‹ Histoire d'Angleterre, depuis l'avènement de Jacques IIChapitre 7 sur 63 · PÉTITION DF^ DROITS · texte numérisé non relu

PÉTITION DF^ DROITS

de I "i eU peuple à la jni i<li< -

mu v martial

I e jour où la sain Lion royale tut. après bien «!• - dél donnée solennellement i d u le, lut un joui de joie

l'espoir. Les membn des communes, qui encombraient la barre de la i hambre des lords, éclatèrent en bru) tntes acclamations aussitôt que le -i Hier i ni prononcé les anciennes formules par lesquelles nos prii ont,d< puis des si& nifié leur assentiment aux vœux

des états du royaume. ide la capitale et de la na-

tion Grent écho u clama tions; mais, en moini

trois semaines, il devint évident que Charles n'avait pas l'intention d'observel le pa< U qu'il it.L sub-

sides a< cordés par les représ ntants de la nation et tient levés, mais les promes tuxquelles < es Buh

avaient I tient rompu* s. lu noient i onflil

s'ensuivit. Le parlement fut dissous dans des foi mes <|m i tout le mécontentement du roi. Quelquesuns de ses membres les plus distingués furent incara et de ce nombre faisait partie m; .i<>hn Eliot, qui mourut en prison a] m'^ plusieurs années de Bouffran<

Charles, toutefois, ne pouvait pas se hasard* r, <l< autorité privée, à lever des taxes suffisantes poui continuel la - u< rre. En i on i quence il se hâta de fait paix av< i donna aloi b toute son attention

a la politique intérieure.

alors une nouvelle ère comment a. i»i- odes rois anglais avaient, à l'occasion, commis des actes inconstitutionm ls, mais i tmais aucun a'avait systématiquement - d'arriver au despotisme et de réduire le parlement a une t omplète nullité. Tel fut le but que Charles se prop nettement. I I I ne furent pas convoqu puis mars 1629 jusqu'à avril 1640. Jamais, dans . histoire, une période de onze années ne s'él ulée

entre doux parlements, i ne seule fois, il > avait «u un intervalle plus court de moitié. Ce fait seul suffit pour

réfuter ceux qui représentent Charles comme n'ayant fait que suivre les traces des Plantagenets et des Tudors.

11 est prouvé, par le témoignage même des plus ardents défenseurs du roi, que, durant cette partie de son règne, il viola, non occasionnellement, mais constamment et par système, les dispositions de la pétition des droits; qu'il leva, sans aucune autorité légale, une grande partie du revenu public, et que les personnes qui donnaient de l'ombrage à son gouvernement pourrirent pendant des années en prison, sans jamais être appelées à se défendre devant aucun tribunal.

L'histoire doit principalement faire peser sur le roi la responsabilité de ces actes; car, à partir de son troisième parlement, il se servit à lui-même de premier ministre. Toutefois quelques personnes, dont le caractère et les talents convenaient à ses desseins, étaient à la tête de différents départements de l'administration.

Thomas Wentworth, créé successivement lord Wentworth et comte de Strafford, homme de grande capacité, plein d'éloquence et décourage, mais d'une nature impérieuse et cruelle, était le conseiller le plus écouté dans toutes les affaires politiques et militaires. 11 avait été un des membres les plus distingués de l'opposition, et ressentait, pour le parti dont il avait déserté la cause, cette rancune particulière qui, de tout temps, a caractérisé les apostats. Il connaissait parfaitement les sentiments, les ressources et la politique du parti auquel il avait récemment appartenu ; et il avait formé un plan vaste et profondément médité qui fut bien près.de triompher des hommes d'État habiles qui dirigeaient la chambre des communes. C'est le plan que, dans sa correspondance confidentielle, il appelle du nom expressif de système « outrance. Son dessein était de faire en Angleterre tout i e que Richelieu avait fait en France, et même plus; de rendre Charles aussi absolu qu'aucun monarque du continent, de mettre les états du royaume et la liberté per-

