‹ Histoire d'Angleterre, depuis l'avènement de Jacques IIChapitre 30 sur 63 · I \ SCIE · texte numérisé non relu

I \ SCIE

suait dan I '•'■ helle m rang intérim

entii l'enti ir cl le mendiant.

\ '- 1 - la fin du ries IIV la phi

intempérance de l'esprit de parti \mi l'ajoutai a ;iu\ autre b \ u • - qui déshonoi aie nt I l'homme de lettres. I b aux espi its, pouss vieille haine pour le puritanism en

masse dani le parti de la cour, dont ils furent d'nl alliés. Dryden, en particulier, avail rendu de ervi( es au ouvei nenu nt. Son ïbsalon i la plus remarquable satire des temps modernes, avait étonné la capitale, s'était répanda avec une rapidité inouïe dans les disti îcts i oraux, i un mal terrible aux Bxclusionistes et relevé le cou- I l'admiration très-naturelle que

nous ressentons p »ur la la dii lion ••( <l

versification ne doit pas nous faire oublier la gi mde distinction entre le bien et le mal. < m peut apj diabolique l'esprit dont [>ryden et quelques-uns de s, ^ confrères étaient à cette époque animés conti les Whigs. Les juges el les shérifs serviles de ces mauvais jours étai< nt impuiss mt i à verseï i ussi

rapidement que les | l< i le récla Dema

de nouvelles victimes, plaisanteries hideuses sur h pendaison , menai dx qui . après

avoir soutenu le roi i lin ure du danger, le suppliaient clémen lé i nvi nnemis

vaine us , tout cela était publiquemenl sur !••

I "tu que 1 1' h ne manqu infamie, récité par di s femme b qui, ayant depuis I" temps appris à mettre de i ôté toute | u maintenant a mettre de « ôté toute coi n '.

< est un fait i' marquable que, tandis que la litte

turc légère do l'Angleterre devenait ainsi une peste et une honte nationales, le génie anglais accomplissait dans la science une révolution qui, jusqu'à la fin des temps, sera comptée au nombre des plus grandes victoires de l'esprit humain. Bacon avait jeté la bonne semence sur un sol paresseux et dans une saison peu propice. Il ne s'attendait pas à une moisson précoce, et, dans son dernier testament, il léguait solennellement sa renommée au siècle suivant. Durant toute une génération, sa philosophie avait pris racine et mûri lentement dans quelques solides esprits, au milieu des tumultes, des guerres et des proscriptions. Tandis que les factions luttaient l'une contre l'autre pour obtenir la domination, un petit groupe de sages, se détournant de la lutte ajec un dédain bien inspiré, s'étaient voués à la tâche plus noble d'étendre le pouvoir de l'homme sur la matière. Aussitôt que la tranquillité fut rétablie, ces éducateurs de l'esprit humain trouvèrent un auditoire attentif; car la discipline par laquelle avait passé la nation avait bien disposé l'esprit public à recevoir la doctrine baconienne. Les troubles civils avaient stimulé les facultés des classes loi l rées, et leur avaient donné une activité inquiète et une curiosité insatiable sans précédents dans notre histoire. Cependant ces troubles eurent aussi pour effet de faire généralement regarder avec soupçon et mépris tous les projets de réforme religieuse ou politique. Pendant vingt ans, la principale occupation d'hommes actifs et ingénieux avait été de bâtir des constitutions avec ou sans premiers magistrats, avec des sénats héréditaires ou électifs, annuels ou perpétuels. Rien n'était oublié dans ces plans; tous les détails, toute la nomenclature, tout le cérémonial de ces gouvernements imaginaires étaient exposés d'une manière complète, Polémarques et Phylarques, Tribus et Galaxies, lord Archon et lord Stratège. Quelles urnes de scrutin devaient être vertes et quelles rouges, quelles boules devaient être d'or et quel-

l( 'i ai -'ut ; quel

peaux 1 1 quels des bon i nmmeut la m i — •

devrait être portée • i à quel m< n enU I mis de-

m ..Mut mvrir: t* >ui

1res en( ire étaient il

pai des hommes d'une inl

commun* g . M vision

[uclque inébranlable ré| ublii ain i outinuail e se distraire par leur moyen, la crainte du ridii nie public et de poursuites er i 1m

seul Si était maintenant ti< s-impopul

cl ii illeux de dire un iu<»i « outre les l is fonda-

mentales <i«' la an uan nie; mais les homm< - ing< nieux el .url.it i. n\ s'en dédoiumageaienl en regardant i\«

