SYSTEM! MILITAIRE
sensible cfaei nous. En France, en Allemagne el dans li P iv i; a, di - .h m» » - telles que Meni i IV et Philippe Il n't-ri avaient jamais employé en temps <l«* guerre étaient entretenues • m pleine paix. Des i el des ra vélins, construits sur des principes inconnus .m dm di i'.u me «i .i Spinola , b'i l< vai< ni de toute part. On entassai! des amas d'armes el de munitiom que Richelieu lui-même, l'homme que nération précédente avail lé comme un artisan
de prodiges, aurait déclaré fabuleux. On ne pouvait faire quelques lieues dans i es conu is entend] •
les tambours d'un régiment en marche ou »ansêti rêté par le qui-vive des sentinelli >nt-
levis d'une forteresse. Dans notre Ile* au contraire, il était
iible de vivre longtemps el de bi aucoup
sans être iverti peu aucun appareil et aucun bruil nnlitaires que la défense des nations était devenue une science el une profession. I i majorité des Angl i de moins de vingts inq ans n'avait probablement jan \n une compagnie de troupes régulières. Il \ avait à
ie une de i es villes qui, pendant 1 1 guei i e en île, avaient vaillamment repous é l'armée ennemii . qui lût capable maintenant de soutenir un siège. I portes n staient ouvei les jour el nuit. Les 1 taii ni m
on .i\ ût laissé le remp u ts tombei en i uim . ou l on m li i ii ait rép irés 'i1" pour foui air aux habil ille un lieu de promenade agréable poui i d'été. Bon nombre des vieux i avaient été démantelés [>ai le canon de Fairfai et de Cromwell, el ne présent tient plus qu'un
ix de i nines rei de lioi x qui restaient
oncoi •- delioul avaient perdu leui u'. laicnl plus que k i palais rustiques de l'ari U ! es i\ lient étéli ansfoi mésen n p nplésde
( .u p. •. 1 1 de bit* li rempai la avaient él< pin
d'aH)ustes odoriférants, que traversaient desallé enspi-
raie conduisant à des pavillons d'été ornés de miroirs et de peintures '. Sur les caps au bord de la mer, ainsi que sur beaucoup de montagnes dans l'intérieur des terres, on pouvait voir encore des poteaux élevés surmontés de barils. Autrefois ces barils avaient été remplis de poix : autour d'eux des sentinelles avaient monté la garde aux époques de danger, et quelques heures après l'apparition d'un vaisseau espagnol dans le détroit, ou la traversée du Tweed par les bandes de maraudeurs écossais, des feux de signaux lançaient leur lumière à cinquante milles à la ronde, et des comtés entiers prenaient les armes; mais bien des années s'étaient écoulées depuis que ces fanaux n'avaient été allumés , et ils étaient regardés maintenant plutôt comme des restes curieux des anciennes mœurs que comme faisant partie d'un ensemble de mesures nécessaires à la sûreté de l'État 2.
La seule armée que reconnût la loi était la milice. Cette force avait été réorganisée sur de nouvelles bases par deux actes du parlement, peu de temps après la restauration. Tout homme possédant cinq cents livres de revenus provenant de biens-fonds, ou six mille livres de fortune mobilière, était tenu de fournir, d'équiper et de payer à ses frais un cavalier. Tout homme possédant cinquante livres de revenu provenant de biensfonds ou six cents livres de fortune mobilière était tenu de la même façon de fournir, équiper et payer un fantassin , piquier ou mousquetaire. Les propriétaires moins riches étaient groupés en sociétés , pour lesquelles notre langue n'a pas de nom spécial, mais qu'un Athénien aurait nommées Synteleia, et chacun de ces groupes était tenus de fournir, suivant ses moyens, un cavalier ou un fantassin. Le chiffre total de la cavalerie
1 Voyez par exemple le tableau du rempart à Marlborough, dans Vïtinerarimn ruriosum de Stukeley.
' Chamberlayne, filai de l'Angleterre, 1684.
