l'actif, Amtl. XIV, 34-37. — Xipbit., ex Dion
CONQIÈTE DE L’iLK PAR l.ES ROMAINS.
redoutable, l’immense multitude des barbares est mise en déroute; mais les charriots qui ferment la plaine arrêtent les fuyards, et ceux-ci ne peuvent échapper. Rien n’est épargné, hommes, femmes, animaux; le carnage est épouvantable, 80,000 Bretons égorgés jonchent le champ de bataille, et Boadicée, témoin de cet immense désastre, met fin |>ar le (toison à son infortune et à sa vie
Cette victoire établit dans la Bretagne la réputation «les armes romaines, mais elle ne suffit (tas pour ramener les Bretons sous le joug : il ne fut point «tonné à Suétonius «l’achever son œuvre. Ce grand général, accusé à Rome, confondit une première fois ses envieux; il perdit ensuite la faveur d’un prince sous le«|uel aucun homme célèbre n’était é|>argné, et fut rappelé à Rome. Les Romains firent peu de progrès dans l’ilc sous ses successeurs, jusqu’à ce que Vespasicn, étant monté sur le trône eût, en l’année 78 de notre ère, donné le gouvernement de la Bretagne à Agricola.
Celui-ci débuta par réprimer et |wr châtier avec rigueur une révolte «1«‘S Ordo vices : sa seconde exjtédition Tut la nouvelle conquête de l'ile d’Angh^sey, qu’il prit sans flotte et par une manœuvre hardie de ses auxiliaires germains qui traversèrent les Ilots à la nage. Dans la campagne suivante il recula jusqu’au Tay les limites de la province romaine, maintint toutes les tribus de l’intérieur ilans l’obéissance par de nombreux succès et en disséminant des garnisons sur tous les points importants. Agricola, dans sa quatrième campagne, atteignit le fleuve
Campagnes <CAj;i icola.
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