1 i 1ère jusqu'à nme l< -

lois fondan la nature. L l i rent qu'<

endigué d'un col ccipita i iolemment «l'un aul

i ■ pi il révolutionnaire, « essanl politiquem

commença à déployer dans toutes les branches d(

physiques une vigueui et une h i in oni

jusqu'alors. L'année 1660, date de la rcsl uiralion d vieille constitution anglaise, est aussi la date du triomphe définitif de lu nouvelle philosopha « môme la s<»< iél< royal . lestiix i h ûtre un

nts «i une -i longue • i ie de réfoi nu - - dul gloi ieuses, « on <'i» exisl lu quelque - m

les cxpéi i mentales de^ i I .

transfusionrdu sang, la pondéral i< ndi l'air, la fixation du mercure, prirent dans l'esprit public la place qu')

n- re les < onti aal de la R

1 1 rèv< sde parfait '"ii\< rnement firent place à cl on rêva d'ailes ai hii iclles qui pei m< tti aient li roux à l'Abbaye, et de bâtiments à doublo quille qui ne pourraient jamais - brer, même «l.ui^ les plus l<

bles tempêtes. Toutes les classes de la société furent entraînées dans le mouvement général. Cavaliers et Têtes rondes, partisans de l'Église et Puritains se trouvèrent alliés pour la première fois. Théologiens, jurisconsultes, hommes d'État, nobles, princes, contribuèrent au triomphe de la philosophie baconienne. Les poètes chantèrent avec une émulation de ferveur l'approche de l'âge d'or. Cowley, dans des vers pleins de pensées et resplendissant d'esprit, pressait la race choisie de prendre possession de la terre promise où coulaient des ruisseaux de lait et de miel, de cette terre qu'avait aperçue leur grand libérateur et législateur du sommet de son mont Pisgah, mais dans laquelle il ne lui avait pas été permis d'entrer1. Dryden, avec plus de zèle que de science, joignait sa voix aux acclamations générales, et prédisait des choses que ni lui ni personne ne comprenait. La Société royale, prédisait-il, nous conduira à l'extrême limite du monde et nous permettra ainsi d'admirer la lune de plus près2. Deux prélats habiles et ambitieux, Ward, évoque deSalisbury, etWilkins,évêquede Cbester, se faisaient remarquer parmi les meneurs de ce mouvement, dont l'histoire fut éloquemment écrite par un ecclésiastique plus jeune que les deux prélats, et destiné à s'élever aux plus hautes dignités dans sa profession, Thomas Sprat, plus tard évêque de Rochester. Le lord chief justice Haie et le lord garde des sceaux Guildford employaient les heures qu'ils pouvaient dérober aux affaires de la cour à écrire sur l'hydrostatique. Ce fut même sous la direction immédiate de Guildford que furent construits les premiers baromètres exposés en vente à Londres3. La chimie

Cowley, Ode à la Société royale.

2 Et alors nous irons jusqu'aux limites du monde ; — et nous verrons l'Océan se mêler aux deux ; — de là nous ferons connaissance avec nos voisins errants dans l'espace, — et nous observerons en toute sécurité le monde lunaire. Ânnus Mirabilis, 164.