W1 NTWORTI Kl I M D. W)

sonnelledu peuple entier à la disposition de U couronne, de priver ta tribunaux de toute autorité indépi ndante, même dans ta questions ordinairefl «l»' « ! i « » î t civil entre simples particuliers, et de punii sans m< rci quiconqt* rait entendre des murmures conln du gouver-

nement, ou qui en appellerait «'■ i an ti ibu-

nal quel qu'il lui, et quelque n gulier, » aime 1 1 mod ré <|u<- fût cet appel '•

tel fui -.m but, et il -m \.»ii in'— «ii>tim lement lseul chemin qui pouvait I ' . lire. Il y avait \'iii,i-

blement dans ses idées m: , une » ohérem e, une

pré< ision qui l'eussent rend ; digne d'une haute admiration, /il n'eût pas poursuivi un l>:it | \ | oui paya et le -■ are humain. 11 \ it qu'il q'j avait qu'un instrument, 1 1 ni! iulem< ut, qui i i'it lui servi] i exé uter t audacieux projets. <• I instrument, c'était une armée | .nie. Il employa donc toute l'énergie de >« *i i vigoureux esprit s former cette armée. En Irlande, dont il était vice-roi , il rétu sit i omplétemenl à étal lir !•• despotisme militaire, non-seulement sur la population aborigène, mais encore bui ta colons anglais, si : qu'il put se vanter d'avoir rendu, dans cette lie, le i i aussi absolu qu'aucun autre prince du monde enti< :

L'administration c clésiaslique,à la même époque, était principalement dû igco par William Lau 1, archevêque de I lerbury. De tous ta prélats «le l'Église angli< l .nul i.nt celui qui s'était le plus éloigné des prin< i|" i li réformation, ûl rapproché le plus «l<- Roux

1 La corro»poml*n i ot tout te

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l.iijin Ile je mi» .irr \ne d'ail-

i iifillrui :

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du l I4i

OS l'Angleterre avant la restauration.

Hiéologie était encore plus éloignée de la théologie calviniste que celle des arminiens hollandais. Son amour pour les cérémonies religieuses, sa vénération pour les jours de (été, les vigiles, les lieux consacrés, son aversion mal déguisée pour le mariage des prêtres, le zèle ardent et peu désintéressé avec lequel il affirmait les droits du clergé au respect des laïques, l'auraient rendu un objet d'aversion pour les puritains, quand même il n'aurait usé (pie de moyens légaux et doux pour atteindre à ses fins. Mais son intelligence était étroite, et il n'avait eu que peu de relations avec le monde. Il était par nature téméraire, irritable, prompt à sentir les blessures faites à sa dignité, lent à sympathiser avec les souffrances d'autrui, et enclin à une erreur commune à tous les hommes superstitieux, celle de prendre pour les émotions d'un zèle pieux, des boutades moroses et des accès d'humeur furieuse. Sous sa direction, pas un coin du royaume n'échappa à une surveillance constante et minutieuse. Les plus petites congrégations de séparatistes étaient traquées et dissoutes. Les pratiques religieuses des familles dans leur intérieur n'échappaient même pas à la surveillance de ses espions. Ses rigueurs inspirèrent de telles craintes, que la haine mortelle de l'Église, qui couvait dans des milliers de cœurs, se dissimulait généralement sous une apparence de conformité. A la veille même de ces troubles si désastreux pour lui et son ordre, les évêques de divers diocèses considérables lui écrivaient qu'on ne pouvait pas trouver un seul dissident dans toute l'étendue de leur juridiction '.