SYSTfeMI MILITAIRE. '»l(|
f\ de l*i n fa nid ie ainsi entretenu estimé à cent trente mille homm<
Le roi, de par l'ancienne constitution du royaume - 1 de pai l'assentiment ré< ent el solennel <!• - deui chaml du parlement, était l*nniqae capitaine général d<
kj i fdn Les lordi lieutenants 1 1 leui a députés tenaient les commandemi
quaient l"*"-|»<»»|ii*' des réunions poui lesexen I les
inspections: le temps <-m|>! inions ne devai
der toutefois |»lu> de qu itoi /•• jours par ann
) de paix étaient autorises à infliger de légèn s punitions pour les infractions à la discipline. Les dépenses ordinaires de i ette armée n'étaient pas à la i le la
ouronne; mais lorsque I» s milii es était ni i onduib l'ennemi, l'I Lai se chargeait de leur subsistance, ••! elles étaient soumises à toute la rigu< ur du code militaire.
tic milic.- avait ses ennemis et ses détracteurs. ' I m >mi i m - qui avaient \ sur !<• continent, qu'avait
émerveillés la sévère précision avec laquelle se mou- \aii et parlait chaque sentinelh dans les citadelles bâties l'.n \ .ml m n, qui avaient vu les puissantes am qui inondaient tout roui « de l'Allemagne . i
aller repousser les Ottom in des portes de Vienne, <|m avaient été éblouis par la splendeur bien ordonnée des troupes de la maison de l ouis \iv. s'amusaient b de la façon dont les paysans du DevonshhreetduYorkshire marchaient et manœuvraient, port lient leurs mousqw Is et leurs piques. Les ennemis des libertés et de la reli-
i de l'Angle tei re voyaient avi ion « i Ite
qu'on ne pouvait employa i sans d'extrémei péril
mêmes libertés et cette mém< religion, M ne lais-
ule sur cette rustique soldatesque . 1 1 patriotes écl ûrés, conv-
1 llrll» Car. Il, r ; I Car, II. | i
■ Drjdi m»»-
parant ces grossières recrues aux bataillons qui pouvaient, en temps de guerre, se transporter en quelques heures sur les côtes du Kent ou du Sussex, étaient forcés de reconnaître que, s'il était dangereux d'entretenir une armée permanente, il était peut-être plus dangereux encore de risquer l'honneur et l'indépendance de la nation sur l'issue d'un combat entre des laboureurs commandés par des juges de paix, et des vétérans commandés par des maréchaux de France. Dans le parlement, il était nécessaire, toutefois, d'exprimer ces opinions avec quelque réserve, car la milice était une institution essentiellement populaire. Toute réflexion faite à son sujet excitait l'indignation des deux grands partis politiques à la fois, et spécialement du parti qui se distinguait par son zèle pour la monarchie et l'Église anglicane. La milice des comtés était commandée presque exclusivement par des nobles et des gentlemen tories. Ils étaient fiers de leur rang militaire, et considéraient comme une insulte personnelle toute insulte à l'adresse du corps auquel ils appartenaient. Ils savaient parfaitement que tout ce qu'on disait contre la milice était dit en faveur d'une armée permanente, et le nom d'armée permanente leur était odieux. Une armée permanente avait exercé sa domination en Angleterre, et sous cette domination, le roi avait été décapité, la noblesse humiliée, les propriétaires pillés, l'Église persécutée. Il y avait à peine un grand propriétaire qui n'eût à raconter une histoire d'injustices ou d'insultes subies par lui-même ou par son père, et infligées parles soldats
cité acérée et son énergie habituelle les sentiments qui dominaient parmi les sycophantes de la cour de Jacques II :
«La contrée retentit de cris d'alarme, etla grossière etignorante milice, bouches sans bras entretenues à grands frais, charge en temps de paix, triste de» fense en temps de guerre, fourmille dans les champs. Vaillante une fois par mois, elle marche, cette bande fanfaronne, toujours prête excepté quand on a besoin d'elle. C'était le jour où sortant en ordre, par rangs et par files, elle se préparait à faire le court exercice d'un simulacre de guerre, pour •e hâter ensuite d'aller s'enivrer, véritable affaire de la journée. •
gYSTftW MiillN H-21
iln parlement. Un des vieux eavaliei i u son
l*.ui ; les ni m.- -■ . nlaires (l'un
il itlus; un troisième ne pouvait jamais aller i I fy lise de -.1 paroisse - ins que I île et les