3 North, Vie de Guildford.

LA SCIRNCI

partagi i |». ml. mi un certain lempi avec le ?ii iiimii , ir il et la table de je* . I intrigues du

courtisan cl les inti igues fin déni «le

l'inconstant Buckingham. Rupeii .1 l*honneui invenl j la gravure à

- bulles de \<'ii - qui mil été si longtemps I Un ment |, n. ni mtfl el l< i" iraient d< nphes. i

avait lui-même un lafo Whitehall, et i'j n-

trail bien plus ,n ni «•! plus attentif qu'à li labli «lu

• il. Il entrait dans les - d'un nomme à la

mode de pouvoir dira quelque chose sur les machines pneumatiques et !• mêmes, trouvant parfois de bon ton d'aflecter du

gOÛt | I I- lit '-il cil !i hr-

i \ isiter les curiosités de Greshai lataient en

d'admii ation en voyant qu'une | tirait réi m internent une aiguille, «t qu'un : fais ut l>it'n réellement p u aitre une mom hc . qu'un moineau '.

D m 01 m mph ment , comme dans toute grande

ition .1 ii humain, il ins doute b

iIi-n choses (|ni ii|ijM'llcni l«' sourire. C*ea1 une loi universelle qu< tonte poursuite, t < ut •■ doctrine perdra, en devenant i la n uelque chos nité qu'elle

poss4 d lit loi aqu'i Il les mains d'une

ute dévouée minoi elle-même. Il esl ti que les I

onnes,qui, icune aptitude réelle pour I

profiss lient Iles une grandi m, rournirenl le

sujet de : aill< i pi is intes h quel !

malicieux ,i|»j..u t. nant par leu i .»iimi ;

. édente, et peu ili • !• sapp udre 1< > \< . ons de

leur jeui M lis i lemeiit M.ii imr I i viande

œuvre d'interprétation de la nature fut poussée par les Anglais de cette époque plus loin qu'elle ne l'avait été par aucun peuple et dans aucun temps. L'esprit de François Bacon, admirable mélange d'audace et de prudence, errait dans l'air qu'on respirait. On était fermement convaincu que l'univers était plein de secrets de la plus haute importance pour le bonheur de l'homme, et que l'homme avait reçu du Créateur la clef qui» s'il savait s'en servir, lui ouvrirait ces secrets. On était en même temps convaincu qu'il était impossible d'arriver à la connaissance des lois physiques générales autrement que par l'observation minutieuse des faits particuliers. Profondément pénétrés de ces grandes vérités , les professeurs de la nouvelle philosophie se mirent à l'œuvre, et, avant un quart de siècle, ils avaient déjà donné des gages nombreux des progrès qui devaient s'accomplir plus tard. Déjà avait commencé une réforme dans l'agriculture : on cultivait de nouveaux légumes ; on employait de nouveaux outils ; on couvrait le sol de nouveaux engrais '. Evelyn, avec l'autorisation formelle de la Société royale, avait donné à ses compatriotes des instructions sur l'art de planter. Temple, dans ses intervalles de loisir, avait fait un grand nombre d'expériences d'horticulture, et prouvé que beaucoup d'arbres fruitiers, originaires de climats plus favorisés, pouvaient, avec le secours de l'art, croître sur le sol anglais. La médecine , qui était encore en France dans un abject esclavage, et qui fournissait à Molière un thème inépuisable de railleries méritées, était devenue en Angleterre une science expérimentale et progressive , et faisait

la restauration, montra une haine violente à la nouvelle philosophie, comme on l'appelait alors. Voyez la Satire sur la Société royale^ et l'Éléphant dans la lune.

' L'ardeur que les agriculteurs de cette époque mettaient à faire des expériences et à introduire des améliorations est très-bien décrite pas Aubrey, Histoire naturelle du Willshire, 1685.

