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pouvait en espérer, et il pensa que tant que la rébellion serait menaçante, sa fidèle noblesse lui serait plus utile dans les comtés qu'à Westminster. Il hâta donc la clôture des délibérations, et le 2 juillet prononça la fin de la session. Le même jour, il donna sa sanction à une loi qui faisait revivre la censure de la presse, qui n'existait plus depuis 1679. Quelques mots mis à la fin d'un statut qui prolongeait la durée de plusieurs actes suffirent pour atteindre ce but. Les courtisans ne crurent pas avoir remporté un grand triomphe. Les Whigs ne firent pas entendre un murmure. Ni à la chambre des lords, ni à la chambre des communes, il n'y eut de vote par division; il n'y eut même pas, à notre connaissance, de débat sur une question qui, de nos jours, bouleverserait le système de la société. A la vérité, le changement était léger, et pour ainsi dire imperceptible ; car, depuis la découverte du complot de Rye-House, la liberté de la presse n'existait que de nom. Depuis plusieurs mois, il n'avait été publié contre le pouvoir aucun pamphlet, si ce n'est clandestinement, et on pouvait encore en publier de semblables de la même manière '.
Les chambres se séparèrent ensuite ; elles ne furent pas prorogées, mais seulement ajournées, afin que, lorsqu'elles se réuniraient de nouveau , elles pussent reprendre leurs affaires juste au point où elles les avaient laissées 2.
Tandis que le parlement lançait ainsi des lois sévères contre Monmouth et ses partisans, le duc trouvait à Taunton une réception bien faite pour entretenir en lui l'espérance que son entreprise aurait une heureuse issue. Taunton, comme beaucoup d'autres villes du Sud de l'Angleterre, était alors plus importante qu'à présent. Ces villes n'ont pas décliné; au contraire, elles sont
1 1 Jac. 11, c. 17. — Procès-verbaux des lords, 2 juillet 168a, 3 Procès-verbaux des lords ,t des commuxies, 2 juillet 1C85.
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