Les tribunaux n'offraient aucune protection aux sujets, contre la tyrannie civile et ecclésiastique de cette période. b's juges des cours ordinaires, qui n'exerçaient leurs (onctions que selon le bon plaisir du roi, étaient scandait usement obéissants. Cependant, malgré leur servilité, ils

1 Voyez son rapport à Charles, pour i'année 1639.

rruniNux arrittuip' 91

ni, poui le |M.n\(.ii • I iles Lifs qu'une cei laine cla

don! le Bouvenii est i urù'hui,

im e de plus il" deux Biècl m .« lu n

! n léte de ces < oui », les ] , nvoir « i

infamie él ii< ni la ch n I l.i-il , inquisition poli-

tique, el la I

l'uni' m i : partie <l«- la t

lion de l'Angleterre, la ch mbre de l'ÉI ;i* avail ndue el établie roi on nouveau : la h

i ommission avail été ci les Tudors. Le |

étendu el formidable que i

lé avant ravénemenl de Cbarl< il rien

pendant comp : i •lui qu*< ll< - usurpèrent il

> lie par l'espi il violenl du primai , aflï mi du parlcnx nt, ellt i mon-

ni une rap icité, une violem e . une ên< i i- malfainues aui nts. 1 1 gouvei nemenl

lui i même, avec ces instruments, d'imposer dk b amendes, d'emprisonner i de clouer au pilori, de mutilei le. Un conseil spécial , qui . eail à Voi k sous la prési lence de Wentworth, fui armé, au m* pris tir l.i loi el par an simple icte de la | alo,

d'un pouvoii à peu près illimité sur le ■ comtés du Nord. Tous <• - tribunaux insultaient il l lutorilé de

troinster-Hall , enl chaque joui

,, qu'ont hautemenl condami enta

royaliste l Ion nou a] pn -.'I - lotil le

iume, il \ i\ til i peine un liomm< c qui n\

par • \|" rsounell uvé la ci nauté el la

rapa< ité de la i hambre de N qu< la h iule « om-

ion s'étail i enduite de un s ni : n lisau dans loul le i ! que la tyi

nie «lu conseil d'York i il de la grande i h irle uno

lettre morte au nord de la i renl.

i Lde I Ai; !■ l< rre él iii maint* n ml mr

tous les points, sauf un seul, aussi despotique que le gouvernement de la France, Mais ce point unique était de la dernière importance; il n'existait pas d'armée permanente. L'élément essentiel de sécurité manquait donc à cet échafaudage de tyrannie, qui pouvait être renversé en un jour; et si l'autorité royale levait des taxes pour l'entretien d'une armée, il était probable qu'une explosion immédiate et irrésistible éclaterait. C'était là ia difficulté qui, plus que toute autre, embarrassait Wentworth. Finch, le lord garde des sceaux, de concert avec d'autres légistes, fonctionnaires du gouvernement, indiqua un expédient, qui fut adopté avec empressement. Les anciens souverains d'Angleterre, de même qu'ils sommaient les habitants des comtés voisins de l'Ecosse de s'armer et de s'équiper à leurs frais pour la défense de la frontière, avaient aussi sommé quelquefois les comtés maritimes de fournir des vaisseaux pour la défense des côtes. De l'argent avait été quelquefois accepté en place de vaisseaux. On se détermina donc non-seulement à faire revivre, mais à étendre cette vieille pratique depuis longtemps abandonnée. Les anciens princes n'avaient levé l'argent des vaisseaux (ship money) qu'en temps de guerre ; on l'exigeait maintenant au sein de la paix la plus profonde. Les anciens princes n'avaient, même dans les guerres les plus périlleuses, levé le ship money que dans les provinces des côtes ; maintenant on l'imposait aux comtés de l'intérieur. Les anciens princes n'avaient levé le ship money que pour la défense de la nation; il était levé maintenant, de l'aveu des royalistes eux-mêmes , non dans le but d'entretenir une marine , mais dans le but de fournir au roi des subsides qu'il pourrait élever à sa discrétion à n'importe quelle somme, et dépenser à sa discrétion à l'exécution de n'importe quel dessein.