iv BCIEfICl 1 19

chaque i<'iii u • n an ptl d'Hippoi ral<

doGalien. L'attention des espi ulatifs • t ni | r

1 1 i »i • :i u< -i • • f< vers liinpcH Uni sujet de la

|x>li< Laire. La grai

amenés i\ ex uninei av< défailli de < <»n-

Sil II. Il'»|| ,|

I( d ing< i - de la privation d'au • l • grand ino ndie de 1666 foui n.i une <>« i .< âon d*< (Ta luei d< \ améliorations. I .i question lui exaiuim itten-

lion p u h S lo . 'I « - -I aux

de <-H' qu'on doit attribuer en partie lee

amélioi ations < j m , lu. n «pi.- h.--.l..i i •

P ii la salubrité publique , i blirent cependant uni! immense • 1 ■ il* -i • m •■ entre I. Londres ancien et le Londres nouveau, ei mirent lin probablement aux ravages île la |>esle dans notre . \ l.i même é|>oque, un des fondai, m - «i.- la royale, »ii W illiam lvii\ , a • ience de 1 1

statistique, humble mai> nén^saire servante de la phi- >phie politique. <>n ne laiss i inexploré au< on i urnes de la aatun < que qu'api

tiennent les découvert - chimiques de lio\le et les premières recherches botaniques de Sloane. <.•• lut alors que Ra) établit une nouvelle classilicalion des i d drs [Moissons, et que pour l.i pi.n piil-

' 1rs fossile* attirèrent l'attention de \\ood\x L'un après l'autre, les ïantom. ai nt . !u .loin

dans l«- inonde pendant les à.. «. de l. nèbres fuyaient de> ml la lunneie. L'asln ! I alchimie devint

l'objet des raill nérales. Il n'j avait presque plu-

un >eill roinle nu l< |il:e de p.u\ u< -oui il IIOU-

semenl lorsqu'on menait devant lui quelque vieilli1

leiuine a. .u ée 'I ail. i a « liexal soi un main lie a ImI h, ou de jetai des sorts sui les bestiaux. M lut dans

ces branches plus nobles et plus ardues de la science, où l'induction s'unit à la démonstration mathématique pour la découverte de la vérité, que le génie anglais remporta ses plus mémorables triomphes. John Waîlis établit sur de nouveaux fondements tout le système de la statique. Edmund Halley fit des recherches sur les propriétés de l'atmosphère, les causes du flux et du reflux de la mer, les lois du magnétisme, et la marche des planètes , et ni les fatigues , ni les périls , ni l'exil, ne purent le détourner de ses poursuites scientifiques. Pendant que, sur le rocher de Sainte-Hélène, il traçait la carte des constellations de l'hémisphère méridional , notre observatoire national s'élevait à Greenwich , et John Flamsteed, le premier astronome royal, commençait cette longue série d'observations qu'on ne mentionne jamais sur aucun point du globe sans respect et sans reconnaissance. Mais la gloire de ces hommes, quelque éminents qu'ils soient, est rejetée dans l'ombre par le lustre éclatant d'un nom immortel , celui d'isaac Newton. Dans l'esprit d'isaac Newton s'unissaient comme ils ne l'avaient jamais été avant lui, et comme ils ne l'ont jamais été depuis, deux genres de facultés intellectuelles qui se trouvent rarement réunies à un très-haut degré de puissance, et qui néanmoins sont toutes deux également nécessaires dans l'étude des hautes sciences physiques. Il a pu y avoir des esprits aussi heureusement constitués que le sien pour la science mathématique pure , et des esprits aussi heureusement constitués pour les sciences purement expérimentales ; mais jamais la puissance de démonstration et la puissance d'induction n'ont coexisté dans aucun esprit à ce degré d'excellence suprême et de parfaite harmonie Peut-être à l'époque des Scottistes et des Thomistes, son intelligence se serait-elle gaspillée en pure perte comme se sont gaspillées tant d'autres intelligences inférieures seulement à la sienne. Heureusement l'esprit

1 1 - BEAI l-ABTB

leqiiel il loi fui donné île mm-- diiiu'*-;i son in(( I on \nU '

:nr. Il quoique p

«I"'-'. n'était i

était dai 5 le centre, Y euvre qui

•m pi il une révolutioi '!u> im|

de la philosophie naturelle , él ni elle n'avait pas encore été publ mit

justement d'èti > rexamen de 1 1 î de.

