‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 135 sur 202 · I. Selon Malh. Pafit, le avnode le réunit a Liuemor en · texte numérisé non relu

I. Selon Malh. Pafit, le avnode le réunit a Liuemor en

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canons conformes aux prescriptions de l’Église romaine; ils reconnurent enfin formellement la souveraineté du roi.

U s’écoula cependant encore un temps considérable avant que l’Irlande pût réellement être considérée comme une dépendance de l’Angleterre. Henri II n’y fit en personne aucune conquête nouvelle et n’y étendit sa domination effective que sur celles qui avaient été faites avant lui par les aventuriers gallois ot normands. De son vivant même, la nouvelle colonie fut, à diverses reprises, vivement attaquée par les indigènes et quoique le roi de Connaught, Roderic O’Gonnor, ait fini par se reconnaître son tributaire, les possessions anglo-normandes en Irlande, protégées par une longue chaîne de forteresses, ne s’étendirent pas en réalité sous le règne de Henri II au delà des districts maritimes de Doxvn, de Dublin, de Wcxford, de Waterford et de Cork '.

Le roi s’était proposé de donner, en l’année 1172, par sa présence en Irlande, une grande activité aux opérations militaires lorsque des intérêts plus graves à ses yeux le rappelèrent sur le continent. Le meurtre de Becket, toujours présent à sa pensée, préoccupait tous les esprits en Europe et l’horreur qu’il soulevait, entretenait dans les populations une effervescence dangereuse. En vain les flatteurs d’Henri faisaient retentir les chaires d'imprécations contre la mémoire du primat ; en vain son corps avait été soustrait aux regards de la foule et reposait sans honneur sous une voûte obscure. L’Église, veuve de son archevêque, criait vengeance par

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