Chron. saxon
Souffrance»
des
indigène».
I l V K i: II. CIIAl’ITKK I.
Élude*
scolastiques.
Poésie.
les confiscations et les amendes, et |>ar les revenus de ses vastes domaines, acquit un immense trésor qui contribua autant que le succès de ses armes à lui assujettir ses ennemis; c’est ainsi que, par un rare mélange de prudence et d’audace, de justice et de violence, il réussit dans ses entreprises, affermit son autorité sur les |wys que son père avait gouvernés, et triompha de tous ses ennemis.
L’industrie fit sous son règne quelques progrès dont l’Angleterre fut redevable à ses rapports multipliés avec le continent et surtout avec les villes de Flandre, d’où Henri tira toute une colonie qu’il établit sur les frontières du pays de Galles comme un rempart contre les excursions des Gallois. Ces industrieux flamands conservèrent longtemps la langue, les coutumes et les mœurs de leur ancienne patrie'.
Le goût des études s’était répandu à la suite de la conquête, mais, dans les écoles, on ne distinguait point l’absurde de l'utile et l’on ne prisait pas les véritables rudiments de la science au-dessus des subtilités oiseuses de cette scolastique si bien définie par saint Bernard : L’art de chercher la vérité sam la trouver jamais. La poésie était cultivée à la cour des reines Mathilde et Alice, femmes de Henri I", mais l’étude des lettres et des sciences n’adoucissait point la férocité des mœurs, et ce contraste n’était nulle |>art plus frappant que dans la personne du prince. Henri était fort lettré pour son temps : ses connaissances lui valurent le surnom de Beau clerc et les éloges des prélats2 : il parlait bien, et fit voir, en diverses