‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 116 sur 202 · Mail». Paris · texte numérisé non relu

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i|u'Etienuc préleva en partie sur les biens des Eglises et des monastères. Il repoussa et attaqua tour à tour ses innombrables ennemis, courant sans cesse du sud au nord, guerroyant tantôt en Angleterre, tantôt en Normandie : « Semblable à Ismaël, dit Malmesbury, la main de tous était contre lui et sa main contre tous. » Dans cette situation violente et terrible, il ne se manqua point à lui-même, et il disait en parlant des seigneurs rebelles : « Puisqu’ils m’ont élu roi, pourquoi m'abandonnent-ils? mais, par la naissance du Christ , ils ne m’appelleront point un roi tombé! »

L’année H 37 fut heureuse pour Etienne: le comte d’Anjou vaincu fut contraint de fuir; Thibaut, comte de Blois, renonça à ses prétentions sur la Normandie, moyennant une pension de deux mille marcs, et le jeune Eustache, fils d’Etienne, fit hommage pour ce duché à Louis Vil , dit le Jeune, qui venait de succéder à son père Louis le Gros sur le trône de France. Cette même année, les armes d’Etienne triomphèrent des Ecossais : ces derniers, commandés par le roi David en personne, avaient envahi le Northumberland où ils commirent d’horribles ravages sous prétexte de servir l’impératrice Mathilde ou de la venger. Le roi était alors retenu au sud de l’Angleterre, et avant qu’il put marcher au nord, le vénérable Thurstan, archevêque d’York, rallia toutes les forces de la contrée, exhortant chacun à combattre pour sa famille, pour sa patrie et son Dieu. Le rendezvous général fut dans le voisinage d’AUerton à trente milles au nord de la ville d’York. Là se réunirent les A nglo- Normands autour de l’étendard royal surmonté d'un crucifix et dressé sur un chariot afin d’être aperçu

Guerre

avec

l’IvcoMe.

Bataille

de

l’Elondard.

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