TH
ill.-. Mnnmnutli •'•! ni p u • tîninn
ni ésolll. I r has ml il<
sonnel . . l"i avaient «l<»nné
uni u pom I iquelle il LA
moin île la i uine du p u ii dont il étail le< hel iioinin.il, il 9*él lit relire en H l i • i 1 1
princesse d'i urne
nu rival. Il irenl ax
Il |l> II. III. Il,' I ijllrl-
quea droits à la re< onnaissam e di i
que l'.iHr. lion pat i m<*1 !•■ il«- » I ntr,
que des lettrée etd< l W
hall, an ivaienl il t M tnmouth, el que !•
fronçail le souri il d< vaut 1 1 n\ ■ ]iiî • — ix.ii.nt ■ 1«- !•■ H.it-
int m il de son fila exilé. Le du coin i de i- mps, s'il ne donnait
le nouveaux motifsde déplaisir, il serait rapp
i i.il'li dans loua aea honi i «I ms l
. \niiin- d ces, ftfonmotif
[îendanl le dernier hivei l'éclat et la vie de i Haye. Il avail été le pei on vin* d'un»1 Mico'ssion >\<- !
doni |. ii.li.l- wille (IN . qu'illuminenl
de loutes pai t- tantes de J
Hondthoi -t holland us
contredanse m >ur, lui a\ lient
appi ÎS I p 1 1 tii i mi I ix I ,• un i-ix. Va\
eompa^iK* dan in sur la I I i li-
qu'elli ml sur une jambe ul v<
de jupons plus courts que n'ont l'habittide d'en i« i .il iikiii I Umih ni
. cuirs tju'rllr, axait quelque peu élonni min ' ' ■ ivité q
u du siath mblail
' ium, l.« foll<rii.. Hm*ÊÊà wm d.% fcu*
vant l'influence du séduisant Anglais. Le triste et pensif Guillaume lui-même se laissait aller à la bonne humeur dès qu'apparaissait son hôte brillant*.
Monmouth évitait avec soin tout ce qui aurait pu offenser ceux dont il attendait la protection. Il voyait peu de Whigs réfugiés, et ne voyait aucun de ces hommes violents qui avaient été compromis dans la portion la plus criminelle du complot whig. Aussi était-il accusé par ses anciens alliés d'inconstance et d'ingratitude 2.
Aucun des exilés ne formulait cette accusation avec plus de véhémence et d'amertume que Robert Ferguson, le Judas de la grande satire de Dryden. Ferguson était Écossais de naissance, mais avait longtemps résidé en Angleterre. A l'époque de la restauration, il desservait même une cure dans le comté de Kent. Il avait été élevé dans le presbytérianisme, mais les Presbytériens l'ayant rejeté, il s'était fait Indépendant. Il avait été chef d'un collège que les dissidents avaient établi à Islington, comme rival de l'école de Westminster et de celle de Charter-House, et avait prêché devant de grandes congrégations à Moorfields. 11 avait aussi publié quelques traités théologiques qu'on peut encore trouver dans les recoins poudreux de quelques vieilles bibliothèques; mais quoique les textes des Écritures fussent toujours sur ses lèvres, ceux qui eurent avec lui des transactions pécuniaires ne tardèrent pas à s'apercevoir qu'il n'était pas autre chose qu'un escroc.
Enfin Ferguson détourna son attention de la théologie et la porta sur la pire espèce de politique. 11 appartenait à cette classe de coquins fanatiques dont l'office est de rendre aux partis exaspérés, dans les moments de troubles civils, ces services qui font reculer de dégoût les
1 Avaux, nég. 2 a janvier 1685. — Lettre de Jacques à la princesse d'Orange, datée de janvier 1684-1 685, dans les extraits de Birch, au British Muséum.
3 Récit de Grey. — Aveux de Wade, Lansdo^ne, Mss. 1 152.'
PEI tôt
hommes honnéu -, el hésiu i les liomnu - pru • ni . • lent, méchant, la vérité, in.* i I»
Imiii. itiable de répulati n»t I» mal , l'in-
né el le lu mu Ile poui eux-nrt un -, i1
il.ilil lu* h îles ailIliVs aux lin-mv-» 1rs pllfc» SOU If H
fai lions. Il vécut avoi «!<•> libellisb moins. Il étail l< i aissiei de fonds -•■■ iris m'i trop \ ils poui èti • nus pai le parti whig, i>
ut leur salaire, - 1 le din près*
destine d' les |>amphlels, sans nom d'auteur, sortaient
chaque joui . Il se vantail d'eu desépi-
grammea et des • itires sm l«> 1. 1 1 ,!»••> -I. NVm.l el d'en avoii placé jusque ious l'oreillei durai, m nanl are de vie , il fui m in< al souvent
réduit .iu\ expédia nts , el i rcé de prendre de : noms : • un i ; lain mon» ni il eul , dans di quai h' i- de Londri -, qu itr< l< -• m< ni . Il
lui 1res- om promis dans le i omplot d I ■ ■ -il ; il ) a même des raisons de i roire qu'il fui original rcnu*nl l'auteur de ces plans sanguin lin - qui jetèi disi redit sur tout le parti whig, i lu» découve! te, 1 i que u - i omplii es él \m ni • n pn la l.i nui , il leur lit srs ailirux • -■ ■ |U ml d
t i n les traitant de novices, tandis que lui, l<
il, ac< outumé » !"
