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une échoppe, où il recousait des friperies sous les fenêtres des salons dorés où les premiers lords du royaume, les Norfolk , les Ormond , les Kent et les Pembroke , donnaient leurs banquets et leurs bals. Ce ne fut qu'après que ces incommodités eurent duré une génération entière, et lorsqu'on eut beaucoup écrit à leur sujet, que les habitants demandèrent au parlement la permission de poser des grilles et de planter des arbres ' .
Puisque tel était l'état des quartiers habités par la portion la plus élégante de la société, nous pourrons croire aisément que la grande masse de la population souffrait d'inconvénients qui , de nos jours, seraient, regardés comme intolérables. Le pavé était détestable; tous les étrangers s'en plaignaient. Le système d'égouts était si mauvais que dans les temps de pluie les ruisseaux se transformaient très-vite en torrents. Quelques poètes facétieux ont célébré la furie de ces noirs ruisseaux qui se précipitaient de Snow-Hill et de Ludgate- Hill, pour porter à Fleet-Ditch un vaste tribut de détritus animaux et végétaux, tombés des étaux des bouchers et des étalages des fruitiers. Les voitures et les charrettes faisaient abondamment jaillir à droite et à gauche cette eau sordide. 8e tenir le plus loin possible des voitures était en conséquence le désir de tout piéton. Les gens doux et timides cédaient le côté du mur; les gens audacieux et athlétiques s'en emparaient. Lorsque deux personnes d'humeur tapageuse se rencontraient, elles se posaient en face l'une de l'autre, et se poussaient jusqu'à ce que l'une des deux fût tombée dans le ruisseau. Si le vaincu n'était qu'un faux brave, il s'esquivait en marmottant qu'on se reverrait une autre fois; s'il était
1 Stat 12, Geor. I, cap. 25. — Procès-verbaux des communes, 25 février, 2 mars 1 725-1 726. — Le Jardinier de Londres, 1742.— r La Poste du soir, 23 mars 1731 . Il ne m'a pas été possible de trouver ce numéro de la Poste da soir; je le cite donc sur la foi de M. Malcolm, qui le mentionne dans son Histoire de Londres.
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d'humeui belliqueuse, l'incident se terminait parmi
duel derrière Mont i. u< -Hou*
I i maisons u'i i ii< m p i> nimirn. !.'•,•>. || \ ,m ,nî m, il esl \i .h. peu d'avant le numérota , c u il n'y
avait quo trôs-pou (\c nulu-r^, «I- p-ii'iii^ il»- i de portefaix et de comuiissiomi,un> • | ni i lu.-. H
était né essairo de se lervii de signes que les pins ignorants pussent comprendre, I boutiques étaient donc <li-tin par des enseigni - pi intes qui <1< m-
naien! aux pues un aspeel ri et grotesque. De Charing- I White-Chapell, le promeneur | «sait au milieu
d'une suite indéfinie de rôles de Sarrasins, de Chênes Itoj in\. d'Ours Bleus el de Moutons d'Or, qui disparurent lorsqu'il* m- lui eut pi us iurrvsan^ p. ni nmntn'i aux gens du peuple leui chemin.
l oi sque le soir était ai i h romener dans Londres
niii.ni des difDcultés et des dan liment sérieux,
i fenêtres s'ouvraient, et on vidait les pots et Ici ustensiles de mena ■ •. sans égard aucun pour cens «jm passaient. I es chutes, contusions, membres bri lient lents ordin lii jusqu'à h en \ nière année du règne <!«• < Ih i ries II, la plupart des i osa étaient :
dans li plus profonde obscurité. Les filous et las voleurs exerçaient leur métier avec impunité*, et ropmdant ils étaient » peine aussi n loulés des citoyens paisible \ q l'une ai iutw m-. On dea amuse-
ment favoi i- Ji - ,- 1 1 1 1 sol us et ni de faire
tapage dans les rues pendant h nuit, nV lui- t : de i ■ nvei soi les vh [x>rt< m s, de ros >er l< s -
ibles, et de fain des ran femmes. Plusieurs dyi tyrans
traient dominé dans les rues depuis la restau ra-
/ ' rrili'» au comme o«etn«iit Sa rèfi».
