I. h ill la - M '.'ii1 d< la mai irn IV UU l que l'ét it
.!.• n< nu el d( intie
suffisante «le mil!»' impui le*
affaires de l'Europe1. Ve\ -i. maître que
l'administration de la marine était un | pro-
,!it. , «le corruption , i d'indolei
qu'on ne pouvait se u> i uni i atimation ; qu'aucun
Dtral n'était i n cuU . qu'aucun contrôle n'était
n\ que la récente lil» ralité du |>ai l« nient
1 j - 1-1 S fé-
pour M Fui, pendant la
-o«Rée, a\er W% autira m lia par ea
li lord Bollaod »c-
lacanrt I* i
avait mis le gouvernement à même de construire, ot qui n'étaient jamais sorti des havres, avaient été construits avec de si mauvais bois, qu'ils étaient encore plus incapables de tenir la mer que les vieilles carcasses qu'avaient délabrées, trente années auparavant, les bordées des Hollandais et des Espagnols. Quelques-uns de ces nouveaux vaisseaux étaient tellement pourris, qu'à moins de réparations très-promptes ils courraient risque de couler bas sous leurs amarres. Les marins étaient payés si peu ponctuellement qu'ils s'estimaient très-heureux de rencontrer un usurier qui voulût leur acheter leurs billets de solde à quarante pour cent de perte. Les commandants qui n'avaient pas d'amis puissants à la cour étaient encore plus maltraités. Plusieurs officiers auxquels étaient dus d'énormes arriérés, après avoir vainement sollicité auprès du gouvernement pendant des années, étaient morts faute d'un morceau de pain.
La plupart des bâtiments à ilôt étaient commandés par des hommes qui n'avaient pas été élevés pour la mer. Ceci, il est vrai, n'était pas un abus introduit par le gouvernement de Charles. Jamais, avant cette époque, aucun État ancien ou moderne n'avait établi une séparation complète entre le service militaire et le service maritime. Dans les grandes nations civilisées de l'ancien monde, Cimon et Lysandre, Pompée et Agrippa, avaient combattu sur mer aussi bien que sur terre. L'impulsion que les sciences nautiques avaient reçue à la fin du quinzième siècle n'avait produit aucun progrès matériel dans la division du service. À Flodden, l'aile droite de l'armée victorieuse était commandée par l'amiral d'Angleterre. A Jarnac et à Moncontour, l'armée des Huguenots était commandée par l'amiral de France. Ni don Juan d'Autriche, le vainqueur de Lépante, ni lord Howard d'Effingham, à qui fut confié le commandement de la marine anglaise, lorsque les envahisseurs espagnols approchèrent de nos rivages, n'avaient reçu une éducation de marin.
i \ VAHINE.
Raleij h, jn t. H., ni i bn •'•unir < bel m 11 îtime, av< ni
i |ilusi*»U1 - .m1 M il • :i li ail( • < I ;i 1 1
li Pays-Bas cl en Irlande Hlakc, avant*! humilin m l'Oeé m l'oi giioil <!•• la II"!! indc cl de la Castilli
i. né p i! i défi nse habile el le d'une de
mII' - di rintérii nr. I.«- mén i uivi
aprè la ri stauration. !>•• grandes llnii 011-
i direction de Ruperl « i de Monk ; de Rupert, qui
i surtout li renommée d'un ardeul el audacieux officier de i avalerie, et de Monk, qui excitait l'hil -«ni équipage an criant, lorsqu'il roulait que son I n ici ii changeât dédire* lion . Demi-toui i ne!»
Mus, fera cette époque, quelques hommes éclairés i ommeni èrenl \<»ir «|n«' les progn - i u
iccomptis à la fois dans l'art de la guerre el éena I art de la navigation i ni la séparation de ces deux
professions, jusqu'alors confondues. Le commandement, oit d'un régiment , «»it «l'un vaisseau, était < hosc suffisante pour occuper l'attention d'un seul esprit. En 16
ouvei nement français se di lei mina à doin leur
plus lu des jetinee g oa de bonne famille, une
éducation spéci île pour li service de mer. Mail le gouvernement anglais, au lieu de suivre cet excellent exemple, continua non-seulement a distribuai aux officiers de terre les hauts commandements <!■• la marine, mais en* ore s 1 1""- 1 , poui « os 1 onunandemeiils,
offl* iers .1 qui on n'aurait du confiei . même un
In 1 1 1 11 1 1 m •! I .ml. h- ut iiilnlrstvnl ■!<• imlili*
famille, tout courtisan dissolu que recommandait une maîtresses de roii pouvait comptei que le commandement d'un vaisseau de ligne, el ave* lui l'hoji 1 du
pays et la vie de centaines île bravi gens, lui serait confié. Il importait peu qu'il n'en! jamais navi que sur la Tamise, qu'il ne nul pas se tcnii en équilibre bous un coup de vent, qu'il ignorât la dillér* antre le latitude et la longitude, aucune édu< ation pré-
paraloiiv n'élait jugée nécessaire; tout au plus renvoyaiton faire une petite excursion sur un vaisseau de guerre, où il n'était soumis à aucune discipline, où il était traité avec un respect marqué, où il vivait au milieu des festins et des amusements. Si, dans les intervalles des longs repas, des orgies et des parties de cartes, il parvenait à apprendre le sens de quelques phrases techniques et les noms des points de la boussole, il était jugé propre à commander un vaisseau à trois ponts. Ceci n'est point imaginaire. En 1606, John Sheffield, comte de Mulgrave, s'engagea comme volontaire, à l'âge de dix-sept ans, pour servir sur mer contre les Hollandais. Il passa six semaines à bord, s' amusant de son mieux, en compagnie de quelques jeunes libertins de son rang, et puis revint en Angleterre prendre le commandement