I onspirei qu'avec la mort, i ir le
continent. Mais, sui le continent même, il n'était pa
m, lé. I . ■ . u\ éti angi : 'tit
ordre de le n < lien hei i - gouvero< ment fi une récomi i inq i "t- pistoli > a a lui qui
emparerait. H ne lui était .
sans être remarqué. Sun a< «-«-ni non» '" * ' ''
t. ii (!<• ^ \. u\ <\ti / ni. in. ut vifs , et i
, demi sous sa perruque, ion l
, paulea courbi ilȏi> m ni u
le faisaient partout reconnaître. Mais, bien qu'il parut poursuivi avec un acharnement tout particulier , on chuchotait que cet acharnement était feint, et que les officiers de justice avaient secrètement reçu l'ordre de ne pas le trouver. 11 est à peu près impossible de douter qu'il ne fût pas réellement un mécontent haineux; mais il y a tout lieu de croire qu'il pourvoyait à sa sécurité en se faisant, à Whitehall, l'espion des Whigs, et en fournissant au gouvernement tout juste assez de renseignements pour conserver son crédit. Cette hypothèse suffit pour expliquer cette témérité et cette audace qui semblaient si extraordinaires à ses complices. Exempt de tout danger, il donnait son adhésion aux projets les plus violents et les plus périlleux, et raillait fort à son aise ceux qui, n'ayant pas pris les mêmes infâmes précautions que lui, regardaient à deux fois avant de jouer, sur un coup du hasard, leur vie et des objets plus chers que leur vie ' .
Dès son arrivée dans les Pays-Bas , il commença à former de nouveaux projets contre le gouvernement anglais, et trouva, dans ses compagnons d'exil, des hommes tout disposés à prêter l'oreille à ses mauvais conseils. Monmouth, toutefois, se tenait obstinément à l'écart , et sans le secours de l'immense popularité de Monmouth, il n'était possible d'arriver à rien. Telles étaient cependant l'impatience et la témérité des exilés, qu'ils essayèrent de trouver un autre chef. Ils envoyèrent une ambassade à cet ermitage solitaire, sur les bords du lac Léman, où Edmond Ludlow, autrefois fameux parmi les chefs de l'armée parlementaire et les membres de la haute cour de justice, se dérobait, depuis bien des années, à la vengeance des Stuarts restaurés. Le vieux et austère régicide refusa de quitter son ermitage. Il avait
1 Burnet, I, 542. — Wood Ath. Ox, sous le nom d'O^en. t- Àbsalon et Âchitcphcl, part. II. — Eachard, III, 682-697. — Sprat, Récit vèridique , pussim. — Mèmoriil du non-conformiste. — • North, Examen, 3P0.
fini km œuvre, !''| ondib-il ; li I \
elle tl<\ lit l'être pat <\> - finmm«> pi i que loi '.
i mort m m. mliir !. Mi.nl • M eh h
lll'lll I I nilli s |r . -| . ! n
lotir paisible dans leur invitai
d'un priii e insoui p n l'a i Un
mi obstiné en Ion!
nces. l - 1 guson, bu conu i ment. Dépourvu des talents de l'< ) ' li< •rumo
-I II il. il i\.iil .m BUprélM • n\ i i-
blea «l'un tmf.ii, ni : il . 1 1 1 1 1 1 dow maintenant, de pro- * i it en pron rit, ivei toute Pactirnj maltais < la dextéi ité d'un démon . ch l à en un* m • ille,
- 1 ez( ii mi dans chaque oobot « i • - m. un. - -an\ i.
il»'sii - n,
Il ne dés4 plus de pouvoir séduira Monninutli.