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tion. Les Muns et les Tityre Tus avaient fait place aux Hector s, et aux Hector s avaient succédé les Scourers. Plus tard apparurent les Nickers, les Haivcubites et les Mohawks, encore plus redoutés que les autres'. Les mesures prises pour maintenir la tranquillité publique étaient complètement dérisoires. Un acte du conseil municipal avait bien décrété, à la vérité, que mille gardiens seraient toujours en alerte dans la cité, depuis le coucher jusqu'au lever du soleil , et que chaque habitant remplirait ces fonctions à son tour; mais cet acte était trèsnégligemment exécuté. Bien peu des personnes désignées pour ce service quittaient leurs demeure?, ôt les quelques individus qui répondaient à l'appel trouvaient généralement plus agréable de boire dans les cabarets que de parcourir les rues 2.
Il faut mentionner que dans la dernière année du règne de Charles II , commença un grand changement dans la police de Londres, changement qui a peut-être autant contribué au bonheur de la masse du peuple que des révolutions d'une plus grande importance. Un homme à idées ingénieuses, nommé Edouard Heming, obtint par lettres patentes ledroitexclusif d'éclairer Londres pour un certain nombre d'années. Il s'engagea, pour un prix modéré, à placer de dix maisons en dix maisons une lanterne, qui serait allumée les soirs où il n'y aurait pas de lune, de
1 Oldham, Imitation de la troisième satire deJwvènal, 1682. — Shadwell, les Scourers, 1690. Bien d'autres autorités se présenteront immédiatement à la mémoire de ceux qui ont étudié la littérature populaire de cette époque et de l'époque suivante. On peut supposer que quelques-uns des Tiltjre Tus brisèrent, en bons Cavaliers qu'ils étaient, les fenêtres de Milton quelque temps après la restauration. Je suis certain qu'il pensait à ces vauriens de Londres, lorsqu'il écrivait ces beaux vers:
• Et dans les cités impudiques, lorsque le bruit — Des querelles, des injures et des outrages, — S'élève au-dessus de leurs plus hautes tours, — Lorsque la nuit assombrit les rues, alors s'y répandent — Les liis de Bélial, gorges de vin et d'insolence, t ' Sevmour, Londres.
wnrTB-nuAKS.
six heures a minait, dopais la Saint-Michel jusqu'à Notre- Dame. Ceux « i ■ 1 1 voient aujourd'hui la capitale •
depuis le crépuscule jusqu'à l'atu , et d'un boul à
l'autre de l'année, d'illuminations devant lesquelles pâliraient Les illuminations qui eurenl lieu en l'honneui de La Hoguc el de Blenheim , souriront ; a en
pensant aux lanternes de Heming éclairant de leuj faible lumière une seule maison ^m «li\ pendant une petite partie d*nne nuit sur 1 1 « » i — . Mais tel ne fut pas le sentiment de ses i ontemporains : son projet lut applaudi avec enthousiasme et attaqué avec fureur. Les amis du progrès le proclamèrent le plus grand de tous les I ■• ufaiteurs de la ville. Qu'étaient, demandaientinventions tant vantées d'An himède compara - aux couvertes de cet homme, qui avait changé en splendeui lumini use les ombres de la nuit .' M ilgré 1 1 - lou éloquentes, les ténèbres avaient aussi leurs défenseurs. Il j eut des fous s cette époque qui s'opposèrent vivement à l'introdui lion de ce qu'on appelait la roui terni omme de nos joui - il j a eu des fous qui sont op| l'introduction «!•' la vaoi ine et d< - - lie-
mins de fer; < omme il j • ut sans doute, à l'époque antérieure à l'aurore de l'histoire, des i"u> qui s'opposèrent m l'introduction de la charrue et de l'é riture j>.t: gnes alphabétiques. Rien longtemps des lettres patentes à Heming, il j avait des quartiers considérables où <>n ne voyait pas u o lamp
Nous pouvons aisément nous flgun r quel était a cette époque l'état des quartiers d< Londres, quep
plait l'écume <l»' la socirlé. I n »!'• m-s ipiartii-rs ;i\ait acquis une scandaleuse préemim nce. Siii les confia la ( ité cl «lu rem pie, une maison de moin< a i armél nnaissables à leurs capuchons blancs, avait
1 i , m«i. it, laiiti