d'une troupe de cavalerie. Depuis ce moment, il ne fit plus aucun voyage sur mer jusqu'en 1672 , année où il rejoignit la flotte, et fut presque immédiatement nommé capitaine d'un vaisseau de quatre-vingt-quatre canons, réputé le plus beau de la marine. Il avait alors vingttrois ans, et n'avait pas passé trois mois à bord pendant toute sa vie. Aussitôt après son retour, il fut nommé colonel d'un régiment d'infanterie. Ce fait est un exemple de la manière dont on octroyait les commandements de la plus haute importance, et un exemple favorable encore, car Mulgrave, qui manquait d'expérience, ne manquait ni de talent ni de courage. D'autres obtinrent un avancement semblable, qui, non-seulement n'étaient pas de bons officiers, mais qui étaient encore intellectuellement et moralement incapables de devenir jamais tels, et dont le seul titre de recommandation était qu'ils s'étaient ruinés par leurs folies et leurs vices. L'amorce qui attirait ces hommes dans le service maritime était surtout le profit qu'on pouvait faire à transporter, de 1"» < en port, les lingots et les autres marchandises prériensesj car l'Atlantique et la Méditerranée étaient alors
t. -||. nu ni i
m, ii. hnnd
id pi iv j d'aul : • de
! e. li i ipitnii urs milliers
de li un COU1 .. ni, pcmi l
affaire lucrative, il lui
l'iionne il an -<»n drap • injonctions les plus formel! ipéi û ui
,ni porl lorsqu'on lui ordonnail de poui > ûrc d( S lé, i de
- I ivmiiiiic, lonqi nti notions lui or-
donnaient «I" s-' rendre à Lisbonne. I
impunité, i nénM proti étions qui Pavaient élevé i un poste dont il étail indigne l'\ maintenaient K\ n" il qui, nargué ps Daignons
de palais corrompus • •! dissolus, osâl faire plus qm* de murmurer !<• nom de <<»u; martiale. Quelque officier montraitril un Bentimenl du devoir plus élevé <]n> compagnons, il b'i lit bientôt qu'il j I de
i n de l'honneur. Un capitaine, , obéir -h ictenvi ni atu '!»• l'amirauU
lidèli . renonça om i<m à m ison «jm
i rappoi quatre mil i iing ; I haï k s,
avec une ignobli l . le remercia de - 1 conduite en
le traitant I fou.
m du commandement De mémeque le capitaine courtisan se inoquaitdel'amii iuté, l'équipa ipitainn. Il lui étail impossible
de « de iu\ :- ition
au | i loi venu ; ei il i ûl «urde d'
<ju<' de vieux mai ins , fnmi le*
(••i«s du i n**.
ipt< m. nt cl n laine <|m ne savait di |u'il
en avait pu apprendre i n n b irque
ddrée, enteç YYhitehall Stairset Hampton-Court. Confier à un tel novice la manœuvre d'un vaisseau était impossible: aussi la direction du bâtiment était-elle enlevée au capitaine et donnée au maître d'équipage; mais cette division dans l'autorité produisait d'innombrables inconvénients. La ligne de démarcation entre ces deux autorités n'était pas, et peut-être ne pouvait pas être tirée avec précision. Il y avait donc de constantes querelles. Le capitaine, d'autant plus confiant en lui-même qu'il était plus ignorant, traitait le maître d'équipage avec un mépris de grand seigneur. Le maître d'équipage, parfaitement instruit du danger qu'il y avait à mécontenter un homme puissant, cédait trop souvent, malgré ses convictions, après une courte résistance, et c'était un bonheur si la perte de l'équipage et du vaisseau n'était pas la conséquence de ce conflit. En général, les moins détestables de ces capitaines aristocratiques étaient ceux qui abandonnaient complètement aux chefs en sous-ordre la direction des vaisseaux , et ne pensaient qu'à faire de l'argent et à le dépenser. La manière dont vivaient ces hommes était si fastueuse et si voluptueuse, que malgré leur avidité du gain, ils devenaient rarement riches. Ils s'habillaient comme pour un gala de Versailles, mangeaient dans de la vaisselle d'argent, buvaient les vins les plus exquis, et entretenaient des harems à bord, tandis que la famine et le scorbut décimaient l'équipage, et que des cadavres étaient chaque jour lancés des sabords à la mer.
Tel était généralement le caractère de ces hommes qu'on appelait les capitaines gentilshommes. Heureusemont pour notre pays, il se trouvait à côté d'eux des commandants de marine d'un genre tout différent, dont la vie s'était passée sur l'Océan, qui avaient lutté, et fait leur chemin eux-mêmes, et, qui partis des emplois les plus inférieurs du service maritime , s'étaient élevés au premier rang. Un des plus éminents d'entre ces offi-
eiera fm bit Chi istophc Mings, <(ui était i ntré eu comme mousse, ijni périt en combattant vaillamment contre les Hollandais, et que son équipage porla au ininl» i 1 1 av< pleurs et d rie venj
lui Bortit, par un genre de génération particulier, toute mu race de Taillants et habiles marins. Sous ses 01 I avait été mou I >hn Nai boro I wdesle)
Shovel fut mousse sous les ordres de a dernier. L'Angleterre <l"ii une dette d'éternelle reconnaissance au ferme bon sens naturel et i l'indomptable courage de cette m e d'hommes. Ce ; »lus,
(pi', m dépit d'une mauvaise administration et <!.•> amiraui de cour, nos i ôtes furent prot< i la
réputation o\ notre drapeau soutenue pendant de péril-
liiis.s cl -mmiIii.'^ nniiri'v M h- (•.••> |m|||»s de m- r, comme on les appelait udron . semblaient une
et i .1 d- mi sauvage aui hommes de terre.
