‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 110 sur 202 · Lingairl. Hi$t . H’Angl. — llo>c<le:i. — lluiilinglon · texte numérisé non relu

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était, de plein droit, le seul légat du pape en Angleterre, et il refusa d’en reconnaître aucun autre. La question ne fut point résolue et donna lieu à un compromis. Le pape ne renonça point à son droit; mais il en usa en faveur du primat qu’il reconnut pour son légat dans le royaume.

Henri I" sut choisir et conserver d’habiles ministres et son mérite incontestable est d’avoir rétabli l’ordre dans ses États. Il contint les puissants par la terreur et reçut ainsi le nom de justicier, quoiqu'il eût donné lui-mème l’exemple de toutes les injustices.

Les Saxons, malgré les promesses qu’il leur avait faites, eurent beaucoup à souffrir de ses violences : il n’v avait alors point de recours pour les opprimés devant les tribunaux du comté où siégeaient les oppresseurs. Les collecteurs du roi, dit Eadmer, chassaient de leurs pauvres masures ceux qui n’avaient rien h donner et prenaient jusqu’aux derniers meubles : ces griefs n’étaient pas nouveaux, mais maintenant on frappait un |>euplc dépouillé de tout et contre lequel on s’irritait de ce qu’il n'avait plus rien à jierdre 2. L’année 1126, dit un autre contemporain, fut dure à passer : quiconque possédait quelque chose, en fut privé par le taillage et par les arrêts des hommes puissants : quiconque n’avait rien mourut de faim 3.

Le roi, par ses exactions, |»ar la vente des bénéfices, par

4. Les principaux furent Robert, comte de Mettent ou de Mculan ( cornet de WetUnto), et Roger, évêque de Sarum. — Malmesbury rend d’eux un eicelleul témoignage: il fait du second un rare éloge : Tanla integritate , tanta se agebat indu stria, ut nulla contra eum inftaretur invidia. (Malmcsb., p. 161 .)

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