fondée au treizième siècle ; l'enceinte de ce couvent avait été avant la réformation un lieu d'asile pour les criminels, et conservait encore le privilège de garantir les débiteurs contre une arrestation. Chaque habitation, de la cave au grenier, était donc remplie de débiteurs insolvables. Une grande partie étaient des coquins et des libertins, et des femmes encore plus dégradées qu'eux-mêmes les suivaient dans leur asile. Le pouvoir civil était impuissant à maintenir l'ordre dans un quartier qui fourmillait de tels habitants , et White-Friars (Us moines blancs) devint le lieu de rendez-vous de tous les gens désireux de s'affranchir des entraves de la loi. Bien que le privilège légal attaché à ce quartier ne s'étendît qu'aux cas de dettes, les filous, les faux témoins, les faussaires et les voleurs de grand chemin y cherchaient un refuge. Nul officier de paix n'était en sûreté au milieu de cette canaille audacieuse. Dès que retentissait le cri à la rescousse, des spadassins armés d'épées et de bâtons, des mégères furieuses armées de broches et de balais accouraient par centaines, et l'intrus était heureux s'il pouvait s'échapper dans Fleet-Street sans autre mal que d'avoir été bousculé, dépouillé et aspergé. Le mandat du Chief Justice d'Angleterre ne pouvait être exécuté sans le concours d'une compagnie de mousquetaires. Ces vestiges de la barbarie des siècles de ténèbres se rencontraient à peu de distance de la chambre où Somers étudiait l'histoire et la législation, de la chapelle où Tillotson prêchait, du café où Dryden exprimait ses jugements sur les poèmes et les pièces de théâtre, et delà salle où la Société royale examinait le système astronomique d'Isaac Newton. '
Chacune des deux cités qui composaient la capitale de l'Angleterre avait son centre d'attraction. Dans la mé-
1 Sto^e, Description de Londres. — Shadwell, le Gentilhomme alsacien. — Ward, l'Espion de Londres. — Stat. 8 et 9, Guil. III, cap. 27.
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tropole du < oromei i I m la Boui se, dam 1 1
île de la mode, le Palais m ris !<■ Palais m <<»nserva pas ton influence aussi lon^l«»mps que la B
\ "lui mu miiI bieutùl transformer complètement les relations entre la coin et les h nit- - < I,i>-cn de i i On dé( ouvi ii peu à peu qu nnellement le roi
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'lr lord ii' 't do chancelier de l'échiquier, bien
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: s-robe étaient données non par !•• nu. mu- p.n -t-s conseillers. Tout homme ambitieux et aride comprit
qu'il servirait mieux ses ml irh en acquérant la suprême influence dans un simple bourg de ComooaHlii, et an rendant des lu ministère pendant une
ion diflicile, qu'en devenant le compagnon ou même I»' favori de Bon roi. Ce lut donc dans les antichambres deWalpoleet dePelham,el non danscelli si"
cl de Georges II, que se pressa bientôt la foule di - courtisans, il faut au— i rem umi'i que la même révolution, qui
lit ilii|Mis*il)lr à un* mi^ru-aL'i-du paîi ''' l'I'-tat
nom satisfaire leurs prédilections personnelles, nous donna plusieurs rois incapables par leur éducation et leurs lial'itu.l' dvii. ,i . Imtes allab ieux. lia
étaient ri vaienl été élevés sur le continent. Us ne
ntueiit j mi h- i h. i eui dans notre Ile. lia parlaient notre I n ils le pal laient sans éli iver
effort, IU ue ooroprirent jamais parfaitement notn
mi. il, et u - ut que rarement d'adopter
moeurs oatiouah I omplirent mieux que
lout autre chel d'Étal précédent la partie la plus uu- |x>i lante de leui - de\< ouvernèreiit
strictement selon la loi ; mais ils ne put Mre
les nhefs de la mh iété polie, les premi< rs ■.• ntlm m «lu roj uime, Si pai l"'s il d' dans un
petit cercle ou on voyait i peine une li^un .mJai>.\ et
ils n'étaient jamais plus heureux que lorsqu'ils pouvaient s'échapper pendant un été, et aller revoir leur pays natal. Ils avaient, il est vrai, leurs jours de réception pour la noblesse et la gentry, mais ces réceptions étaient toutes d'étiquette, et finirent par devenir aussi solennelles que des funérailles.