statut dé< ipitA de -• - in< ôtn ini lui i aj»| enl <ju»' les habits rouges d'Olivier \ avaient autrefois !<•
i ui\. In i onséquem - mîmes royalistes qui
• in. -n! tout prêts i combattre en personne pour l< i
ni les derniers auxquels le i«'i pût se ha mander les moyens de solder des troupes réguti< ( harlea, toutefois, quelques mois après sa n lion, commença i former une petite année permanente. Il sentit que s'il 1 1 .1 \ ut pas de metll< ure prote< lion que relie des milices bourgeoises et des soldats auj les mangeurs (!«■ dobuI , sa personne palais ne seraient guère en surelé dans le voisinage d'une grande « ité encombrée des guerriers de la Cinquiôu* nu . In- . récemment licei* tés I n i on >équen< • . 1 1 i
>nii insouciance 1 1 su prodigalité, il s'efforça de prélever sur ses plaisirs une somme suffisante jh.iii entretenir une troupe de gardes du oorpi v> - revenus
1 1 urent avei l'accroissement du commen <• « t de 1 1
rielu*sse nationale, il il lui fut ainsi possible, en dépit <lfv murmui isionnels des « ommunes, d'augmentei
progressivement ses l'on. •» régulière?». I ne animent ilion < oiisidérable fut faite quelques moi- avant la fin de son l .■ routeux, inutile et pestilentiel établissement de rangei fut abandonné aux barbares <jm habitai* m «*<>x environs, et sa garnison, <jui se roin| os ni d'un régiment de cavaliers et d*un régiment de fantassins, revint e* \ leterre.
• iir petite ai insi tonnée p u Chai h - II. fut le
: .. rme de « •• tte grande «•! ::loneu*e année ijin. dan> le -in le actuel, est entrée triomphante dans M ulrid • i dans Paris, dan i inton H dans r.ni.lah.u. I ••- gardes du corps, qui tonnent maintenant deux i.iu>. nt>, étaient
322 ÉTAT DE L'ANGLETERRE EN t685.
alors divisés en trois compagnies, chacune de deux cents carabiniers, les officiers non compris. Ce corps, auquel fut confiée la garde du roi et de la famille royale, avait un caractère particulier. Les simples soldats eux-mêmes étaient désignes sous le nom de gentilshommes de la garde. Beaucoup appartenaient à de bonnes familles et avaient exercé des commandements durant la guerre civile. Leur solde était infiniment plus élevée que celle du régiment le plus favorisé de notre époque, et pouvait être regardée alors comme des honoraires très-suffisants pour le fils cadet d'un gentilhomme campagnard. Leurs beaux chevaux, richement harnachés, leurs cuirasses, leurs vêtements de peau de buffle, ornés de rubans de velours et de galons d'or, formaient le plus splendide spectacle dans le parc de Saint-James. A chacune de ces compagnies était attaché un petit corps de grenadiers* dragons, sortis d'une classe inférieure et recevant une solde moins forte. Un autre corps de cavalerie appartenant à la maison militaire du roi, distingué par ses manteaux et son uniforme bleu, et appelé encore aujourd'hui les Bleus, était ordinairement caserne dans le voisinage de la capitale. Près de la capitale stationnait aussi le corps qu'on désigne maintenant sous le nom de premier régiment de dragons, mais qui était alors le seul régiment de dragons qu'il y eût dans toute l'armée anglaise. Il venait d'être récemment formé avec les débris de la cavalerie qui était revenue de Tanger. Une compagnie de dragons, qui ne faisait partie d'aucun régiment, stationnait près de Berwick, pour tenir en respect les maraudeurs de la frontière. Le dragon était alors considéré comme particulièrement propre à ce genre de service. Il est devenu depuis un simple cavalier; mais au dix-septième siècle, Montecuculli le décrit exactement comme un fantassin qui ne se sert du cheval que pour arriver plus vite aux lieux où il doit accomplir son service militaire.
SYSTEM Mil II tllML
i iiiiini.i iede la maison militaire du roi ei oinp de deux n j m h ni», qui alors, comme aujourd'hui, étaient nommés le premi<
Coldstream Guards. Il ent ordinairement l<
vice près de Whitehallel du pal lis de Saint-James, toissi, comme il n'\ avait pas alors rue dans ces quar-
tiers, et comme les soldats, de p n la ne pouvaient logei dans les maisons parliculièn . les habiti rouge remplissaient tous i V\
minstei et du Sirand.