La titu ition de ce malheureux y une homme avait i otnpJétement rhat I indis qu'il dansait -t patinail i
l i Haye, itten<l.mt « ha<pi< i
de rappel, il tut boul< - m »«i% . il< - uort
de "u ' de lavriu ni. -nt «t I qui logeaient près de lui purent «nt«i i n. nt, pendant la nuit <jui suivit r.uTi\> ■•■ ' ■ !!••>. .1. il ' InrauU. || ^nitt i I i II
vant, après .i\«»ii boIi nnelli m< ni au pi it
l.i pruirost' «!'< »! m ■ de n, taire 1U< une t- nt ith
IIIIM'I ll-'lll'llt (I I .IN.'I! |.-( i .1
C|lli-Ii|ll<' .l!.nt p., III ! |»|||s
i ivenir qui s'ouvra il devant Monmouth • brillant. Il n'était p iblr qu'il l
' Atrui .lr K
1 A» au», ne> — L»Hr« |. *• ',nmML à J*r>,
l'exil. Il ne pourrait plus passer sa vie sur le continent parmi les splendeurs et les fêtes d'une cour. Ses cousins 1 l'avaient traité, à La Haye, avec une grande bienveillance, mais ils ne pouvaient, plus la lui continuer ouvertement sans courir le risque d'amener une rupture entre l'Angleterre et la Hollande. Guillaume donna à Monmouth un conseil judicieux7 et qui était d'un véritable ami. La guerre que se faisaient en Hongrie l'empereur et les Turcs excitait alors en Europe presque autant d'attention et d'intérêt que les croisades en avaient excité cinq cents ans auparavant. Beaucoup de braves gentilshommes, catholiques et protestants, partaient comme volontaires pour aller servir la cause commune de la chrétienté. Le prince conseilla à Monmouth de se rendre au camp impérial, l'assurant que s'il suivait ce conseil, il lui fournirait les ressources nécessaires pour y tenir le rang qui convenait à un grand seigneur anglais1. Ce conseil était excellent, mais le duc ne put se résoudre à le suivre. Il se retira à Bruxelles, accompagné d'Henriette Wentworth, baronne Wentworth de Nettlestede, demoiselle de haut rang et de grande fortune, qui l'aimait passionnément, qui lui avait sacrifié son honneur de vierge et l'espérance d'une alliance splendide, qui l'avait suivi en exil, et qu'il considérait comme sa femme devant Dieu. Sous la douce influence de cette amitié féminine, l'esprit ulcéré de Monmouth guérit rapidement. Il semblait avoir trouvé le bonheur dans l'obscurité et le repos, avoir oublié qu'il avait été l'ornement d'une cour splendide et le chef d'un grand parti, qu'il avait commandé des armées et aspiré à un trône.
Mais on ne le laissa pas longtemps tranquille. Ferguson employa tous ses moyens de tentation. Grey, qui ne savait pas où trouver une pistole, et qui était prêt à se jeter dans les entreprises les plus désespérées, prêta son
1 Histoire du roi Guillaume III, deuxième édition, 1703, vol. I, 160
i i d'aï en i .
ni- i Foi p uson. On n«- n< m •!•■> .irtilii os i|ni
pouvaicnl ai i ai hei Monmoulh «I \
mi' i i?s "tli L*a qui lui furenl faites |» u
pliecs, Monmoulh répondit presque par un refus. I
.lui que I' > dil'liriilté* il* 1 1 il** «ir-i . ni. m \
étaient insurmonl ibles, qu'il étail ! il
litique, et pria qu'on le laissai jouir du bonheur qu'il
avait nouvellement rencontré. Mais il n lia-
bitude de n i une impoi lunité habi
< lu «lit 111--1 que 1 1 môme influent v qui a\ait
solitude le pousc i i en ■-• «i t u i lj w alwortfi
le \nii roi. Klle mit ,i s.i ili mis, v, >
diamant . sou i n lit. I • spril de Mouinouth m? lut p.is convaincu ; mais il n'eut p un t.- [*>ui
U i i de telles sollicitations .
Il lui applaudi p.u t"iis l.-> r\il. - . * i . l . * l'unanimité comme leur chef ; mais il j 11 ît une mtre catégorie d'émigrauls qui n'étaient pas disposés à naîtra son sutot ité. I n gouvei nen • ni pin qui ail jamais » onnu la pai lie méridional» d n iln Ile avait < liass ontinenl bon non :
fugitifs, dont le bnalisne rcligii'ux <t [ « »l 1 1 1. j u .
