avait vu venii la i uiro vainement de faire sa paix ave( les deux personnes i"\ il' , l'était enfui en Hollande el j était roorl bous la protêt lion de ce gouvernement qu'il avait si t ruellement
outragé. Mtorimouth se jeta aux pieds de son père et obtint sa grâce; mais il commit bientôt de nouvelles offenses, et jugea prudent de se condamner à un exil volontaire. Essex périt de sa propre main à la Tour. Russell, qui paraît n'avoir été coupable d'aucun crime qu'on pût qualifier de crime de haute trahison, et Sidney, dont la culpabilité ne put être prouvée, furent décapités au mépris de la loi et de la justice. Russell mourut avec la force d'âme d'un chrétien, Sidney avec la force d'âme d'un stoïcien. Quelques hommes politiques, d'un rang secondaire, furent envoyés à la potence. Beaucoup quittèrent le pays. De nombreuses poursuites, pour non révélation du complot, pour libelle, pour conspiration, furent intentées. Les verdicts de culpabilité étaient obtenus sans difficulté des jurés tories , et les châtiments les plus rigoureux infligés par des juges dévoués à la cour. A ces poursuites criminelles se joignirent des pour- ' suites civiles presque aussi formidables. Des actions furent intentées pour diffamation contre le duc d'York, et des dommages-intérêts, équivalant à un emprisonnement perpétuel, furent demandés par le plaignant, et accordés sans difficulté. La cour du banc du roi déclara que les franchises de la cité de Londres lui étaient retirées pour cause de forfaiture. Enivré par cette grande victoire , le gouvernement poursuivit et attaqua les constitutions des autres corporations qui étaient gouvernées par des fonctionnaires whigs, et qui avaient envoyé d'habitude des membres whigs au parlement, les bourgs furent obligés, l'un après l'autre, de rendre icurs privilèges, et de nouvelles chartes qui donnèrent partout la prédominance aux Tories furent concédées.
Ces poursuites, bien que répréhensibles, avaient pourtant l'apparence de la légalité. Elles furent accompagnées d'un acte destiné à apaiser l'inquiétude avec laquelle bien des sujets fidèles voyaient dans l'avenir l'avènement au trône d'un souverain papiste. Lady Anne, la plus jeune
Mies que le duc rt'T • ■ •
femme, fui m I
on .1 D w< ii : ! .
ni se flatter de \ maiiiti'ii nit eflican m< : I I ion
de l'ordre « lier
du déclin de la fie. I nne. Il •
ble que Jacques, -'il • trône, n'aurait qu'un règne de courte durée. Au del -.m n gne on Phemn i tive d'une
longue série d( I int .
i té de l;i nouvell inchie, ne
.nt que peu <>n point au parti \ ;mtm îtions d< -il lelles qu'un
\ nu, poursuivi pai le gouvei nement pour c libelle, n'avait aucun espoir d'échappei & une< ondamnation, l a crainte <lu châtiment tenait donc lieu d'une censure. En même temps les ch lient de
mgues contre le péché de rébellion. I^es traités dans |uels Fil utenait que !•• des] »1 i hérédil
était la forme de gouvernement in! »ieu, et que
la monarchie limitée était une lité pei i
liaient de paraître récemment e1 avaient ible-
menl illis par nne n< ;
L'université d'Oxford, le jour n mort, ;i'l<»pt,t eu un acte pub!
in< , et ordonna que les œuvres \ litiques « 1« » Buchanan, «!<• Milton et • !. publi-
quement «I ma la i oni
i roi, ai li-
1 1 1 1 1 • ■ qu'il ndant |>lu<i
a violer la letti même de la !"i. i a l<>i m'il ne
devait p ouler pi
lut ion il'iin parlem< ni i
parlement, m i , la dissolution du i
lexnent, qui siégea à Oxford, nulle ordonnance pour une nouvelle élection ne fut rendue. Cette infraction à la constitution était d'autant plus répréhensible que le roi
n'avait aucune raison de redouter une nouvelle chambre dos communes, Les comtés tenaient généralement pour lui, et un nombre si considérable des bourgs, où les Whigs exerçaient l'influence prépondérante, avaient été privés de leurs droits, qu'on pouvait être sûr qu'une nouvelle élection n'enverrait à la chambre que des courtisans.