Leur unique science était celle de leur profission, et « science professionnelle était pratique plus que s< îentifiqnc. Sortis de leur élément, ils étaient Bimples comme
enfanta. Leurs m mièr< - étaient . mehes; il j de la m jusque dans leur bonne humeur, et leur
i on versât ion, lorsqu'elle n'était pas composée de plu nautiques, était Irop ordinairement composée de jurons et d'imprécations, rels étaient les chefs à la rude è\ desquels se foi mèrent i rriers intrépides dont Smol-
lett , dans 1 ! suivant , nom i U u é l - portraits d;ui«; ses |»< isnii du lieutenant Bowl lu com-
rnodoi rrunnion. Mais il ne paraît pas qu'il y ail • u ou service d'aucun des SluarU un seul < i de marine qui lui ••• que doil ôlre un offi( i< i de m. mur jeton ii<«idées moderne i-dire un homnx
.1 iiis l.i théorie 1 1 la pratique de -.i profession, i ni . ontre les dangrrc -I b itailli - 1 des len ; pendant d*un espi it i nltivé et de m mière polii D l.i marine de Charles II, il \ avait des marins, et d >
334 ÉTAT DE l'aNC/LETERRE EN 1685.
avait des gentlemen-, mais les marins n'étaient pas gentlemen, et les gentlemen n'étaient pas marins.
La marine anglaise à cette époque aurait pu, selon les très-exactes évaluations qui sont arrivées jusqu'à nous, être maintenue en bon état à l'aide de trois cent quatre-vingt mille livres sterling par an. La somme dépensée alors annuellement était de quatre cent mille livres sterling, mais elle était dépensée, comme nous l'avons vu, presque en pure- perte. Les dépenses de la marine française étaient à peu près les mêmes ; celles de la marine hollandaise étaient beaucoup plus considérables ' .
Les dépenses de l'artillerie anglaise, pendant le dixseptième siècle, étaient, comparativement aux dépenses militaires et maritimes, beaucoup plus faibles que de nos jours. Dans la plupart des garnisons il y avait des canonniers, et çà et là, dans les postes importants, un ingénieur. Mais il n'y avait pasde régiment d'artillerie, pas de brigade de sapeurs et de mineurs, pas de collège où les jeunes soldats pussent apprendre la partie scientifique de la guerre. La difficulté de faire mouvoir les pièces de campagne était extrême. Lorsque, quelques années plus tard, Guillaume marcha du Devonshire sur Londres, les trains et les appareils d'artillerie dont il était suivi, bien qu'ils fussent depuis longtemps en usage sur le continent, et d'une forme telle qu'ils seraient de nos jours regardés
1 J'ai tiré principalement de Pepys mes renseignements sur la marine de cette époque. Son rapport, présenté à Charles II en mai 168 4, n'a, je crois, jamais été imprimé. Le manuscrit se trouve au collège de la Madeleine, à Cambridge . Il s'y trouve aussi un manuscrit précieux, contenant un compte détaillé des établissements maritimes du pays en décembre 1684. L'écrit de Pepys intitulé : Mémoire touchant l'étal de la marine anglaise pendant les dix années expirant en décembre 1688, son Journal et sa Correspondance pondant sa mission à Tanger, sont imprimés. J'en ai. largement fait usage Voyez aussi : Mémoires de Sheffield ; — Journal de Teonge ; — Aubrey, Vie "'< Monk; — Vie de sir Cloudcslcy Shovel, 1708; — Procès-verbaux de» communes, des lp'et 20 mars 1088-1089.
a Woolwich « omm incommodi ih -
\< nt chez H"- .m êtres une admiration semblable a celle que les Indiens d' Amérique ressentirent devant les arqueistillanes. L'approvisionnement de poudre conservé dans les forts et les arsenaux anglais était mentionné vaniteusement par ceii tins i itriotiques comme une ch faite pour imp sei le aux mitions voisin tpprovisionnemeul était d torse <mi quinze mille barils, à peu pn - le douzième la quantité qu'on juge aujourd'hui lire d'avoii toujours en magasin. Les dép< uses figurant au i I de l'artilleri s'élevaient, i n m yenne, un peu au-dessus de sois mi»' mille livres par an *.
l e total desdép n esefleelivesdel'ai niée, de la marine et de l'artillerie, était d'environ sept cent cinquante mil le livr< s. Les dépenses non elTei tiv< -, qui comj osent main- ; nt une lourde part d< \ cha ibliqui b, existaient
.1 peine alors. Il n'j avait qu'un très-petit nombre officiers de marine en non-activité de service qui reçussent une demi-solde. Ain^i sur la liste ne figuraient ni lieutenants, ni capitaines, n'ayant pas commandé un •m de premH re ou de seconde classa. < omme l. pays rie possédait que dix-sepl vaisseaux de premièn de deuxième i lasse qui eussent été jamais sur mer, 1 1 qu
rande majorité des pei onn< - qui commandaienl bâtiments avaient de bonnes places sui pen» - de ce i h ipitre <l<>i\ ni avoir é1 modiqu<
h n l'armée, on n' lit la demi-solde que « omme
allocation temporaire «-i speN un petit nombrt
d'offr i< deux régimi ni . qui i (aii nt d ins une
t ^trr nv et J. . (
situation particulière '. L'hôpital de Gremiwich n'avait pas été fondé. L'hôpital de Chelsea était en voie de construction; mais les dépenses de cette institution étaient défrayées en partie par une retenue sur la solde des troupes, en partie par des souscriptions particulières. Le roi n'avait promis que de contribuer pour une somme de vingt mille livres aux dépenses de construction, et pour une somme annuelle de cinq mille livres à l'entretien des invalides 2; il n'entrait pas alors dans le plan projeté d'admettre des invalides externes. La somme totale des dépenses non effectives pour l'armée et la marine excédait à peine dix mille livres par an. Elle excède aujourd'hui dix mille livres par jour.
