III. I | UMI
I- iiimii' nt • tut \t-nu <lf qiuiii r la salle du conseil. ministres qui .i — Mai. m I nnier n ' pas
immuniou ; mais il le* éi mita av« politesse, et mil leui ^ hii-lus i mit! •
que toutes les I prol tantes c I.nnn. nt un
mement. Il monts sui l'échafaud, où t'attendait l cienne el uillntuu .ri . «»>-«•, noBmée t'Kudtm
la jeune lillr , i-t ailrrss.i au |M-up|.- umli nproînt
de la phraséologie parin uli< le i "H rce-
i l'i sprit d'une i ' ses
ennemis, disait-il, « onune il une. Il
ne lui i< happa qu'une sxfXfsesiûii «mèi. . t i dtseeclèV
siastiques épiscopaux qui l'assistaient s'avança sur le bord de l'échafaud, et cria à haute voix : « Mylord meurt protestant. » « Oui, répondit le comte, en s'avançant à son tour, je meurs non-seulement protestant, mais ennemi invétéré du papisme, de l'épiscopat et de toutes les superstitions. » Il embrassa alors ses amis, leur remit quelques gages de souvenir pour sa femme et ses enfants, s'agenouilla, baissa la tête sur le billot, pria quelque temps, et donna le signal à l'exécuteur. Sa tête fut attachée au faîte du Tolbooth, où était jadis tombée en poussière la tête de Montrose ' .
La tête du brave et sincère, sinon toujours irréprochable Rumbold, était déjà attachée au West-Port d'Edimbourg. Entouré d'associés lâches et factieux, il s'était, pendant toute la campagne, conduit comme un soldat élevé à l'école du grand Protecteur, avait dans le conseil soutenu de toutes ses forces l'autorité d'Argyle, et sur le champ de bataille s'était distingué par sa calme intrépidité. Après la dispersion de l'armée, il fut attaqué par un détachement de la milice. 11 se défendit en désespéré, et se serait ouvert un passage au milieu des ennemis, s'ils n'avaient pas coupé les jarrets à son cheval. Il fut amené à Edimbourg mortellement blessé. Le désir du gouvernement était qu'il fût exécuté en Angleterre; mais il était si près de la mort, que s'il n'était pas pendu en Ecosse, il ne serait pas pendu du tout, et le plaisir de le pendre était un de ceux dont les vainqueurs ne voulaient pas se priver. On ne devait pas attendre de
1 Les auteurs d'où j'ai tiré l'histoire de l'expédition d'Argyle sont sir Patrick Hume, qui fut un témoin oculaire des faits qu'il a racontés, et Wodrow, qui eut connaissance de documents de la plus grande valeur, et entre autres des papiers du comte. Toutes les fois qu'il y a entre Hume et Argyle une question de bonne foi, je ne doute pas qu'il ne faille suivre l'opinion du dernier. Yoyez aussi Burnet, 1, 631, et la Vie de Bresson, publiée par le docteur Mac Crie. Le récit de la révolte d'Ecosse, dans la Vie de Jacques II, par Clarke, est un roman ridicule, composé par un Jacobite qui ne s'est même pas donné la peine de voir la carte du pays où se fit la guerre.
leur pu t qu'il Lrailei ai< ni lui oup de i
l'homme qu'on regardait i
•House, • t qui était li •- opi i< t tii e de la n omplot avait tiré son nom; n il la-
quelle ils traitèrent cet homme déj t moui nble in-
croyable dans notre époque plu^ humain*. In. I lers privés de I I • lui dit qu'il était un m nu ht s, , . l.'-i.it I. - 1 1 1 — .n pai D ré| lit n
avec « aime, < ommeot pom rai maudit? »
Il fut rapidement ju onnu < oupabk n-
t lai II II»' .1 vUv |M'llllu ' t ' n|||»c t|| i)H H l|. I -n sn||^ .p|. |.p|i*
heures, près de lâ< roixde lai itétdans lligh-S
incapable qu'il lût de se t. nu il< l mi - m> !■
deui hommes, il i onseï n d'àme jusqu'à la fin,
•us le il>< t t'l< I iiM-- \.»i\ « outre I |
et la tyrannie .i\'-< une t. II.- xéhén ordonnèrent aus tambours de battre, de crainte <pi peuple ue l'entendit. Il était, dit-il, parti narchie limitée; mais il ne pouvait pas croire Que la
Providence eût «i«-.- quelques hommes t. »i .t
éperonnés, et le plus grand nombre tout sellés et bri-
i Je veus i-t-il , bénû 1 1 glorifiai le i uni
nom de Dieu de » e que je suis i< i non poui amis
nn ci imc . mais [>oui avnii il< l> n.lu .-•■ .I.m
mauvaifl JOUI . si ch ique cheveu de ma tète était un homme, je les i isqu< rais t"n-> poui -<•.»