F'u de temps après la loi fut violée de nouveau, en faveur du duc d'York. Ce prince, en partie à cause de sa religion, en partie à cause de sa nature dure et impitoyable, était si impopulaire qu'on avait jugé nécessaire de l'éloigner pendant. la discussion du bill d'exclusion, de crainte que sa présence ne donnât des avantages au parti qui s'efforçait de le dépouiller de ses droits légitimes. On l'avait donc envoyé gouverner l'Ecosse, où le sauvage et vieux tyran Lauderdale s'en allait mourir. Jacques surpassa Lauderdale lui-même. Son administration fut signalée par des lois odieuses, des châtiments barbares, des jugements dont l'iniquité n'a pas d'analogue, même à cette époque. Le conseil privé de l'Ecosse avait le pouvoir de soumettre à la question les prisonniers d'État. Mais la vue d'un tel spectacle était si horrible, qu'aussitôt que les brodequins apparaissaient, les courtisans les plus serviles et les plus endurcis se hâtaient eux-mêmes de sortir de la salle. Le bureau était quelquefois complètement abandonné, si bien qu'à la fin il fallut ordonner que les membres resteraient à leur place dans ces occasions. On remarqua que le duc d'York, au contraire, semblait prendre plaisir à un spectacle que les pires de tous les hommes étaient incapables de contempler sans pitié et sans horreur. Non-seulement il se rendait au conseil lorsque la question devait être infligée, mais il suivait l'agonie des patients avec cet intérêt
imimmi M M I a'TOnx.
et ce plaisir qu'on met a suivre une expérience scientifique chu, uti i linsiqu'ila cupa son U mps,à Édimbou
jusqu'au joui où l'issue du conflit entre lac ■etlesWÏ
m* tut pat plus longtemps douteuse. Il retourna alors en etcrre, mais il était axda «!<• loul emploi public l>.ii l'acte <ln féal, el le n>i ne jugt : ibord pi udenl
de violer un itatul qu tnde majoi ité de n - plus
fidèles sujets regardait comme une des garanties principales de la religion et des droits civils des anglais, routefois, l<»iv,|u'ii parut démontré, pai une éri< de tentativ< hem que la nation avait .i^-r/ de patienee pour
endurer tout ce < |u«k !<• gouvernement avait l'aud de (aire, Charles se hasards I se soustraire I la loi en ur de ^>n frère. Le duc rentra dans le conseil et reprit la direction des affaires mai itimi
< - 1 infractions A la constitution ex< itèrent, il est vrai, quelques murmures parmi les I modérés, et ne forent pas unanimement approuvées par les ministres du roi. Halifax, en particulier, maintenant créé marquis et lord «In sceau privé, avait commencé à devenir whig, du
jour même où, i ,'uv .1 -nu .ml.', !.«, T,»i n-s a\ ;iif-nt i'iiiiquis l'ascendant. \u>-it«*»t après le rejet dubilld'exi lusion, il a\ait pressé la chambre des lords de prendre des mesures de précaution contre les dangers auxquels les libertés et la religion de l'Angleterre pourraient être exne suivant. Il voyait maintenant il uni. la \ iolence de h non, ijui « t. m . n craint.'
partie son hum.', il n'essayait pas de, cai h< i le mépris < 1 11* î I ressentait pour les doctrines serviles de l'université d'Oxford. Il détestait l'alliance française; il ilésapprouvail la longue ion des parlements; il regrettait
l,i sévérité* nvei laquelle !<• parti vaincu était traité lin qui, lorsque les \\ 'higs étaient prédominants, avait déclarer que StalVonl était innocent, osa, loi». qu'ils lin. ni \ un. ns et sans appui, u • ni
«le Russell. I ne s, .n, nui. n,|ii. il-lf s. |..in> i i l un «les
298 RÈGîsE DE CHARLES II,
derniers conseils que Charles présida. La charte du Massachusetts avait été abrogée. La question de savoir comment à l'avenir la colonie serait gouvernée fut soulevée. L'opinion générale du conseil fut que le pouvoir tout entier, exécutif aussi bien que législatif, relèverait de la couronne. Halifax soutint l'opinion opposée, et argumenta avec une grande vigueur contre la monarchie absolue et en faveur du gouvernement représentatif. Il était insensé, dit-il, de croire qu'une population issue d'une souche anglaise, animée de sentiments anglais, supporterait longtemps d'être privée des institutions anglaises. La vie, s'écria-t-il, n'aurait aucun prix dans un pays où la liberté et la propriété des citoyens seraient à la merci d'un maître despotique. Le duc d'York fut très-courroucé de ce langage, et représenta à son frère le danger de garder au ministère un homme infecté des pires doctrines de Marvell et de Sidney.