Une très-petite portion seulement des dépenses civiles était défrayée par la couronne. La grande majorité des fonctionnaires, chargés d'administrer la justice ou de maintenir l'ordre, donnaient gratuitement leurs services au public, ou bien étaient rémunérés d'une manière qui n'imposait aucune charge au revenu de l'État. Les shérifs, les maires, les aldermen des villes, les gentilshommes campagnards chargés des fonctions de juges de paix, les chefs de bourgs, les baillis, les comptables subalternes, ne coûtaient rien au roi. Les cours supérieures de justice étaient entretenues principalement par des honoraires.
Nos relations avec les puissances étrangères avaient été établies sur le pied le plus économique. Le seul agent diplomatique qui portât le titre d'ambassadeur était le ministre résidant à Constantinople, et il était en grande partie rémunéré par la compagnie turque. L'Angleterre n'avait qu'un envoyé, même à la cour de Versailles, et elle n'en avait pas aux cours de Suède, de
1 Brevet daté du 26 mars 1678, dans les ArcWves du ministère de la guerre.
2 Journal d'Évelyn, 27 janvier 16S2. J'ai vu une lettre du sceau privé, datée du 17 mai 1683, qui confirme le témoignage d'Évelyn.
01 n> DES l "i M1SANS. 837
Danemai lv i I pagne. I i dép< use totale de « i « lial<iiic, dans |,i dernière année du règne de Charle il pcul avoir excédé de beaucoup la somme de vingt mille livr<
Il n'\ ,i\.ni rien de louable dans cette parcimonie. (h. ii les était , dan pai ticulier comme <l.m- l
les aulri -, avare ou prodig ; L service
public était affamé afln <\u<- les courtisans pussent B'en- -i .H—, i . l ■ dép ns is «1«- la mai ine , de l'ai lillei ie , des pensions accordées aux vieux officiers n nx,
missions diplomatiques, pourront paraître bien modiques .i 1 1 'ii<>ii présente ; mais les favoi sonnets du souverain, ses ministres et les créatures «Iministres étaient - l< - denici - publii s. L ui s pensions et leurs salairos paraîtront énormes, si ««n las i omp i! les revenus de la noblesse , »l« la bourisie i des i ommi n ants et des nommi 9 i len ant I- s professions libérait 3. \ i elte é| oque, le revenu des plus grandes fortunes du royaura dail à peine vingt mille livres sterling par an. Le duc d'Ormond avait un revenu do vingt-deux mille livres pat .m-; le duc de Buckingham, avant que ses extravagances eussent entan propi iétés , avait un revenu de dix - neuf mille six cents livres pai an ; i i
No k, duc d' Mbemai le, qu'on avait i i)| en ■•• d
cminenls s< rvio - pai d*imm< ns< tâtons de tern
faisant pai lie «lu domaine de la i ouronne . « i dont 1 1 cupidité et la parcimonie étaient notoires, laissa mourant qu'une mille livres de rente en biens-fonds 1 1
1 J icqti ^11
t< mille In
un capital de soixante mille livres, qui rapportait probablement sept pour cent ■ . Ces trois ducs passaient pour les trois plus riches sujets de l'Angleterre. Le revenu de l'archevêque de Canterbury ne devait pas être très-supérieur à cinq mille livres 2. La moyenne du revenu des pairs était, selon les personnes les mieux informées, d'environ trois mille livres; la moyenne du revenu des baronnets, de neuf cents livres; la moyenne du revenu d'un membre des communes, de moins de huit cents livres3. Un gain de mille livres par an était jugé très-considérable pour un avocat; il était très-difficile aux avocats de la cour du banc du roi, ceux de la couronne exceptés, d'atteindre à deux mille livres 4. 11 est donc évident qu'un fonctionnaire public aurait été très-bien rétribué s'il eût reçu le quart ou le cinquième de la somme qui serait jugée aujourd'hui un salaire convenable. Toutefois les salaires des hauts fonctionnaires étaient aussi considérables que de nos jours, et souvent même plus considérables. Le lord trésorier, par exemple , recevait huit mille livres par an, et lorsque la trésorerie était en commission, les lords inférieurs recevaient chacun seize cents livres. Le payeur général des forces militaires avait un droit de commission de tant par livre sur tout l'argent qui lui passait entre les mains,
1 Voyez le rapport du procès entre Bath et Montague, qui fut jugé en dé cembre 1693 par le lord garde des sceaux Somers.
2 Pendant les trois quarts de l'année, commençant à la Noël de 1689, les revenus du siège de Canterbury furent perçus par un employé nommé par la couronne. Les rapports de cet employé sont maintenant au British Muséum (Lansdo'wne, Mss. 885)- Le revenu total de ces trois trimestres n'était pas tout à fait de quatre mille livres, et la différence entre le revenu total et le revenu net devait être évidemment considérable.
