‹ Histoire d'Angleterre, depuis l'avènement de Jacques IIChapitre 19 sur 63 · I.- l'otiheur des génr · texte numérisé non relu

I.- l'otiheur des génr

lame propose de décrira dam ce chapitre L'étal de I* Angleterre à l'époque où lu couronne pu* :i I. - u

i ion frère. Une telle d< s< i iption, tirée il»* mat i i u. i el i l'.nv. devra naturellcmenl f)trc imparfaite pendant elle pourra oorrign mirltmos i.m— ••> <>pinioM

qui rendraient inintelligible et peu instructive la suite de ce récit.

Si nous voulons étudier avec profit l'histoire de nos ancêtres, nous devons nous tenir constamment en garde contre les illusions que les noms bien connus des familles, des lieux et des charges publiques produisent naturellement, et ne jamais oublier que l'Angleterre dont nous lisons l'histoire était une Angleterre bien différente de celle dans laquelle nous vivons. Dans toute science expérimentale, il y a tendance vers la perfection. Dans tout être humain, il y a un désir d'améliorer sa condition. Ces deux principes ont souvent suffi, même lorsqu'ils étaient contrariés par de grandes calamités publiques et par de mauvaises institutions, pour faire avancer rapidement la civilisation. Jamais malheurs publics répétés, jamais mauvais gouvernement passé à l'état d'habitude, ne feront autant pour appauvrir une nation que le progrès constant des sciences physiques , et les efforts constants de tout homme pour améliorer sa condition ne feront pour rendre cette nation prospère. On a souvent remarqué que des dépenses prodigues, de lourds impôts, d'absurdes restrictions commerciales, des tribunaux corrompus, des guerres désastreuses, des séditions, des persécutions, des incendies, des inondations, n'ont pu détruire le capital aussi rapidement que les efforts privés des citoyens le créaient. On peut aisément prouver que dans notre pays la richesse nationale s'est augmentée sans interruption depuis six siècles au moins ; qu'elle était plus grande sous les Tudors que sous les Plantagenets, plus grande sous les Stuarts que sous les Tudors ; qu'en dépit des batailles, des sièges et des confiscations, elle était plus grande le jour où s'opéra la restauration que le jour où le long parlement se réunit ; qu'en dépit de la mauvaise administration, de l'extravagance de la cour, de la banqueroute publique, de deux guerres coûteuses et mal-

CHANGEMENTS MPI 18 H*'v

heureu i . di la peste et de l'incendie, elle « lail plus de le jour de II imi t de < hariei M que le jooi de son a\< nement. < •• pn witinué

proportionnellemcnl durant plusieurs devint

enfin, vers le milieu du dix-huilième siècle, démesurément rapide, el a marché dans le dix-neuvième i une impétuosité de plus en plus irrésistible. Grâce en pat lie t notre position géogi aphique, en p n situation morale, nous avons été depuis plusieui rations exempta des maux <|m, parioul ailleurs, otil entravé les efforts et détruit les fruits d« rindustrie. Tandis que toutes les régions <ln < ontinent, depuis Mos< ou jusqu'à l «bonne, étaient le théâtre d< iglantes

lévastati i< es, uoti n'a vu d'autres étendards

ennemis que les trophées < onquis. Pendant quedes révolutions é< lataient de t<>ut. part autour de nous, notre gouvernenseni n'a jamais été renversé par la violence. Depuis ernt ans, il n \ a pas eu dans notre il<- de troubl< considérables pour méi iter le tk »m d'tnsurra ti<»n. I a \><\ n'a jamais été foulés an pieds ni par la fureur populaire, ni |» h la tyrannie royale. Le en lit publ

i é. L'administration de la just lé pure. M

dans ces jours que les Anglais peuvent justement appeler mauvais, nous avons i<»ui de la liberté < ivile et religi< dans une mesure qui eût paru extrêmement i tout

autre peuple. < ha( un s'est tenu |x.ur assuré qui l'État le protégei .ait dans la | ion d< - 1 1 h< n sa

diligence et amassées pai ses privations. Sous l'.iiiiln bienfaisante <!«■ la paix • t de la liberté, la science a lleuii i i i été appliquée aux i hos< pratiques dans des pn lions inconnues jusqu'alors. I a |uence de loul

cela est que notre pays i subi une métamorphose dont l'histoire du monda ancien n'ottre |>.i^ d'exemple l'Angleterre de n»v> pouvait être évinpiéc à nus yeux par quelque procédé magique, nous ne reconnaîtrions pas ui sm i ent et un « difice mji «lix miU< . 1 < g< nul-

