‹ Histoire d'Angleterre, depuis l'invasion de JulesCésar jusqu'à la révolution de 1688Chapitre 16 sur 19 · HISTOIRE * ( U · texte numérisé non relu

HISTOIRE * ( U

roi de Ff ance ^ et avÀt résola de retenir '

Richard , F ennemi de ce monarque, dans une captivité perpétuelle, de garder l'argent qu'il avait déjà reçu pour sa rançon , ' et d'extorquer de nouvelles sommes de Philippe et du prince Jean , qui lui fai« saieut^l^ur cet effet lès offres les plus considérables. Il donna ordi e que llichard fût poursuivi et arrêté ; mais ce prince fît tant de diligence, et s'embarqua si à propos a la bouche de FEscaut, qu'il était déjà hors de -la vue des c6te$ lorsque les émissaires 4 de Tempereur arrivèrent à Anvers (i)*

' La joie des Anglais fut ex.treme en revoyant un monarque qui avait éprouvé tant de malheurs , acquis tant de gloire , et rendu leur nation si célèbre jusqu'aux extrémités de FOrieut, où elle n'avait jamais porté sa renommée. Des que ce prince fut arrivé , il procura une occasion u ses

(î) Il s*"}' embarqua sur un vaisseau de sa propre flotte. Quatre jours sV'taient perdus dans la na-. vjgation diiîicîic du fleuve. Les vents contraires le retinrent pins de cînr; jours encore dans le port de Swine y en face de Vïïe dé Cadsant; er enfin il âébaic£na h Sandwich , au brait des acclamations^ de SCS sujets , après une absence de plus de <juait:c ans* (^Lui^arcL)

("94) d'akgleterbb. i85 sujets de signaler publiquement leur aiegresse, en se faisant couronner une seconde fois à Winchester, comme s*il eût voulu par cette cértmoaie se .réinstaller sux' le trône, et effacer, pour ainsi dire, la marque de ses fers(i), La satisfaction universelle ne fui pas même refroidie lorsqu'il déclara son dessein d'annulé les aliéi^tions onë- • reuses que la nécessité lavait contraint de faire avant son départ pour* la ,T,errre- Sainte. Il tint aussi un grand conseil où tous les Larons opinèrent à confisquer les possessions du prince Jean, pour cause de trahison de sa part; ils aidèrent même le roi à réduiie les forteresses qui restaient entre les mains desadhérens de son frère. Aussitôt que Richard eut mis ordre k tout Qn Angleterre, il passa eu Moimandieavec

(i) Le doctcm LIn-aiJ,au conlraire , assure que, dans ic gianrî conseil du royaume (Je même dont linmc |,>ai]e plus bas) tenu à JSouingham, et coDiposcde quinze pairsspirîlaels et temporels, et oc la reine mère, Eiconore, on employa le dernier jour à discuter la question extraordinaire de savoir s'il était nécessaire que le roi fui couronne- ' dcnotlT^eau, cl qnc.l^assemblce se piononca pour laffirmativc, contre ropinioa pcrsonnelio^ de Pûchard, . * .

â86 n^Y«É {Ué^)

tme année , impatient de faire la guerre à Philippe, et de 6é tMger de tniites le» injures qu'il en avâit reçu^'S. Dès que ce monarque apprit la déliTr&uce du roi d'Ajaglmtté, il ël^it à doik tsoûtêàété le pÈioee Jean : Prenez garde à s^ous , le diable a prisé sa chaîne*'

Lorsque Ton se représente deux soûvérains si puîssans et si belliqueux, enflaib- • Ittëa d^uoe haftie pefsoniiette Tuti cottti^ l'autre , irrités par des outrages réciprocpies , excitik par la riralité , poussés par des intérêts ^opposés, et aigutillotttiés panr l'orgueil et la violence de leur caractère, la cariésîté se ré?eiUe , oil s^attehd à ttne guerre furieuse et obstinée , marquée par les plus grands éyénemens, et terminée par qnelqne catastrophe sorprenatite. Cependant les suites qu'eurent ces hostilités fu** refit si frivoles, que l'historien le plus passionné pour les desciîptions millLalres hasarderait à peine d'en efïleurer le détail; preilve certaine de la faiblesse des ro0 de ce temps-là , et du peu d'autorité qa^ils avaient sur leurs vassaux mutins» Le total des exploits de part et d^autre se réduisit à la prise d'un château y à la défaite d'un

