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llKMtl III.
il est l’auteur, et qui accrut considérablement l’importance de la bourgeoisie anglaise, est l’innovation célèbre qu’il lit dans la composition du nouveau parlement qui s’ouvrit dans les premiers jours de l'année. Leicester n’y avait convoqué de la noblesse et du clergé que les prélats et les, barons de son parti, mais il compléta l’assemblée par des représentants des comtés, des cités et des bourgs , événement digne’ de mémoire et qui plus tard fut considéré comme un précédent remarquable et un premier exemple pour l’établissement d'une chambre basse ou des communes.
Le triomphe de Leicester dura peu, et il tomba aussi rapidement qu’il s’était élevé. Au nombre des seigneurs qu’il s’était imprudemment aliénés par son orgueil , était le jeune comte de Olocester qui, après avoir été comme son père un de ses plus puissants soutiens, devint son plus dangereux ennemi : Edouard , par son assistance et par celle de Roger de Mortimer, puissant seigneur des frontières du pays de Galles, avant trompé la surveillance de ses gardiens, parvint il s’échapper des murs d’Hereford où il était retenu '. Ralliant aussitôt ses partisans et relevant la bannière royale, Edouard surprit et battit en plusieurs rencontres ses ennemis. Leicester comptait parmi les siens le roi de France et le pape. Justement indigné du piépris qu’il
Convocation
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députât des cointlt
et
des bourg*, ou
création
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communes
par
Leicester.
Évasion
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succès du prince Kilo nard.
1. Édouard, à Hereford, jouissait de quelqua liberté sous une étroite surveillante. Gloccslct lui envova un cheval d’une vitesse extraordinaire, et Mortimer se tint a quelque distance fcvcc une troupe dévouée, a portée do secourir le prince et de protéger sa fuite. Édouard sortit avec quelques-uns de ses gardiens comme pour prendre Pair, et après avoir fatigué leurs clicvauv, il s’é- Imiiçi tout b coup sur celui que lui avait envoyé Leicester. Il échappa ainsi a ses gardes, et Mortimer, apparaissant avec sa troupe, arrêta leur poursuite.
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avait fait «le sa sentence aprèsîavoir juré «le s'y soumettre, Louis IX favorisait les efforts de la reine réfugiée en France, et l’aidait à réunir des forces en état de rendre à son époux le sceptre avec la liberté, tandis «pie le saint-siège, récemment occupé par Clément IV, voyait toujours dans Leiccster l'implacable adversaire des prétentions de la cour romaine et le frappait de ses foudres. Sa dernière heure approchait et déjà les périls l’environnaient de toutes parts. Kenilworth, principale résidence de sa famille et où son fils Simon ralliait son parti, fut surpris et emporté par le prince Edouard. Simon s’échappa seul durant la nuit, après avoir perdu ses trésors, ses soldats et douze seigneurs bannerets, ses principaux partisans. Leiccster avait gagné cette même nuit Evesham, où il attendait son fils avec sa troupe. Il avait pris position sur une colline, et au point du jour, voyant venir à lui une armée, il la prit d’abord pour celle de son fils, mais bientôt reconnaissant l’armée royale, fort supérieure à la sienne, il s’écria : « Que le Seigneur ait pitié de nos âmes, car nos corps sont au prince Edouard. » 11 fil sa prière et communia, et formant son armée en cercle, il attendit l’ennemi avec le courage du désespoir. Le vieux roi captif était dans les rangs; renversé au premier choc, il se nomma; son fils reconnut sa voix et courut le relever. Leiccster vit ses troupes enfoncées, il eut un cheval tué sous lui, et comme il combattait à pied vaillamment, il demanda si l’on faisait quartier; une voix répondit : « Point de quartier pour les traîtres!» Son fils aîné, Henri, le couvrait de son corps et tomba mort à ses pieds. Leiccster fut tué sursoit cadavre et ses restes furent indignement mutilés.
