‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 118 sur 202 · HH · texte numérisé non relu

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Knfia n’en pou\ant plus et abandonné de tous, il se rendit au comte Robert, son cousin, et conduit par lui à l’impératrice Mathilde, il fut cnfernfé dans la tour de Bristol.

Après ce revers, l’homme le plus considérable du royaume était le frère du roi, le légat Henri, évêque de Winchester, qui déjà penchait pour Mathilde et qui se déclara ouvertement pour elle. Son exemple fut suivi par le primat et par d'autres prélats qu’Eiienne releva de leur serment et un concile nombreux fut convoqué à l'effet d’élever Mathilde au trône. Le légat y prit la |>arolc, déclarant que la nécessité qui avait fait couronner Etienne prescrivait maintenant d’o!>éir à Mathilde : « Dieu, dit-il, a prononcé sou jugement sur mon frère, il ne faut pas que le royaume souffre faute d'un roi; par cette raison, au nom du clergé, dont le droit est principalement d’élire et de sacrer les rois ‘, je déclare Mathilde, tille de Henri I", souveraine dame «l'Angleterre et de Normandie. »

Mathilde cependant perdit par sa faute les avantages qu’elle avait gagnés par le zèle de ses amis et de ses proches. Accueillie dans la ville de Londres, elle punit les habitants de leur ancienne lldélité au roi Etienne en les frappant de taxes onéreuses au lieu de se les attacher par des privilèges et refusa de reconnaître les franchises qu’ils disaient tenir d’Edouard le Confesseur. Tandis que cetle conduite téméraire soulevait les citoyens contre elle, la reine, femme d’Étienne, parut avec un

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