{i ï 94) D^iMfBHHftBB*

parti de soldats écartés et surpris, et & une rendpntré de caTsAerre, qtd rassembla pïtftôt à une déroute qu'à un combat. Richard obligea Philippe de lever lé Aége yek"iieuil, prit Loches, petite viHe d^'Anjôtl, %e rendit maître de Beaumoat et de quelc^uès àiiti^es places peaiitfp^rttétiïté»^ let^ srprtlàdb miséralDles prouesses, les deux rois entamèrent déjà des propositions d^accommod)}ment. Philippe Tdflll^ que, sioû oonclttdtt nne paix générale, il fut défendu auit barons de$ deux côtés de se faire la gàiE^ les uns aux autres; mais Richard répondît que c'était un droit de ses vassaux dont il ne poavâit ks dépotnifei^; A lâ sùîtie de ces négociations inutiles , il y ent une âCtion entre la çiàVàlelie française étjla )E5aYaleric anglaisé h ï^rèttevàl , où k prërhiWe fut mise en déroute , et les chartes, les àtchiires de la France, qiii^^lràic^ èUfiàiÉif rement alors la personne du roi, furent prises. Philippe eut sa revianehe de cèt édiec par TaVàntéfgfe '<pi11 téiîiportà ile^i^t Vaudreuil; après quoi les deui ihonar^ues i^ent enfiti obligés pat tefiir pr ôpf e itnptyb' sànce de conclure tthe trêve d'un an. *^ Pendant le cours de cette guerre; le

t88 ' HISTOULE 1^94)

prince Jean abandonna Philippe, se jeta

aux pieds de son frère, implora sa clëmence, et, à la prière de la reine Eléonore, rentra en grâce avec lui. ce Je lui pardonne, tt dit le roi| et j^espère que j^oublierai aussi aisément ses torts qu'il onblieramon parce don, 5J Jean était incapable de rentrer dans son devoir sans flétrir cette démardie même par quelque horreur* Avant de quit- . ter le parti de Philippe, il invita à dîner tous les officiers de la garnison «pie ce mo. narque avait placée dans la citadelle d'E* vreux, les fit massacrer indignement pendant le repas , tomba sur la garnison avec le secours des bourgeois, la passa au fil de Tépée^ et rendit la place à son frère.

Le roi de France était le principal objet .du ressentiment et de l'animosité de Ri«*. cfaard ; la conduite de son frère Jean^ de rcmpereur et du duc d'Autriche avait été Sibasse^ si honteuse/avait .inspiré une indication si générale , et les déshonorait à tel point, qu^ii s'en croyait assez vengé* Comme il est impossible de haïr violemment ceux que Ton méprise , il parait quUl . ne conserva aucun projet de les punir da-

« vaatage. Lie duc d'Âutriehe^ environ dans

( 1 1 g4) d'aNGL£T£BB£. 1 8^

ce même temps , fit une chute de cheval h un tournois , et se froissa la jambe j la fièvre se joignit à cet accident et le rendit

dangereux. Les approches de la mort éclairèrent ce prince sur son injustice à Tégard du roi d'Angleterre ; il en eut des remords, , et ordonna par son testament que tous les otages anglais fussent mis en liberté , et qu'on n'exigeât rien du reste de la dette : son iils parut incliner à ne pas remplir ses dernières volontés ; mais le clergé le con* traîg-nit à s'y soumettre. L'empereur fit aussi des avances d^amitié à Richard^ et lui olSrit de lui donner quittance de ce qui était encore du de sa rançon , pourvu qu'il voulàt entrer avec lui dans une ligue offensive contre le roi de France. Une pa- . reille proposition était trop agréable au monarque anglais pour être refusée j il racceptii avec empressement : ce traité u' eut aucune exécution ; mais il servit à rallumer la guerre entre la France et FAnglcterjcc avant 1 expiration de la trêve. Il ne se passa dans cette guerre rien de plus mémorable que dans la prccédente : après avoir respectivement ravagé les campagnes, et pris quelques châteaux de peu de con-