L'alarme et l'exaspération s'emparèrent de la nation entière. John Hampden, gentilhomme opulent et bien

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n<'' du Buckinghamshire, très-considéré dam ion *©isinage, mais d*un€ réputation peu grande encoi dans !<■ royaume, eut le courage de preodra l initi ih\«' de la ré , .r.iiii ni. i le pouvoir «lu gouvei nenu rit,

«•( <!<• prendre | i son compte les d< p< ns< s et les pé-

i il d'un débat sur la prérogative que le roi voulait b arroger. I 'affaire l'ut plaidée devant les juges de la cour (!<• l'échiquier. Les arguments dirigés contre les prétentions de la « union H-- <'•!,; niit ai forts que, malgré la vilité et la dépendance des juges, la majorité contre Hampden lut la plus faible possible. C'était néanmoins une majorité. I « - interprètes de la l"i venaient donc de déclarer qu'une taie énorme et prodin tive pouvait imposée par l'autorité royale seule. Wentworth obs justement que leur décision ne pouvait se justifier que par des raisons aboutissant directement aune conclusion «jiuls n'avaient p tirer. vi un impôt | m »i 1 \ ut iiriii levé -.m> !•• consentement du parlement pour l'entretien d'une Ûotte, il était difficile »!«■ nier

(jn'iin impôt ne pût être levé !■• ilement sans I nsen-

tement «lu parlement, pour l'entretien d'une arn

La décision des jugea accrut l'irritation du peuple. Un siècle auparavant, une irritation moins sérieuse aurait produit un soulèvement gén< rai; mais le mé onU n- Icment ne prenait plus aussi rapidement qu'au trel li foi me de la n bel lion. I es pn la 1 1< lusse .1 .!.

1 ivilisation nationales avaient été depuis longues années constant et ininterrompus. Soixante-dix ans s'étaient écoulés depuis que les grands comtes du Nord avaient pris les armes contre Elisabeth; et, pendant ces s »i\anteih\ ans, il n'y avait pas au de guem civile, lamais, dans tout le 1 "in 1 de l'existern e de V \ngl< loi re . uni longue péi iode ne s'était 1 sus luttes int-

1 hommes s'étaient habitués aux travaux des 1 dustries paisil li 1; et, tout exa* [u'ils tu— ni, il

tèrent longtemps avant <ie tu. 1 r. -p.

Ce fut le moment le plus périlleux pour les libertés do la nation. Les opposants commençaient à désespérer des destinées de leur pays, et beaucoup d'entre eux tournaient leurs yeux du côté des solitudes américaines, comme vers le seul asile où ils pussent jouir de la liberté civile et de l'indépendance religieuse. Là, quelques puritains résolus, prêts à tout souffrir pour leur religion, ne craignant ni les colères de l'Océan , ni les privations de la vie barbare, ni les griffes des bêtes sauvages, ni les tomahawks d'hommes plus sauvages encore, avaient bâti au milieu des forêts primitives des villages qui sont maintenant de grandes et opulentes cités; mais qui, à travers tous leurs changements , ont conservé quelques marques du caractère que leur avaient imprimé leurs fondateurs. Le gouvernement regardait avec aversion ces colonies naissantes, et essaya par la violence d'arrêter le courant de l'émigration, mais il ne put empêcher la population de la nouvelle Angleterre de se recruter largement d'hommes au mâle cœur, et pleins de la crainte de Dieu, sortis de toutes les régions de la vieille Angleterre. Wentworth, à ce même moment, bondissait de joie à la pensée du triomphe prochain de*son système à outrance. Quelques années lui suffiraient probablement pour l'exécution de son grand projet. Si une économie stricte était observée, si toute collision avec les puissances étrangères était évitée avec soin, les dettes de la couronne seraient liquidées, on aurait des fonds suffisants pour l'entretien d'une grande force militaire, et avec cette force on aurait bientôt raison de l'esprit réfractaire de la nation.

