II- l'.i\ licnl «I -il ■ ommc
mis • i
l • 1 1 — une II
devait m metti I loi. Il
,l\,i liplot, !••
pins t» lieux, contre la u<- de I
..ni loujoui i- n qu il ■ u eut •un i
il ava ' mplot, i
i h.-K In s conipl
Uiioit|n
|>A> ilau» M<><
• aucun* cTu)4i*e«.
eu à un degré peu commun cette espèce d'habileté et ce nerf qui font les bons soldats. Malheureusement, ses principes et son courage ne se trouvèrent pas assez forts pour le soutenir lorsque la lutte fut finie, et qu'une fois en prison il eut à choisir entre la mort et l'infamie '.
Un autre de ces fugitifs était Richard Goodenough, autrefois sous-shérif de Londres. Son parti l'avait longtemps employé à des services d'une espèce peu honorable, et spécialement à choisir des jurés qui ne fussent pas tourmentés par des scrupules de conscience dans les procès politiques. Il avait eu la main dans ces manœuvres ténébreuses et atroces du complot whig, qu'on avait cachées soigneusement aux Whigs les plus respectables. Il ne lui était pas possible de dire pour s'excuser qu'il avait été égaré par un zèle exagéré pour le bien public, car on verra plus tard qu'après avoir déshonoré par ses crimes une noble cause, il la trahit afin d'échapper au juste châtiment qui l'attendait 2.
Très-différent était le caractère de Richard Rumbold. Il avait exercé un commandement militaire dans le régiment même deCromwell, avait gardé l'échafaud, devant la salle du banquet, le jour de la grande exécution ; avait combattu à Dunbar et à Worcester, et avait toujours montré au plus haut degré les qualités distinctives de l'invincible armée dans laquelle il servait, c'est-à-dire un courage de l'espèce la plus réelle et la plus vraie, un ardent enthousiasme religieux et politique à la fois, uni à toute la domination sur soi-même qui caractérise les hommes instruits dans les camps bien disciplinés à commander et à obéir. Lorsque les troupes républicaines furent licenciées, Richard Rumbold se jeta dans le commerce de la dièche, et s'établit près d'Hoddesdon, dans cette maison
1 Avait de Wade, Ilarl, Mss. 6345. — Lansdowne , Mss. 1 .i 52. — Kccit d'Ilolloway, dans l'Appendice au Récit véridique de Sprat. Wade avoua qu'Holloway avait dit la vérité.
2 Sprat, Récit véridique, et Appendice, passim.
i:i mi:.»i i.; LOtr
i le complot de \\\< Hou i I nom. On avait |
mai non absolument dé< idé , dans l< - i onfi des plus violent rupuleux d mlents,
que des hommes armés stationneraient dans Ryi il pour attaquer lea gardes qu i u les 1 1
J u ques de Newmarki I i Londn . Rumbold avait ; nférences une pai i qui l'aurait (ail reculer «1 1 reur si sa < laire intelli^mn1 n'.n ni •, - mi m lie c eui i "i rompu par l'i spi il de parti .
Bit n supéi ieur par sa | aux i ailés qu
avons mentionnés jusqu'à pr< i i lord
de Wark. Il avait été Exclusioniste ardent, in. ut pria pari au projet d'insurrection -t Lé envoyé à
la Toui ; mais il avait réussi .
talents étaient as» i n mar«{ii;il>l«'s « • r * t
charmantes ; m lis m vie ai lit ir un grand
crime domestique. Sa femme • i lit une Qlle de la noble maison de Bei kelej . Sa 1 eile-i eur, lady Henrietl i keley, entretenait avec lui des rapports d'amitié et de
reapondance comme une bellc-seeui p< ut - nentn tenir avec mi beau-fi I ne fat de p ission en soi mi L
i 1ère ardent et les passions de lad j Il nriette mirent bientôt de i ôté tout le la vertu et de la
i ence. I n se indah ux enlèv< m< ni a| prit lout
le roj lume la honte de deux familles illusti I quelques-uns des agents qui l'avaient crvi dans amour furent « ités en jugem ni tous l'inculpation d
ition îlli - de l ni histoire ju I p.i i .i Ii <'">n «lu hani du
1 1 i ducteur i omnarul lu \< \< lin maîtres ■
de leur ami même dai
n trmpê.
se rangèrent à ses côtés; les personnes qu'il avait offensées étaient placées en face de lui et éclataient en transports furieux, excités par la vue des coupables. Le vieux comte de Berkeley déversa sur la malheureuse Henriette un torrent de reproches et de malédictions. La comtesse fit une déposition entrecoupée de sanglots et finit par s'évanouir. Le jury rendit un verdict de culpabilité. Lorsque la cour se leva, le comte de Berkeley appela tous ses amis à son aide pour s'emparer de sa fille. Les partisans de Grey entourèrent lady Henriette. Les épées furent tirées des deux côtés; Westminster- Hall fut le théâtre d'un combat, et ce fut avec difficulté que les juges et les huissiers séparèrent les combattants. De notre temps, un tel procès serait fatal à l'honneur d'un homme d'État } mais à cette époque , le niveau moral de la société était si peu élevé et l'esprit de parti était si violent, que Grey continua à jouir d'une influence considérable , bien que les Puritains qui formaient une fraction importante du parti whig lui battissent quelque peu froid ' .
Une des particularités du caractère, ou peut-être seulement de la destinée de Grey, mérite une mention spéciale. Il était reconnu que partout, excepté sur le champ de bataille, il montrait un grand courage. Plus d'une fois, dans des circonstances embarrassantes, alors que sa vie et sa liberté étaient en danger, la dignité de son maintien et sa parfaite domination sur toutes ses facultés arrachèrent des louanges même à ceux qui ne l'aimaient ni ne l'estimaient. Mais comme soldai, il encourut, moins peutêtre par sa faute que par sa mauvaise fortune, la dégradante imputation de lâcheté.
Sous ce rapport il différait grandement de son ami le duc de Monmouth. Ardent et intrépide sur le champ de
1 Récit de Grey. — Son procès dans la Collection des procès d'Étal. — Sprat, Récit véridiquc.