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connu de Henri ^ et sa vigilance dans les
affaires , que , lorsqu il éleva Becket à Tarcbevéché de Gaaterbury ^ il était satisfait, sur de bonnes raisons , de Tadministratioa de ce favori dans la première grande place qu^il lui avait confiée } qiie mêmei si ce prélat avait dépensé au-delà des émolumens de sa place, le roi savait que cette dépense n^était pas répréhensible^ et qu'elle avait ^ eu grande partie, le bien de son service pour objet. Deux ans s^étaient écoulés depuis
que licckcL avait rendu les sceaux, sans quon Tcùt inquiète à cet égard: ce ne fut qu^au moment de la dispute sur ses privi* léges ecclésiastiques qu'on en éleva la prétention , et qu'il fut tout-à-coup requis de produire un compte si embrouillé, d'une sî grande étendue, et devant un tribunal qui venait de montrer à découvert la résolution de l'opprimer et de le perdre. Il n'était pas possible que le primat trouvât des caultons pour une somme exorbitante et incerLûne, qui , à l'estimation du roi, se montait à quarante-quatre mille marcs; les su.fragans de liccket furent triès-embarras^cs à lui donner des èonseils dans une affaire si
critj^aue : l'évêquc de Winchester lui sug-
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géra d'offrir seulement deux mille marcs , à condition d'être désormais à l'abri de toutes recherches 5 mais le roi rejeta cette ofire. Quelques prélats conseillèrent au primat de résigner son siège pour obtenir à ce prix une quittance générale ; d'autres furent d'avis qu'il se soumît entièrement à la miséricorde de son maître : mais plus cette persécution était rigoureuse, plus son courage l'animait à la soutenir sans faiblesse- II se détermina donc à braver tous ses ennemis; et, se reposant sur la sainteté de son caractère, à lier sa cause avec celle de Dieu et de la religion , et à s'attendre traaquillement aux derniers efforts de l'indi ffnation du roi. , • » ^
Après quelques jours passés à délibérer, Becket alla à l'église, et y célébra la messe, dont il avait auparavant ordonné que l'introït commençât par ces mots : Les princes ^ se sont levés ^ et ont parlé contre moi; passage consacré à la féte du martyr saint Etienne, auquel le primat se comparait ainsi tacitement , comme souffrant de même pour l'amour de la vérité. De là il se tian^porta au palais , revêtu de ses habits pontificaux ; et j (1^5 qu'4 fot tirriy ç aux portes.
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1^ HISTOIEE (lt64)
SI prit sa crosse , la porta élevée devanâ lui^
comme sa sauvegarde , et marcha de cette manière à rappartement du roi. Ce prince^ qui était dans un arrière-cabinet , étonné de Tappareit aveclequel le primat semblait menacer lui et sa cour d^une sentence d^ex^ communication , envoya quelques prélats
marche ; ils lui reprochèrent de les avoir entraînés par son exemple à signer les constitutions de Clarendon, et de vouloir, maintenant qu'il était trop tard, secouer toute subordination à la puissance civile y et les envelopper dans le crime de violer des lois établies de leur consentement y et ratifiées par leurs signatures* Becket ré« pondit qu'il avait en eflfet signé les constitutions de Glarendon loyalement y de donne Joij et sans fraude ou réserve; mais que \q s auj les droits Je i'i^^/^e restait toujours sous-entendu dans ces mots, et, étant lié avec la cause de Dieu et de son Eglise, ne devait jamais être annulé par aucun serment ni engagement quelconque 3 que s'ils avaient erré en renonçant aux privilèges ecdésiastiques , lameilleitre façon d'expier cçtte faute était de rétracter leur promefise^
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qui , en pareil cas j ne pouvait être ohligar téire ; qu'ils ne devaient reconnaître que rautorité du pape sur cet article , et que le j^ontife, avait solenuellement abrogé ces c^nstitutibà^ , et relevë de leur serment ceux qui avaient juré de les observer ; qu'il ' était prouvé évideniment qu^bn avait pris la résolution d'opprimer l'Eglise ; que l'orage s'était d'abord formé «ur sa tètéj que^ pour une faute légère en elle-même , et qu'on lui avait imputée à faux , il s'était vu tyranniqoemelit condamné à une peiné rigoureuse ^ que depuis on lui avait encore suscité, lîn procès kkàiâj sur lequel il ne pouvait attendre aucune justice; qu'enfin il se regardait comme la victime choisie pour préparer, par sa perte, râbrogatiôn prochaine de toutes les immunités du clergé ; qu'il défendait pdâtiVement à tous les évêques, ses sufFragans, d'assister à Tinsti-uction d'un semblable procès , et de donner leur sstÉëdoa?- à àudiitie séiiteti^ coÀtré lai y qu'il se mettait, lui, et son siége^ sous la fnrbtédtidrh du sochretî^^ontifë, et appelait à sa sainteté de toutes les peines qu^il l^iàirait à ^sc^ iniqu)és' juges de lui in-fligerj que, quelque redoutable que fût