I. Mallli. Pari
Ce Long règne de cinquante-six ans présente une suite monotone. et non interrompue de combats ou de luttes à l’extérieur et à l’intérieur , avec les nations voisines ou les barons feudataires. Les guerres avec l’étranger eurent lieu, à diverses époques, avec la France, l’Ecosse et le pays de Galles. Les premiers efforts de Henri, |»ur recouvrer les possessions continentales enlevées par Philippe Auguste à son père, avaient été impuissants. Plusieurs trêves, successivement signéesavec le roi Louis IX, furent ensuite rompues sans résultat : une expédition nouvelle enfin fut entreprise à la sollicitation du comte de la Marche et de sa femme Isabelle, mère de Henri III ', pour ressaisir le Poitou, donné par le monarque français à son frère Alphonse. Les deux rois se rencontrèrent au pont de Taillebourg sur la Charente, chacun à la tète d’une armée de vingt mille hommes. La victoire des Français fut complète, et le lendemain, sous la ville de Saintes, une seconde bataille également perdue |«ir Henri, décida sa retraite et la conclusion d’une trêve de cinq années. Louis cependant, le plus consciencieux des rois, ne se croyait pas un droit légal à la possession des provinces qui avaient appartenu à la couronne d’Angleterre, et peut-être les aurait-il restituées si ses barons n’eussent opposé à ses scrupules l’ancienne loi qui interdisait aux rois d’aliéner les domaines de leur couronne. Une transaction eut enfin lieu, par laquelle Henri abandonna toutes ses prétentions sur la Normandie, le Maine, l’Anjou et le Poitou; il recouvra en échange de cet aban-
I . La reine Isabelle , après la mort du roi Jean, avait épousé le comte de la Marche.
Guerre
avec
la France.
Bataille de
Taillebourj».
Restitution
par
Louis IX d'une partie des
domaines confisques par Philippe Auguste.