Quelques écrivains modernes ont blâmé Halifax d'avoir continué à siéger dans un ministère dont il désapprouvait la politique intérieure et extérieure à la fois. Cette censure est injuste. On doit remarquer que le mot ministère dans le sens moderne était alors inconnu ' ; la chose elle-même n'existait pas, car elle appartient à l'époque où le gouvernement parlementaire fut définitivement établi. Aujourd'hui, les principaux serviteurs de la couronne forment un seul corps, ils sont censés Iïqs les uns aux autres par une confiance amicale, et s'accorder sur les principes d'après lesquels l'administration executive doit être conduite. S'il s'élève entre eux une légère différence d'opinion, un compromis est facile; mais si quelqu'un d'eux diffère des autres sur un point de première importance, son devoir est de résigner son emploi. Tant qu'il garde ses fonctions, il est responsable des actes dont il a même essayé de dissuader ses collègues. <\u dix-septième siècle, une telle
1 North, examen 69.
LORD «.i il DfOtl M
solidarité ne liait pas entre eux les cheCs desdivei branchée de l'administration. Chaoan d'eux était ponsaMe de Bes |»i « »|»r« «!•■ l'n-aji' qu'il l;ii- ut <l«-
<mi v.r.tu officiel, des pièces qu'il signait, les conseili qu'il donnait au roi* Aucun homme d'Étal n'ét m i
i tablede ce qu'il n'avait pas fail <»n j
faire. S'il prenait sobi de ne pas être r ig< ni H mauvaise! de n i ommander de bonm a meson - lorsqu'il
était consulté, il était exempt de tout rej he. aban-
donnef ^<w posta pour b raisoai qui onseils
kement suivis par son maître sui sujets étrangers a ion administration, abandonner l'amirauté, par exemple, parce que les finances étaient •ai désordre, ou la trésorerie, parce que l'état des aflain étranger! - n'était pis satisfaisant, aurait semblé un «!<■ susceptibilité étrange; il n'était «loue nullement i de voir en même lésons au pouvoir des faommes qui diraient d'opinion, autant quePulteney diÛerait de \\alpole, «m Fox de PitU
Le ils modérés et constitotiotinels de Halil
étaient timidement et faiblement secondée par Francis North, lord Goiklford, qui avait été nommé récemment garde <lu grand sceau, i Lere deGuildforda
retracé dans tous ses détails par son frère, R North, tory Urès*inU>lérant , écrivain an» dantesque,
m ii^ n|i-'i \ it. nr att'iilil île tnuti
minutieuses qui jettent la tanin! •• le naturel des
hommes. Il est remarquable que 1»- biographe, bien qu'écrivant sous la puissante influence d'une partialité fraternelle, I évidemment désireux de tracei un»' : semblant v flatteuse, n'a pu p !<• lord
n\ que comme l'homme le plus ignoble du moi
mlaiii l'intelligence de Guildford dition littéraire et - i nti(i(|ue foi i suilisauti . «lu ilitiil plus que bu fli santé. • laient l'é-
iii. •, la I et la U.i 'I n'était pas insensible
au pouvoir de la beauté, et se laissait aller assez volontiers à boire avec excès. Cependant, ni le vin ni la beauté ne purent, jamais donner à ce prudent et frugal libertin un élan d'indiscrète générosité, même dans sa première jeunesse. Malgré sa noble naissance, il s'éleva dans sa profession par une adulation honteuse pour tous ceux qui possédaient une influence dans les cours de justice. Il devint président de la cour des plaids communs, et participa en cette qualité à quelques-uns des plus infâmes meurtres judiciaires dont notre histoire fasse mention. Il avait assez de bon sens pour s'apercevoir dès le commencement qu'Oates et Bedloe étaient des imposteurs; mais le parlement et la nation étaient extrêmement agités; le gouvernement avait cédé à la nécessité, et North n'était pas homme à perdre une bonne place par amour pour la justice et l'humanité. En conséquence, tandis qu'en secret il écrivait une réfutation de tout ce roman du complot papiste, il déclarait en public que la vérité de cette histoire était claire comme le jour, et il n'avait pas honte de déconcerter, du haut de son fauteuil de juge, les malheureux Catholiques romains qui comparaissaient devant lui. Il avait atteint enfin le poste le plus élevé de la magistrature; mais un légiste qui, après de longues années consacrées aux labeurs de sa profession, s'engage pour la première fois dans la politique, à un âge avancé, se distingue rarement comme homme d'État, et Guildford ne fit pas exception à cette règle générale. Il sentait d'ailleurs si bien son insuffisance, qu'il n'assistait jamais aux réunions de ses collègues où se discutaient les affaires étrangères. Même sur les questions qui se rapportaient à ses connaissances professionnelles, son opinion avait moins de poids que celle d'aucun homme qui ait jamais tenu le grand sceau. Toutefois, il employait son influence telle qu'elle était en faveur de la loi, autant du moins qu'il était capable d'oser l'employer à cet usage.