3 K.ing , Observations naturelles et politiques. — Davenant , Balance du commerce. Sir William Temple dit : «Les revenus de tous les membres réunis de la chambre des communes ont rarement excédé quatre cent mille livres • [Mémoires désir William Temple, troisième partie.)
h Langton, Conversations avec le chief justice Haie, 1672.
wi.v pnOFI ( COI RTISANS.
lequel droi! lui rapport ail ui iu d'environ i
mille I î v Lilhomme d<
ii1 cinq mille livre |
'••ni clou lil&homi
de la cl mille .M lier était Ki
plus petite pai li-- i tionnain - de
époque. Depuis I fui tem
1 1 Verge blancl lua humble
ilnii.inn i el au d< - .il de < avi *e livi
i honlect sans léguisement à des pratiques que nous qu dînerions n s du nom d'infânn
l'iiri's, |»l.nt<. comiiiissions, dent journelle-
ment vendus | i: Ii • -iiii.t- - i n ni- du royaume, qui «•H tenaient marché ou ommis imi-
i.ni de i u\ dam son administration le maui i I'l<- qui lui était donné.
Pendant lederniersièi le, aucun premier ministre* quelque puissant qu'il ait été* ne s'est enrichi dans Bes fonctions, et quelques-uns même ont dissipé une partie de leur patrimoine pour représenter convi nublemenl les hautes « barges qui leur él Vu dix-sept ièm<
m contraire, un homme d'1 lai placé à la ; «il lires
pouvait facilement, sans domu i de & mdale, 1 1 on : peu de i mps, amasser une fortune suffisante pour bien porter le titre de duc. Il esl probable que le revenu d'un premier ministre, pendant la durée de ses fonctions,
-Lui de up i elui de tout mire sujet. I |
de lord lieutenant d'Irlande était évaluée à quarante mille livres de revenu annuel . i profits qi at le
chancelier < larendoo, Ai I iderdale 1 1 Danbj
sont énot m< i p dais ux auquel 1 1 p iputa i
de l ondrea donnai !«• nom tle / palais de
Dm . I pai illi i . !••«* \n ni - , !-•
parc aux daims et l'orangerie d'Euston, ie luxe plus qu'italien de Ham, ses statues, ses fontaines, ses volières, indiquaient assez aux contemporains quelle était la route la plus courte à suivre pour arriver à une fortune illimitée. Cette récompense d'une telle rapacité explique très-bien l'ardeur violente et sans scrupule avec laquelle les hommes d'État de cette époque se disputaient le pouvoir, la ténacité avec laquelle ils s'y cramponnaient en dépit des vexations, des humiliations et des dangers, les complaisances scandaleuses auxquelles ils consentaient pour s'y maintenir. Même de nos jours, quelque formidable que soit le pouvoir de l'opinion publique, quelque élevé que soit le niveau de la moralité générale, on pourrait encore redouter de voir s'accomplir un changement déplorable dans le caractère des hommes publics, si les fonctions de premier lord de la trésorerie ou de secrétaire d'État rapportaient cent mille livres de revenu. Heureusement pour notre pays , les émoluments des fonctionnaires de l'ordre le plus élevé, non-seulement ne se sont pas accrus en proportion du progrès général de nos richesses, mais ont positivement diminué.
Ce fait que le chiffre de l'impôt s'est élevé trente fois plus haut qu'il ne l'était, dans une durée qui n'excède pas celle de deux longues existences humaines réunies, peut paraître étrange, et même au premier aspect effrayant. Mais ceux qui s'alarmeraient de cet accroissementdes charges publiques pourrontse rassurer, en considérant l'accroissement des ressources publiques. En 1685, la valeur des produits du sol excédait de beaucoup la valeur de tous les autres produits de l'industrie humaine. Cependant l'agriculture était encore dans un état que nous considérerions aujourd'hui comme grossier et impariait. La terre labourable et les pâturages ne formaient pas, d'après les calculs des plus habiles statisticiens de cette époque, plus de la moitié de la superficie du
i i m DE i \'.i;i< I i il RE. Ml
roj uime . l e rest* n\ o lit de bniyi n a, forél
in.ii' i ont pleinement « onlii méa p u
li -, • inéi .m- 1 1 les i ai tei du dix-septiènv . Il
■ i • dent, d'api es < I * . . . i . . . n i. -. >\w> 1h.mm.mii des routes qui traversent aujourd'hui une mu i •- ii mini' i rompue de » i gei s, de i i 111 i< ( h. m,— ensemi ni éa . ne Iraversaienl aloi - >\">bruyèn -, des maraifl et des garennes '. Dana les d< asina ilr | - anglais, i \«< ui< - à - ette i | oque |m»ui le
grand-duc Cosrae, on \'>it à peine une baie, et de nombreui terrains, richement cultivés aujourd'hui, nous ap» paraissenl aussi ras et aussi stériles que la plaine de Salisbw \ . A Enfield, presque an tne de la fumée de la capitale, il \ avait un • le vingt-cinq milles de i u-
conférence qui contenait -'iilrui.Mii trois maisons et \ peine quelques rares terres nul- . I..s daims \ raient par milliers, Kbres eosnme dans une foret d'Amérique4, nu doit remarquer <|m.- 1rs bêtes fauves de grande espèce étaient alors infiniment plu- nombreuses qu'à présent. Les dernière sangliers qu'on eût conservés poui les divertissement! du roi, al qu'on laissait ravager avec leura défenses lea U ulti-
vées, avaient été tués par les paysans . \ is|H«rés, .hi-
\ues. — D««cnaiit, limlanee ém cvmmeret.
foya VU , «tnojjrapi
I nur- | s non do*
Ml lltr, |>ir IX < mpl. .