homme campagnard ne reconnaîtrait pas ses propres champs, l'habitant de la ville -ne reconnaîtrait pas sa propre rue; tout a été changé, sauf les grands traits de la nature et quelques œuvres solides et durables de l'art humain. Nous pouvons retrouver Snowdon et Windermere, les dunes de Cheddar et la pointe deBeachy; nous pouvons retrouver çà et là un monastère normand ou un château témoin de la guerre des deux Roses ; mais sauf ces quelques rares exceptions, tout nous serait étranger. Des milliers de milles carrés, qui sont maintenant de riches terres et de riches prairies, séparées par de vertes haies, parsemées de villages et de charmantes maisons de campagne, nous apparaîtraient sous la forme de bruyères couvertes de genêts et d'ajoncs, ou de marécages abandonnés aux canards sauvages. Là où nous voyons aujourd'hui des villes manufacturières et des ports de mer renommés jusqu'aux extrémités de la terre, nous verrions des huttes éparses, bâties en bois et couvertes de chaume. La capitale elle-même se rapetisserait à une dimension qui n'excéderait pas celle de son faubourg actuel, au sud de la Tamise. Les mœurs et l'habillement du peuple, l'ameublement et les équipages, l'intérieur des boutiques et des maisons, ne nous surprendraient pas moins. Un tel changement dans l'état d'une nation nous semble fait pour attirer l'attention d'un historien, tout autant qu'un changement de dynastie ou de ministère.

Un des premiers objets du curieux qui désire se former une idée exacte de l'état d'une société, à une époque donnée, doit être la recherche du chiffre des personnes qui composaient cette société. Malheureusement on ne peut établir avec une exactitude parfaite le chiffre de la population anglaise en 1685. Nul grand État n'avait alors adopté le sage système des recensements périodiques. Chacun pouvait conjecturer à son aise; et comme, en général, ces conjectures ne reposaient pas sur l'examen

I'mIMI \TI«.\ I N MM

• 1rs faits, et dérivaient de l'influence de mesquin* pré-

|ii.«> . t (le violentes pistons elles étaient souvent

diculement absurdes. D'intelligents habitants de I dres eux-mêmes pariaient ordinairement <l<- la capitale romme contenant plusieurs millions d'âmes. Beaucoup VOUS auraient rniilidrnliellrmeul ih-nic i|ii«' <liir.nii l< > trente-cinq années qui s'étaient écoulées entre l'aréoeroent de (.li.nl- il' Bilan itauralion, la population «le li ville s'était accrue de deux millions . Môme alors <iu«' les i de la peste et de rincendie étaient tout

cents, mi avait coutume de dire que Ut « apil île contenait un million el «lt-mi il 'li.ilut.uit'. •. Quelques personnes, lûlées pat ces exagérations, se jetaient violemment dans l'exagération contraire. tinsi Isa \ nus, homme d'un lalenl el d'une science incontestables, maintenait intrépidement qu'il n'j .i\ «ut dans l'Angleterre, l'Ecosse el l'Irlande réunies, <iii<- deux millions d'habitants .

Nous n*' sommes cependant pas dépourvus de moyens pour rectifier ces erreurs étranges ou certains esprits tombaient par trop oh vanité nationale, <i d'autres pei un amour malsain du paradoxe. Il existe trois supput ttionsqui nous semblent mériter une attention particulière. Elles sont entièrement indépendantes les unes uV autres, elles s'appuient sur des principes différent cependant diffèrent peu quant aux résultats.

i ne de ces tn^ supputations fut faite en 1096 pai 1 gorj Ring, héraut de Lancastre, statisticien t«»litique d'une grande pénétration et d'un grand jugenx nt. I i hase île m*s « ait uls lut le chiffre des maisons, donné

1 Obtrrralitmi sur Irt finit <!•■ m»rt<iliU. par lr capiUn (»ir wtin I dl. XI.

•III' - |>«Menl l««r»jour» .

/.'.</i//. (/< ■ In t.rniul, -Hnla<jnt, |(

1 Im«i t I, MagnUudimmrbium Surnrwm, 1 68 j Vouiut.aituiqiie

: • • 1 1 . . i .«l - lu« lonftraifM ri plus

faire «Uitt ta ccrekt du noode 9ie%»

\ MMteil Si

en 1690 par les fonctionnaires qui perçurent pour la dernière fois l'impôt du fouage. La conclusion à laquelle il arriva fut que la population de l'Angleterre s'élevait à environ cinq millions et demi '.

