‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 121 sur 202 · ÉTIENNE. 2'J · texte numérisé non relu

ÉTIENNE. 2'J

|*our en revêtir le prélat Thibaut, archevêque de Cantorbéry. Etienne, dans cette étrange lutte qu’il eut à soutenir contre le clergé, porta jusqu’à la mort la peine de son usurpation et lorsqu’il voulut, de son vivant, faire reconnaître par le primat Thilmut et par les évêques son tils Eustache pour son successeur, les évêques refusèrent et obéirent en cela aux ordres du pape. Celui-ci leur avait défendu de couronner Eustache, parce que Etienne ayant acquis la couronne, non par héritage, mais à force ouverte et en violation de son serment, n’avait pas le droit de la transmettre à sa postérité

La mort d’Eustache termina la lutte entre Etienne et les évêques et mit en même temps Un à la guerre civile : elle fut suivie d’un traité signé en 1183, à Winchester, entre le roi et Henri Plantagenet, tils du comte Geoffroy d’Anjou et de l’impératrice Mathilde, traité |»r lequel il fut stipulé qu’Etiennc garderait la couronne, sa vie durant, et qu’il la transmettrait à Henri qui fut ainsi reconnu pour son successeur. Etienne mourut l'année suivante, après un règne orageux de 18 ans.

De tous les résultats de ce règne, le plus remarquable est l’accroissement prodigieux de l'influence cléricale. Les évêques apparaissent alors pour la première fois dans l’histoire du pays, depuis la conquête, en faiseurs et en tuteurs de rois. Parmi les causes qui tendirent à ce résultat, il faut mettre au premier rang les progrès de l’opinion générale qui élevait, en Europe, le pouvoir ecclésiastique au-dessus de tous les pouvoirs, opinion qui gagna beaucoup de crédit en Angleterre, au milieu des elTrovables

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