‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 136 sur 202 · Linpanl · texte numérisé non relu

Linpanl

HKMtl II.

sa désolation même contre ses meurtriers ; elle ne célébrait plus les saints mystères , les murailles du temple étaient dépouillées de leurs ornements ; la sonnerie des cloches avait cessé ; le clergé, revêtu de eilices, couvrait sa tête de cendres ce deuil éloquent glorifiait mieux le primat ipi 'aucune parole humaine : longtemps avant que le pape l’eût canonisé, les fidèles virent en lui un saint et un martyr; ils lui adressèrent leurs prières et accoururent en foule dans le lieu désolé où reposaient ses restes. Henri n’ignorait pas que le peuple le désignait hautement comme l’assassin de celui à qui s’adressaient leurs prières. Il avait hâte de se réconcilier avec l’Église, et ayant appris que les dispositions des légats porteurs des ordres du pape lui étaient devenues plus favorables, il s’empressa de franchir la mer et de se rendre auprès d’eux.

La cérémonie de sa réconciliation solennelle eut lieu Réconciliation en Normandie dans la cathédrale d’Avranches, en présence des cardinaux, du jeune roi son fils et du peuple assemblé. Il jura sur le livre des Évangiles qu’il n’avait ni ordonné, ni voulu la mort de l’archevêque, mais il avoua qu’il en avait été la cause involontaire, et pour son châtiment il promit d’entretenir à ses frais, pendant douze mois, deux cents chevaliers pour la défense de la terre sainte; de servir de sa personne, pendant trois ans, si le pape le requérait, contre les infidèles en Palestine ou en Espagne; de restituer et de faire rendre a l’Église de Cantorbéry et aux partisans de l’archevêque les terres et autres biens qui leur avaient été enlevés

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Henri II arec ri’giisc.

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