M \i m > PARTI* I i \ MM M I HARI 301
Le principal adversaire d'Halifax était Lawrence ll\ mmeol créé comte dé Rochester. !>•• tous les I ries, Koctn lil le plus intolérant et le moins con-
ciliant. Les membres modérés de son parti se plaignaient que i.i faveur de la trésorerie, p ndanl qu'il en et lil le premier commissaire, se portât tout entière bot fanatiques bruyants, « 1« n t les seuhi th l'avan-
cenienl étaient de boire sans onfusion <lu
whiggisme, el d'allumer <l« - feui de joie | r brûler le
bill d'exclusion. Le duc d 1 éduil pat an caractère
qui ressemblait -i t « * ■ t au Bien, Bouten ni son beau-frère passionnémi ni et obstinément.
l es enortfl des ministres rivaux, pour sr dé| supplanter les nn> l< i autres, tenaient la cour dans une incessante agitation. Halifax pre sait l«i roi de convoquer 1 1 r i parlement, d'accorder une amn stie • oérale, «Ir priver le dut d'York de toute participation au goovernement, <!•• rapp 1er Monmouth de l'exil, de rompre .i\. m Louis, et de former une étroite union avec la Hollande but lee principes de la triple alliance. L duc d'York, d'un autre coté, redoutait la réunion du pariefment, regardait toujoui s les Whigs vaincus avec la même haine, se Battait toujours de l'eapérance que le projet formé a Douvres, quatorse ans auparavant, pourrait encore être accompli, représentait chaque jour h son frère tout ce qu'il j avait d'inconvenant à laisset le sceau privé entre le* maint d'un homme qui, au t« »i i . t du « osur était repu bl i< ain , 1 1 lui roi ommandail vivement I chester pour la grande charge de lord trésorier.
Godolphin, silencieux, prudent • i hU-i i«-u\. ••! mit' neutralité • omplète entre les deux t niions en lutte. Sunderland, .i\. •■■ la perfidie inquiète «pu lui était habituelle, intriguait i la fois contre toutes les deux, il avait été renvoyéde ses fonctions et disgracii poui nvoii voti faveur du biH d'exclusion; mais il avait imi\ en
employant les bons offices de la duchés P rtsmouth,
et en faisant force courbettes devant le duc d'York, et était redevenu secrétaire d'État.
Cependant Louis XIV n'était ni négligent ni inactif. Tout à ce moment favorisait ses projets. Il n'avait rien à craindre de l'empire germanique, qui luttait alors sur le Danube contre les Turcs. La Hollande ne pouvait pas se hasarder, sans alliés, à lui résister. Il pouvait donc en toute liberté donner carrière à son ambition et à son insolence. Il s'empara de Dixmude et de Courtray. Il bombarda Luxembourg. Il arracha à la république de Gênes la soumission la plus humiliante. La puissance de la France atteignit à cette époque le point le plus élevé qu'elle ait jamais atteint avant ou depuis, pendant les dix siècles qui séparent le règne de Charlemagne du règne de Napoléon. Il n'était pas aisé de dire où ses conquêtes s'arrêteraient, si l'Angleterre pouvait être tenue dans un état de vasselage. Le premier souci de la cour de Versailles était donc d'empêcher la convocation d'un parlement et la réconciliation des partis anglais. À cette fin, les corruptions, les promesses et les menaces, furent employées sans ménagements. Tantôt on alléchait Charles en lui donnant l'espérance d'un subside, tantôt on l'efïrayait en lui disant que s'il convoquait les chambres, les articles secrets du traité de Douvres seraient publiés. Quelques-uns des conseillers privés furent achetés; mais tontes les tentatives qu'on fit pour corrompre Halifax furent vaines. Lorsqu'il fut reconnu qu'il était incorruptible, toute l'habileté et toute l'influence de l'ambassade française furent employées pour le faire renvoyer de ses fonctions ; mais son esprit charmant et ses talents variés l'avaient rendu si agréable à son maitre, que ce dessein échoua '.
