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des s ilaires payés au.x ililïén nt« • < 1 1- >rs -1 vriers qui avaient i lé employés aux répai ation; <!•• l'ôtiifice. N..M- ipprenons, pat ce précû ix document,
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à quatre shillings <li\ p celui des tailleurs de
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pence; celui des charpentici d'une demi-eotaroni • ii: | shillings «-i . m. | ; •■lui du plombier de ii"i-.
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460 ÉTAT DE L'AtfGLETERflE EN 1685.
1685 plus du double de ce qu'il est aujourd'hui. La bière était sans contredit à meilleur marché alors qu'à présent ; la viande était aussi à meilleur marché , assez chère pourtant pour que des milliers de familles en connussent à peine le goût '. Il y a eu peu de changements dans le prix du blé. Le prix moyen du quarter, pendant les douze dernières années du règne de Charles II, était de cinquante shillings. Le pain que l'on donne aujourd'hui aux misérables habitants des ivorkhouses ne se voyait que rarement, même sur la table d'un fermier ou d'un boutiquier. La grande majorité de la nation vivait presque entièrement de seigle, d'orge et d'avoine.
Les produits des tropiques, des mines et des machines étaient positivement plus chers alors qu'aujourd'hui. Parmi les articles que l'ouvrier de 1685 avait à payer plus cher que sa postérité, il faut compter le sucre, le sel, le charbon, la chandelle , le savon , les souliers, les bas, et généralement tous les articles de vêtement et tous les articles de literie, et nous devons ajouter que les étoffes et les couvertures d'autrefois étaient nonseulement plus chères, mais moins durables que celles des manufactures modernes.
On doit rappeler que les travailleurs à qui leurs salaires permettaient de s'entretenir eux et leurs familles n'étaient pas, tant s'en faut, les membres les plus nécessiteux de la société. Au-dessous d'eux végétait une classe nombreuse qui ne pouvait subsister sans les secours de la paroisse. Il n'y a pas d'indice plus important de la condition du peuple que la proportion de cette classe avec le reste de la société. Aujourd'hui, les hommes, les femmes et les enfants qui reçoivent des
1 King, dans ses Conclusions politiques et naturelles, estimait en bloc la population des basses classes anglaises à 880,000 familles. Sur ces familles, 440,000, selon lui, mangeaient de la viande deux fois par semaine, les autres 440,000 n'en mangeaient pas du tout, ou n'en mangeaient pas plus d'une fois par semaine.
VOMRÎtE l>FS PAUVRES. Mt
nu - de 1 1 i lui ité publique, pai fussent d'après le chiffres officiels, oomposeï dam les mauvaises ani un dixième de la population an. l li e, el dans Ici bonnes années un treizième. G regon King estimait mi<' de l« ni|i> ils mmpits h. ut plnv ilun cinquii me d<- la nation, el cette évaluation, que, malgré tout noln respect : l'autorité dont <ll<' émane,, n ions presque tenté
d'appeler extravagante, tait eoniinn».' par h avérant, qui la déclare extrêmement judicieux
Noua m sommai pas tout à tut dépouiiusde moyens de former par nous-mêmes une évaluation. La Uxc <lrs pauvres était incontestablement l'impôt le plus lourd qui pesai but noaancètn que; on l'estimait,
sous le règne de Gnai les II, .1 près de ni mille
livres pat sa, beaucoup plus que la produit, soit dt l'accise soitdee douanes; un peu moins de la moitié «lu revenu total de la couronne. I 1 taxe des pauvres alla eu s'augmentait t rapidement, et sembles'étreélevéeen de temps à huit ou neuf crut mille livres pai m, dire au sixième de es qu'elle est de nos leurs, l 1 popul 1t i* »ii était alors infi rieure d'un I qu'olle
aujourd'bui. Le minimum des salain s estimé .'«Mit
était inférieur de moitié » ce qu'il est maintenant; en conséquence, nous pouvons iupp<^er «in»'
ordés aux pauvres n'étaient pas an moyenne plus
de moitié en sus des setniirs di>tril) Mielleux lit.
On pourrait «loue en conclure que le nombre des individus qui i-'- vatenl des secoui inflnimenl plui considérable que de nos jours, il 1 il sans doits ban de
ne parler sur ces questions qu\n mais il n'a
1 tinemcnl jamais été prouvé que le paupérisme fût un fardeau moins pr> mt ou un mal mm'i.iI moins srnni\ pendant le derniei quart du dix->eplièin« «|iu- de
notre temps '.
1 û mê rapport d*ê commitiatm il /■• cf. aw»>
4G2 état de l'angleterre en 1685.
ii faut admettre cependant que sous un certain rapport, les progrès de la civilisation ont diminué les ressources matérielles d'une partie de la classe la plus pauvre. Nous avons déjà mentionné qu'avant la révolution des milliers de milles carrés, maintenant enclos et cultivés, n'étaient que marais, forêts et bruyères. Une grande partie de ces terres incultes était, de par la loi, terrain communal, et la partie qui ne l'était pas avait si peu de valeur, que les propriétaires permettaient qu'elle le fût de fait. Le nombre des pauvres qui y butinaient et y glanaient pour y trouver leur subsistance semblerait incroyable aujourd'hui. Le paysan qui s'y établissait pouvait, à peu de frais et même sans frais aucuns, se procurer de temps à autre quelque supplément agréable à sa maigre nourriture et se fournir de bois pour l'hiver. Là où s'étend aujourd'hui un riche verger avec ses pommiers en fleur, il gardait un troupeau d'oies. Il tendait des pièges aux oiseaux sauvages dans les marais qui ont été depuis desséchés et partagés en champs de blé et de navets; il coupait l'herbe qui croissait entre les ajoncs de landes , aujourd'hui prairies remplies de trèfle et renommées par la saveur que leurs fourrages donnent au beurre et aux fromages. Le progrès de l'agriculture et l'accroissement de la population
dice B,n° 2; appendice C, n° 1, 1848. Des deux estimations que nous avons mentionnées, l'une fut faite par Arthur Moore, l'autre, quelques années plus tard, par Richard Dunning. L'estimation de Moore se trouve dans l'essai de Davenant, intitulé : Voies et Moyens; celle de Dunning, dans le précieux ouvrage de sir Frédéric Eden sur les pauvres. King et Davenant évaluaient le nombre des pauvres et des mendiants, en 1696, au chiffre incroyable de 1,330,000, sur une population de 5,500,000. En 1846, le nombre des personnes qui recevaient des secours ne paraît, d'après les registres officiels, avoir été que de 1,332,089, sur une population d'environ 17,000,000. Il faut aussi rappeler que le nom d'un même pauvre peut se trouver inscrit plusieurs fois sur les registres officiels. J'engage le lecteur à consulter le pamphlet de De Foë, intitulé: Donner des aumônes n'est pas la charité, et les tables de Greenwich, qu'on trouvera dans le Dictionnaire commercial de M. M'Cullocb, à l'article Prix,
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