Pendant son procès et p< ini.uii >on .\» « uti.»n, il p de l'assassinai iv< i l'horreur d'un bon mourant • t d'un brave >oMat. Il protesta, sui la f< i d'un chrétien, n voir jamais eu la p. -iisee »le eommettra un 1. 1 . unie; mais il avoua fraw heiueut que, dans un. ..«un
.i\.m les eonspûateuis srs i muplii e>. il axait •!•
maison « orome un lieu d'où l m-
l.lhtlt être atta.pK ipl'oU
coup parlé à ce sujet, e{ qu'on n'avait i ien décid< < • i aveu peut sembler, au promit i al
claration qu'il avait toujours eu la plus profonde horreur pour l'assassinat; la vérité, c'est que l'esprit de Rumbold était imbu d'une distinction qui égara beaucoup de ses contemporains. Rien n'aurait pu le déterminer à jeter du poison dans les aliments des deux princes ou à les poignarder dans leur sommeil ; mais faire une sortie inattendue sur les gardes du corps qui entouraient la voiture du roi, croiser l'épée et échanger des coups de feu avec eux, se mettre dans le cas de tuer ou d'être tué, c'était là, dans son opinion, une très-légitime opération militaire. Les embuscades et les surprises étaient au nombre des incidents ordinaires de la guerre. Tout vieux soldat, Cavalier ou Tête ronde, s'était trouvé engagé dans de telles entreprises. S'il arrivait que le roi tombât pendant l'escarmouche, il tombait sous une attaque loyale et non par le meurtre. Le même raisonnement fut exactement employé, après la révolution, par Jacques lui-même et par les plus braves et les plus dévoués de ses serviteurs, pour justifier un criminel attentat contre la vie de Guillaume III. Une bande de Jacobites reçut l'ordre d'attaquer le prince d'Orange dans ses quartiers d'hiver; mais le sens caché de cette phrase spécieuse était de couper la gorge au prince lorsqu'il se rendrait dans sa voiture , de Richmond à Kensington. Il peut sembler étrange que de tels sophismes, rebuts de la casuistique des Jésuites , aient eu le pouvoir d'inspirer à des hommes d'un esprit héroïque, Whigs et Tories, la pensée d'un crime que les lois divines et humaines ont justement marqué d'infamie. Mais il n'est pas de sophisme assez grossier pour ne pouvoir égarer des âmes envenimées par l'esprit de parti '.
1 Wodrow, III, IX, 10. — Martyrologe de l'Ouest. — Burnet, I, 633. — Fox, llistoire, appendice IV. Je ne peux pas trouver d'autre moyen que celui que j'ai mentionné dans le texte pour concilier la dénégation de Rumbold,de n'avoir jamais un seul instant admis la pensée de l'assassinat, avec son aveu d'avoir désigné sa propre maison comme un lieu propre à une attaque
Arirgyle, qui ni i Rumb |< i.l. jn< - heu-
n - , rendit I I lua -lu i
lanl I • i i i Rumbold, dit-il . m l'un
grand ccours t, et il est mort
élioillirllli'nl .
\\ lofic montra autant de m< L qu'Argyh
mi Rumbold, n On ne fut pas, comme la leur, <
fiante poui les âmes pieu . « • < . » i • f 1 1 • - -< « .\ mp ,i | politiques l'eussent lUiré" du eôié «lis l'uni. mi-, il ne sympathisait pas roi igieusement avec eux, et les Puritains le considéraient presque comme un athée. Il appartenait à cetl fra< lion d< > w lu - «pu «•! modèles plutôt |>ai mi les palri<>l«> ■ 1 • - la <i I île
Rome <pi«- p.u mi 1 - - ! I- > pi..- .l'I -u- I. Il
lui fait pi ' et emmeni !