A ce moment de crise, un acte de bigoterie insensée changea soudainement et complètement la face des affaires publiques. Si le roi eût été sage, il aurait observé une politique prudente et modérée à l'égard de l'Ecosse, jusqu'à ce qu'il eût été tout à fait maître du Sud de notre île. Car l'Ecosse était de tous ses royaumes celui

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lindre qu'âne étincelle | one flamme, • t celte Qamme on incendie. A 1 1 vén H . il ii ;i\.ui dm i Edimbourg i lion

ititutionnelle i oimne i elli qu'il ,i\.'ii n itminster. Le pariemenl de boo roytmne du x était três-difTérenl du corps politique anglais du môme nom. il était nul censtitué , peu i on

\.lif é aiKUllf l.-tl K lum sr| |rll>.- ,111 ;

voir dos pi eui a de ' h u les. Les trois 01

ni dans la même asseml li e. I es déput 1 des bourgs n'étaient considérés <|u<' tomme leq servit

• •t 1rs dépendants de la grande nol \ an acte iT\ pouvait être présenté jusqu'à ce qu'il eût été approuvé par Les loréU 0V1 ttriicles^ comité nommé de Fait, -• 1 déforme, par la couronne. Mais si le parlement était obéis inl , le peuple 1

était et avait toojoui singulièrement

turbulent et Ingouvernable, l es Écossais avaient liné le premier Jacques tl.m* ^.1 « liamlnv

• Ikt, avaient a «lr |»u».s pris los armes contre laoques II. avaient tué Jacques 111 sur le champ o\ bataille, avaient brisé le cœur de Jacques \ par leui insubordination, déposé et emprisonné Marie, tenu son fils en capth Ité. U 01 < 11 toujonrs

i intraitable. I ours habitudes étaient rades et n tiales. Tout le lon( le la frontière du Sud et d< la l

qui llillltrs |.||W ,|,> 1 ». ■ — ■• Mil.'

imvssantr 'tendue du pays, les hommes étairnt babiiué* à 1 ur propre main. Quelle que

!<'• ipie 1 1 nation ai ût an< i< nnemenl ;ni\ ite fidélité s'était refroidi tnt leur

du sol et les 1 rinflurm <■

i nprAme m l'e pi it publie. 1 es l< I animés .In

inrn il qui ivait : [»lus d'une fms

Douglas à résister à la maison royale, et les prédicateurs avaient hérité des opinions républicaines et de l'indomptable esprit de Knox. Les sentiments religieux et les sentiments nationaux de la population avaient été blessés à la fois. Toutes les classes se plaignaient à l'unanimité que leur pays, ce pays qui avec tant de gloire avait résisté aux plus habiles et aux plus braves Piantagenets, fût devenu, de fait sinon nominalement, par le concours de leurs princes nationaux, une province de l'Angleterre. La doctrine et la discipline calvinistes ne s'étaient nulle part en Europe emparées aussi fortement de l'esprit public qu'en Ecosse. L'Église de Rome était regardée par la grande masse du peuple avec une haine qu'on pourrait appeler justement féroce, et l'Église d'Angleterre, qui semblait devenir de jour en jour plus semblable à l'Église de Rome, était l'objet d'une aversion à peine moindre.

Le gouvernement depuis longtemps désirait imposer l'anglicanisme à l'île entière, et avait déjà dans cette pensée fait divers changements que tout presbytérien avait vus du plus mauvais œil. Une innovation toutefois, la plus hasardeuse de toutes parce qu'elle tombait directement sous le jugement du peuple, n'avait pas encore été tentée. Le culte public était toujours célébré selon les formes agréables à la nation, et adoptées par elle. Néanmoins Charles et Laud résolurent d'imposer aux Écossais la liturgie anglicane, ou, pour mieux dire, une liturgie qui, tout en diftérant de la liturgie anglicane, n'en différait qu'en pire, au jugement de tous les protestants rigides.

