‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 119 sur 202 · TIENNE · texte numérisé non relu

TIENNE

corps de cavalerie au sud de la cité. Les habitants cou- combat rurent aux armes, ouvrirent leurs portes et arborèrent la Sl3urbr,jee. bannière royale. L’impératrice ainsi surprise et aban- ^ donnée , s’élança sur son cheval et chercha son salut dans une fuite rapide. Elle fut vaincue au combat de Stourbridge où le comte Gloeester, son frère, tomba aux mains de ses ennemis. La femme d’Etienne à qui il fut livré , s’honora en respectant son malheur et en ne vengeant pas sur le frère de sa rivale les rigueurs de la captivité du roi son époux. Robert lui-même déploya dans son infortune un grand caractère : les partisans du roi cherchaient à le séduire et lui promettaient les plus grands honneurs et la liberté s’il abandonnait Mathilde jK>ur Etienne : il leur lit cette réponse mémorable :

« Je suis au pouvoir d'autrui ; lorsque je serai libre, je m’engage à faire ce que ma conscience me prescrira1,»

11 combattit longtemps le projet d’échanger sa personne contre celle d’Etienne : il y voyait un désavantage pour son jwrti : « Un comte, dit-il, n’est pas l’égal d’un roi. » Cej>endant étant seul en état, par son influence et ses talents, de rétablir les affaires de l’impératrice, l’échange se fit, Gloeester fut libre et le roi captif recouvra sa couronne avec sa liberté.

L’Angleterre fut alors et pendant longtemps le théà- üucm tre d’une guerre affreuse, dont les incidents sont dé- c,,ll*‘ pourvus d’intérêt et durant laquelle grandirent en indépendance les trois pouvoirs comprimés par la main puissante du Conquérant : l’Église, l’aristocratie et les corporations des villes. Déjà les cités avaient de l'impôt-

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