‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 126 sur 202 · I. Koger Hoveden · texte numérisé non relu

I. Koger Hoveden

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ques ensuite individuellement interrogés, répondirent de même à l’exception d’un seul et le roi irrité, eongedia l’assemblée.

Ainsi commença, entre le roi et le primat, celte querelle fameuse qui agita deux royaumes, menaça d’ébranler l'Église d’Angleterre jusque dans ses fondements et captiva, plusieurs années, l’attention des rois, des peuples et du clergé. Henri exigeait un serment sans restriction, et pour soumettre l’archevêque, il négocia auprès de ses suffragantset eut recours au saint-siège : il détacbad’abord du primat l’archevêque d’York, Roger, et les évêques de Chichester et de Londres, Hilaire et Gilbert Foliol ; il ne fut jws moins heureux dans ses négociations avec le pape.

Un schisme partageai!, à cette époque, le monde chrétien. Le conclave, à la mort d’Adrien IV, en 1159, s'était divisé. Roland, chancelier de la chaire apostolique, réunit la majorité des voix cl prit le nom d’ Alexandre 111; la minorité élut Oclavien qui se lit proclamer l«ipe sous le nom de Victor IV. Les rois de France et d’Angleterre reconnurent Alexandre : l’empereur Frédéric soutint l’antipape Victor, qui prit possession de Rome. Alexandre quitta l'Italie; il fut sollicité par les rois de France et d’Angleterre de se fixer dans leurs domaines et alla résider à Sens. Les deux monarques se montraient prodigues envers lui de tous les témoignages extérieurs de l’adulation; mais Alexandre, sous les honneurs dont il était comblé, sentait sa dépendance; il savait qu’en offensant ces rois, il courait le risque d'en être abandonné, et de les voir transférer à son rival leurs

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