Il n't si pas li iquer pourquoi la nation

qui, dans les scier inl de m

était dans les m t ml en ai i ière d'elles. 1 1 tant le fait, il est vrai que dans rarchitectnre, art qui est une demi-science , ai i il ins li quoi un -

lier, aii dans lequel la >l sul ordonnée din

u m -ut ou indirectement à l'utilité, art qui tire en grande partie, an moins, sa majesté des masses, notre pays | montrer av< c orgueil un féritable grand homme, Chrishc Wren. Le grand incendie qui avait fait de Londres un monceau de ruines lui avait donné un< ion, sans précédents dans l'histoire moderne, de dépl ses i.ilrnis. ( nniint- presque tous ontemporains, il était peut-être incapable an comprendre et d'imitei l'austère beauté du portique athénien, la sombi sublimité de l'an idc gothique; mais aucun homme né ru deçà des Mi- - n'a imité avec autant d 9 la m i.miIi. en* -■ de » es <• li ■• - d'Italie

i I 1 upei be Louis lui-même n .1 I usse 1 1 1 ;

tel té aucune oeuvre qui puisse sup| son av» s iini-P.ml. Mais îi la lin du 1 s II,

il u'\ a\ ni p 1- un |" intrc ou un statuaire 11 on se rappelle aujourd'hui le nom. Cette stérilité « >t quelque peu mysté eén-

'.•11I loin .1 èli e une i l.ivse inepi isée I t mal p I I 1 111 position soeiale . ! ii! 1 l moins .nissi , |

que maintenant; leurs gains, comparés à la richesse de la nation et à la rémunération des autres genres de travaux intellectuels, étaient même plus considérables qu'à présent. Lely, qui nous a conservé les opulentes boucles de cheveux, les lèvres sensuelles et les yeux languissants des fragiles beautés célébrées par Hamilton, était un Westphalien. Il était mort en 1680, après avoir longtemps vécu dans l'opulence, après avoir été créé chevalier et avoir accumulé une fortune considérable avec les fruits de son talent. Sa belle collection de dessins et de peintures fut après sa mort exposée, par la permission du roi, dans la salle de banquet de Whitehall, et vendue aux enchères pour la somme incroyable de vingt-six mille livres, somme plus considérable, proportionnellement aux grandes fortunes de cette époque, que ne le serait aujourd'hui la somme de cent mille livres1. A Lely succéda son compatriote Godfrey Kneller, qui fut fait d'abord chevalier et puis baronnet, et qui, après avoir tenu une maison somptueuse et avoir perdu beaucoup d'argent dans des spéculations malheureuses, put encore léguer à sa famille une grande fortune. La libéralité anglaise avait poussé à s'établir chez nous les deux Vandevelde , natifs de Hollande , qui peignirent pour le roi et les courtisans quelques-unes des plus belles marines connues. Un autre Hollandais, Simon Varelst, peignit, à des prix inconnus jusqu'alors, ses admirables tournesols et ses admirables tulipes. Un Napolitain, Verrio, couvrit les 'plafonds et les escaliers de Gorgones et de Muses, de Nymphes et de Satyres, de Vertus et de Vices, de dieux buvant le nectar à longs traits, et de princes couronnés de lauriers chevauchant en triomphe. Le profit qu'il retira de ses œuvres le mit à même de tenir une des tables les plus dispendieuses de

1 Walpole, Anecdotes sur la peinture. — Gazette de Londres, 31 mai 1683. — North, Vie de Guildford.

LES Cl ISSE8 P0P1 I MM i*

lerre. P les p inliires de VYindsoi seulement,

•I nriil sept mille li\ i i - li -nuisante

nn homme d modérée de rivre

dan cl dêpa «\iiil de ; ip l< - sommes

queDryden avait n i - libraires pendant une fie lit*

lire de quai ante ani I ide pi incipal • i le m -

<ui de Vci 1 1", l^nuis I . étail venu de I

l deux plus i • lèbn - Bculpteui ide celle époque étaient aussi des élrangi rs. Cibh . donl 1- • statues emblém itiques de la I ur et de la Mélancolie ornent ero Bedlam, était Danois; Gibbons, fl l'imagination gra( ieus< et i la touche délicate duquel tant de nos palais, de uns églises ••! <1'- nus < nllrjcs doivent leurs plus l»< Iles décorations, était Hollandais. I dessins même des coini de nos monnaies furent faits par des graveurs fram l ne fut que sous la le Georges II que

