‹ Histoire d'Angleterre depuis les temps les plus reculés. 1Chapitre 165 sur 202 · Sut nomme* Au* Longue» Jamlics · texte numérisé non relu

Sut nomme* Au* Longue» Jamlics

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mort de son |>ère ; mais, en son absence, les Etats du royaume élurent (rois régents, l'archevêque d’York, le comte de Cornouailles, fils de Richard, roi des Romains, et le comte de Glocester, et l’Angleterre fut sagement administrée par eux jusqu’à son retour : la réputation qu’il s’était acquise dans sa lutte avec les barons maintint la sécurité et prépara son peuple à un grand règne. Il vint d’abord à Paris, où il rendit hommage à Philippe III, dit le Hardi, (ils et successeur de saint Louis, pour les terres qu’il possédait en France; il apaisa ensuite une sédition dans la Guyenne , et régla des intérêts commerciaux avec la Flandre : il débarqua enfin en Angleterre le 2 août 1274 et fut couronné à Westminster. Il montra bientôt, par sa conduite envers les Gallois, son ambition et sa puissance.

Habitant une grande partie du territoire occidental de l’Angleterre, défendus par de hautes montagnes et par leurs mœurs farouches, les Gallois formaient au cœur du royaume un peuple à part, indépendant et belliqueux; longtemps ils avaient repoussé toutes les tentatives de leurs voisins pour les réduire : mais, sous les règnes de Jean et de Henri RI, s’étant mêlés aux guerres intestines de l’Angleterre , ils furent accablés et contraints à reconnaître la suzeraineté du roi d’Angleterre. Edouard s’alarmait avec raison du voisinage de ces redoutables vassaux, et résolut de les affaiblir ou de les détruire ; il saisit donc la première occasion qui s’offrit pour leur faire sentir sa puissance.

Le pays de Galles était, à son avènement, partagé entre trois princes : Lewellyn, le plus puissant de tous, refusa de se rendre à la cour de son suzerain, si sa vie et sa li-

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bcrié n’étaient garanties par des otages : Edouard \it une offense «tans celle prétention : il arrêta Eléonore de Montfort, fiancée de Lewellyn, et lit prononcer contre lui, par le parlement, une sentence de forfaiture, il s'avance ensuite lui-même dans . le pays de Galles avec une armée et s’empare d’Anglesey; Lewellyn se retire dans les montagnes; mais bientôt réduit par la famine il implore son pardon. La paix fut conclue, il reconnut la suzeraineté du vainqueur et abandonna aux Anglais une partie de sa principauté. Edouard se montra généreux, il remit à Lewellyn, une partie du tribut qu’il s’était engagé à payer, et combla de grâces son frère David. Ce traité, néanmoins, fut bientôt rompu et Lewellyn, à l’instigation de son frère, appela de nouveau les Gallois aux armes. Ceux-ci se laissèrent abuser par une ancienne prophétie du célèbre Merlin, qui annonçait qu'à l’époque où les monnaies anglaises deviendraient circulaires, le prince de Galles serait couronné à Londres. Voyant la première partie de cette prédiction accomplie par une récente ordonnance du roi Edouard ’, ils crurent au triomphe de leur cause et saisirent avec ardeur l’espoir de recouvrer leur indépendance. La fortune leur fut d’abord favorable, mais Lewellyn fut tué dans une rencontre où deux mille de ses soldats perdirent la vie et la guerre changea de face : son frère David prolongea quelque temps la lutte; poursuivi de retraite en retraite, il tomba enfin au pouvoir des Anglais, et le parlement le fit mettre à mort; sa tète fut exposée à Londres, «à côté de celle de Lewellyn, et

4. Édouard avait récemment émis une nouvelle monnaie ronde de demisous et de quart de sous (farlbings), en défendant que le penny ou sol anglais fut désormais divisé en plusieurs fragments.

Conquête

du

pays

de Galles.

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