‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 139 sur 202 · I . Ce prince a cio surnommé Court- Muni si · texte numérisé non relu

I . Ce prince a cio surnommé Court- Muni si

Révolte

du

jeune Henri contre son père.

Enlrcvue

de

Gisor».

Une foule d'ambitieux et de mécontents grossirent l'année des princes rebelles et accoururent soit d’Angleterre, soit de Normandie, soit même de la cour de Henri II, qui voyait avec douleur passer à ses ennemis ses familiers, ceux qu’il avait armés chevaliers et conviés à sa table, ceux enliu à qui il avait confié sa personne et sa vie. Le malheureux monarque, trahi par ses amis, par ses fils et par leur mère, fut réduit à mettre son espérance dans les étrangers : il lit venir de Flandre un corps de Brabançons, aventuriers aussi redoutables par leur li* cence que parieur valeur : il envoya au loin, dit Roger Hovedcn, solliciter les rois qui avaient des fils, et enfin, abjurant toutes ses prétentions superbes à l’indépendance vis-à-vis le saint-siège, U écrivit au pape une lettre où se révèlent toutes ses angoisses de père et de roi et en même temps toute sa faiblesse. « Je me jette à vos pieds, dit-il, le royaume d’Angleterre est sous votre juridiction, et, autant que peut obliger le lien féodal, je me considère tenu et lié envers vous comme votre feudataire : que l’Angleterre connaisse donc maintenant ce que peut le souverain jiontife, et à défaut des armes temporelle», que le patrimoine de Saint-Pierre soit défendu par le glaive spirituel. » Henri conjure enfin le |>a|H; de lancer ses foudres contre ses ennemis en épargnant toutefois ses fils coupables *. Le pape accueillit cette requête ; il s'efforça de réconcilier le roi avec ses fils et de rétablir la paix entre Henri If et Louis VII.

Une entrevue eut lieu à Gisors, entre les deux monarques, en présence des trois file aines de Henri K et

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