1^5 tttâtéifce (^^9^

séquence , les deux rois cônclureat la paix h Loutîers , el se cédèrent quelques territoires Tuil h Tautre. Leur impuissance dô faire H gaevrë avait occasioné cette pait, et leur atitipathîé mutuelle léS rètigaigéà ^ucore dans la guerre avant que deux mois se passassent* Kichard imagitia qu'il aiVait acquis la fol*ce de porter un coup acca* blant à son rival, en formant utie alUàncé ïiveô les cdmtes de Flandre , de Toulouse, de Boulogne , de Champagne , et d'antres grands vassaux de la couronne de France. Mais II fit bientôt rexpérience du peii de sincérité de ses alliés , et ne put entamer un royaume gouverné par un pritîcé aussi courageux et aussi actif que Philippe . L'événement le plus remarquable de cette campagne fut là priée de Févêque de Bèàavais, fait prisonnier dans un combat. Ce prélat 9 d^uû caractère martial, était dé la maison Je Dreux ^ et proche paretit dê Philippe. Richard , qui le haïssait , lé fit méttre en prisoti ët charger de ehainé». Lorsque le pape sollicita sa liberté et le réclama comme son fils ^ le roi envoya à sa Sainteté la cotte de lâafllé etrèoré teinté de sang que le prélat portait le jour de la

bataillé ^ et répondit , en faièànt klltisîôii aux parokès des ehfans âfe Jàcob : le Yoîci \± une robe que nous avons trouvée ; voycfz « èi c'est celle de Tbtre fils ou tion (i). Cfelté guerre éhtffePArigletërtê %ï Ik Fràticé, commencée avec tant de fureur qué les deux rois firent fi^qtiéiiiment ère¥e^ les • yeux à leurs prisonniers , fut Licnt6t interrompué par une trêve de cinq ans. Le traité ëtait à |>éifae sigbé , que , sur quélt|ùes ti'ouvëaux griefs, on se vit au moliient d'eh irevenir aut hostilités; la tué* diatioti du cahlinal de SaîHte-Mdrîe, légat du pape, dpaisa le différend : le prélat engagëâ même lès fFartiés belligérantiss à négocier iine ipaix durîiblè ; mais la inori de Richard termina la ncgociation.

Tidamar, vicdmlë de Limoges , de la couronné d'Angleterre , avait trouvé un trésor ddnt il avait envoyé Une p^tie à Richard en forme deirt'éseht; mais ce jjrinde, comme scignetir supérieur, prétebdit ijtie la totalité itai appâftèaait , èt ,

(i)ANon, replicfua le pape en çouriaht, c'est la « cottè d'un fils de Mai s j (£ue Mars le délivre. » Après la mort de î\ichard , jean le relâctia pour le ptU deux mîiic xùarcs» (jLingard»)

iga «ISTOIK (1199)

à la téte dNme armée de Brabançons ,

assiégea le vicomle dans le château , de Ghaluz, près de Limoges y pour le forcer d'acquiescer à sa demande. La garnison offrit de se rendre ; mais le roi répondit que , puisqu'il avait pris la peine de venir attaquer la place en personne , il voulait la prendre d^assaut, et faire pendre sur la brèche tous ceux qui la défendaient. Le m^me jour, Richard, accompagné de Marchadée , chef de ces Brabançons , s'approcha du château pour le reconnaître : uii arbalétrier, appelé Bertrand de Gourdou, le visa y décocha sa flèche , et lut perça Tépaule le 28 mars. Cependant le roi or* donna Tatlaque , prit la place , et fit pen«dic rccllement toute la garnison , excepte Gourdon , qu'il voulut réserver à un sup* plice plus lent et plus cnieL

La hlessure de Richard n'était pas dan* gereuse en elle-même ; mais la midadresse du chirurgien la rendit mortelle. Il envenima tellement la plaie en retirant la flèche que 1^ gangrène s^ mêla. Ce prince sentit qu'il touchait au terme de ses jours j il envoya chercher Gourdon et lui dit : *