I pu un •«•ni | ptiM uu cuire Bt$ç< \»
r.iln. «
• |in* M. Gmwilll I i gu«<- au M 1 lOOTMi d'E*«ljn, t juin 1675.
rant les troubles de la guerre civile. Le dernier loup qu'on ait vu errer dans notre île avait été tué en Ecosse, peu de temps avant la fin du règne de Charles II. Mais d'autres espèces d'animaux, quadrupèdes ou oiseaux, maintenant disparues ou très-rares, étaient encore très-communes. Le renard, dont la vie es* lans plusieurs de nos comtés regardée comme aussi sacrée que celle de l'homme, était alors regardé comme un simple fléau. Olivier Saint-John dit un jour au long parlement que Straftord devait être considéré non comme un cerf ou un lièvre, animaux auxquels on pouvait laisser quelque trêve , mais comme un renard dont on devait s'emparer par tous les moyens et qu'on devait frapper à la tête sans pitié. Cette image ne serait certes pas heureuse si elle était adressée à des gentilshommes campagnards de notre temps, mais à l'époque de Saint-John, les grandes tueries de renards , auxquelles les paysans accouraient en foule avec tous les chiens qu'ils pouvaient rassembler, n'étaient pas rares. On tendait des filets et des pièges, on ne faisait pas de quartier, et tuer une femelle avec son petit était considéré comme un haut fait qui méritait la reconnaissance du voisinage. Les cerfs communs étaient alors aussi nombreux dans le (iloucerstershire et dans le Hampshire qu'ils le sont aujourd'hui dans les monts Grampians. La reine Anne, dans un voyage à Portsmouth, en vit un troupeau de plus de cinq cents. On trouvait encore errants, dans quelques-unes des forêts du Sud, le taureau sauvage, à crinière blanche. Le blaireau creusait son terrier souterrain et tortueux aux flancs des collines où les taillis étaient le plus épais. On entendait souvent miauler les chats sauvages autour des cabanes des gardes forestiers de Whittlebury et de Needwood. On chassait encore dans Cranbourn£Chase la martre à ventre jaune, pour sa fourrure, qu'on regardait comme à peine inférieure à la fourrure de la martre noire. Des aigles de marais, dont
I MT D I TIRF.
il. mesui lient pin ■ !<• neuf pied trouvaient i x k, on il*
nom
Manche jusqu'au York* hii q liante o i mte d*< qu'on
souvent av< c d< s lévi ii 1 1 •/raient chaque anm
du I incolnshire et du Cambi idpeshin I culture nu! fait dis] qnelqui
et les autres ont tellement diminué, 1]1 aujourd'hui pour en voir on spé imen comme pour n • »ir un \\,jv du !'»' m mi oui - du pôle '.
I efl progtt - d< l en1 ne -<>nt milh'
part plus clairement indiqués que datas le livn i.iini . 1 . nombre des .1 tes de clôtu re . de-
puis l'avém m< nt au trône du n 11 . à plus
de quatre mille. 1 a supei Rcie d de
pai l'autorisation de ces ad 1 tainenv nt,
-I pour prendre un chiffre modéré, plus de <ii\ mille milles 1 .ni'-. On peut seulement conje< turer le nombre de mil] squi, laisse1 primitivement sans culture
ou mal cultivés, ont été p >ndant I» mém< eusement cultivés p ir i- m - pro| aucune demande d'au! m à la législature; ma
semble Ires-probable qu'un quai 1 lans
l'espai r de moins d'un siècle, •in.
sfèmi d ' ne qui et i< ni le mv
rulth i !ii! du règnr de Chai les II. l'exploit .
des terres , bien «pi» -1 1«* -•• (ni fort améliorée d( nuis 1 1
1 t \àrMp*d*t<ir l
I \ortkmmp4amih
— I.atham . Inhirtm tymM
344 ÉTAT m ï/ ANGLETERRE EN 1685.
guerre civile, n'avait pas fait ce que nous appellerions un promus intelligent. Jusqu'à présent l'autorité publique n'a pris aucune bonne mesure pour arriver à obtenir une évaluation exacte des produits du sol anglais. L'historien est donc condamné à accepter, quelquefois à contrecœur , l'autorité des statisticiens dont la réputation d'exactitude et de précision est la plus haute. On suppose aujourd'hui que la moyenne des récoltes de l'Angleterre, en blé, seigle, orge, avoine, fèves, dépasse trente millions de quarters. Selon les calculs faits en 1696 par Gregory King, la quantité entière des blé, seigle, orge, avoine et fèves, récoltée annuellement dans le royaume, était un peu au-dessous de dix millions de quarters. Le blé, qu'on ne cultivait à cette époque que dans les terrains les plus forts, et dont se nourrissaient seulement les personnes aisées, n'atteignait pas tout à fait, selon lui, deux millions de quarters : Charles Davenant, politique pénétrant et bien informé, quoique rancunier et sans principes, différait de King sur quelques articles, mais arrivait aux mêmes conclusions générales l.
L'assolement était très-imparfaitement connu. On savait bien, il est vrai, que quelques-uns des légumes récemment introduits dans notre ile, et particulièrement le navet, fournissaient, en hiver, une excellente nourriture pour les moutons et les bœufs ; mais on n'avait pas encore l'habitude de nourrir les bestiaux de cette manière. Il n'était donc pas aisé de les faire vivre dans la saison où l'herbe est rare. Au commencement de* la froide saison, on les tuait et on les salait en grande quantité; et, pendant plusieurs mois, la gentry ellemême ne goûtait pas, pour ainsi dire, de viande fraîche, à l'exception du gibier et du poisson, qui étaient, en conséquence, des articles de ménage beaucoup plus considérables qu'aujourd'hui. Nous voyons, par le livre de dé-
