‹ Histoire d'Angleterre, depuis l'avènement de Jacques IIChapitre 23 sur 63 · I .• I êbilliufl pciKX · texte numérisé non relu

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de villes d'un genre bien différent , de villes où la richesse créée et accumulée ailleurs est dépensée pour des raisons de santé ou de plaisir. Quelques-unes des plus remarquables ne se sont formées que depuis l'époque des Stuarts. Cheltenham est maintenant une ville plus grande qu'aucune de celles que contenait le royaume au dix-septième siècle, Londres excepté; mais au dixseptième siècle et au commencement du dix-huitième, Cheltenham n'était mentionné par les historiens de la localité que comme une paroisse rurale située audessous des monts Cotswold et d'un sol excellent, également propre au labourage et au pâturage. Le blé poussait et les bestiaux broutaient un espace couvert aujourd'hui d'une gaie succession de rues et de villas '. Brighton était décrit comme une ville qui avait été autrefois prospère, qui avait possédé un grand nombre de petites barques de pêcheurs, qui, au sommet de sa prospérité, comptait environ deux mille habitants, mais qui tombait et décroissait rapidement. La mer gagnait progressivement les maisons, qui finirent par disparaître presque entièrement. Il y a quatre-vingt-dix ans on pouvait voir les ruines d'un vieux fort gisantes au milieu des cailloux et des herbes marines de la plage, et les vieillards pouvaient encore montrer les traces d'une rue de plus de cent cabanes qui avait été recouverte par les vagues. La ville était devenue si misérable après cette calamité, que la place de ministre n'était recherchée par personne. Quelques pauvres pêcheurs continuèrent encore toutefois de faire sécher leurs filets sur les rochers , où maintenant une ville deux fois plus grande et plus peuplée que la Bristol des Stuarts mire dans la mer, sur une étendue de plusieurs milles, sa gaie et fantastique façade \

1 Atkyn, le Gloucestershire.

Marina Britannia. — Grose, Antiquités.— Indicateur du Neio-Brigh*

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thehmtone, 1770.

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lépotn vue de villes de bain I du Dei by-

shirc . i des comtés voisina se rendait l Buxton,et i

visiteurs B*entassaien1 sous des h . p Be n ■ i-

i iux d'avoine et d'une viande qu appelaient du mouton , mais que les convives soup □aient fort d'èti du chien . I unbi îi \ W - II-, qo trouvait à nui' journée de la capitale et dans une régions les plus riches et les plus civilisées du royau avait plus de sédui lion. Aujourd'hui nous v voyons une ville qui aurait itxante

i omme la quatrième on la cinquième des villes «1<- 1* Angleterre. L'éclat des boutiques et l«' raie des habitations

ticulières y surpassent de beauœupatijourd'hui tout ce • jiK- l'Angletei re pouvait montrer alors. L jque lacour, peu de temps Lprès la restauration, visita Tonhridge- \n • Ils, elle n'\ trouva pas de ville; mais à on nrille de la source, des chaumières rustiques, un peu pins propres et plus ornées que les chaumières de cette que, se rencontraient éparpillées sur la bruyèi Quelques-uni -'i i H' nt portatives, et on les roulait sur des traîneaux d'un endroit de la bruyère i un autre. L i à la mode, lu tapage 1 1 de la fumée de Londres, venaient quelquefois pendant l'été dans i es i abanes poui j n spin i un air plus fi jouir quelque tempe de la \ npètre. Durant la

on des eauj , il se tenait - haque jour une de foire autour de la soun I i mm - et les till- f( rmiersdu Ki ni et des vil j rendaient, ap-

portant de la crème, des < erises, des motteux et des cailles. Marchande] leurs provisions, hadina Iles, vantai

leurs chapeaux de paille et leur fine chaussure, était un passe-temps agréable et une diversion rafraîchissante pour des voluptueux fal ± lés dos i.ui.is airs dos ao-

triées et des filles d'honneur. Des merciers, des marchands de jouets, des bijoutiers, venaient de Londres et ouvraient un bazar sous les arbres. Dans une de ces baraques, l'homme politique trouvait son café et la Gazette de Londres; dans une autre, on jouait gros jeu ci la bassette , et dans les belles soirées les violons arrivaient et on dansait des danses mauresques sur le tapis élastique du boulingrin. En 1685, une souscription venait d'être ouverte, parmi les personnes qui fréquentaient les eaux, pour l'érection d'une église que les Tories, alors triomphants sur toute la ligne, s'obstinaient à dédier à saint Charles le martyr ' .

Mais la principale de ces villes de bains était Bath, sans contredit. Les sources de cette ville étaient renommées dès le temps des Romains. Elle était depuis plusieurs siècles le siège d'un évêché. Les malades s'y rendaient de toutes les parties du royaume. Le roi y tenait quelquefois sa cour. Bath n'était encore néanmoins qu'un labyrinthe de quatre ou cinq cents maisons entassées dans l'enceinte d'une vieille muraille, près des bords de l'Avon. Nous avons encore des peintures où sont représentées ces maisons, que l'on considérait comme les plus belles de l'époque, et elles ressemblent grandement aux plus chétives boutiques de fripiers et aux plus pauvres cabarets du grand chemin de Radcliffe. Dès cette époque, il est vrai, les voyageurs se plaignaient du peu de largeur et de la saleté des rues. Cette belle cité , qui charme même les yeux familiarisés avec les chefs-d'œuvre de Bramante et de Palladio, et dont le génie d'Anstey et de Smollett, de Frances Burney et de Jane Austen a fait une terre classique, n'avait pas encore commencé d'exister ; la rue de Milsom elle-même n'était qu'une campagne au delà des murs, et des haies entrecoupaient

1 Mémoires de Grammont,. — Hasted, Histoire du Kent. — Tunbridge- Wells, comédie, 1678. — Canston, Tunbridgialia , 1668. — Metellus , poëme sur Tunbridge- Wells, 1693.

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\\<\ l aujourd'hui |» m li- < i«--« ■• ni • t I» < 1 pauvres à «jui l< - i mx avaient nui , îllc, dam un lieu qui, pour me servir du langage d'un médeein conl lin,

61 ni plutôt un ii. m. il qu'un logement. Quant et au luxe que pouvaient lrou> i dans l< - maison Batli les voyageurs élégants qui s'j rendaient pouf des rais ma de santé ou de plaisir, noua avons I i-d< nia renseignemcnls plus complets et plus minutieux que ceux qu'on pi ut généralement obtei il sui de lel I H écrivain qui publia une description de cette ville, uite ans environ après la révolution, a dé< rit minutieusement les changements qui s'j i latent ai i omplis de son vivant i I lOUS ses yeux. Il nous pie dans

jeunesse, les personnes qui se rendaient aux eaux doriii lient dans des i h ambres \ peine plus confortables que 1. 1 - qu'il .i vus pai la suite • péa pai V - laquait i planchera des ;all< - à m ingei n'avaienl de tapis, et, pour en <-.i< hi i la saleté, on les passait en brun au moyen d'une eau mélangée de suie et de petite hi< i r une boi» i ic n'était peinte ; pas un foyei , pai une cheminée n'él lient en marbre ; quelques pierres de laille,quelquesganuluresenferdetroisouqualreslull étaient i • ■■ udéi - 1 omme très- >uflisanl plus I"

appartem< nts étaient tendus d'une étoffe de laii

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