A peu près vers le même temps, le roi Guillaume 11 1 désira connaître la force comparative des sectes entre lesquelles la société était divisée. Une enquête fut instituée, et des rapports lui arrivèrent de tous les diocèses du royaume. D'après ces rapports, le nombre de ses sujets anglais devait être à peu près de cinq millions et deux cent mille âmes2.

Enfin, de nos jours, M. Finlaison, archiviste d'une éminente habileté, a soumis les anciens registres des paroisses à toutes les épreuves que les progrès modernes de la science statistique lui permettaient d'employer. Son opinion, c'est qu'à la fin du dix-septième siècle, la population de l'Angleterre était un peu au-dessous de cinq millions deux cent mille âmes 3.

De ces trois estimations, faites par différentes personnes travaillant sur des matériaux différents, la plus élevée, qui est celle de King, n'excède pas d'un douzième celle de Finlaison, qui est la plus faible. Nous pouvons donc affirmer avec confiance qu'à l'époque où régnait Jacques II, l'Angleterre contenait une population de cinq millions à cinq millions cinq cent mille âmes. En prenant l'hypothèse la plus élevée, elle aurait eu moins d'un tiers de sa population présente, et une population

1 King, Observations politiques et naturelles, 1696, — Ce précieux traite, qui doit être lu dans le texte primitif de son auteur et non pas dans le texte mutilé de Davenant, se trouve dans quelques-unes des éditions de l'évaluation de Chalmers {Chalmers's Estimale).

2 Appendice de Dalrymple à la partie II, livre I. — La méthode de recenseï la population au moyen des sectes religieuses fut longtemps à la mode Gulliver dit du roi de Brobdingnag : «Il rit beaucoup de ma baroque arithmé tique, comme il se plaisait à l'appeler, qui calculait la population de notre paya par le chiffre de nos sectes religieuses et politiques. •

3 Préface au relevé de la population de 1831

pni-i I Mins i \ H, .Il !

a peine ii"i> fois supérieure à celle que contient aujourd'hui -.1 gigantesque < apitalé.

i iccroi sèment de la | opulation, depuis < elle époq ;i été grand dans (oui l. royaume . n ncrale-

iihiii beaucoup j>lu- gi ind da omtés du Nord que

dans (es comtés du Sud. One grande portion du j an delà de la Trent est, \ vrai dire, restée, jusqu'au dix-huitième siè< le, dans un état de barbarie. Des ca physiques et morales â la fois concouraient à empéchei la civilisation de se répandre dans « i Lie région. I i température \ était rigoureuse, Le -"I demandait, pa nature, une culture habile et issidue, et il ne pouvait y avoir ni habil té ni assiduité dans un pays qui était si souvent le théâtre de l « guerre, et qui, même lorsqu'il jouissait d'une i».u\ nominale, eta.it constamment désole par des bandes de maraudeurs i . Vvant l'union

des deux couronnes britanniques, il > avait, et il > eut longtemps encore après cette union, une aussi grande différence i ntre le Middlesex et l Northumberland que de nos jours entre le Massachusetts et les établ nuiils de ces pionniers qui, d l'ouest du Mississipi, rendent leur sauvage justice avec la bâche et le poignard. Sous le règn< de < harlos II, les traces l tiss par des siècles de mas >a< res cl de pill très-visibles, à plusieurs milles au sud du Tweed, lans l'aspect du pays et les mœurs anarchiques du peuple, il y avait encon toute une classe très-nombreuse d< bandits dont la profession unique était de piller les maisons et d'enlevei des troupeaux entiers de l* iliaux. On ju nécessaire, aussitôt après la restauration, de portei des lois tri itin de prévenir de ti la i rin i I

magistrats du Northumberland et du Cumberland furent autorisés a lev< i des i omp ai niés

pour la défense de l'ordre et de la proj té, et il lut

pourvu i cette d< pense au moyen de taxes I» al< I

1 8UluU, 1 k Cw« II.