1 King, Observations politiques et naturelles. — Davenant, Balance du commerce.
H \T HP. LAGRI4 I I H MF. 345
penses de 1 1 m tison Northumberland, que, bous i i de Henri Nil, les personnes de Ih.hu.- condition attachées .1 li maison 'l'un noble comte ne mang< aient de
viande fraîche que durant I m i intervalle de temps
compris entre la Saint-Jean et la Saint-Michel. Mais une amélioration s'était opérée dans l'espace de dem siè- < les . • i . -'H- I harles II. les familles De fais tiei leurs provisions de viande salée, appelée il<>i- b » ut de la Saint-Martin, qu'au comment emenl de décembre
Les moutons et les bo/ufs de cette époque étaient petits . comparés tm moutons et aui bœufs qui sont aujourd'hui amenés dans nos marché . Nos chevaui indigènes , quoique de bon ici i ni très-peu
estimés, • •! se vendaient à l»a- prix. Il- n'étaient pas estimés, l'un dans l'autre, pai les |'lu> habiles statisticiens, i plus de « 1 1 1 < 1 1 1 . 1 1 1 1 • - shillings. On leur préférai! • If beaucoup les i at nets d I
pagne étaient regardes comme les meilleurs chevaux de combat, et on les Importait chei nous pour les besoins du Uiv ••! de la guerre. Les voitures de l'aristocratie étaienl Irai nées pai d< grises juments de Flandre, qui trottaient, pensait-on, ave< une grâce toute particulière, et supportaient, mieux que toute autre chevaline élevée dans notre Ile, le Irai tildetralnei pes tnts équipages sur lesrudet de Londres. On
ne connaissait alors ni le moderne cheval de trait, ni le moderne cheval de course. I e nt> fat que plus tard que furenl iinit'ins , <!.•> m.u .»MLr« - «lu \\ - » 1 - lin les .m. èti es de |uadj upèdes que t
étrangers rangent aujourd'hui au nombre des principales merveilles de Londres, «i que les ancêtres de Childers et à'Eclips- .uii\ii< nt « 1«> N.»l»lrs uY I \ Déjà, toutefois, notre iiohlrsT »t notre yntrij rl.unit
D I | i .i i in /*«•<//• Itmyirt hritamniifnt, partit- III, . »u I.
passionnées pour les amusements du turf. On sentait très-vivement l'importance d'améliorer nos haras par une infusion de sang nouveau; et, dans ce but, on avait récemment importé dans le pays un nombre considérable de chevaux barbes. Deux hommes, dont l'autorité en ces matières était très-écoutée, le duc de Newcastle et sir John Fenwick , déclaraient que la plus mauvaise haridelle , importée de Tanger , produirait une progéniture infiniment plus belle que celle qu'on pouvait attendre du meilleur étalon de notre race indigène. Ils auraient été bien éloignés de croire qu'un jour viendrait où les princes et les nobles des contrées voisines seraient aussi désireux d'obtenir des chevaux d'Angleterre que les Anglais l'avaient été d'obtenir des chevaux de Barbarie ! .
L'accroissement de nos produits dans le règne végétal et animal , bien que considérable , est faible comparé à l'accroissement de notre richesse minérale. En 1685 , rétain de Cornouailles , qui , plus de deux mille ans auparavant, avait décidé les marins de Tyr à franchir les colonnes d'Hercule , était encore une des productions souterraines les plus précieuses de l'île. La quantité d'étain extraite annuellement de ces mines était, quelques années plus tard, de seize cents tonneaux , un tiers probablement de ce qu'on en retire aujourd'hui 2. Mais les veines de cuivre qui se trouvent dans la même région étaient, au temps de Charles II, entièrement négligées, et aucun propriétaire
1 Voyez, comme auparavant, King et Davenant. — Le duc de Newcastle, De l'Êquitation. — La Récréation du gentleman, 1686. — Les juments pommelées de Flandre étaient, du temps de Pope, et furent même plus tard encore, considérées comme une preuve de la richesse de ceux qui les possédaient. Le proverbe vulgaire qu'une jument grise est la meilleure monture a, je présume, son origine dans la préférence généralement donnée aux juments grises de Flandre sur les plus beaux chevaux de trait anglais.
-' Voyez une note curieuse de Tonkin, dans l'édition donnée par lord De Duijslauville, de la DescrijHion du pays de Cornouailles, par Carew,
en m -si v mim rai i >. Vn
ne l< i «iiii, i pu ligne de < ompte dans l'estim ij
de i propriété. I •■ i iyn de Coroouailles ni le [>ay> de Galles rendent aujourd'hui annuellement près de quinze nulle tonneaux de enivre, valant environ un million ut demi sterling, i-dirc environ deui fois Entant
que le revenu annuel de toutes l< - min< de tout métal au dix-septième siècle ' . I a première couche de rime fui découvi i te, d tns le ( heshire, peu de temps apri 1 1 i est mntfion . mais il ne paraît qu'elle ail été exploitée h < ette é| ooju I I qu'on retirait, par un procédi lines, était peu estii i - chaudières dans lesquelles était opéré* la
fabrication exhalaient un leuT lulfureusè; et lorsque
l évaporation était ai hevi i pi me si 1 1 suh-
stam plible d
nourriture Les médecins ittribnaient les maladies scorbutiques el pulmonaires, alors fréquentes en \n. tetn condiment malsain. En conséquence, les
cl isses él< \' et moyennes faisaient \»-u us ige «1 sel, et on en importail régulièrement de France une quantité considérable. \ présent . nos sources et nos mines non-seulement, suffisent a notre immense consommation, ni. us encore fournissent annuellement \ l'étrange! plus de sept cents millions de livres d'ex Kent sel
Un progrès beaucoup plus important a été le progrès d< fonderies de fer, D listaient depuis longtemps
dans notre Ile, mais elles n' ivaient pas pi ■ • t n'é-
taient pas rues d'un <nl favorable pai le gouvernement et j'ai le pays. Il n'était pas encore d'u m ployer le
dam I
In OUÎTM. Dâvrnâiil, loutr» In
1670; «i° 101, mti 167 » S 4.
charbon pour fondre le minerai, et la rapide consommation du bois excitait l'alarme des hommes politiques. Dès le règne d'Elisabeth, on s'était plaint hautement que des forêts entières fussent abattues pour alimenter les fourneaux ; e\ le parlement était intervenu pour défendre aux maitris de forges de brûler du bois de charpente. En conséquence, les forges languirent. A la fin du règne de Charles II, une grande partie du fer dont on se servait dans le pays était importé de l'étranger, et la quantité qu'on en coulait en Angleterre annuellement ne paraît pas avoir excédé dix mille tonneaux. A présent, ce commerce est regardé comme étant en souffrance, si la production annuelle est de moins d'un million de tonneaux '.