rui n proportion de l'oppression qu'ils avaient Mil • hommes répugnaient à marchei sous un chd an- I 1 \ lient, même ibi il «l la iiiim'-i»-,
Ii m sus* eptibl l national, - 1 ne voulais
.•mu .1 . e que I- ur pâli ie d L,
m i i tient un » In
M MM^B» -«* trmmr
Archibald, neuvième comte d'Argyle, qui, comme chef de la grande tribu des Campbell, était connu parmi les populations des Highlands sous le nom orgueilleux de Mac Callum More. Son père, le marquisd'Argyle, avaitété le chef des Covenantaires d'Ecosse, et avait grandement contribué à la ruine de Charles Ier. Les royalistes n'avaient pas jugé qu'il eût suffisamment effacé cette offense en accordant à Charles II le vain titre de roi et un palais pour prison. Après le retour de la famille royale, le marquis fut mis à mort. Son marquisat s'éteignit; mais on permit à son fils d'hériter de l'ancien titre de comte, et le comte d'Argyle se trouva encore un des nobles les plus considérables d'Ecosse. Sa conduite pendant les vingt années qui suivirent la restauration avait été, comme il le jugea plus tard, criminellement modérée. Il s'était, en certaines occasions, opposé à l'administration qui opprimait son pays; mais son opposition avait été tiède et prudente. Ses complaisances dans toutes les affaires ecclésiastiques avaient scandalisé les Presbytériens rigides, et il s'était montré si éloigné de toute pensée de résistance, que lorsque les Covenantaires, poussés à bout par la persécution, s'étaient insurgés, il avait mis en campagne, pour soutenir le gouvernement, un grand nombre de ses dépendants.
Telle avait été sa conduite politique jusqu'à l'époque où le duc d'York vint à Edimbourg, armé de toute l'autorité royale. Le despotique vice-roi s'aperçut bjentôt qu'il ne pouvait pas attendre d'Argyle un entier concours. Comme on ne pouvait gagner le chef le plus puissent du royaume, on résolut de le détruire. Il fut accusé de haute trahison, convaincu et condamné à mort sur des motifs si frivoles que l'esprit de parti et l'esprit de chicane eux-mêmes en rougirent. Les partisans des Stuarts assurèrent plus tard qu'on n'avait jamais eu l'intention d'appliquer cette sentence, qu'on avait voulu seulement l'effrayer, afin de le forcer par là à céder sa
plumante juridii lion H lilands. On
aujourd'hui n . i omrne - i i nnemi - l'en
[ues etil l'intention >\>- comm< tl i ->'il
eut seulement l'intention, comm< de commettre ni,.- extoi Mon, en m un meurtre. )•• ne « sonnais p.»- i il
lifaj i (li ii les II ; m ri m qu'ei
nous nie poun ions pas pendre m sur les m
pour lesquels mj i ndamnë
\t'\ h pp i i n \m. ! l'aide «l'un d<
uiriii et de là passa en 1 acheté une p taie propi îété d ins < • lie 1 1 • «\ ii comme lieu de pom 1 1 i.nnill. <l m> I.
trembles civils. On disait p u mi l< l > "— n- <pi< ,i« d.ii avait i le « el tique auquel il .i\ lit • l< i|ii< M « alluni M
lit un jour i un i- ■un- deiiK'iii'i'
à Invei in ; m lis il est prob ible que l< nolitiqi qui ivait été beaui oup mieux av< i li pai I
temps <pi«' |» ii les réveil liions •!• - pmpln i
\n hibald se tint si tranquille en i e p ndant quelque
temps, qu'on n i. il. ni. m nù il
l'IllUI. I1 >lt'- il l'Iltl. Illll llllf
j .mu- «!•• la (irai i il p.n lu
conspiration whi
conspiration un plan |*'in l'invasion de II <
plan échou ; uite de la découverte du
H\. -Il n e, mais il d< vint de nouveau l'< : ditation II.
P ndant - nt, il <v
i du prv
*p|»'tidt<w *u Héttt
Si
sur les questions religieuses plus profondément qu'il ne l'avait fait antérieurement. A un certain égard, ces réflexions avaient eu sur son esprit un effet pernicieux. Sa préférence pour la forme presbytérienne dans le gouvernement de l'Eglise allait maintenant jusqu'à la bigoterie. Lorsqu'il se rappelait combien de temps il s'était conformé au culte de l'Église établie, il était accablé de honte et de remords, et ne se montrait que trop disposé à racheter sa défection par la violence et l'intolérance. Toutefois il eut bientôt l'occasion de montrer que la crainte et l'amour du Tout- Puissant l'avaient rendu assez fort pour soutenir les plus terribles combats qui puissent éprouver la nature humaine.
Son assistance était du plus grand secours à ses compagnons d'infortune. Quoique proscrit et fugitif, il était encore dans un certain sens le plus puissant sujet des trois royaumes. Il était probablement inférieur en richesses, môme avant sa condamnation, non-seulement aux grands seigneurs anglais, mais encore à quelques-uns des opulents esquires du Kent et de Norfolk ; mais son autorité patriarcale, autorité qu'aucune fortune ne pouvait lui donner et qu'aucune condamnation ne pouvait lui enlever, le rendait vraiment formidable comme chef d'insurrection. Il n'y avait pas un lord dans le Sud qui fût sûr d'avoir avec lui ses propres gardes-chasse et ses propres piqueurs s'il entreprenait de résister au gouvernement : un comte deBediord, un comte de Devonshire n'auraient pu s'engager à mettre dix hommes en campagne. Mac Callum More, dépouillé de sa fortune et privé de son comté, pouvait, à n'importe quel moment , soulever une guerre civile sérieuse. Il n'avait qu'à se montrer sur la côte de Lorn, et au bout de quelques jours une armée se serait réunie autour de lui. Les forces qu'il pouvait mettre en campagne dans les circonstances favorables se composaient de cinq mille hommes, dévoués à son service, exercés au tir et au maniement du sabre, capables de se rencontrer avec
m Ml hrani ; H » I. Ml It M .W'
de i i«»ii|"-> régulièn - en i , « ' s»u|
pciil-étrc aux Ironies i •• u 1 .
