‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 105 sur 202 · MOIS · texte numérisé non relu

MOIS

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grands maux appelaient d'énergiques remèdes : Henri , appelé par les Normands eux-mêmes, passa lieux fois en Normandie dans le but apparent de mettre un terme à ces affreux désordres; il adressa publiquement ces paroles à son frère tandis qu’il marchait contre lui : « Ce n’est point , dit-il , par envie des biens terrestres que je suis venu en ces lieux, et je n'ai point résolu de vous ravir les droits de votre duché , mais je suis venu apl>elé par les larmes des pauvres.... les méchants oppriment à l'ombre de votre nom un peuple chrétien, et ils ont déjà rendu désertes plusieurs paroisses de la Normandie. A l’aspect de ces calamités, je ressens l’ardeur du zèle de notre Dieu, et je demande à exposer ma vie pour le salut de mes frères, d'une nation que j'aime et de ma patrie '. »

Les armes décidèrent du sort de la Normandie, et la journée de Tinchebray mil aux mains de Henri la personne de son frère et tout l’héritage paternel. L’infortuné Robert, conduit prisonnier en Angleterre, y fut d'abord traité avec honneur; mais ayant tenté de fuir, il fut cruellement privé de la vue et renfermé au château de Devize. U avait laissé; sur le continent un fils âgé de cinq ans, Guillaume, connu sous le nom de Clilon ou Clinton. Le roi Henri le confia à la garde d'un seigneur normand. Hélie de Saint-Saen, qui s’honora plus tard par sa conduite généreuse envers le fils de son souverain ; il abandonna son château et ses biens pour aller en fugitif cacher l’enfant dans les chaumières étrangères a, et ensuite il visita les cours pour lui chercher

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