HENRI III
Telle fut la fin sanglante d’un des hommes dont le nom occupe une grande place dans l’histoire de son pays. Lxallé par les uns comme un saint et un martyr, il fut décrié, flétri et, selon toute apparence, calomnié par ses adversaires : ses talents et son courage sont incontestables comme son orgueil et son ambition. 11 eut le grand art de maîtriser les esprits, d’associer son intérêt personnel à l’intérêt du royaume, et de faire tourner jusqu’à ses \ices au profit de sa popularité. Il sut gagner à son parti la grande majorité de la noblesse et du clergé, en s’élevant à la fois contre les exactions de la couronne et de la cour romaine ; il s’attacha la bourgeoisie en lui donnant accès dans le parlement et en lui accordant le monopole <les principales industries aux dépens de l’étranger : il captiva la multitude en lâchant la bride à ses fureurs, et il sut cntln jiarler aux imaginations et devenir l’objet d’un culte populaire, en affectant un grand zèle pour le bien public et en déployant jusqu’à la fin tous les signes extérieurs d’une dévotion que l’on peut croire sincère, et qui s'alliait trop souvent à cette époque avec la dissimulation, les rapines et la violence. Sa mort fut plcurée du grand nombre comme une calamité nationale, et l’Angleterre, jusqu’à ce jour, s’est montrée indulgente pour sa mémoire : elle a oublié scs fautes pour ne se souvenir que du progrès qu’il a fait faire à ses institutions, et elle honore encore en lui un des principaux fondateurs de ses libertés.
La chute de Leicester entraîna la ruine de son parti : le roi recouvra toute son autorité; il régna encore quelques années sans gloire, et un nouveau parlement qu’il convoqua à Winchester ne se signala que par ses ven-
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geanccs. Le vaillant prince Edouard acheva de dissiper et d'abattre les ennemis de la couronne : il vainquit le comte de Glocestcr, qui, à la mort de Leicester, avait essayé de prendre sa place en ralliant les communes, ivjwm et toute l’Angleterre fut enlin pacifiée. Edouard prit
uJulîT alors la croix : il partit pour la terre sainte avec sa p,,l,r femme Eléonore de Castille, en se dirigeant sur Tunis où
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terre mainte. Louis IX s’était arrêté : mais la peste décimait le camp " français, et il trouva ce grand prince expiré. Edouard fit (ir7in ensuite voile vers la Palestine et aborda sur la plage d’Acre. Il livra aux Sarrasins quelques combats glorieux sans résultats importants, et après avoir conclu avec eux une trêve de dix ans, il retourna en Europe et apprit en chemin la mort de son père, dont il conçut la plus vive douleur '.
Mlirl Henri 111 mourut en 1272, après un long règne de
<n Henri ni. ans [j (ijjjjt (]u nombre des princes qui semblent faits
(1272) pour jouir du bonheur domestique dans un temps paisible , et les fautes qu’il commit curent leur source, moins dans ses intentions, qui étaient pures, que dans les vices de son éducation et dans la faiblesse de son caractère1 2. Son plus grand tort fut son aveugle prodigalité pour des favoris étrangers, italiens, poitevins
1. Comme le roi Je Sicile, témoin de cette excessive douleur, sYn étonnait, Edouard lui dit : La perle d'un fils se remplace, mais celle d’un père est irréparable (0), réponse qui rappelle ces beaux vers de Ducis :
On remplace des 81*, une épous», une amante;
Mai* uu vrrturui père c«t un bien prêcieus Qu'on ne lient qu’une fois de la bonté des dieu».
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2. l'nwirc in lias doing* in wliicli neve tholcss ht had fuir ends. — N «tes lu Uni), (ilouccsl.
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et gascons, et il contribua ainsi puissamment à unir étroitement, sous son règne, le clergé, la noblesse et le peuple dans une commune résistance à un flot perpétuel de nouveaux et avides envahisseurs. Les races diverses qui occupaient le sol du royaume continuèrent ainsi sous ce règne à se rapprocher et à se fondre en une seule et puissante nation : l’Angleterre enfin, malgré les longs orages qui l’agitèrent à cette époque, ût des progrès en industrie et en richesses; elle fortifia ses institutions en élargissant leurs bases et en donnant pour appui à son organisation politique et à scs lois toutes les classes intéressées à les défendre.
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Henri III avait laissé deux fils, Edouard, qui fut son successeur, et Edmond, roi titulaire de Sicile, comte de Lancastre et grand maître d’Angleterre : il eut aussi deux filles, Marguerite et Béatrix, mariées, la première à Alexandre III, roi d’Ecosse, et la seconde à Jean, duc de Bretagne. Edmond avait, à cetle époque, perdu toute espérance de monter snr le trône de Sicile, où s’était assis Charles d’Anjou, frère de Saint-Louis, après en avoir précipité Manfred, vaincu par lui à la célèbre bataille de Grandella.
Edouard était en Sicile lorsqu’il reçut la nouvelle de la