quises pour la d< ilesdélil n Lignes s
i u bées 'I m le brouillard ri i u\
torrents. Ce que pouvait fain une tell m-
meme « ontre des régim< ni- de vieux lold il contre d'habile? généraux, De qu'on vil, .ju- l.jues
années plus Killicci uni
M i - loul gi ands que fus» ni les liln s <i' \ . la
< onftam e des 1 ; il-, il * p u mi
une 1 1 lion <|iu ne le voyait pas de 1 >« » 1 1 œil et «jui .!
i .i nom - 1 i\v son iull un lui
donner aucun p mvoii r< el. I .< < bel de c( !!•• I un g< nlilbon , ni élé impli
le complol wbig • i qui avait • « ba|j In v< e <!»• la i oui , -u Pati h I* Huni I rth,
dan I * i • a mis foi t i n qui >lion,
isons suffisantes, son i ' "i «l<»n i«»uh fuis
mnaltre <|iul îii aulai I
.(•• qu'il lui en -mi .lit i ut par U ah l i lait un
liomme incapable à la f< is de cornu
|)lible, m i iva nel,
inei le conln l'ennemi, 1 1 n'aj mt d' u Uvilé qui
Son ami intime était m» aul i andc n u bien «jn .i nu n
d< . ré, pliisieui s d«i moines di I in (
Dnd (Ils du i omle de Dundon dd.
Au. li. m I i.u li. i de Salloun, honni et nai m. ut et le paU iotiame . mai d lui irri-
lablc et uiii.ui.il>!.'. apparu liait à u plus • oupde ses allai
i uns, Hilton, Harriugtoi , Marvel el S . • i i, p . lite du mauvais gou\i
u, i de mailNai |>i m r>. la I i plus |
|.uur la monarcliK lu m diiain l l« paudiJM
démocrate ; ii était chef d'une ancienne famille normande et était fier de son origine ; il était beau parleur et habile écrivain, et était fier de sa supériorité intellectuelle. En sa qualité de gentilhomme et en sa qualité de savant, il regardait le bas peuple avec dédain, et était si peu disposé à lui confier une partde pouvoir politique, qu'il le jugeait même incapable de jouir de la liberté personnelle. C'est une circonstance curieuse que cet homme, le plus hardi, le plus honnête, le moins disposé aux compromis des républicains de son temps, ait été l'auteur d'un plan pour réduire en esclavage une grande partie des classes laborieuses de l'Ecosse. Il avait, en réalité, une grande ressemblance avec ces sénateurs romains qui, tout en détestant le nom de roi, défendaient avec un inflexible orgueil les privilèges de leur ordre contre les empiétements de la multitude, et gouvernaient leurs esclaves mâles et femelles avec le bâton et le fouet.
Amsterdam fut la ville où les chefs émigrés écossais et anglais se rassemblèrent. Argyle s'y rendit de la Frise, et Monmouth, du Brabant. On put s'apercevoir bientôt que les émigrés n'avaient rien de commun, si ce n'est leur haine pour Jacques et l'impatience de voir finir leur exil. Les Écossais étaient jaloux des Anglais, les Anglais des Écossais. Les hautes prétentions de Monmouth étaient désagréables à Argyle, qui, fier de son ancienne noblesse et de sa légitime descendance royale, n'était nullement disposé à rendre hommage au rejeton d'un amour bas et de hasard. Mais de tous les dissentiments qui divisèrent la petite bande des proscrits, la plus sérieuse fut celle qui s'éleva entre Argyle et une partie de ses propres compagnons. Quelques-uns des exilés écossais étaient arrivés, par l'effet d'une longue opposition à la tyrannie, à un état d'esprit et de caractère maladif, qui leur rendait insupportables les contraintes les plus justes et les plus nécessaires. Ils savaient que sans Argyle ils ne pouvaient rien. Ils auraient dû
Ml' ITs.
h qu' i ino do vouloii , ils ' i . x lient mettre en h n
mili . I
la plus |" i lion absolue d'un seul esprit, et que chaque îi donné <l<>ii
l'apj i*ildésa|
il«»iit le? !
