CHAPITRE TI
Les croisades. — Av^nemeiit de Henri k la cou-
ronne. — Mariage de ce prince. — Le duc Ro- . berl fait nnc invasioe en Angletci re. — Accommodement avec lai . — 'Attaque delà Normandie. — Conquête de cette province. — Coniinnation de la broaillene aTec le primat AojelovB* — • Compromis passë avec loi. — Gaerrea etranr gères* — Mort do prince Goillâtlme. — Second mariage da roi. ^ Sa mort d tott ctt"> racière.
Après que les croisés se forent rasseoie
hlés sur les rives du Bosphore opposées à Conatantinople , 3s comiiieiieèreiit leiu»
opérations 5 mais ils rencontrèrent bientôt
les difficultés que leur zèle leur avait cachées , et qu'il eut été presque impossible desunuouter y quaud même ils les auraient lirévues. L'emiiereur gree Akxis Com«nène 9 qm avait demandé du secours aux ehrétiens ocoidentaux contre les Tores ^ espérait, mais faiblement', qu'on lui enverrait tout au plus quelques troupes pour
ordraiy ttk mettre senfement
9^ HISTOIRE (lIOO)
en état de repousser renncmî. Maïs il fut extrêmement étonné devoir ses états inondés tout-à-coup d^une foule de soldats effrénés, qui, se prétendant amis, n^en méprisaient pas moins ses sujets comme peu guerriers, et les baissaient comme hérétiques, n employa toutes les ruses de la politique, dans laquelle il excellait; pour tacher de détourner le torrent. Tandis qu^il mettait en usage les protestations ^ les caresses et les bons offices apparens .ayec les chefs des croisés , il r^ardait secrètement ces alliés arrogans comme plus à craindre que les ennemis déclarés qui menaçaient son empire. Lorsque les croisés furent débarqués en Asie (chose assez difficile), Alexis Gomnène entama une né-
gociallon particulicrc avec Soliman, empereur des Turcs , et se servit de tous les artifices que son génie , son pouvoir et sa situation lui permettaient d'employer pour déconcerter les projets des Latins, et les dégoûter de faire dans la suite des migrations si prodigieuses. Sa dangereuse adresse •fut secondée par les désordres inséparables d'une multitude indocile, non réunie sous im seul général y mais conduite par diffé-
biyilizûu by
reiis chefs, dont leê espiits indépendans,
intraitables, sans aucune idée de la discipllae militaire , étaient encore plus enne-* mis de Tautorité civile et de la soumission. La disette des provisions, Texcès des fatigues , le» influences des climats étrangers ^ jointes au^éfs^ut de concert dans les opérations militaires , et au fer d'un ennemi belliqueux, dclruisirent les croises par milliers , et auraient éteint Tardeur de quicon* . que eut fait la guerre pour des motifs moîn» puissans. Cependant leur zèle, leur courage et leurs forces irrésistîUes avançaient ton-»' jours leurs progrès vers la fin importante leurs entreprises. Après un siège opmiâ* tre, ils emportèrent Nicée, capitale de r^aa* pire de Turquie, délirent Soliman en deuic batailles rangées, se rendirent maîtres d^An<* tioche , et délivrèrent eiuièrement ces contrées de la domination des Turcs* Le Soudan d'Egypte, dont les croisés avaient jusqu'alors sollicité Talliance à la chute d o la ptussance ottomane , recouvra sa première autorité dans Jenusalcmj il leur fît dire alors par ses ambassadeurs que, &'î|s ve* naient désarmés dans cette ville, ils y pourmeat accomplir leur ycuuy et que tous les