1 Lord Pre9ton, qui était alors ambassadeur à Paris, écrivait de cette ville à Halifax les mots suivants : «Je m'aperçois que votre seigneurie est encore soumise à l'infortune de n'être pas en faveur à cette cour ; et monsieur Barillon
i i M DES PARTIS a l \ I0K1 M • H I 308
Halifax ne voulut pas - contenter île restei -m l.i défensive. Il .m u vertement Rochester de mah i-
. i enquête lui ! \'\l . < >n dé< otrvi il que qu ii ante mille livr< -t' i ling avaient é\ le
pays p ir suite de 1 1 main >tion <ln premier l<>nl
de l.i Trésorerie. En conséquence de celte découverte, Rothester fui non-seulement obligé d'abandonner I de tenir la Vei -■• blam ne, mais lut renvoyé d direction des finan< es pour être élevé au poste plus honorifique, nuis moins lucratif et moins important, de lord président. i J'ai vu d< pri l'on faisait
cendre les escaliers s coups <!<• pieds an derrière, dit Halifax; mais mytord Rocti rtlepremtei que paie
vu les monter de la uk'-hm ïa«nn. < .< « U »lphîii, ili-vemi pair, lut nommé premiei lord de la I
l .1 latte continuait encoi nd int. l 'issue dépen-
dait entièrement de la volonté <!»• Ch irles, et Charles ne pouvait pas arriver à prendre une décision. Dam perplexité, il promett lit tout à tout le monde, il voulait conserver ses bons rapports ave la France, et il voulait rompre avec la France; il ne voulait pas entendre parler d'un nouveau parlement, et il voulait rendre sansdél n^ des ordonnances pour l'élection d'un nouveau parlement Il aasurait au duc d*Yoi k qu'Halifax Berail i», et i
Halifax <|u«' le duc serait envoyé en i II aflTcct lit
en public un ressentiment implacable cont M amouth, et il faisait tenir en parti uliei i Monmnutli «l<- a^urancea d'inaltérable afle< lion. Combien de temps l'hésitation «lu roi aurait-elle pu durer bî sa vie 'et lil pro-
• k Ruiïor.1.
ClUtC U'cll' '-. • LA d v |. lll. r»t du • «*t !
longée, et quelles auraient été ses résolutions? Ces questions rentrent dans l'ordre des hypothèses. Il mourut dès les premiers jours de 1688, lorsque les partis hostiles attendaient avec inquiétude sa détermination, et une nouvelle scène s'ouvrit. En quelques mois, les excès du gouvernement effacèrent l'impression qu'avaient faite sur l'esprit public les excès de l'opposition. La réaction violente qui avait abattu le parti whig fut suivie d'une réaction plus violente encore dans la direction opposée, et des signes auxquels on ne pouvait se tromper indiquèrent bientôt que le grand conflit entre les prérogatives de la couronne et les privilèges du parlement était sur le point d'arriver à un dénoûment définitif.
en \rnni III.
<T \t Dl i ' \ m. i i i i IH i \ s 1
survenus en A- . Populai ...
l'A I i a population, plus grand daus
u public . militaire.
— la marine. — L'artillerie. — Dépense» de l'année en non activité. —
— Dépense* d ItJ énormes des courtisans el
lu re. — Richesses, ninéri j%. —
) nnj — \ecroissemcnt des tilles. - . —
Autre* tilles i. — Manchester. — Leedf. — Sbeffteld. — Bir-
^ham. — Uverpool. — V lenham, Brighton. — Buv-
lls. — Bath — l — I . |> irlic fishio-
• la capitale. — Police eV . — Éclairage d —
M luir fiiurt. — I.i eoor. — ! — Difficulté* des vo> âges. — Mauvais
-. — rges.— La posr I ..urnaut. — Nouvelles à la main. — /
i . — Rareté des livn • dam la j — tdueatioa .!«•* feu |
— Connaissances, littéraires dkf hommes. — Influence de la littérature çaise. — Immoralité de la 1 lia ep«.«|u • —
de la Si ' des beau* -art». — Mal Aff
classes | — Salaire des ouvriers «. - Salaire
manufactures — Travail
— n les pauvres. — Ava- » classes | . bienfait! d