Notre pays doit sa liberté à cette mesure prise par un pur caprice de tyrannie, et par une criminelle ignorance ou un mépris plus criminel encore du sentiment public. La première célébration de ces cérémonies étrangères produisit une émeute. L'émeute devint rapidement une révolution. L'ambition, le patriotisme, le fanatisme, se

Il Hgl v\< I DE i "i 1,,;'

fondirent en un même impétueui lorrenL Tonte la lion i»i it loi -ii mes. I - de l \ ienl

bien à la vérité, < omrac on pal l'en couvain» requolquj années plu- lard, suflisantes pour maintenir II mais une grande partie 'In peuple an vmpath

alimenta religieux '!• - m u oup

il' \n ii icrupuleui ;'i l'endroil des antiphonii

des génuflexions, des autels • •! des surplis, voyaient avec plaisir I'-- pi l'une révolte qui semblait devoir con-

fondre le | ■! ta arbitraires de la cour, et rendit saire la convocation «l'un pai lement.

Wentworth n'est pas responsable du caprice insensé qui produisit détela résultats! et qui en réalité boulev< tous ses projets . Mais il n'était pasdai iturede

conseiller la coi a. On « ssaya «loue (!«• réduire l'in-

surret in, ii par l'épée; mais les ressources et les lali ota militaires du roi et tient insuffisants pour accomplir < tâche. Imposer illégal ment de nouvelles tau - à l'Angleterre <ïit été folie dans un tel moment. Il ne restait d'autre ressource que dans un parlement, et en conséquence, au printemps de 1640, un parlement fut convoqué.

La nation avait été réjouie pai l'espoir de voir rétablir ! ouvernement constitutionnel et i< dresseï h I i nouvelle chaml commun* a était plus nx

1 1 plus respectueuse i avers le trône qu'au unedV aînées depuis la in«»ii d'Elisabeth. La modération de cette assemblée .1 été vantée hautement par les i"\ distes les

plii> éminents9et semble avoir doi bien des ennui

i iusé bien d< s désappointements aui chefs de Popj tion. Mais cette modération i*< u rçaen pure pi U I t î « 1 1 1 < - invariable de < harli », la< tique également impoliliquc el mesquine, était d< refus i toute satisfaction sus désirs de son peuple, jusqu'à ce que ces désirs fui

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exprimés d'un ton menaçant. Aussitôt donc que les communes se montrèrent disposées à prendre en considération les griefs dont la nation avait souffert pendant onze ans, le roi prononça la dissolution du parlement avec des marques évidentes de mécontentement.

Entre la dissolution de cette assemblée éphémère et la réunion de cette assemblée à jamais mémorable , connue sous le nom de Long Parlement, quelques mois s'écoulèrent, pendant lesquels le joug pesa plus durement que jamais sur la nation, dont l'esprit s'enflammait de plus en plus, et dont les colères contre la tyrannie grandissaient sans cesse. Des membres de la chambre des communes furent interrogés par le conseil privé sur leur conduite parlementaire et jetés en prison pour avoir refusé de répondre. Le ship money fut perçu avec une rigueur croissante. Le lord-maire et les shérifs de Londres furent menacés d'emprisonnement pour cause de lenteur dans la rentrée des taxes. Des soldats furent enrôlés de force, et l'argent nécessaire à leur entretien fut arraché à leurs comtés, par exaction. La torture, qui avait toujours été illégale et qui avait été récemment déclarée telle par les magistrats serviles de cette époque eux-mêmes, fut infligée pour la dernière fois en Angleterre au mois de mai 1640.

Tout dépendait maintenant de l'issue des opérations militaires du roi contre les Écossais. Parmi ses troupes, il y avait peu de ce sentiment qui sépare les soldats de profession de la masse de la nation et les attache exclusivement à leurs chefs. Son armée, composée en grande partie de recrues regrettant la charrue dont elles avaient été violemment arrachées, et imbues des sentiments religieux et politiques alors dominants sur toute la surface du pays, était plus dangereuse pour lui-même que pour Pennenu. Les Écossais, encouragés par les chefs de l'opposition anglaise, et ne trouvant qu'une faible résistance dans les troupes anglaises, passèrent le Tweed et la Tyne

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