de m donnei II mort avei on petit i nui; mais mienne tl.s nomlin'U-c-, h!. qu'il se lil ne lut moi U II
il se trouva avoii « ipporter
un \ i mu h. b. Il fut amené devant le conseil p
et interrogé par le roi; mais il avait l'esprit trop élevé]
cher» h. • u dénnnranl *•■«% eniiipln I
neodote suivante < art nia parmi les w : iea
mieux d'êtn h inc av< m \\l m lui
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morne silence, lui aurait répondu, <lit-"u: Oui, il être en votre pouvoii di* pardonner, m.n . 1 1 i dan- votre nature, il fui - ni la |"-it«- du
: »r «a tictrn koldn dr là ttpu)
U eouroi» i
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- Il diMll, r*|>« tilr que : . hoOUM d^urtM, tt qu M n*
| i». • 1 VN m i . 1 1 . V .
Temple, en vertu de l'ancienne sentence rendue autrefois contre lui, et mourut avec un calme stoïque \
Pendant ce temps, la vengeance du vainqueur frappait sans pitié sur les habitants de l'Argyleshire. Un grand nombre de Campbells furent pendus sans jugement par Athol, que le conseil privé eut beaucoup de peine à empêcher de commettre encore plus de meurtres. Tout le pays, à trente milles autour d'Inverary , fut ravagé: les maisons furent incendiées, les meules des moulins mises en pièces, les arbres fruitiers coupés et leurs racines elles-mêmes brûlées. Les filets et les bateaux des pêcheurs, seuls moyens d'existence des habitants de la côte, furent détruits. Plus de trois cents rebelles ou mécontents furent transportés aux colonies. Beaucoup furent condamnés à la mutilation: le bourreau d'Edimbourg coupa en un seul jour les oreilles à trente-cinq prisonniers. Plusieurs femmes furent transportées au delà de l'Atlantique, après avoir été marquées à la joue avec un fer rouge. On comptait même obtenir du parlement un acte qui proscrirait le nom de Campbell, comme le nom de Mac-Gregor avait été proscrit quatre-vingts ans auparavant 2.
L'expédition d'Argyle semble avoir produit peu de sensation dans le Sud de la Grande-Bretagne. Les nouvelles de son débarquement arrivèrent à Londres justement à l'époque où le parlement allait se réunir. Le roi mentionna ces nouvelles dans son discours de la couronne, et les chambres l'assurèrent qu'elles le soutiendraient contre tout ennemi. On ne leur demanda rien de plus, car elles n'avaient pas d'autorité sur l'Ecosse. Cette guerre, dont le théâtre était si éloigné et dont
1 Récit de Wade, Harl. Mss. 6845. — Burnet, I, 634. — Dépèche de Cittcrs, du 30 octobre 9 novembre 1685. — Journal de Luttrell, même date.
2 Wodrow, III, îx, 4, et III, îx, 10. — Wodrow donne, d'après les actes du conseil, les noms de tous les prisonniers qui furent transportés, mutilés ou marqués .
M .i'\i:i Mi NnW TH.
l'issue pouvait Être aisémi ni prédite de !«• < omn ment, n'excita donc i l ondres qu'un faible intéi
M. h- une semaine .i\ mt la complète dispersion de l'armée d'Argy le, l'Angleterre fui la nouvelle
qu'un envahisseui beaucoup plut redoutable .i\:ut barque mi les propn i ouvena
entre I' qu Moi uth quittei ni la Hollande
iprès le dépai i d< - I irdé
quelque temps son entrepri e, probablement dans I pour qu'on envei i ail »! \m N d la plus gr ind des troup - qui se trotn dent dans le Sud de l'Ile, aussitôf que la guerre aurai! • •• laté dans l< Highl qu'ainsi il ne trouverait pas de forces pri • •|*|>oser
à lui. Lorsqu'il voulut « nfin s'embarqui i . il as tro que le w ni était devenu i ontraire 1 1 <
Pendant que sa petite Ootte, ballottée pai la l i retenue dans le Texel, il s'engageait un conflit entre les autorités hollandaises : d'un rôti étaient I- - états généraux et le prince d'Orange, de l'autre les magistrats et l'amirauté d' Amsterdam.