l"Aii i » i 1 1 - put se vanter d'avoir | m « >i 1 1 1 1 1 un grand peintre, el Georges III était déjà sur le trône avant qu'elle pot se vanter de ses sculpteui s.

H «--i temps de terminer la description de cette Angleterre que gouverna Charles II. Cependant nom vons pas encore dit un mot d'un sujet de la pins haute importance. Nous n'avons encore rien «lit de mies

masses du peuple, des hommes <|m conduisaient la eh, uiih , de ceux qui ut les bestiaux, de ceux

<(in travaillaient aux métiers de Norwioh <m qui taillaient la pierre de Portland |M.m Saint-Paul; et dans le fait, nous ne pouvons en dire i.m.r< lms< I i . la->.- 1 1 plus nombreuse est précisément celle sur laquelle nous n les plus m .1 menls. \ i elle époque, les phi-

lanthropes ur regardaient pas . n< nui • un il'

sacré de s'étendre ->ui la détn sse de> travailleurs, et l< démagogues n«' s'étaient |>.t- en< <>iv apereus (ju'il \ avait

1 < m«nUonoé< «

' l tr*

là une riche mine à exploiter. L'histoire était trop occupée des cours etdes camps pour consacrer une ligne à la description de la cabane du paysan ou du grenier de l'ouvrier. Aujourd'hui, la presse jette souvent en un seul jour dam le public plus de discussions et de déclamations sur la condition des classes laborieuses, qu'il n'en fut publié pendant les vingt-huit années qui s'écoulèrent entre la restauration et la révolution. Mais ce serait une grande erreur de conclure d'après l'augmentation des plaintes qu'il y a eu accroissement de misères.

Le grand critérium de l'état des classes populaires est le taux des salaires; et comme les quatre cinquièmes de ces classes étaient employés, au dix-septième siècle, au travail agricole, il est spécialement important de savoir quel était alors le salaire du travail agricole. Nous avons sur ce sujet le moyen d' a/river à des conclusions suffisamment exactes pour le but que nous poursuivons.

Sir William Petty, dont la simple affirmation a par elle-même un grand poids, nous apprend que l'ouvrier des campagnes qui recevait quatre pence par jour, plus sa nourriture, et huit pence sans nourriture, ne pouvait en aucune façon s'estimer malheureux. Quatre shillings par semaine constituaient donc, selon le calcul de Petty, un beau salaire pour un ouvrier des champs ' .

Nous avons des preuves abondantes que ce calcul n'était pas éloigné de la vérité. Vers le commencement de l'année 1685, les magistrats du Warwickshirc, usant d'un droit qui leur avait été donné par un acte d'Elisabeth, fixèrent, pendant leurs sessions trimestrielles, un tarif de salaires pour le comté, et décrétèrent que tout maître qui donnerait plus et que tout ouvrier qui recevrait plus que la somme autorisée serait passible d'un châtiment. Les salaires du manœuvre ordinaire des campagnes étaient fixés depuis mars jusqu'en septembre à la somme

1 Petty, Arithmétique politique.

\ii.i B i>i 1 1. vn Ml \u;h 0

pré isémenl mention n< i p h p. lu . i .ti<

shillings pai - iii.nii' pans nourrituri Depuis ■• \ U mbre

ju'en mare, I data ut que de trois shill

\| .i i i • tt. époque comme dans la rwHre, I iree

«lu paysan variaient beaucoup avec I' > différents comtés

I - du Warwickshire atteignaient probabli m» -ni une juste moy< un» , al les - daii es < uni