sentativi s, les dis< lissions publiqi freins p ir lesquels on empêche, d ■ les
mp, M i i enl 1 1 plu-
pari des d< i
I«'ti-ir qui poussait < i*s i • -puMiqi
s de 1< 11 raux . L'h ibitude hollaml
d'eni
n ne pouvait I presque également pernii I
qu'on ne pont jam d'un pouvoii d il n l'heure du
: anquillemrnl n II u ; une des nombi temps h les homme
Pendre, p u les ai i
$«• détorminont à l«'iit( ||<
devront
laquelle I i possible qu< s'ils lui
nuti \ v
m que s'ils la lui Uniront A
thousiasme républicain et complètement dépourvus de l'habileté nécessaire à la conduite des grandes affaires, employaient tout leur zèle et toute leur industrie, non à rassembler des ressources pour l'entreprise qu'ils allaient tenter contre un formidable ennemi, mais à inventer des moyens de restreindre le pouvoir de leur cbet et de se garantir contre son ambition. La stupidité satisfaite d'elle-même, avec laquelle ils s'obstinaient à organiser une armée comme ils auraient organisé une république, serait incroyable si elle n'avait pas été franchement et même complaisamment rapportée par l'un d'eux '.
Enfin, tous ces dissentiments arrivèrent à un compromis. On arrêta qu'une tentative serait faite immédiatement sur la côte occidentale de l'Ecosse, et qu'elle serait promptement suivie d'une descente en Angleterre.
Argyle devait être le chef nominal de l'expédition en Ecosse, mais il fut placé sous le contrôle d'un comité qui se réserva toutes les parties les plus essentielles de l'administration militaire. Ce comité eut le pouvoir de décider le point de débarquement de l'expédition, de nommer les officiers, de surveiller la levée des troupes, de fournir les provisions et les munitions. Tout ce qu'on laissa au général fut le soin de diriger les évolutions de l'armée sur le champ de bataille, et encore fut-il forcé de promettre que, même sur le champ de bataille, sauf dans un cas de surprise, il ne ferait rien sans l'assentiment d'un conseil de guerre.
Monmouth devait commander en Angleterre. Son esprit malléable avait , comme d'habitude , pris l'empreinte de la société qui l'entourait. Des espérances ambitieuses qui semblaient éteintes s'étaient réveillées dans son cœur. Il se rappelait l'affection avec laquelle il avait été constamment reçu par le peuple des villes
1 Voyez le Récit de sir Patrick Hume, passim.
PAflATIl - 01 i I Ait DI1 '
et de i .. | m s, 1 1 l'aiu 11 le voii - l .
• •in m mes pour le rccevoii de nouveau. Il pelail le bon vouloir qui j'"M> monl e flattait d(
•'» lui pai régiments , iiii.i s. h
venant de Londn .
valles. On I assurait que la vie I iiijusu
quelle* avai< ni i lé lui. t les
l.i nation, que toute la pi ud< : a
suffi i grand' peine | oui i mpèi liei un.- émcul
!<• jour du « uuronnemi ni, • t que tous I \
<|ni avaient vi Le* le l>ill d'exclu licnl impali
se raUii r autour de lui. w ildman, u,iu aii
< onspii <ii"Ms p.u paraboles, lui faisait dire que !•
'!<• Ri< fimond, deux < • nts .m- au|wua> mt, avait dél
que eu Vngletei re .in- < un d'honun ivait
quelques jours apn -, i ouroni u le i li im|
bataille de B wi I ai \< diadi me i n Richard. I)anv< >ulev< r la cil i
duc était leui ré de I • -|» ran< e d< v< il ■<■ levi aussitôt <|u'il aurait déplo] i U ndard, li i
shire, le Bui kingh nusliii • . l< Il Lu ( onséqu : I • nlri ,
il >'• lui . . ,ii u- quelqui S
patriotes ne lui imposèrent i .il» »urdes que l<
îgranls i . roui
promesse iju'il m pi i ndi ail pas l( lil i e que d'un pai l. in. ni libre.
Il lui déi idé que deux \ \ M
ni i l
nui avei Nonmoulli • n \n l. U \ î
'Ullll.llt .111* III III. il UIUUI • ■
esprit chevaleresque ne lui permettait pas de reculer devant un péril que ses amis semblaient appeler avec ardeur. Lorsque Grey répéta en les approuvant les paroles de Wildman sur Richmond et sur Richard, l'érudit et méditatif Écossais remarqua avec justesse qu'il y avait une grande différence entre le quinzième et le dix-septième siècle. Richmond était sûr des grands barons, dont chacun pouvait mettre en campagne une armée de vassaux, et Richard n'avait pas un seul régiment de troupes régulières '.