Skeltoo avait remis aui aux une lis!
réfugiés dont h résidence dans 1rs Proviw -I ni inquiétait Bon maître. 1 1 él its généraux . désh d'aa toute demande rai^'imaM»- ■ I • • J.n <jues, .u-
voyèn nt aux autoi ites | rovim iales d« - . npii liste, i lutoi ités provim i de . I leui tour, • n i. ni d< - < opiea aux lutoriti - munit ip il i mails de louti - les i illi ira urenl festin ;
les mesures m < essuies |mhii i iu|h* lu i I
wbigs d'inquiétei i i nemi ni anglais I
furent générah ment exéi ul R >ltcrdan où l'influence dcGuillaunu < t.i il t lit. | .m si ut, , déploya une activité dont Jacques t. in. m
dans li us vil i, M ti tmsterd iil l<
I» incipal lieu de résidi m c des - m ps mu-
nicipal d'Amsterdam ne foulait rien \oir, rien entendre,
rien savoir. Le grand bailli de la ville, qui était en relations quotidiennes avec Ferguson, écrivait à La Haye qu'il ne savait où trouver un seul des réfugiés, et le gouvernement fédéral fut obligé de se contenter de cette excuse. La vérité est qu'ils étaient aussi bien connus dans Amsterdam et y étaient aussi curieusement regardés des habitants que s'ils eussent été des Chinois ' .
Quelques jours après, Skelton reçut de son gouverne* ment l'ordre de demander, vu les dangers qui menaçaient le trône de son maître , que les trois régiments écossais qui étaient au service des Provinces-Unies fussent envoyés sans retard dans la Grande-Bretagne. Il s'adressa au prince d'Orange, et le prince se chargea d'arranger l'affaire, mais en prédisant qu'Amsterdam soulèverait quelques difficultés. La prédiction se trouva juste : les députés d'Amsterdam refusèrent leur consentement, et réussirent à occasionner quelque retard. Mais la question n'était pas une de celles où, en vertu de la constitution de la république, le veto d'une seule ville
I La lettre de Skelton est datée du 7-17 mai 1686. On la trouvera, ainsi qu'une lettre du schout ou grand bailli d'Amsterdam, dans un petit volume publié quelques mois plus tard, et intitulé : Histoire des événements tragiques d'Angleterre. Les documents insérés dans cet ouvrage sont, autant que j'ai pu en juger après examen, exactement extraits des Archives hollandaises, sauf quelques légères corrections au français de Skelton, qui n'est pas des plus purs. Voyez aussi le récit de Grey.
Goodenough, lorsqu'il fut interrogé après la bataille de Sedgemoor, dit: «Le schout d'Amsterdam était un partisan décidé de cette dernière entreprise.» Mss. Lansdo-wne, 1152.
II ne vaut pas la peine de réfuter les écrivains qui représentent le prince d'Orange comme un complice de l'entreprise de Monmouth. La circonstance sur laquelle ils s'appuient principalement pour soutenir cette opinion, c'est que les autorités d'Amsterdam ne prirent pas de mesures effectives pour empêcher l'expédition de mettre à la voile. Celte circonstance est précisément la preuve la plus forte que Guillaume ne favorisait pas l'expédition. Personne, à moins qu'il ne soit profondément ignorant des institutions et de la politique de la Hollande, ne rendra le stathouder responsable de la conduite des chefs du parti Lœvesteiu.
fiHU'.l M IMtttl IH.
pût empêcher le vœu de lu majd ité t avoii lot.
L'iofluenoe de Guillaume l'emport embarquées av< c une
Skellon faisail en même temps des effi modérés el peu ju li< ieux , poui i mpê< hi r le dép irt vaisseaui équip - p u l< . Il t ■ t
termes Irès-vifs des remooii unirautéd Ainsi
dam. La m administration, disait-il,
av.nl doj i pei mis .1 ans bande de rel
■B ' s ne. Il ne pourrai! ps oui
une seconde faute du même genre. Il d< manda péremptoirement qu'un grand vaisseau, nommé le // bergh, lïii retenu. On pivtrmlit que, <v x.u-»pai lance pour les colonies ; mais en n dite il .t\ ut
pai Monmouth, contenait vingtaix Mail
chargé d'armes et de munitions. L'ainii \ ter-
dam ré| ondit que la libei lé du comim pas être enu ïï\ - m. .nu rutilas, 1 1 qu i n ne
pouvail arrêter le //' ik sans un
états généraux. Skellon, dont la pratique unifoi semble avoii été de i onuneiM • r loujoun par où il lait Unir, eut recours alors aux <M.u- m\. l •»>
• i ii- généraux donner nt les ord ; mais
alors l'amirauté d Amsterdam prétendit qu'il w'\ avait pas une ton e navale I I |*»iu
i un aussi .1 m. i I aliment que i- //
|mi mu ainsi i Monmouth de mettre i la voil inquiété
I temps fui mauvais , le > navin - de
• A*aut. ■éjMlfll ,'»•« «••»• «!■ pnwM
le* . !