-m ii ut la frontièn de I ' él ûenl au-d< - us do

coite moyenne; mais il \ avait des districts plu I i orii»>^.) iii.'in . un habitant «lu Devonshire, nommé Richard Dvnning, publia un petit traité dam l qu décrivait la situation de « lasses pauvres «I mté

II n'< -i pas douteux qu'il comprenait son sujet, car quelque* mois plm tard ion ohm. fut réimprimé . et fut vivement recommandée à I Itention de toutes I - iut<>i itéfl paroissiales pai I mblés .1 l poui li s. s. mu Lrimeatrielle. Selon lui. les gages d*uo payi in «lu Devonshire «étaient d'environ cinq shill

pu semaine ans la nourritui

La condition des ouvrière rustiques, dans le voisin (1<- But y-SainUEdmund , «tait meilleui 1

magistrats du Suflblk se réunirent au printemps de l'année \t'^-2. pour fixer un laril tèrent que lorsque l'ouvrier ne serait pai nourri il 1 m ut . m. | shillings |» h m hivei . 1 t -i\ ■ m 1

I h l«86l . I » helmsfoi I avai< ut fixé I-

lire de l'ouvriei rustique, non nourri, du comté .11- - en hiver et » sepl on • 1 I lairc semble l<" plu- l«»ii qui ail été iiccordi" dans mine

« -ni 1 •■ la 1 itauration et la révolution, pour le travail

1 sut. \l

fin/'

ulluiu, Hit

agricole, et il faut observer que l'année où fut fixée ce salaire, les choses nécessaires à la vie étaient exorbitamment chères. Le blé se vendait soixante-dix shillings le quarter, ce qui, même de nos jours, serait regardé comme le prix d'un temps de famine ' .

Ces fails sont en parfait accord avec un antre qui semble mériter considération. Il est évident que dans un pays où personne n'est tenu de devenir soldat, les cadres de l'armée ne pourront être remplis si le gouvernement oflre une solde inférieure au salaire du travail agricole ordinaire. Aujourd'hui, la solde et l'argent de bière d'un simple soldat de régiment de ligne s'élèvent à sept shillings et sept pence par semaine. Cette solde, jointe à l'espérance d'une pension , n'est cependant pas assez forte pour attirer la jeunesse anglaise en nombre suffisant sous les drapeaux, et il faut remplir ces vides en pratiquant de vastes enrôlements parmi les pins pauvres populations du Munster et du Connaught. La solde du simple soldat d'infanterie n'était, en 1685, que de quatre shillings et de huit pence par semaine; et, cependant, il est certain que cette année-là, le gouvernement ne rencontra aucune difficulté à réunir en peu de temps plusieurs milliers de recrues anglaises. La solde d'un simple soldat d'infanterie, dans l'armée de la république, était de sept shillings par semaine, c'est-à-dire la solde d'un caporal sous Charles II, et sept shillings par semaine avaient paru une somme suffisante pour remplir les rangs de l'armée d'hommes très-supérieurs à la grande majorité du peuple 2. En résumé, il semble donc raisonnable de conclure que, sous le règne de Charles II, le salaire ordinaire d'un paysan n'excédait pas quatre shillings par semaine; mais que, dans certaines parties du royaume, on lui donnait cinq, six shil-

1 Ruggle, Sur les pauvres.

2 Voyez, daus les papiers d'Etat de Thurloe; le mémorandum des député» hollandais, daté du 2-12 août 1653.

Mil! - DE I INf" Utf

Imgs; et, pendant les moi

Aujourd'hui, le district où le laboureui ne que sept

shillings pai semaii st rej comme plongé dans un

• i ii scandaleux pour l'humanité. I d moy< nn< laircfl est 1res- iu> leasus de i elle dei nière lomi e; et, dnns 1rs « (imli > | i".j„'i. -, h- - i Lu 1 •■ ln-dnin.id journaliet i s'él re ft doute . quatorze. 1 1 mén shilling