Il nous reste à mentionner un minéral plus important peut-être que le fer lui-même. La houille, bien qu'elle fût peu en usage dans les diverses espèces de manufactures, était déjà le combustible ordinaire de quelques districts, assez heureux pour en posséder des couches considérables, et de la capitale, qui pouvait facilement s'en approvisionner par eau. On peut raisonnablement croire que la moitié de la quantité de houille extraite des mines se consommait à Londres. La consommation de Londres semblait énorme aux écrivains de cette époque; elle était mentionnée par eux comme une preuve de la grandeur de cette cité impériale. Ils s'attendaient à peine à être crus lorsqu'ils affirmaient que deux cent quatre-vingt mille chaldrons, c'est-à-dire environ trois cent cinquante mille tonneaux de charbon, avaient été apportés à Londres par la Tamise, durant la dernière année du règne de Charles II. Aujourd'hui la métropole en consomme annuellement près de trois millions et demi de tonneaux,
' Yarranton, Progrès de l'Angleterre sur terre et sur mer, 1677. — Porter, Progrès de la nation. —Voyez aussi un historique remarquablement clair, et en termes très-succincts, des forges anglaises, dans la Description statistique de l'empire britannique de M. Mc'Culloch.
I I - Cl MU SHOM KPAGNÀI
el le lut, il du produit annuel oe \» ut, d'après l< - « liifln les plus modérés, être i stimé à moins de trente milli de tonueaui .
\ mesure que tous ces grands changements se s< .i<« omplis, la rente de la tei re s le supposer, accrue constamment. l>.m-> quelques districts, elle .i décuplé; <i.ui> quelques autres, elle peine doublé. En moyenne, il est probable qu'elle -t quadruplé.
La plus grande partie du revenu de latem était répai tic entre les gentilshommes campagnards, d'individus
dont il est très-importanl de comprendre bien la i lion el le caractère, cai dans plusieurs circonstan 1 , ils «-lit par leurs passions et leur influi
détei miné I» a destinées de la nation.
Noua nous tromperions beaucoup si nous nom ii. rions les tquireê du dix-septième siècle comme ayant une étroite ressemblance avec leurs d< rendants, que nous sommes habitués a voir représenter leurs comtés <»ii présider l< ns trimestrieili l
moderne gentilhomme campagnard i t une édu- • ation libéi d'une ». oie renommée à un
! él et a tmi^ l«s moyens de devenir un
excellent tekolar. Il .1 généralement vu quelques-uns des paj étrangers. I ne -1 ande pai ti-- de sa m-- <ih 1 il. iii.'ni passrr dans li capitale, <t l< - raffinements de la capitale l'onl suivi s la campagne. Il n'j .i p. ut .tir |..i> d'habitations plus charmantes »ju- • l maisons de campagne de la g anglaise. Dans les
p ires el les jardins, la nature , embellie 1 sans être étouffée pai lui , 1 lm m< |>lu>
lii, 1*9» . — il
lll'/H
1 » rapports pan
atlrdy'àriiès. Les tableaux, Les Instruments de musique, la bibliothèque, suffiraient en tout pays pour indiquer, dans leur propriétaire, un homme poli et accompli; dans les bâtiments, le bon sens et le bon goût se combinent pour produire une heureuse union du confortable et du gracieux. Mais un gentilhomme qui avait été témoin de la révolution ne jouissait probablement pas de plus d'un quart clu revenu que ses propriétés rendent aujourd'hui à ses descendants. Il était donc, comparativement à sa postérité, un homme pauvre, et se trouvait généralement dans la nécessité de résider presque toujours dans ses terres. Voyager sur le continent, tenir maison à Londres ou même visiter Londres fréquemment, étaient des plaisirs que pouvaient seuls se permettre les grands propriétaires. On peut affirmer avec assurance que sur le nombre des squires qui remplissaient les fonctions soit de juges de paix, soit de lieutenants du roi, il n'y en avait pas un sur vingt qui allât à Londres plus d'une fois en cinq ans, ou qui fût jamais allé jusqu'à Paris. Bon nombre de propriétaires de châteaux n'avaient reçu qu'une éducation peu différente de celle de leurs serviteurs. L'héritier d'un grand domaine passait souvent son enfance et sa jeunesse dans la résidence de sa famille, sans précepteurs plus relevés que les palefreniers et les gardes-chasse, et acquérait à peine une instruction suffisante pour signer son nom au bas d'un miitimus. S'il était envoyé à l'école ou au collège, il en revenait, en général, avant sa vingtième année, pour s'enfermer de nouveau entre les quatre murs de la vieille salle féodale, et oubliait bientôt, à moins que son esprit n'eût été heureusement doué par la nature, ses études académiques au milieu des affaires et des plaisirs rustiques. Sa principale occupation sérieuse était le soin de sa propriété. Il examinait des échantillons de grain , estimait des cochons , et , les jours de foire , faisait , le verre en main, des marchés avec les conducteurs de bestiaux