■q—Udi— lm twtmrmtmtÊ trmfi
mais Monmouth échappa à la fois aux dangers de la mer et à l'ennemi. Lorsqu'on arriva près des falaises du Dorsctshire, on jugea utile d'envoyer sur la plage un bateau avec un des réfugiés du nom de Thomas Dare. Cet homme, malgré ses manières et son esprit, vulgaires, avait une grande influence à Taunton. Il reçut pour instructions de se rendre dans cette ville, en traversant le pays, et d'apprendre à ses amis que Monmouth serait bientôt sur le sol de l'Angleterre ' .
Le 11 juin, au matin, le Helclerenbergh, accompagné de deux bâtiments moins considérables , apparut devant le port de Lyme. Cette ville est une réunion de ruelles escarpées et étroites, bâties sur une côte sauvage, pleine de rochers et battue par une mer orageuse. Elle était alors principalement remarquable par une jetée qu'on y avait construite, au temps des Plantagenets, en pierres non taillées et non cimentées. Cette ancienne construction, connue sous le nom de Cob, renfermait le seul havre où, sur une étendue de plusieurs milles, les pêcheurs pussent trouver un refuge contre les tempêtes du détroit.
L'apparition de ces trois vaisseaux , de construction étrangère et sans pavillon , inquiéta les habitants de Lyme, et l'inquiétude augmenta lorsqu'on ne vit pas revenir les employés des douanes, qui, selon l'usage, étaient allés à bord. Les gens de la ville montèrent sur les falaises, regardèrent longtemps et avec préoccupation, mais sans pouvoir trouver l'explication de ce mystère. Enfin sept bateaux se détachèrent du plus considérable de ces mystérieux navires et ramèrent vers le rivage. De ces bateaux débarquèrent quatre-vingts hommes environ, tous bien armés et bien équipés. Parmi eux étaient Monmouth, Grey, Fletcher, Ferguson, Wade
Voyez les Aveux de Wade dans les Hardwicke papers ; Harl. Mss.
MANU i
i'\ \hiIh.ii\ Bu y se, ofli< ici qui .i\ lit été bu >\>-
\'r\r< t. m de Bi andeboui Monmoulh ordonna le ulen< lilla nu le ii-
D ii d'avi <!•• 1 1
m- 1 les .uni- de la lit* le la pure religion,
pela les hénéilù timis «In m. •. -ni i •- qui |. ni restait
corc i h i omplii sur loi re. Il lii i • nsi conduisit ses hommes des falai* - dans la ville,
Vu [u'on nil sous quel < ta i el dans quel but
arrivait l'expédition, l'enthousiasme delà populal n'eut plus de I I » petite ville fui ' : emplir
• lu bruil et du tumulte des hommes qui « i et 1 1 en < i itnl : sfonmouth ! Monmoulh ! la r • I * protestante! Un drapeau hli u, étendai I d lui ai bore* but la place du man hé. i es pmvi munition» lui- ut <Icjm»x»Vs dans l'InM» 1 <!•• ville, «t un manifeste, exjio ml 1- le l"it de I ion,
lut lu dam I»-- cam i
manifeste, i hef-d'eeuvre du génie de 1 1 1 n'avail pas l«- Ion <|m « onvi< ut à un < ;
parli tirant l'épéc [>our une grande cause publiq uni- était uw libelle «!•• la plus I i.mt
par le l que p u l< sentiments . Il conl
sans doute bien d< us foiul<
vernement ; mai u ms étai
le -t\l. prolixe .t boursouflé d'un mauvais pamplilel, et il en i onten lit d'autn - dont ' honte i
din 1 1 ment sui leurs inventeui i. * »n j aflii n positifs que le duc d'Yoi I* .in. ni in< • u i
H . . i , I , - »t xlmough dat>
rtf— I iOi|»rim*, toi ' 1 I •*» ■
étranglé Godfrey, assassiné Essex et empoisonné le dernier roi : en raison de ces crimes infâmes et contraires à la nature, mais surtout de ce fait exécrable, l'horrible et barbare parricide , — tels étaient l'abondance et le tour heureux du style de Fergnson, — Jacques était déclaré un ennemi irréconciliable et sanguinaire, un tyran, un meurtrier et un usurpateur. On ne ferait avec lui aucun compromis; l'épée ne serait remise dans le fourreau que lors qu'il aurait reçu le châtiment qui lui était dû en sa qualité de traître ; le gouvernement serait établi sur des principes favorables à la liberté ; toutes les sectes protestantes seraient tolérées ; les chartes annulées seraient rendues; le parlement serait réuni chaque année, et ne pourrait plus être proroge ou dissous selon le caprice royal ; la seule force armée permanente serait la milice, qui serait commandée par les shérifs choisis par les électeurs. Enfin Monmouth déclarait qu'il pourrait prouver que , né d'un légitime mariage, il était par les droits du sang roi d'Angleterre; mais, ne voulant pas pour le moment insister sur ses droits , qu'il laissait à l'examen et au jugement d'un libre parlement, il désirait n'être considéré que comme le capitaine général des protestants anglais armes contre la tyrannie et le papisme.
