‹ Histoire d'Angleterre, depuis l'avènement de Jacques IIChapitre 32 sur 63 · partie des ' appoi icnl avec elles sont i · texte numérisé non relu

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que la différence qui existe aujourd'hui entre Londres en temps ordinaire et Londres en temps de choléra.

Plus importants encore sont les bienfaits que toutes les classes de la société, et plus spécialement les basses classes, ont retirés de l'influence adoucissante de la civilisation sur le caractère national. Le fond de ce caractère est resté le même, il est vrai, à travers toutes les générations, en ce sens que le fond du caractère d'un individu est le même chez l'écolier étourdi et sans culture que chez l'homme raffiné et accompli. Il est consolant de réfléchir que l'esprit public de l'Angleterre s'est adouci à mesure qu'il a mûri, et que nous sommes devenus, par le cours des siècles, un peuple non-seulement plus sage, mais aussi plus tendre. On pourrait à peine trouver une page de l'histoire ou de la littérature légère du dix-septième siècle, qui ne contienne la preuve que nos ancêtres étaient moins humains que leur postérité. La discipline des ateliers, des écoles, des familles, sans être plus efficace que de nos jours, était infiniment plus dure. Des maîtres bien nés et bien élevés avaient l'habitude de battre leurs serviteurs. Les pédagogues ne connaissaient pas de meilleurs moyens d'infuser la science à leurs élèves que les coups. Des maris , même dans les rangs élevés, ne rougissaient pas de battre leurs femmes. L'implacabilité des partis ennemis était telle que nous pouvons à peine la concevoir. Les Whigs étaient disposés à murmurer parce qu'on avait laissé mourir Stafford sans qu'il eut vu ses entrailles brûlées sous ses yeux. Les Tories insultèrent et outragèrent Russell, lorsque sa voiture letransportadela Tour à l'échafaud dressé dans Lincoln's Inn Fields1. La populace montrait tout aussi peu de compassion pour les victimes d'un rang plus humble. Le criminel attaché au pilori était heureux quand il sortait sain et s?uf de l'averse de briques et de pavés qui

1 Burnet, I, 560.

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1er les misérables femmes qui \ battaient Icehanvi Un homme loriuré jusqu'à la mort pour avoir i lèse

justifier, une femme brûlée pour crime de Faune monoaie, i icitaienl moins <!•• sympathie que n'en » \< it« ni aujourd'hui un cheval qu'on maltraite on un bcanf qu'on aurmène Des combats, en comparaison desquels une lutte <l<- boxeurs >• r;iit un spectai le raffiné el humain, étaient au nombre des divertissements favoris d'une grande partie de la capitale. La multitnd semblait

pour \<»u des gladiateui > se m- 1 1 1 • « u | armes meurtrières, 1 1 1 riait de plaisir lorsqu'un <i< i « on> battants perdait mi doigt ou un œil. L i prisons ,t tient de véritables enfers sur la terre, écoles de tous les vices •! asiles de toutes les maladi i - criminels, maigres et jaunes, apportait ni avet • iu de leurs ca< I lorsqu'ils comparaissaient aui assises, une atmosphère (!<• puanteur el de im-i. ■ , <|m i|ui*ii|ut r«»i> i des avo< ats, d< I des jurés. Mais I

dut toutes ces misères ave< une profonde inditTérence. Nulle part on n'aurait pu 1 1 . >u\ . i iimpa»i<>n m\«-

et inquiète qui de nos jouis étend une protêt lion paissante BUT l'enfant dr- m. mut. i< liuvs, ^»n 1 . i \. u\c Ïiiii-

doue, sur l'eaciave non-, qui inspecte les magasina de vivres ei lesbarritjuesdYau <!•• i.ms !••> lùium-nu >l Y-migrante, qui tressaille à chaque coup de fouet frappé sur le dos d'un s<»M.it ivre, qui ne souffre pas que levolem \

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1 n\ uij, i Etpiam ./<• Londrm.

sur les pontons soit mal nourri ou excédé de travail, et qui tant de fois a essayé de sauver la vie même d'un meurtrier. Il est vrai que cette compassion doit, comme tous les autres sentiments, être soumise au contrôle do la raison, et que faute de ce contrôle elle a produit quelques résultats déplorables et ridicules. Mais plus nous étudions les annales du passé, plus nous nous réjouissons de vivre dans un âge clément d'où la cruauté est bannie, et dans lequel le châtiment, même mérité, n'est infligé qu'à regret et par sentiment du devoir. Toutes les classes ont sans doute beaucoup gagné à ce grand changement, mais celle qui y a le plus gagné est incontestablement la plus pauvre, la plus dépendante, la plus dépourvue de moyens de défense.

L'effet général des preuves que nous avons soumises au lecteur ne nous semble pas de nature à faire hésiter le jugement. Cependant, en dépit de ces preuves, beaucoup de personnes aimeront encore à se figurer que l'Angleterre des Stuarts était un pays plus agréable que l'Angleterre dans laquelle nous vivons. Il peut sembler étrange au premier abord que la société , tout en marchant constamment en avant, avec ardeur et rapidité, se retourne constamment aussi en arrière avec de tendres regrets. Mais ces deux penchants, qui paraissent inconciliables, peuvent être facilement rattachés au même principe. Tous deux sortent de notre impatience pour l'état dans lequel nous vivons. Cette impatience, tout en nous poussant à surpasser les générations antérieures, nous dispose à exagérer leur bonheur. Il y a en un sens de la déraison et de l'ingratitude à être toujours mécontents d'une condition qui s'améliore constamment. Mais, en réalité, le progrès n'est constant que parce que le mécontentement est constant aussi. Si nous étions parfaitement satisfaits du présent, nous cesserions de faire des efforts, de travailler, de conserver en vue de l'avenir; et il est naturel qu'étant peu satisfaits

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«luit de la pauvreté el de la barbarie i l'extrême opu« lence et à l'exti ime civili ition. Mais si nous poursuivons le mil nous, nous rei roui qu'il r» ul à mesure que nom n un erons, jusque dans les de la fabuli use antiquité, li est maintenant de mode de placei l'âge d'or de I" Vngletei i •• à l'épo |U< où Iétaient dépourvus d dont Is prn iti m semblerait aujourd'hui insupportable à an il«- leurs laquais^ à l'époque où l«»s fermiers • i I- - l»<iuti«|n nourrissaient d'un pain dont 11 vue seule i nnei;ut une émeut d ma une < > ' '■ iihhUm m', à une |ue où les hommes mouraient plus vite su milieu de l'air pur des camp |u*ils ne n lujourd'hui dans les culs plus pestilentiels an nos villes, ^w ils iimiu.il' ni plus \il- (l.nio « v» im'iiiei ni. Il

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468 état de l'angleteriœ EN 1685.

pain de seigle; peut-être, grâce à la police sanitaire et aux découvertes médicales, la vie humaine sera-t-cllc allongée de quelques années encore ; peut-être des jouis- I sances et des commodités, aujourd'hui inconnues ou réservées seulement à un petit nombre, seront-elles à la portée de tout ouvrier économe et actif. Et, cependant, peutêtre qu'il sera de mode de prétendre que l'accroissement de la richesse n'a profité qu'au petit nombre aux dépens des masses, et de parler du règne de la reine Victoria comme d'un temps où l'Angleterre était bien véritablement la joyeuse Angleterre, où toutes les classes étaient unies entre elles par des liens de sympathie fraternelle, où le riche n'exploitait pas le pauvre, et où le pauvre n'enviait pas la splendeur du riche.

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