paroisses turent tenues d'entretenir des meutes de limiers pour la chasse aux maraudeurs. Bon nombre de vieillards, vivant au milieu du dix -huitième siècle, pouvaient se rappeler l'époque où ces chiens terribles étaient d'un service fréquent'. Cependant, même avec de tels auxiliaires, il était souvent impossible d'atteindre les voleurs dans leurs retraites, à travers les montagnes et les marécages, car la géographie de cette région sauvage était très-imparfaitement connue. Même après l'avénement de Georges III, le sentier qui menait à travers les montagnes de Borrowdale à Ravenglas était le secret soigneusement gardé des habitants de la vallée, dont quelques-uns probablement, dans leur jeunesse, s'étaient dérobés par cette route aux poursuites de la justice 2. Les habitations des propriétaires et les maisons de fermiers considérables étaient fortifiées. La nuit, on parquait les bœufs au-dessous des créneaux de la résidence qu'on désignait sous le nom de Peel. Les hôtes de l'intérieur dormaient avec des armes à leur côté. De grosses pierres et de l'eau bouillante étaient toujours là sous la main, pour écraser et brûler le pillard qui oserait assaillir la petite garnison. Un voyageur ne s'aventurait pas dans le pays sans avoir fait son testament. Les juges en tournée, accompagnés de tout le corps des légistes, avocats, procureurs et clercs, ainsi que de leurs serviteurs, allaient à cheval de Newcastle à Carlisle, armés et escortés d'une garde nombreuse commandée par les shérifs. 11 était nécessaire de porter des provisions, car le pays était un désert qui n'offrait aucune ressource. La place où la cavalcade faisait halte pour dîner, à l'ombre d'un chêne immense, n'est pas encore oubliée. La vigueur peu régulière avec laquelle était administrée la justice criminelle choquait les spectateurs dont la vie

: Nicholson et Bounie. — Discours sur l'ancien État du Border (frontière de l'Ecosse et de l'Angleterre) 1777.

2 Gray , Journal d'une excursion sur les lacs. Oct. 3, 1769.

l'on LATION i n 16* &13

e dans des distrû ta plus Lranquilh b. I a jun îiiiiii*-- pai !» haine el par un sentiment «!»■ dan < 01111111111, condamnaient les hommes coupables de vols par eiïraction el les enleveurs de bestiaux av« la promptitude d'une cour martiale L les condamnés étaient conduits pai vingtaines •• kl tence , De nos jours même, quelques-uni des hommes que notre génération a connus racontait ni que dans l< ui jeunesse, le chasseur qui B*aventurait à la poursuite du gibiei jusqu'aux sources de la Tyne trouvait lesbi uy< situé b autour du cluUeau de Keeldar peuplées p ir une race d'hommes presque aussi sauvages que les liidi de l.i Californie, et entendait avec surprise des femmes demi-nues chanter sur un rhythme barbare, tandis que les hommes dansaû ut une danse de guerre en b 1 sant .1- - poi$ nard

< e ne lut <juc lentement cl avec d'extrêmes difficultés .,u.' la paix s'établit -m la frontière. L'industrie et tons les arts de la \j< arrivèrent .1 i.i suite de la paix. \.w même temps on découvrit que la région au nord de la Trcnl possédait, dans ses mines de charbon, une source de m hesses infiniment |>lu>> pré< i< use que les mines d'or du Pérou. On s'aperçut que des manufactures de toute 1 1 pourraient s'établir ivantagi usement dans !«■ n<«isinage <!<• ces mines. I n (lot d'émigration constant cotnmença 1 1 ouli 1 \< 1 - le Nord. 1 aosement «l. 1^ ii nous .1 appris que l'ancienne province archiépb pale d'York contenait les deux septièmes de I.» population anglaise, k l'époque le la révolution, on croyait que cette province n'en contenait que le sepUèn

1 I - - Botd llistotrr dm (umbrrt

^ ; t ". I " . " . Ilt»i M TH.

M. l-orkhârt.

I' mlirr a li p.utii* II, Ion' I — L*t rAle» •'

'•B« condiriacnl è la Mén

.orne du clulTrc tl«» frui de i^ulc l'Anglci*

Dans le Lancashire , la population est devenue neuf fois plus considérable, tandis qu'elle a à peine doublé dans les comtés de Suftblk, de Norfolk et de Nortliampton '.

Nous pouvons parler de l'impôt avec plus de certitude et de précision que de la population. Le revenu public de l'Angleterre, à la mort de Charles II, était faible, comparé aux ressources qu'elle contenait dès lors ou aux taxes qui étaient levées dans les États voisins. 11 s'était presque constamment accru depuis la restauration, cependant il s'élevait à peine aux trois quarts du revenu public des Provinces-Unies et au cinquième du revenu public de la France.