Tout déshonorant que fût ce manifeste pour «r-eux qui le publièrent, il était cependant assez adroitement rédigé pour stimuler les passions du vulgaire. Snn effet, dans l'Ouest, fut grand. La gentrij et le clergé de cette partie de l'Angleterre étaient tories, à peu d'exceptions près. Mais les yeomen, les marchands des viïles, les paysans, les artisans étaient en général animés du vieil esprit des Têtes rondes. Beaucoup d'entre eux étaient dissidents, avaient été irrités par de mesquines persécutions, etétaientd'humeur à prendre partàtoute entreprise désespérée. La grande masse de la population abhorrait le papisme, et adorait Monmouth. 11 n'était point pour
m Ptpi i imrrt aaau i '« i
elle un éti i
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i-ll ill, qui était alors qui la
plu i : nifique m lison di < ;tmp ijjiic <1< I \ 1 ' ! I ieiei , li d<
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avide de ^<>n et de tou< h ivoi i, bi isaii l<
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i. A -"M arrivée i Ghard, mm eaoorte m compo-
de cinq milli I
shin 'in le r» avoir, • t l'une dea
tbles de fut une
compagnie <l»- neuf cents jeunes bommes, m îiuifoi blanc, qui ouvrirent la man entrée dana la
ville . Les changements de fortune qui lui avaient diéné l.i g ûent produit au< un - Qet nu le pi uple.
i! était toujours poui les multitudes le bon dm . le duc protestant, 1<' légitime li ne qu'une
conspiration pri\ait d«* -<•> dnutv III- - vinrent doi réunii odards en u grand nombre qu'il
n.mi ' snomsde>
i i nos. Il n'avait p is nu m t-<pi lin !)■
leU i re, <pùl . lait d< nn/r ■ - -.u
horami Dare in in. m en niAi i
tête «I" quarante « avali i lie, • i appoi tut de h 'un.
public il iii^ leS
t.ul l'i.-n ri s iippan m
Mi Bndport, p
• / m*§nmmimm
Ut». Il
s'opposer aux insurgés. Le 13 juin, le régiment rouge de la milice du Dorsetshire arriva dans cette ville. Le régiment du Somersetshire ou régiment jaune, dont sir William Portman, gentilhomme tory très-marquant, était colonel, devait arriver le lendemain1. Le duc se détermina à frapper un coup subit. Un détachement de ses troupes se préparait à marcher sur Bridport, lorsqu'un événement désastreux vint jeter tout le camp dans la confusion.
Fletcher de Saltoun avait été nommé commandant de la cavalerie, sous Grey. Fletcher était mal monté, car il y avait bien peu de chevaux dans le camp qui n'eussent été pris à la charrue. Lorsqu'il reçut l'ordre de marcher sur Bridport, il pensa que l'urgence et l'occasion exceptionnelle l'autorisaient à prendre, sans en demander la permission, un beau cheval appartenant à Dare. Dare se blessa de ce sans-façon, et accabla Fletcher de grossières injures. Fletcher se contint mieux qu'on n'aurait pu s'y attendre, vu son caractère bien connu. Enfin Dare, enhardi par la patience avec laquelle Fletcher supportait son insolence, s'avisa d'agiter sa cravache trop près du noble et fier Écossais. Le sang de Fletcher s'alluma, il tira un pistolet et tua Dare. Cette soudaine et violente vengeance n'aurait étonné personne en Ecosse, où la loi avait toujours été faible, où celui qui ne se faisait pas justice de sa propre main courait risque de n'en obtenir aucune, et où, par conséquent, la vie humaine avait aussi peu de prix que dans les provinces les plus mal gouvernées de l'Italie. Mais le peuple de l'Angleterre n'était pas habitué à voir employer des armes meurtrières, et répandre le sang à propos d'un mot ou d'un geste grossiers, sauf dans un duel à armes égales entre gentilshommes. Un cri général de vengeance s'éleva contre l'étranger qui avait assassiné un
1 llarl, Mss. C845.