Il v .»\;iii cinq auti iments d'infant* i ie. l'un
d'eux, appelé le régiment de l'amii d, 1 1 ii1 spé i dément destiné i servi] i bord de la ii<>ti.\ Les quatre autres sont encore aujourd'hui nos quatre premiers d«' ligne. Deux de i es derniers avaii ni longU mps soutenu roi !<• continent la réputation du courage anglais. Le premier, nomm iment royal, avait pi i>, sous le
grand Gustave, une part importante à h délivi mc< l'Allemagne. Le troisième régiment, distingué pai parements couleur de « hair, d'où lui \ini son nom bien connu d< /-' ffs, n'avait pas combattu moins bravement, sous Main ii \ iu, pour la délivram i des P iys-
B ». < ee deux vaillantes comp ient, après :
des vicissitudes, été rappelées du service étranger par Charles II, <-t incorporées dans l'armée anglaise.
Les régiments qui i omposent maintenant I I et
\r - [tut i ii me i- - mi' ni de ligi nt justemi nt i
nusdeTangei • n 1685, apportant avei eux des li ibit ci uelles et ficem ieu» a i onti ai l< i - dans leui - I combat - i\. i les M un d'infan*
tel ie, '|in n'avaient p i été i ni i in i nt< • -, élai< nt garnison i Hlbury Fort, i Portsniouth, à Plymouth, cl dans quelques autres positions imporl mtes sui l . côu .
Un grand changement s'était opéré dans l< > arm< l'infanterie, depuis le commencement du dix-sepliènu mm le. Peu .'i peu la pique avait été n mplai i c pai l
324 ÉTAT DE l' ANGLETERRE EN 1685.
mousquet, et vers la fin du règne de Charles II, la plupart des fantassins étaient des mousquetaires. Cepen- | lant il restait encore un grand nombre de piquiers. On apprenait aussi parfois à chacune de ces diverses classes de troupes l'u sage de l'arme qui appartenait particulièrement à une autre classe. Tout fantassin avait à son côte une épée pour la mêlée. Le dragon était armé comme un mousquetaire, et était de plus pourvu d'une arme, devenue graduellement en usage depuis longtemps, qui était appelée alors poignard, mais qui, depuis l'époque de notre révolution, est connue chez nous sous son nom français de baïonnette. La baïonnette ne semble pas avoir été à cette époque le terrible instrument de destruction qu'elle est devenue depuis, car elle était fixée dans l'orifice du fusil, et pendant l'action le soldat perdait un temps considérable pour l'enlever d'abord, afin de faire feu, et pour la remettre ensuite, afin de charger. L'armée régulière de l'Angleterre, au commencement de l'année 1685, se composait, tout compris, d'environ sept mille fantassins et dix-sept cents cavaliers ou dragons. Les dépenses totales s'élevaient à environ deux cent quatre-vingt-dix mille livres par an , moins du dixième de ce que coûtait, en temps de paix, l'armée française. La solde journalière d'un simple soldat dans les gardes du corps était de quatre shillings, dans les Bleus de deux shillings et six pence, dans les dragons de dix-huit pence, dans les gardes à pied de dix pence, dans la ligne de huit pence. La discipline était relâchée, et il n'en pouvait être autrement. La loi commune ne reconnaissait pas les conseils de guerre et ne faisait aucune distinction, en temps de paix, entre un soldat et un autre citoyen, et le gouvernement n'aurait pas osé demander, même au parlement le plus dévoué, un bill contrcl'insubordination militaire. Par conséquent, un soldat qui frappait son colonel encourait seulement la peine uij'eutrainaient d'ordinaire les attaques et voies de fait,
I \ MAHINK.
et n'encourail au un< [* in >ui refus d'ol
sancc, poui désertion ou pour s'être endormi au i punitions militain s étaient infli sons le règne de Charles II, mais elles l'étaient li «i-Niii.ni, el de m inière i ne pas attira r l'attention publique cl à ne pas donnei li uàuu appel devanl les cours de justice de n\ estminsU i -Hall.