Telle n'était pas la cour de Charles II. Whitehall, lorsqu'il y résidait, était le foyer des intrigues politiques et des plaisirs à la mode. La moitié des tripotages d'argent et des intrigues amoureuses de la capitale avait son palais pour théâtre. Quiconque pouvait se rendre agréable au roi ou s'assurer les bons offices de sa maitresse pouvait espérer de faire son chemin dans le monde sans avoir à rendre aucun service à l'État, sans même être connu de vue d'aucun ministre. Tel courtisan attrapait une frégate et tel autre une compagnie, un troisième le pardon d'un coupable riche, un quatrième une location de terres de la couronne à de bonnes conditions. Si le roi exprimait le désir qu'un avocat sans cause fût nommé juge ou qu'un baronnet libertin fût nommé pair, ses plus graves conseillers, après avoir un peu murmuré, acquiesçaient à la demande1. L'intérêt attirait donc aux portes du palais une queue interminable de solliciteurs , et ses portes restaient toujours toutes grandes ouvertes. Le roi tenait maison ouverte tous les jours, et tout le long du jour pour la bonne société de Londres, les Whigs extrêmes seuls exceptés. Le lever était exactement ce que comporte ce mot. Quelques hommes de qualité se rendaient chaque matin auprès de leur maître, regardaient peigner sa perruque et nouer sa cravate , et l'accompagnaient dans ses promenades matinales à travers le parc. Toutes les personnes qui avaient été régulièrement présentées pouvaient , sans invitation spéciale, venir le voir dîner, souper, danser,
2 Voyez comment Roger North raconte que Wright devint juge, et Clarendon que sir Georges Savile devint pair.
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r aux dés, et couraient la bonne fortune de l'entendre rai onu i d< - in< • i >nl il t< quittait i un i veille . -iii -.1 fuite tir \\ • t -m 1rs mi- I avait snp|»orlées lorsqu'il «lut prisonnier «Il . nii e les mains d( - li\ )»• «rites et imlisi rets p leurs de I i ■ istantl que le roi reconnais- Bail obtenaient souvent un mol -i.ui' u\. < < M. courtoisie lut pour bu un moyen politique plus profitable que tous ceux qu'avaient employés son père et son grandpère, il n'était pas facile au plut austère républicain de l'écoK de Marvel de résister à tant de bonne humeui et d'aiïabililé, et plus d'un vieux Cavalier, dont le i qbut nl- « -i ré gardait le souvenir ami i 'I services «i .1- ; resti i récompense, trouvait en un instant une compensation à -• b blesaures • I aux confia nions qu'il
avait subies pai le gracieux signe d< tetc i mpa^ué
d'un: ■ Dieu vous bénisse, mon vieil ami,» de son souverain.
Whiteball devint naturellement le contre dea naa> velli h que l«' brait se répandait qu'un événement important était arrivé ou allait arriver, on b'j rendait «mi toute hâte pour puiseï ses informations à la sot même. Les galeries [«résentaient l'aspect d'une salle de club moderne dans un moment d'agitation. Elli jetaient . -m ombréi s de gens demandant ri le courriel de Hollande était arrivé, quelles uotixcllcs a\ait .i|.|m>i t.c> l'exprès (le France , -i Jran Sol>i«x|x\ ;i\ .ii1 battu
it iv. II. in. ut à l\n i-.
Sur tous ces sujets on pouvait pai 1er haut en aaati curi té; mais il yen avait d'autres dont on ne parlait qu'avec des chuchotements: Halifax l'emporte-t-il sui R chestei ' \ aura-t-il un parlement? Le dut d*York va-t-U
réellement . n Fco<>c.' Moniuoiitli a-t-il été ivfll.-ui. ut
rappi lé de I i n lyi ' I ha< un s'eflbrçail de lire sur le visagi dea ininistres qui Iravi rsak at la foule - n • rendant m cabinet du roi ou en en sortant <m lirait boutes
sortes d'augures du ton dont Sa Majesté avait parlé au lord président, ou du rire dont Sa Majesté avait honoré un bon mot du lord du sceau privé, et en quelques heures les espérances et les craintes inspirées par ces légères indications se répandaient dans tous les cafés depuis Saint-James jusqu'à la Tour '.
Nous devons parler des cafés avec détail. A cette époque, ils auraient très-bien pu être appelés une institution politique importante. Le parlement ne siégeait plus depuis plusieurs années. Le conseil municipal de la Cité avait cessé d'exprimer l'opinion des citoyens. Les réunions publiques, les harangues, les manifestes et toutes les machines modernes d'agitation n'étaient pas encore de mode. Il n'existait rien qui ressemblât au journal moderne. Les cafés étaient donc les principaux organes par lesquels s'exprimait l'opinion publique de la métropole.