Les exilés purent réunir, en partie par leurs propres ressources, en partie par les contributions de leurs partisans en Hollande, une somme suffisante pour deux expéditions. On obtint peu de chose de Londres ; on en avait espéré six mille livres sterling; mais en place d'argent, Wildman envoya des excuses qui auraient dû ouvrir les yeux de tous ceux qui n'étaient pas volontairement aveugles. Le duc combla le déficit en engageant ses propres diamants et ceux de lady Wentworth. On acheta armes, munitions et provisions, et on affréta plusieurs vaisseaux à Amsterdam 2.
Il est remarquable que l'homme le plus illustre et le plus grossièrement calomnié de ces exilés anglais se tint tout à fait à l'écart de ces projets téméraires. John Locke détestait la tyrannie et la persécution, en sa qualité de philosophe, mais son caractère et son intelligence le préservaient de la violence des hommes de parti. Il avait entretenu avec Shaftesbury des relations confidentielles et avait ainsi encouru le déplaisir de la cour. La prudence de Locke avait été telle cependant, que, malgré ce mauvais vouloir de la cour, il eût été inutile ou à peu près de livrer sa conduite à l'examen des tribunaux de cette époque, tout corrompus et tout partiaux qu'ils
1 Burnet, I, 631 , * Récit de Grey.
\ in moins, il était vuln< un m\
t. Il était al 1 ■ 1 1 j i —
ité d'Oxford. < » "lut <!•• ili,i»-«i <l« «■«•II. '■•'!■ l'homme le plus illti Ure don! il pu
ques «lu jour. On l'aTail entou i •
honteux de remplir le plus vil >\>
d'épii r les j
afin «I»' l . Dans li mile do i
: ;i\;iil toi m II»'- .1 (il
sujets les plus uni, mi-, -m \r btll <V> \ luaion,
M comte d( Sh iflesbui i- tout
vain. I <m Ur n'avait i . ni dissimulé,
dé un sili n< • ■ si ibs lu '-t un t-l i vtêono-
mie et de maintien, que les instrumenta du pow furent I l'avou* i ai une
n'avait ment n
i n- il \ii «pi hison était im|
santé, on eut n menl ommettre uim
nement résolut de le punii - ins i ; qu'il d \
et le doyen et I inonique se li Uen nt «I
I ocke voj sur !••
qu'il appui qu'on
■ I 'injusl laquelle on l'avait Irait»' l'ai
< \« usahle il»' rln n lui . j une
Il lIl.MI. III II il IM'I lit
par l<' iment personnel. Il nu
pl.nis ili m, et il at
rendit tranquillem< ni i Utre< lit, «mi a lettre 1 1 1( bi •■ air la toli ses cou
gnons d'infortune traçaient le plan de leur propre ruine ».
Le gouvernement anglais fut de bonne heure informé qu'il se méditait quelque chose parmi les proscrits. Il ne semble pas qu'on se soit attendu d'abord à une descente en Angleterre ; mais on craignait qu'Argyle n'apparût bientôt en armes au milieu de son clan. On publia, en conséquence , une proclamation ordonnant que l'Ecosse fût mise en état de défense; on ordonna en même temps que la milice fût prête à agir. Tous les clans hostiles au nom de Campbell furent mis en mouvement. John Murray , marquis d'Athol , fut nommé lord lieutenant de l'Argyleshire, et occupa le château d'Inverary à la tête d'un nombre considérable de ses hommes. Quelques personnes suspectes furent arrêtées ; d'autres furent obligées de donner des otages. Des vaisseaux de guerre furent envoyés en croisière près de l'ile de Bute , et une partie de l'armée d'Irlande fut dirigée sur la côte de l'Ulster2.
Pendant que ces préparatifs se faisaient en Ecosse, Jacques appelait dans son cabinet Arnold Van Citters, qui avait longtemps résidé en Angleterre comme ambassadeur des Provinces-Unies, et Everard Van Dykvelt, qui, après la mort de Charles, avait été envoyé par les états généraux, chargé d'une mission spéciale de condoléance et de félicitations. Le roi leur dit qu'il avait reçu de source certaine avis des projets que formaient contre son trône ses sujets exilés en Hollande. Quelquesuns de ces proscrits , ajouta-t-il , étaient des coupe-
1 Le Clerc, Vie de Locke. — Lord King, Vie de Locke. — Lord Grenville, Oxford et Locke. Locke ne doit pas être confondu avec l'Anabaptiste Nicolas Look , dont le nom est écrit Locke dans les Aveux de Grey , et mentionné dans le Mss. 1152 de Lansdowne, et dans le Récit de Buccleuch, ajouté à la dissertation de M Rose. Je n'aurais pas jugé nécessaire de faire cette remarque, si la similitude des deux noms n'avait pas induit en erreur une personne aussi bien informée de l'histoire de cette époque que le président Onskw. Voyez sa note sur Burnet, I, 629.
