MOI
sanl par lui-même et en qni se confondaient les droits des dynasties normande et saxonne '. Henri II se présentait à son peuple comme le lien des vainqueurs et des vaincus, et , depuis Charlemagne, on n’avait pas vu un prince en Europe, réunir tant d’Élats dans ses mains : il tenait Puimnce de son père la Touraine et l’Anjou; il héritait de la Nor- ctrï*,ltre mandie et du Maine par sa mère, et en épousant Eléonore Hinri 11 d’Aquitaine que le roi Louis VII avait imprudemment divorcée, il était devenu le maître du Poitou, de laSaintonge, de l’Auvergne, du Périgord, du Limousin, de l’Angoumois et de la Guyenne. Vassal du roi de France pour ses États du continent, il était, ou du moins il |>araissait beaucoup plus puissant que le suzerain auquel il rendait hommage. Il ressemblait, dit-on, à son aïeul le Conquérant, par les traits de l’âme comme par ceux du visage : ferme, prudent et magnifique, son activité tenait du prodige et son habileté égalait son ambition; mais aveugle dans sa colère et dominé par la volupté, il ne sut pas, comme son aïeul, maîtriser scs {tassions par son intérêt, et elles furent l’écueil oii il se brisa.
Scs
A peine se fut-il saisi du trône qu’il se rendit redou- premier» table à ses ennemis et à tous ses voisins : les grands du royaume furent contenus et leurs principales forteresses rasées; les féroces mercenaires brabançons, dont Etienne s’était fait un appui, furent bannis sous peine de mort.
Henri recouvra les nombreux domaines de la couronne,
I . « Tu es fils, disaioul le* chroniqueur» sasons , de U 1res- glorieuse impétotricc Malbilde, dont la mère fui Malbilde, fille de Margucrile, reine d'Ecosse, dont le père fui Edward, fils du roi Edmond Cèle-de-Fer, l'arrièrc-pclil-fils du noble roi Alfred. •