Le chapitre le plus important des recettes était celui des contributions indirectes, qui, dans la dernière année du règne de Charles, produisirent cinq cent quatrevingt-cinq mille livres, tous frais déduits. Le revenu net des douanes s'éleva, la même année, à cinq cent trente mille livres. Ces charges n'étaient pas d'un poids bien lourd pour la nation. L'impôt du fouage, quoique moins productif, excitait de plus grands murmures. Le, mécontentement excité par les impôts directs n'est, il est vrai, presque jamais en proportion avec les sommes que ces impôts rendent à l'Échiquier; et la taxe du fouage était, de tous les impôts directs, le plus particulièrement odieux, car il ne pouvait être levé que par le moyen de visites domiciliaires, et l'Angleterre a toujours eu, pour de semblables visites, une aversion dont les autres peuples peuvent difficilement se rendre compte. Les plus pauvres propriétaires de maisons se trouvaient souvent dans l'impossibilité d acquitter leur taxe le jour même. Lorsque ce cas se présentait, leurs meubles étaient saisis sans pitié, car l'impôt était affermé, et, de tous les créanciers,

1 Je ne prétends pas naturellement à une exactitude absolue ; mais je crois que quiconque prendra la peine de comparer les derniers relevés de l'impôt du fouage sous le règne de Guillaume III avec le recensement de 1841 arrivera à une conclusion peu diffère ute «de la mienne.

nF.vFM H M h. f\ 1686. MS

le fermiei des impôti est reconnu proverbialement pour If plus ii i - collecteurs él lient hautement ai i u-

de i emplir leui devoii , déjA foi » impopulaii i dureté et insolence. <>n racontait que dès qu'ils appauil d'une i haumière, li s enfants comniriK aient i pleurer, et les vieilles femmes « oui m nt cher leur vaisselle. Bien plus, l'unique lit d*ane pauvre famille avail éêé quelquefois enlevé '-t vends. I .•• produit net de cette I il annueUement de deui cent mille livres ' .

Bi, lux Iroifl grandes sources de revenus que noua avons mentionnées, noua ajoutons teedomainet royaui, alors beaucoup plus étendus qu'à présent, les prémices et les dîmes, qui n'avaient pas em are été abandonm Il glise» les dm hés de Cornouailles cl de I sneastre, les conliscations et les amendes, nous trouverons que le revenu annuel de la couronne s'élevait à un total d'environ quatorze cent mille livres. Une partie de ce revenu

1 On 11 - '■■» Bibliol •'• l'>" qaelqu i b.tllade» de ce lit

' po |M MU l'imp

ur de la t n lenn eaefcetl ,-un

. .-t leurs :

M MuUfr • u ilrii\ I: p|| ur di- li la\.

bu. •

I — FI taitiMotit |r ii | piUMv ; — I -t «rnfant» I i n'abat ni rtm b-ur

. dan» la / >n .|ii.l.ju. » \cri burlc*qur« coropov l|

le nènu- -uj. 1 1 1 d hm

l'unique lit,

la M \<lrl MWtuiri <

était héréditaire. Le reste avait été accordé à Charles pour toute sa vie, et il pouvait en disposer comme il lui plaisait. Les économies qu'il pouvait faire sur les dépenses publiques augmentaient encore sa bourse. Nous parlerons plus loin de l'administration des postes: les produits de cette administration avaient été accordés par le parlement au duc d'York.

Le revenu du roi était ou plutôt aurait dû être grevé d'un payement annuel d'environ quatre-vingt mille livres, intérêt de la somme frauduleusement retenue dans les caisses de l'État par la cabale. Tant que Danby fut à la tête de l'administration des finances, les créanciers reçurent leurs dividendes , sans la stricte ponctualité des temps modernes, il est vrai; mais les hommes qui lui avaient succédé furent moins habiles ou moins soucieux de maintenir la foi publique. Depuis la victoire remportée par la cour sur les Whigs, pas un liard n'avait été payé, et jusqu'à l'inauguration d'un nouveau système par une nouvelle dynastie, on n'accorda aux plaignants aucune réparation. Il n'y a pas de plus grande erreur que de s'imaginer que le système de pourvoir par des emprunts aux exigences du gouvernement fut importé par Guillaume III. Contracter des dettes avait été depuis un temps immémorial la pratique de tout gouvernement anglais ; l'innovation introduite par la révolution fut la pratique de les payer honnêtement '.

Grâce à ce pillage des créanciers de l'État, et en ajoutant quelques secours tirés de France à l'occasion, il était possible de suffire, avec le revenu de quatorze cent mille livres sterling, aux dépenses nécessaires du gouvernement et aux folles et inutiles dépenses de la cour ; car le fardeau qui pesait le plus lourdement sur les finances des grands États du continent était à peine

Mes principales autorités pour cet exposé financier se trouvent dans les procès-verbaux des communes, i?r et 20 mars 1688-1689.

Page 1