;,;• » i.i - RF.BF.LLF.8 ET DE LA Mil ■ . I
ii Honmoutli n<' pul n -i ' n s.
I l< i« lui , qui , ton premiei mom trouvait confondu de honte et de n mords, • hercha un refuge à bord Ju W nti-
nent, el le rendit on Hou l l
menl Ire l'ennemi commun de la < hrélienl
Dam la situation des in un non •
(!<■ talent et d'énergie n'< lendemain matin, 1 f juin, I mit en mari he de bonne heui pour attaquei Bi idpoi i . il et indécise, telle qu'on pouvait l'attend n de doux luml. v
• le laboureurs, < <»uun. m. !••<•> |>.u .1 hUu<.u)mes
| ' i 1 1 « m U ri ili > iiNn ,l s, n|i|H ... v l'un.
Pendant quelque temps, l< - hommi - de Monmouth |*'U>ni li milice devant eux; mais la milice lit ensuite résistant e, el les hoinnu i\v M umnutli ■ i .ni . n
désordre. Grey et sa ea> d< i i< in - n iï inviit mu qu'ils te n trouvèrent i I yme ; mais w i al-
lia l'infantei ie, et la ramena en bon ordn
Des i lameura violentes i ent < onti i (
quelques-uns des uv»'nlun«'is pi. ■-•■!. -nt Mmuimuth .1. se montrei évère. kfoamooUi refus ■ toutefois A conseils. Sa douceui i été attribuée, par quelq
• ■■ i ivain nté naturelle, <jui ni ju>iju'à I.i l ni ••iit sup|iosé qu'il
voulu M .ni' i avei 1 i i le bcuI p ûi qui sei vit >l
armée. M lis il • »l probable que le <lu. , qui général de premii i ordre pi • naît h
blaienl de conseils, tint - nnipte «li- e«*i tau
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rience des affaires militaires. Pour être juste envers un homme qui a eu peu de défenseurs, il faut observer que la tâche qui fut assignée à Grey, pendant tout le cours de la campagne, était telle, qu'eût-il été le plus brave et le plus habile des soldats, il aurait eu de la peine à s'en acquitter. Il était commandant de la cavalerie. Il est reconnu qu'il faut plus de temps pour former un cavalier que pour former un fantassin, et plus de temps encore pour dresser le cheval que pour former le cavalier. On peut faire quelque chose d'une infanterie grossière et sans éducation militaire, qui a de l'enthousiasme et du courage physique; mais il n'y a absolument rien à faire d'une cavalerie inexpérimentée , composée de fermiers et de marchands montés sur des chevaux de chariots ou de poste; et telle était cependant la cavalerie que Grey commandait. La merveille n'est pas que ces hommes n'aient pas osé affronter résolument le feu de l'ennemi ou se servir vigoureusement de leurs armes , mais qu'ils aient été capables de rester en selle.
Les recrues cependant arrivaient par centaines ; tout le long du jour on s'occupait à les armer et à les exercer. Pendant ce temps-là les nouvelles de l'insurrection s'étaient répandues au loin. Le soir même du jour où le duc avait débarqué, Grégory Alford, maire de Lyme, Tory zélé et persécuteur acharné des non-conformistes, envoya ses domestiques répandre l'alarme parmi la gentrij du Somersetshire et du Dorsetshire, et monta lui-même à cheval pour se rendre dans l'Ouest. Il s'arrêta tard dans la nuit à Honiton, et, de là, expédia à Londres quelques lignes tracées à la hâte pour apprendre les mauvaises nouvelles ' : puis il poussa jusqu'à Exeter, où il trouva Christophe Monk, duc d'Albemarle. Ce gentilhomme , fils et héritier de Georges Monk, le restaurateur des Stuarts, étau lord lieutenant
1 Procès-verbaux des lords, 1 3 juin 1 68 5.
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