« Malheureux ; que t*avais-je fait pour *

(il 99) B^ijrGLET£EEE« I

ce t'oblîger d^attenter à ma vîe ? — Ce que * ' a vous m'ayez fait y- répondit froidemeut a le prisonnier? vous avez tué de vos proa près mains mon père et mes deux frères, « et vous comptiez me. faire pendre moi** « même ; je suis maintenant en votre poua voir, il ne tient qu^à vous de vous venger « en me condamnant aux tounnens les

a plus cruels • je les souffrirai tous avec ce plaisir, pourvu que je puisse penser que « j^ai délivre le monde d'un fléau tel que ce vous. » Richard , frappé de la vérité- et , de la fenneté de cette r4>on8e , et amoUr par les approches de la mort , commanda que Ton mit Qourdon en liberté, et qu'on lui donnât *une somme d'argent*. Cependant Marchadée , à Finsu du roi , s^assura de ce misérable , le fit éçorcher vif, et ensuite attacher à une potence. Richard mourut le 6 avril , dans la dixième année de son règne , et la quarante*-deuxième de bon âge , sans laisser de postérité (i).

(i) Et il Icgiia son « cœur de Hon » (epithète qui le Hauait beaocoup ) aux ciioyens de Hooen, en reconnaimnee de leur lojmié et de leur alla***

194 fil5T01&E

Le côte le plus brillant du mérite de €e prioce fat eelui àe «es tâlem miittadreB. Aucun hdittifie y même àûm ce litfete ro« manesqùe ^ ne porta aussi loin que lui ia Taleuit et rintrépîdicé. qualitëftlnififent

donner lé surnom de Cœiir-dc-lion, Il aimait passionnément la gloire ^ et surtout ëelle deê arities. Gototne sou faabilètë à la guerre n'était pas inférieure à sa bravoure, il semblait avoir rétitii tout ce qtti aasufe cette espèce d'immortalité : sa haine était violente ^ et son orgueil indomptable ; ses sujet» , âussi bien que seê voisius , bvnieiit lieu de craindre que la durée de son règne ne fiât Une scène perpétueUe-de sang et de ravdge^. Në avec un esprit impétueux et véhément , il se distinguait par toutes les bdnnes et les Uia^aiseft qualités attadiéc»

à ce caractère : il était ouvert , franc, vfâij généreux , brave , mai^ vindicatif , impérieuic , ambitieux ^ fier et cruel ^ enfin pltte propre à éblouir les hommes par des entreprises éclatantes , qu'à les rendre heureux, ou à augmenter sa propre grandeur par les combinaisons d'une politique sage et bien fondée* Cofnuie les tdens militaires font beaucoup de sensation parmile peuple, il

(iigg) J>'MCzii^&BZ* paraît àvoîr été fort ûxmè de ses sujétè àh- glaiâ, et Ton a reinarquë <|u'il f^t le pré* mhét pHticè dië lâ i^eë tityrniàndê qui eût uût affectiôtl et dei égards sindèrés pour eut : èejieiidattt il tie pàssa que qUatre tnbîs de son rogne en Anglëteire: Les croisades Toccupèrent près de trois ans ; il fût ntentl (|asltdrzë ttoois |)Msbtinièr, ét le l*e$te fiS^ébôula , ou h faire la guerre contre la FrMCè y ôtt à ^'jr plrëpafèr. Là tenommêe qu'il avait acquise en Orient le flattait èi agrëablemént , qu il était résolu , à ce qu'il semblé , ttiàlgrë tôiites ses iôfbrtttiies pré'cédehtes, d'épuiser encore Sôn royaume , et de s'ëxposér lui^métlie à de nouveatix hasârd$ pour entreprendre ûûe autre expédition contre les infidèlès.

Quoique les Anglais fusseiit édorgueiUis de la gloîf e qui rejaillissait silr eux des exploits militaires de Richard ^ ils eurent à gémir éétis soti gouvernethetit oppressif , et en quelquè sorte arbitraire , par les taxes

exorbitantes qu'il leva , et sôuvétit sans le

consentement des états nî du grand conseil, tlansla neuvième année de son règne,

il mit tin kapbt de diil{ schillings sur chaque hide de tei're; ët, parce que le clcr^ë