I ae telle armée n' 1ère propi e à réduii U-
• i nq mil lions d'Anglais. Elle aurait i léàp mie
do réprime] une insurre* Lion dans Londres, dans l
le la i il- inb - aux in-
- h i roi ne pouvait gu< re oonplusi >urs
de ses autres royaumes, si une insurra Lion éclatai! eu Angleterre; car, bien qu'il j eût deux autres établissements militaires en 1 I eu li land - ments
suffis h- ut à peine pour « ontenir les Puritains mécontents du premiei de i lûmes, le Papi ontents «lu
. i ivei itemenl avait, toutefois, un in •
militaire importante, qui mérite de n'être pas oubl Il j avait, 'i la solde d< - Provinces-Uuies, . ré-
giments, commandés pi imiliv< menl par le bravi 1 1 \)> ces six n gimi nts, trois avuicnl été I- \ s i n Ai terre cl trois on I Le roi s'était resen S le droit de
1rs rap|>eler, 'il .in.hi !>.• ..m de I m ontn un
ennemi domestique <>u un •un mi étrai n atten-
dant, ils étaient entretenus sans qu'il lui en coûtât rien,
mu- .i une excellente discipline qu'il n'eût pas leur imposeï lui-mêm*
Si la vigilance jalouse du parli ment • i de la uatiou rendait impossible au roi le maintien d'une formidable
■ nU ■ \ ne militait
nU r>r , impriaM pt UuillawM I
armée permanente , en revanche, aucun obstacle ne l'empêchait de l'aire de l'Angleterre la première des puissances maritimes. Whigs et Tories étaient prêts à applaudir toute mesure tendant à augmenter la puissance de cette force, qui, en même temps qu'elle était la meilleure protectrice de l'île contre les ennemis étrangers, était impuissante contre les libertés civiles. Les plus grands succès remportés par des soldats anglais, et dont la génération existante eût été témoin, avaient été remportés sur des princes anglais ; les victoires de nos marins, au contraire, avaient été remportées sur des ennemis étrangers et avaient détourné de notre sol la destruction et le pillage. La moitié au moins de la nation se rappelait avec horreur la bataille de Naseby, et avec un orgueil mêlé à des sentiments pénibles, la bataille de Dunbar ; mais tous les partis se rappelaient avec un enthousiasme sans mélange la défaite de l'Armada et les combats de Blake contre les Hollandais et les Espagnols. Depuis la restauration, les communes, même alors qu'elles avaient été le plus mécontentes et le plus parcimonieuses, s'étaienttoujours montrées généreuses jusqu'à la prodigalité toutes les fois que les intérêts delà marine avaient été en question. On leur avait représenté, sous le ministère de Danby, qu'un grand nombre des vaisseaux de la flotte royale étaient vieux et incapables de tenir la mer ; et bien qu'elles ne fussent pas à cette époque en humeur de donner, elles avaient accordé un subside d'environ six cent mille livres sterling pour la construction de trente nouveaux vaisseaux de guerre.
Mais les vices du gouvernement avaient rendu stérile cette libéralité de la nation. La liste des vaisseaux du roi avait une belle apparence ; elle présentait neuf vaisseaux de premier ordre, quatorze de second ordre, trente-neuf de troisième ordre, et un grand nombre de petits vaisseaux. Les vaisseaux de premier ordre étaient à la vérité inférieurs à ceux du troisième ordre de notre
i \ IA1IHI .
temps, cl le tiendraient pas lujourd'huî
l • i ette force eût i iii pu •"'
omme formidal le plus ; que
pie ; mais «'Ile ii' |. ipi'i .
\ la lin «in règnr <!«• ( ; î . ! i marine était I
à un point ded( le raine qui semblerait ;
m. i ^'il ne noui - pu n?( - un-
partiales et unanime d témoin dont l'autorité est incontestable. Pepys, l'homme le plus i apable de l'ami- !.mi. inglaise, crivit ni 1684 un mémoire sur l\ de - ut , (h m l'instrui tkw (
Quelques mois plu . l'homme le plue
ibledi L'amirauté française, ivanl visitél'Ang ■Luis le bul ' ment sa '
maritime, mit tn de Lqwi le résultat <i<'sea
1 1 1 li. n i deux i ni aui mêmes con-
< lusi i paui dé I qu'il avait trouvé i"iit - . 1 1..-.- ^ en <l. -ni. Il- et dans la plu> misérable condition; qu\ ni- honte a Whi-