l e - il ni" des oovri ri employés dani les m mul tores ;i toujours été plus élevé que « elui des laboureurs du sol. I m i 1680, un membre de la « liambi

communes remarquait que letaui élevé des salaires dans notre pays rend ni ini|>ossil)le 1 1 corn urn nce «I • nos lissus avec les produits di - métiers de l'Inde. Un ouvrier anglais, disait-il, au lien •!•■ l'épuiset de travail • un naturel du Bengale, |><'in une pièce de euivn , • m- . ait un shilling pai jour . D'autres | i listent <jm

démontrent qu'un ^liillin- par joui était le salaire auquel rouvriei des m mufactun il .i\<>n droit; n il était - Rivent forcé de travailler pour moin:». I populaii tte époque n'avaient pas l'habitude se réunir pourdi» uter, harangi* t 1 1 présent lions .m parlement, il n'j in .ut pas de journaux <|iu plaidassent lent cause. C'étaient i que s'exprimaient l< m amoui et l- ut haine, leurs leur déti I ide pai lie de l< ur histoin s'apprendre que dans les bal la l In peut sur l«- placard original, un dc> |»lu> n ui.n.jii.il'lr> d.- ».•> chants populaires qui se chantai* ni dans I N wich et de Leeds, du temps de («harl< II. C'est li crii hément et amei du ii in . i i I contre le i ipital. < • Ue ! . décrit le bon vieux i mpsoîi t • -ut artisan empl manufactures de laine vivait comme un fermk i . Mai t«iiij Su n j<'in .i lient mainte-

1 1 . " « » r .-» t | j,, . : i i iwnbri ur BanuUplt,

nant tout ce qu'onpouvait gagner au dur travail du métier à tisser. Si le pauvre se plaignait de ne pouvoir vivre avec ce maigre salaire, on lui répondait qu'il était libre de le prendre ou de le laisser. C'est pour une aussi misérabk rémunération que les producteurs de la richesse étaient obligés de travailler, de se lever matin et de se coucher tard, tandis que le maître drapier mangeait, dormait, flânait à son aise, et s'enrichissait, grâce à leurs efforts. « Un shilling par jour, déclare le poëte, est ce que le tisserand devrait recevoir, si justice lui était faite '. » Nous pouvons donc en conclure que, sous la génération qui précéda la révolution, un ouvrier employé dans les principales manufactures de l'Angleterre se considérait comme très-bien payé s'il gagnait six shillings par semaine.

Ici nous devons faire remarquer que l'habitude d'envoyer prématurément les enfants au travail, habitude que l'État, protecteur naturel de tous ceux qui ne peuvent se protéger eux-mêmes, a, de notre temps, sagement et humainement interdite, existait au dix-septième siècle à un point qui, comparativement à l'importance des manufactures de cette époque, parait presque incroyable. A Norwich, siège principal des manufactures de drap, on regardait une petite créature de six ans

Cette ballade se trouve dans le British Muséum. L'année précise n'y est pas marquée, mais l'imprimatur de Roger Lcstrange fixe suffisamment la date pour le but que je me propose. J'en citerai quelques vers. Le maître drapier y est représenté parlant comme il suit : « Autrefois nous avions l'habitude — de donner à nos ouvriers de quoi vivre comme des fermiers. — Mais les temps sont changés, nous le leur ferons bien voir. — Nous les ferons travailler dur pour six pence par jour, — Bieu qu'ils méritassent un shilling, s'ils avaient leur juste salaire. — S'ils murmurent et disent que c'est trop peu, -»■ nous leur dirons de choisir entre ce salaire ou ne pas travailler du tout — El c'est ainsi que nous gagnerons notre richesse et nos biens, — grâce à de pauvres gens qui travaillent dès le point du jour cttard danslanuit.— Ainsi donc, vive la draperie ! ça va parfaitement. — Nous ne voulons ni travailler, ni suer, ni nous rendre esclaves. — Nos ouvriers travaillent dur, mais nous, nous vivons à l'aise. — Nous sortons quand nous voulons, nous revenons quand il nous plait. i

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