196 , HISTOIRE r (^'99)

refusa sa part de cette oontribution , Richard le priva de la prolecdon Jcs lois , et ordonna aux cours civiles ,de ne rendre aucune sentence en faveui: de tous les ecclésiastiques qui voudraient actionner leurs débiteurs* Il fit sceller une Seconde fois toutes les chartes qu'il avait accordées , et obligea les parties de payer les droits de ce renouvellement des sceaux* On prétend que Hubert, son justicier, fit passer en France à ce prince , dans Tespace de deux ans , plus de cent dix mille marcs, outre le produit des charges du gouvernement d'Augleterre. Mais ce calcul est incroyable ^ à moins qu'on ne suppose de sa part une déprédation effroyable des domaines de la couronne. Un roi jouissant d^un pareil revenu n'aurait pas souffert quatorze mois de prison faute de payer cent cinquante mille marcs à l'empereur, etlaissé des otages pour sûreté du dernier tiçrs de celte sommjc. Le taux des denrées sous son règne prouve encore évidemment qu'il ne pouvait faire des levées si énormes sur .le peuple, lia hîde de terre , c'est-à-dire cent vingt-cinq acres, était affermé comajunément vingt ^çhiUiugs par an y monnaie de ce temps*

là j le prix général et ûxe d'im bœuf était de quatre sdiillings , de même que dW cheval de labour ; celui d'une vache d'ua schilliog, et d^une brebis à fine laine de dix pences , ou à grosse laine de six. Ces denrées, paraissent n'avoir pas hausse de beaucoup depuis le temps de la conquête.

Richard renouvela les sévères lois forestières , dont tous les infracteurs furent punis par la perte de leurs yeux ou par d'autres opérations plus terribles, comme sous le règne de son bisaieiU. Il régla les poids et les mesures dans. toute Tétendue àh sou royaume : institution utile, dont les besoins et Favidité de son successeur firent perdre le fruit en procurant des dispenses

* de ce règlement à qui voulut les acheter. Les désordres de Londres, ouvrage de sa mauvaise police , furent portés aux plus grands excès du temps de Richard* Il y eut, en 1196, une espèce de conspiration formée par les malfaiteurs dont cette ville parut avoir tout à craindre. Un certain Wiliam Fitz - Osbert , surnommé Long^ beardy c'est-à-dire Longue-Barbe, avocat

de profession y s'était rendu fort agréable à #

ïg6 HISTOIRE (i 199)

la populacB (i) , et , en prënànt éâdëfénse

en toute occasion, av.nt acf|u!s le titre d'avocat ou de sauveur des pauvres. 11 atfeotàit impunément d'insulter les bourgeois les plus considérables, avec lesquels il vitàit en étal guerre , et ({io! se troutatent

exposés a tout moment à ses violences et à celles de ses vils partisans. Chaque jour de nouTeaiix meurtres se cîommettsifont dans les rues. On prétend que cinquatite-deux mille peisounes au moins avaietit signé une association où elles s^engagcaîeUl à suîVite tous les ordres de cet homme dangereux L'archevêque Hubert, âlDtè grand-)astlcier, somma ce séditieux de comparaître devant le conseil poul* y rendre compte de sa condnif e : tuais fl f tint si bien aëcoiil-^ pagné , qu on n'osa Taccuser , ni produire aucune preuve contre lui; et le primat ,

voyant FaïUorite des lois si impuissante , se contenta d^exiger des otages des citoyens pour garans de ce qui se passerait désoN mais. Il tint cependant un œil attentif stlr William Fitz-Osbert ) et^ saisissant la prfemière occasion fUyorable tent&l de Ife Mte

(1) Il sVtait proclamé lai-méme « Pavocat du

« peuple* {Lin^ard»)

( I ^ 99) D^AKGLETERRE. ï Cjg

Arrêter ; mais le icrimind ta un xtes offi- - ciers publics , et se sauva avec sa concubine dans régllse de Sainte-Marie-d' Arches, où il se défendit les armes à la ïnain* A la fin, il fut forcé dans sa retraite , condamné eL exécuté, aux clameurs douloureuses du Im» pcftiple 9 qui eut tant de respect po^r Aa mémoire , qu'il enleva son gibet , le réx véra cbmme le bois de là vraie croilc ^ et publia une foule de miracles qui lui furent attribués avec le même zèle. Mais quoit que les sectateurs de cette superstition fussent punis parle justicier , elle reçut si peu d'encouragement du clergé , dont cette dévotion séditieuse blessait les droits , qu'elle se refroidit tout-à-coup (i).

(i) Quelques exemples de sdverité dispersèrent fcstntbobaiaslei'qtti sek«'tt9is$aieiilàfloti tombeau; et sons peu de semaines les doctrines et le nom de

Fiu-Osbcilluient oublias. {Lingard,)

aoo HisTouiE 0^199)

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