‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 108 sur 202 · Mal. I*a ri*. — William lltorpe, ubi supin · texte numérisé non relu

Mal. I*a ri*. — William lltorpe, ubi supin

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milice, des taxes de l’homicide et du dnneyell et aussi de l’obligation de loger et de défrayer dans leurs murs les personnes de sa suite ou de sa famille. 11 affranchit leurs marchandises dans les ports , il veut qu’ils se gouvernent selon leurs coutumes, qu’ils ne soient ftoint soumis aux amerciammls ou amendes arbitraires, enlin il ordonne que tous leurs débiteurs s’acquittent envers eux et, s’ils ne le font pas, les citoyens se feront justice eux-mêmes. Tous les articles de cette charte tendaient à assurer la sécurité des marchands et à dégager le commerce de ses entraves *. Une ville qui, dès cette époque, possédait le double avantage de privilèges immenses et d’une situation géographique incomparable, était appelée à acquérir une prépondérance rapide et à devenir la capitale commerciale de l’Occident.

La race normande, sous les fils du Conquérant, était toute puissante dans les campagnes, mais non dans les bourgs : un grand nombre de ceux-ci possédaient des franchises, dont l’objet principal était le commerce et dont les membres des grandes corporations étaient les gardiens jaloux. Les Normands se trouvaient à cette époque en très-faible minorité dans ces corporations bourgeoises, et la grande part que les bourgs eurent de bonne heure dans l’histoire de l’établissement et de la défense des libertés politiques en Angleterre témoigne fortement de l’importance de la population saxonne après la conquête.

Le règne de Henri 1" ne fut pas sans influence sur les destinées île rtèglise d’Angleterre. Ce prince s'était

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