2 Wodrow, liv. lll, chap. îx. — Gazelle de Londres, H mai 1 685. — Barillon. 11-21 mai.
i \l'i DITIOÎK II UUn
jarrets que 1 1 providei 1 1
de commettre le plus iiii.nii' un urtn . ei trouvail le propi îél m • le 1 1 maison qui
re du crime Vi liomino « •lui (jui | moy< .i- ilr me nuii • , < i de l ■ . i « li
est < «lin d'où un grand < oup [* il • In le ni ippû
< outre m i. < i Ihks.li M
<|lir sc> p u<>l< ut lliili
gouv( rnemenl qu'ils : niaient t la
• onviction qu'on ferait tous les < ll«n i n. . '--.in lui donnei lion '.
I i i ooviclioo exprim lifiée. I e prince il 1 1 ucraux •
it époque, toi t désireux qu'on n'abusât dm I hospitalité de leur p.i\- par ■•■•> dont l»*
ncmenl poun ait ju>t«in«nt *»• plaint!
i tout récemment tenu un l.iii r.i r «pu indiip <pi*il ne se soumettrai! ment .1 l'a
li 1 i BAC . Il semblait probable .pul i on
m- 1 une étroite alliant ' - • t la
maison d' tulrit he. 0 I I ii
m. ni désireux d'éviter loul motif d'ofl lus,
dans cette i n, les iiiti klaume
.l'ai , ord ave ceux de son \* i i
Mais la ci stan •• était une de i lesnan-
dent um i i apitb et vi^nun
institulions buta vos rendait presque iinpossil- i i
.11 trei ht, m- ni fi
d'uni révolution, nlin dr ré|N>udre sus besoins du mo-
iii'-ni , n'avait jamais été i ni |m>i le» iioun
IllpS de tranquillité. < h ii un .1- > pi I. lai lient . M' union i lit presque l<»ii- |.
de SOUVI i .m.. \< i I l«»S déïi n. 1. ni ..inl.i.ij.
le pouvoir central. De même que les autorités fédérales n'avaient pas les moyens d'exiger une prompte obéissance des autorités provinciales , de même les autorités provinciales n'avaient pas les moyens d'exiger une prompte obéissance des autorités municipales. La Hollande, seule, contenait dix-huit villes dont chacune était à bien des égards un État indépendant, jaloux de toute intervention extérieure. Si les autorités de la ville recevaient de La Haye des ordres qui leur déplaisaient, ils étaient ou entièrement négligés, ou exécutés lentement et avec tiédeur. Dans quelques-uns des conseils des villes, l'influence du prince d'Orange était, il est vrai, toute-puissante. Mais, malheureusement, la ville où s'étaient assemblés les exilés anglais, où leurs vaisseaux avaient été équipés, était la riche et populeuse Amsterdam, et les magistrats d'Amsterdam étaient les chefs du parti hostile au gouvernement fédéral et à la maison de Nassau. L'administration maritime des Provinces- Unies était dirigée par cinq commissions d'amirauté. Une de ces commissions siégeait à Amsterdam, était en partie nommée pat les autorités de la ville, et semble avoir été entièrement animée de leur esprit.
Tous les efforts du gouvernement fédéral pour donner satisfaction aux désirs de Jacques échouèrent, grâce au mauvais vouloir des fonctionnaires d'Amsterdam et aux bévues du colonel Bevil Skellon, qui venait d'arriver à La Haye, comme envoyé de l'Angleterre. Skelton était né en Hollande pendant les troubles d'Angleterre, et on le supposait, à cause de cela, particulièrement propre à ce poste ' ; mais la vérité , c'est qu'il n'était propre ni à celui-là , ni à aucun autre. D'excellents juges du caractère humain l'avaient déclaré le plus superficiel, le plus inconstant, le plus violent , le plus
1 Ce fait est mentionné dans ses lettres de créance, datées du 16 mars 1684-1685.
-I le phw bavard d( ! homm< Il i< donna une attenli fugiéfl 'iii»1 lorsque lr< l'expédition forent lortia qn( i ' munitio
et I \
an lieu • il aurai! «lu I-
étala frénéraux, qu aient fl , il
rdam ; demander «pi»
chure du Zuyd< ' juridi i
■ t le renvoyèrent au :
denl que ce n'étail le qu'une • eu à II' illc «r Amsterdam la <
yle 'l'1 n facile. Skelton s'adi »sa al u\. Ils montreront den iti
i- ni du i
<l<s i jour m un "i
dre lans un sens exactement
i ! r (îii envoyé à Vmst rdam; i
■ glais , t ment 1 1 p :
n (i di iii qu'il étaienl I
étaient dan le Vlie. L'amiranf ttrrdam pi
ir ne i eût pu i tifli .1 ii"i *
\(»il.
I l's (I- I II! II. (|l| \