‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 13 sur 202 · I . Aujourd'hui Walden ou Colclitfirr · texte numérisé non relu

I . Aujourd'hui Walden ou Colclitfirr

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CO.\yiÊTE DE l.’lLE PAR LES ROMAINS.

«•jour de quatre années, eet illustre général fut rappelé par l’empereur qui souffrit que les honneurs modestes de l’ovation lui fussent décernés.

Après le départ de Plautius, une partie de ses conquêtes furent perdues, et son successeur, Ostorius Scapula, trouva les affaires dans le plus grand désordre. Les ennemis avaient commis d’autant plus de violences sur les terres des tribus alliées des Romains, qu’ils ne jiouvaient croire qu’un nouveau général se mettrait en campagne à l’entrée de l’hiver avec une armée qu’il ne connaissait pas. Mais convaincu qu’à la guerre la crainte ou la conliancc naît des premiers événements, Ostorius (toussa vivement les opérations militaires : il marcha aux ennemis avec ses meilleures cohortes, les dispersa, les poursuivit sans leur donner le loisir de se rallier; puis, pour qu’une paix funeste ou trompeuse n’amollit pas les chefs ou les soldats, il ordonna que tous les suspects livrassent leurs armes et que des forts fussent construits sur les rives de l’Avon et de la Savernc.

Ostorius soumit successivement les Icônes, les Cangiens et les lJrigantcs : il établit (tour les contenir une colonie de vétérans à Gamulodunum; puis il marcha contre les Silures, qu’il trouva pleins de confiance dans leur valeur et dans l’habileté de leur grand chef Caractacus. Celui-ci, que les événements avaient élevé au-dessus des chef bretons, se voyant inférieur en nombre aux Romains, réussit, autant (>ar ses ruses que par la connaissance qu’il avait des lieux, à transporter la guerre dans le pays des Ordovices. 11 rallie tous ceux qui craignent une paix trompeuse avec les Romains et il se décide à tenter la fortune des armes; il choisit pour coin-

Campa (tiim «TCHIorius Scapula.

Défaite et fuite de

Caractacus.

battre, entre des rocs escarpés, un lieu aussi avantageux pour les siens que dangereux pour ses adversaires 1 ; il élève du côté le plus accessible un rempart de pierres défendu par une rivière difficile à franchir, il établit ses troupes sur les retranchements, et enflamme leur ardeur. Les Romains passent le fleuve avec peine, puis s’élancent à l’attaque en élevant sur leurs têtes leurs boucliers, ils démolissent ce rempart informe, et les barbares se retirent sur la cime des rochers, où ils sont poursuivis par les troupes légères et par les légionnaires pesamment armés. Privés d’armes défensives , les Bretons se troublent et lâchent pied; ceux qui échappent aux traits des auxiliaires tombent sous le fer des légions. La victoire des Romains fut complète : la femme et la fille de Caractacus tombèrent aux mains des vainqueurs et ses frères firent leur soumission; lui-même éprouva qu’il y a peu de sûreté dans le malheur * : ayant demandé asile à sa belle-mère, Cartismandua, reine des Brigantes, il fut chargé de chaînes et livré par elle aux Romains, la neuvième année depuis que la guerre avait recommencé en Bretagne.

Ce chef renommé parut à Rome dans une fête triomphale, et Claude s'honora en lui laissant la vie et la liberté. On dit qu’en parcourant la ville de Rome et en contemplant la grandeur et la beauté de ses édifices, il s’écria : « Est-il jiossible que des hommes qui possèdent

4. On voit encore dam le Shropsbirc, une hauteur nommée Ctkf Caradoc, el qui correspond exactement à la description que fait Tacite du lieu fortifié par Caractacus. Caër Caradoc répond aux mots latins Caitra Carac/ari . (Vovei Tlmkeray cl Camdcn.)

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