Le premier de ces établissements avait été ouvert, à l'époque de la république, par un marchand de Turquie qui, pendant son séjour chez les mahométans, avait pris goût à leur breuvage favori. La facilité qu'offraient de tels lieux pour donner des rendez-vous dans tous les quartiers de la capitale, et pour passer ses soirées en société à peu de frais, les mit rapidement à la mode et en multiplia le nombre. Tout homme des classes élevées ou des classes moyennes allait chaque jour à son café apprendre les nouvelles et les discuter. Chaque café avait un ou plusieurs orateurs que la foule écoutait avec admiration, et qui devinrent bientôt, comme les journalistes de notre époque, un quatrième pouvoir dans l'État. La cour voyait depuis longtemps avec déplaisir les progrès de ce nouveau pouvoir. Sous l'administration de
Les sources où j'ai puisé mes informations sur l'état de la cour sont trop nombreuses pour être récapitulées. Je citerai entre autres les dépêches de Barillon, de Citters, de Ronquillo et d'Adda ; les Voyages du grand- duc Cosme, les journaux de Pepys, d'Evelyn et de Téonge, les Mémoires de Graramont el Reresby.
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I) nil'\ . on lit une tentative poui fi 1 mei i s; mois
liommei <l« tous les pai tin étant men leurs lieui nabituel* de rendex-vous, i h cri domûim leva contre cette mesure. Le gouvernement d'oss pis, en d'une opposition et si marqi
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table. Dix ans s'étaient écoulés depuis cette époqti dura ni ce laps de temps le nombre ot l'influence des
- u iN.ni i.ui que s'accroître. I es éti remai -
quaienl 61 lient 1 1 qui distingu lil ! ond
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tart I ■ café Grec ou l< l'Arc- 1 I onne
ni exclu ; quii m [ue bj t su n /-• in « emp-
loi) • lait admis i ridant • I e de la
« li Kjiii1 prol i iiii.ii. e d'opinion religù
ou politique tviiii son point de réunion spécial. Il y .n.iit dos cafés près de Saint- lames-Park où se réunissaient
petit -maîtres, la tête ci les épaulis »\u lié. s vous d.^ perruques noirci ou Mondes, tout aussi amples que les perruques que portent de nos joui i le chancelier et le président de la ch imbn des comm i i perruque
renaît de Paris ainsi que tous les autres ornements du beau gentleman , son habit à 1
et les glands <|in n-l-nn. ni -.s , 1 1 h »■ t • I i i ouvrir itimi Be tenait <l;m^ m , qui, longtemps après qu'il
lui tombé fil désuétude dans les i
tiini.i ,i excifc i le ri dans le |>ei son
lord Foppington . L'atmo lit celle
1 l tait I prononcer 1*0 eomro-- v
ii rrllr muluji,
I r mm. n 77, »
dune boutique de parfumeur. On y tenait le tabac en abomination sous toute autre forme que celle d'une poudre abondamment aromalisée. Si quelque rustre ignorant des usages du lieu demandait une pipe, les rires de toute la société et les réponses brèves et sècbes des garçons l'avertissaient qu'il ferait mieux d'aller ailleurs : du reste, il n'avait pas loin à aller, car en général les cafés étaient aussi remplis de fumée qu'un corps-de-garde, et les étrangers exprimaient quelquefois leur étonnement de voir tant de gens abandonner leur coin du feu pour aller s'asseoir au milieu d'un nuage épais et infect. Nulle part on ne fumait autant qu'au café de Will. Cette maison célèbre, située entre Covent-Garden et Bow-Street, était consacrée aux belles-lettres. Là, les conversations roulaient sur les lois de la poésie et les unités de temps et de lieu. Il y avait un parti pour Perrault et les modernes , un parti pour Boileau et les anciens. Dans un groupe, on débattait la question de savoir s'il aurait mieux valu que le Paradis perdu fût écrit en vers rimes; dans un autre, un rimailleur envieux démontrait que Venise sauvée aurait dû être siftïée. Nulle part on ne pouvait voir une aussi grande variété de personnages: comtes décorés des ordres de l'Étoile et de la Jarretière, ecclésiastiques en soutane et en rabat, pétulants étudiants du Temple et timides étudiants des universités, traducteurs et faiseurs d'index en vieux habits de toile. Mais l'empressement général était d'arriver près du fauteuil de John Dryden. En hiver, ce fauteuil était toujours placé dans le coin le plus chaud de la cheminée; en été, il était placé sur le balcon. Le saluer, écouter son opinion sur la dernière tragédie de Racine, ou le Traité de Le Bossu sur la poésie épique, était regardé comme un privilège. Une prise de tabac offerte par lui était un honneur suffisant pour tourner la tête d'un jeune enthousiaste. Il y avait ensuite des cafés où l'on pouvait consulter les premiers médecins de la ville. Le docteur John